jeudi 28 mars 2013

Lettres à nos mères - Collectif et Jean-Pierre Guéno.





Du même auteur :







Quatrième de couverture :

"Ma petite Maman
Vous êtes une adorable Maman. J'ai eu un plaisir de gosse à ouvrir le paquet. J'en ai sorti des trésors..."
Antoine de Saint-Exupéry à sa mère, Marie.

Quinze trésors, quinze lettres, quinze moments uniques d'amour et d'émotion, écrits avec leur coeur par des grands personnages de l'histoire ou par des anonymes. Un livre bijou dédié à toutes les mamans du monde, pour dire à celles qui nous ont donné le jour que nous continuons à vivre par elles et pour elles...


Mon avis :


Alors là, je triche un peu parce qu'il s'agit d'une relecture et que j'avais déjà fait la chronique de ce livre sur mon ancien blog et que je n'avais pas choisi de reprendre cette chronique sur ce blog. Cependant, vous l'aurez remarqué, je poste de moins en moins sur ce blog, les mises à jour sont moins nombreuses qu'avant et que je suis pas aussi présente que je le souhaiterai sur ce blog ; pas que mon intérêt envers ce blog se soit fané mais j'ai moins le temps de me consacrer à ce blog et aussi moins de temps à la lecture, ce qui ralenti un peu la vie de ce blog, donc j'ai triché et je me suis dit au lieu de rien poster, mieux vaut poster quelque chose même si c'est la reprise d'un ancien article... D'ailleurs, si j'étais un peu plus logique, j'aurais posté cette chronique le jour de la fête des mères ! Enfin, ce qui est fait est fait...

Ce livre, c'est une ode à toutes les mamans du monde, c'est un livre beau comme tout, joliment présenté et décoré, avec de magnifiques photographies de lettres et de personnes (enfants ou adultes) avec ou sans leur maman. Nous avons ici quelques belles lettres dans ce recueil, bien que certaines soient d'intérêt varié : certaines sont très touchantes, d'autres jolies, d'autres font sourire tant elles sont mignonnes. Elles sont plus ou moins émouvantes selon les lettres ce sont toutes des lettres agréables à lire où toutes les mamans sont à l'honneur ! Des mots d'adultes ou d'enfants envers celles qui leur ont donné la vie. Ils parlent avec leurs mots à eux la vie, ses moments inoubliables, ses drames, ses séparations, ses moments de tendresse... que ces protagonistes soient célèbres ou pas !

De lettres d'anonymes, de "monsieur et madame tout le monde", de gens sans notoriété aux lettres de personnalités célèbres : Saint-Exupéry, Marie-Antoinette, Honoré de Balzac, Jean Moulin, Colette, la comtesse de Ségur... ce sont des lettres joliment présentées, accompagnées de photographies, celles des protagonistes, de la lettre originale, avec aussi des notices biographiques afin de nous renseigner sur l'auteur et expéditeur de la lettre (qu'ils aient été célèbres ou non). C'est magnifique de découvrir la beauté du langage, des mots, de la stylistique et c'est presque triste de se dire que des lettres comme ça, ça se fait de plus en plus rare depuis la révolution de l'email et des téléphones portables qui ont pratiquement remplacé la lettre (anecdote à part, j'ai remarqué ce changement parce qu'auparavant, lorsque je voulais communiquer avec des amies n'habitant pas à côté, on s'envoyait des lettres qu'on s'amusait à décorer. Fini maintenant tout ça ! A présent, c'est les sms et mail !). Bref, un très joli recueil pour conclure.


Extrait :


Maman,

Si je devais compter mon âge depuis que tu m'as quitté, j'aurais quatorze ans...
Tu es partie ; j'ai senti ce vide énorme que rien ne peut plus remplir, et que j'avais créé dans toi lorsque tu m'avais donné la vie. Tu m'as rendu le vide que je t'avais laissé : mais je ne peux rien en faire. A présent, je vais pieds nus sur un trottoir unique, sur un trottoir immense qui me sépare à jamais de la rue. Entre nous, il y a ce goudron noir qui colle aux orteils, qui fond sous le soleil, qui freine mes traces comme pour les empêcher de se reproduire. Je n'ai plus de racines. Un arbre peut-il vivre sans racines ? Il ne peut que dormir, couché, le pied posé sur un oreiller de sciure. Un arbre, c'est encore trop gros. La fleur est plus fragile. [...]

De Jean-Pierre à sa mère Jeanne.
2006.

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