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vendredi 2 décembre 2011

Anita Blake (T.5) Le squelette sanglant - Laurell K. Hamilton.

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Emprunt médiathèque.
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Articles connexes :

- Anita Blake (T.1) Plaisirs coupables.
- Anita Blake (T.2) Le cadavre rieur.
- Anita Blake (T.3) Le cirque des damnés.

- Anita Blake (T.4) Lunatic Café.






Quatrième de couverture :

Bert, mon boss, a encore eu une de ces idées de tarés dont il a le secret : relever tout un cimetière très ancien. D'accord, c'est un gros contrat qui devrait arranger la comptabilité de la boîte et pour une réanimatrice comme moi, il faut bien reconnaître que c'est plutôt valorisant. Mais bref, je vais sur place, où mon intervention est censée régler un conflit entre un promoteur et une vieille famille locale. À peine arrivée, je découvre qu'un tueur en série, nécrophile, nécrophage ou je ne sais quoi fait des ravages dans le coin. Sûrement un de mes vieux copains. Il y a des moments où l'on aurait envie de changer d'air !

Mon avis :

Je me suis remise à Anita Blake depuis une ou deux semaines, j'avais beau avoir été assez déçue du tome quatre, ça ne m'a pas découragé pour continuer la série, je suis même assez motivée pour lire la suite, je n'ai pas eu de mal à entrer dans l'histoire et si j'ai eu du mal à la finir, la motivation m'est revenue et je dévore déjà le tome six.

Dans ce tome, Anita est convoquée par son patron, ce cher Bert qui serait prêt à accepter n'importe quelle demande d'un client pourvu qu'il promette en échange des services des réanimateurs une grosse somme d'argent. Bert a accepté une mission quasi-impossible pour Anita, sa meilleure réanimatrice, attiré par l'odeur de l'argent : elle doit se déplacer jusque dans le Missouri pour aller réveiller tout un cimetière d'une petite ville de Saint-Louis, un cimetière dont ses occupants sont vieux de plus d'un siècle ! Avec le nombre de morts à relever et l'âge de ces cadavres vieux de plus de 100 ans, cette mission est impossible à éxécuter sans sacrifice humain. Néanmoins, forçée par son boss, Anita va tenter de réveiller ces morts sans avoir à sacrifier une vie humaine. Elle emmène avec elle Larry Kirkland, son assistant. Mais elle sent que son employeur ne lui a pas dit toute la vérité sur l'affaire, surtout que les terres où le cimetière est aussi localisé appartient à un certain Magnus Bouvier qui est loin d'être humain. Pour rajouter encore du pain sur la planche, Anita est appellée par Dolph qui a besoin de ses talents et connaissances concernant le domaine vampirique : trois adolescents ayant été retrouvés massacrés sauvagement pas très loin de cette ville du Missouri, et un jeune garçon a été enlevé. Pour le sauver et confronter ces vampires inconnus, Anita n'a d'autre choix que d'appeller le maître vampire de Saint-Louis, ce cher Jean-Claude...

Un tome bien plus épais que les autres ! Ce qui ne facilite pas toujours la tâche quand on lit, mais ça reste une bonne histoire, on entre directement dans l'histoire et l'auteur ne nous laisse respirer que peu de temps (à un point où Anita ne mange jamais et dors rarement ! pas de pause dans la narration, on passe d'une scène à l'autre. Hop ! Pas besoin de pause, pas de scène de transition, comme toujours avec l'auteur), au moins on a beaucoup de rebondissements, nous avons deux intrigues tout d'abord différentes qui finissent, au fur et à mesure de la lecture, à se mêler, se rejoindre, s'entrelacer. Bien qu'encore tourmentée par son espèce de triangle amoureux, Anita se concentre beaucoup plus sur ses enquêtes et elles sont intéressantes, ces enquêtes. Contrairement au tome précédent, nous nous concentrons plus sur l'intrigue et moins des déboires sentimentaux de l'héroïne. Ouf ! Il faut dire qu'Anita est appellée à enquêter dans une autre ville, loin de son Richard chéri qu'on ne voit donc que très peu (en début de tome). Autant dire qu'il ne me fait pas encore très grande impression, ce professeur de science lycantrophe ! En revanche, nous avons droit à du Jean-Claude ! Certes, on aurait pû très bien ne pas le voir non plus, mais Anita a besoin de son aide pour son enquête concernant des vampires. Croyant que le meurtrier des adolescents massacrés peut être un vampire, et un vampire douteux qui plus est (pédophile, sanglant... je vous passe les détails), elle fait appel au maître vampire de Saint-Louis et bien que JC travaille sur l'enquête, il profite de l'absence du loup-garou pour charmer Anita. Quand le chat n'est pas là, les souris dansent...

Mais ce tome nous révèle pas mal de choses quand même : sur Jean-Claude qui, dans un instant de vulnérabilité, se confie à Anita sur son passé quand il était encore mortel et vampire nouveau-né (d'ailleurs, l'absence de Richard permet un développement intéressant de la relation entre Anita et Jean-Claude) ; sur l'enfance d'Anita et en particulier la relation touchante qu'elle avait avec sa mère, il faut dire que j'ai trouvé Anita touchante à certains moments, plus fragile, humaine et en plein doute selon les scènes même si bien-sûr, elle reste la boule de nerfs qu'il ne faut pas trop titiller. Larry Kirkland, l'assistant d'Anita, absent au tome quatre, revient en force dans ce tome ! Il se révèle déterminé, têtu, sensible, parfois drôle, très attaché à Anita qui parfois déteint un peu sur lui comme le fera remarquer Jean-Claude. Il a bien évolué depuis le tome trois et c'est un plaisir que de le retrouver, j'ai vraiment aimé redécouvrir ce personnage, il promet d'être intéressant !

Dans ce tome se mélangent aussi les zombies et les vampires, et un peu de faes/feys qui utilisent leur glamour pour se fondre dans la masse ou pour leur propre intérêt, la famille de faes que nous rencontrons cache un lourd secret. Mais nous sommes surtout confrontés aux vampires (avec des scènes assez bizarres, choquantes, olé-olé donc âmes sensibles s'abstenir ! De toute façon, je crois que je retrouverais toujours au moins une scène 'what's the fuck ??' - que je ne traduirais pas car c'est une insulte mais sachez que j'aime beaucoup jurer en anglais dans ma tête ^-^ - dans chaque tome d'Anita Blake) et le côté le plus intéressant était les vampires vus dans la société humaine. Nos chers êtres à crocs ont été reconnus comme des citoyens à part entière, le Sénat cherche à plus impliquer les éxécuteurs et pense à voter une loi pour que des membres des forces de l'ordre deviennent éxécuteurs car ils doivent apprendre à se défendre contre les vampires et que ça pourra toujours servir lorsqu'ils seront confrontés à des vampires lors d'une enquête. Le fonctionnement de la société vampirique est mieux exploitée ici, toutes les créatures de la nuit ne souhaitent pas être reconnues dans la société humaine

Quelques répétitions sinon, je crois que le 'Et merde !' est devenue l'insulte préférée d'Anita quand elle jure dans sa tête, et on va bien finir par le savoir quel genre d'armes elle emmène avec elle, avec laquelle elle dort, les Nike qu'elle porte... mais c'était plus supportable qu'avant. J'ai bien fini par m'y habituer. Mais je vais également finir par croire que l'auteur aime ses hommes avec des cheveux longs : tous les bels hommes dans la série ont des cheveux longs et soyeux, magnifiques et bouclés ! La mode des cheveux longs chez la gente masculine est-elle de nouveau d'actualité ? Si c'était pour quelques personnages (2-3), d'accord mais pratiquement tout le monde ? J'admets qu'un homme aux cheveux longs (et bien entretenus) est séduisant, mais quand même... mais vraiment, ce ne sont que des remarques, des défauts mineurs car j'ai beaucoup aimé ce tome, il est bien mieux au quatrième et je me régale en ce moment avec le sixième :)

Extrait :

- Pourquoi je n'ai pas droit à un fusil, moi aussi ? gémit Larry.
Il avait l'air sérieux, mais je secouai la tête.
- Quand tu sauras te servir de ton 9 mm, on en reparlera.
- Génial !
Oh, l'enthousiasme de la jeunesse ! Larry n'a que quatre ans de moins que moi. Parfois, j'ai l'impression qu'un millénaire nous sépare.
- Il ne va pas nous tirer accidentellement dans le dos, pas vrai ? demanda l'adjoint Coltrain.
- Il a promis de s'abstenir.
Coltrain me dévisagea comme s'il n'était pas certain que je plaisantais
.

Chapitre 15.

mardi 4 octobre 2011

Anita Blake (T.4) Lunatic café - Laurell K. Hamilton.

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Emprunt médiathèque.
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Quatrième de couverture :

On dirait que je le fais exprès. Je suis tombée amoureuse du chef de meute local. Non, pas un louveteau. Un loup-garou, bien sûr ! Maintenant, il y a des tas de filles dans ma tranche d'âge qui n'arrivent pas à se dégotter un petit ami. Et c'était mon cas avant Richard. Certes, Jean-Claude, mon vampire préféré, ne demanderait pas mieux, mais son côté possessif a tendance à me démotiver. Même si c'était un homme ordinaire, j'aurais déjà du mal à imaginer une vie de couple avec lui. Côté sexe, ça oui : no problemo, je vois très bien, mais sortir... Aller au restaurant, au spectacle, fréquenter ses amis. Franchement non ! On a beau être dans une histoire d'horreur, il y a des limites !

Mon avis :

Après ma lecture du troisième tome de Mercy Thompson, ma soif de bit-lit ne s'était pas calmée, j'en voulais plus et justement, j'avais emprunté le quatrième tome des aventures d'Anita Blake, et si ce n'est pas aussi génial que Mercy Thompson, la série Anita Blake m'est très sympathique pour le moment et j'avais hâte de me replonger dans ses aventures...

Dans ce quatrième optus, des loups-garous et des métamorphes ont disparus et le chef de la meute de Saint-Louis, Marcus, charge Anita de l'enquête pour tirer les choses au clair. Côté vie privée, Anita sort avec Richard [ loup-garou de son état ] et se rend compte qu'elle ne le connaît pas assez comme elle le voudrait après deux mois de relation amoureuse et chaste, et il y a ce cher Jean-Claude, maître vampire de la ville, jaloux de son état qui se refuse à laisser Anita roucouler dans les bras de Richard. Pas découragé par son rival, il continue de poursuivre la jeune réanimatrice. Dans ce tome, nous avons nous concentrons donc sur l'enquête surnaturelle et sur les amours d'Anita.

Quand je parle d'enquête... si enquête il y a eu car au niveau de l'intrigue, il y a eu trop de choses à la fois, trops d'élèments introduits qui ne se rejoignent pas vraiment, l'enquête a été négligée au profit des problèmes sentimentaux de l'héroïne, elle aurait pû être intéressante avec tous ces métamorphes (humains capables de se transformer en animal à cause d'un virus ou d'une malédiction) qui ont disparu sans savoir qui est le coupable révélé vers la fin. On part un peu dans tous les sens : un coup il y a ces disparitions, de l'autre côté il y a les problèmes de coeur d'Anita, et après il y a cette histoire de snuff movie qui bouleversent certains personnages, il y a Jean-Claude qui est toujours partant pour la chasse à la Anita, il y a cette femme qui souhaite écrire un livre sur les métamorphes, il y a le problème de Richard au niveau de la meute des loups-garous... bref, c'est trop touffus et tous ces élèments ne se rejoignent pas pour certains. Et on passe rapidement à ces scènes, on a pas de scènes de transition, résultat : Anita a à peine le temps de dormir ou manger ! On passe directement d'une scène à l'autre.

Donc l'enquête qui aurait pû être intéressante et prometteuse reste assez négligée et effacée face aux déboires amoureux de l'héroïne, au moins on a la certitude que sa vie sentimentale évolue. Et comme la vie d'Anita, sa vie amoureuse est assez compliquée : engagée avec Richard, elle ne sait pas tout de lui qui lui a caché certaines choses importantes, et Jean-Claude continue de la poursuivre, pas du tout découragé par l'amant d'Anita. Personnellement, même si j'ai trouvé le vampire un tantinet collant, ça ne m'a pas vraiment gêné. Car certes Richard il est tout beau, il est tout gentil, mais il ne me fait pas grande impression, il ne me fait ni chaud ni froid, et j'ai toujours eu un faible et un certain intérêt envers Jean-Claude depuis le tome un, alors qu'il bouscule le quotidien du couple ne m'a pas trop gêné, il apporte même un certain piment dans toute cette histoire et je serais bien triste de lire un tome sans Jean-Claude dedans. Anita aime Richard, oui, et elle est tolérante mais elle a parfois du mal à [ accepter le loup qui dort en Richard ], elle refuse aussi de coucher avant le mariage (c'était ridicule pour moi, surtout connaissant l'héroïne et son caractère car elle tue, elle dit des grossièretés... même si bon, l'explication d'Anita se tient... ça aurait surtout été ridicule si le problème était qu'Anita est chaste et prude, heureusement, le problème n'est pas de ce côté-là !) et elle laisse quand même Jean-Claude s'immiscer dans sa vie amoureuse... pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Bon après, je ne dis pas que c'était inintéressant mais au final, tout le long du roman, les déboires sentimentaux d'Anita étaient agaçants, j'aurais préféré plus de scènes au profit de l'enquête.

Après, j'ai remarqué quelques répétitions assez lourdes (beaucoup de 'Et merde !' et encore des répétitions sur les Nike... moins qu'avant mais je crois qu'on a compris qu'Anita adorait cette marque), sans compter la vulgarité encore plus présente dans ce tome que dans les précédents. Je ne suis pas contre à retrouver des insultes dans la littérature, mais là c'était un peu too much : 'salope/va te faire foutre/Ta gueule/Connard/Enculé', ça devient lourd et pesant à force... Autre truc où j'ai halluciné, c'était des scènes comme celle du visionnage du snuff-movie, je suis tolérante en littérature mais là c'était vraiment pervers et malsain. Sinon, pour terminer sur les points négatifs : à quoi ça sert d'introduire Larry dans le tome précédent si c'est pas pour le retrouver ? A moins qu'il refasse son apparition par la suite mais ça aurait été sympa de découvrir la raison de son absence dans ce tome. Ensuite... des personnages comme Jean-Claude, Dolph et Edward sont fidèles à eux-même et j'aime :D J'ai été ravie de retrouver Edward qui reste finalement un personnage très intéressant. N'allez pas croire que j'ai détesté ce tome, je l'ai lu très rapidement, sans m'ennuyer, c'était très sympa de se replonger dans l'univers d'Anita Blake qui reste un personnage très agréable à suivre malgrè ses ennuis sentimentaux qui devient lassants à la longue.

Certes, j'aurais voulu moins de vulgarité, que l'auteur insiste moins sur les déboires amoureux de l'héroïne au profit de l'enquête, moins d'élèments halucinants (comme le cygne garou ou le snuff-movie), l'intrigue était moins intéressante mais j'ai quand même aimé ce tome, c'était une lecture détente, fraîche, sympa, pas prise de tête et j'ai hâte de lire la suite. Anita Blake reste une série très agréable à suivre pour moi jusqu'à présent. J'ai vraiment passé un bon moment et j'ai déjà hâte d'emprunter le tome cinq.



Anita Blake, image tirée de la BD inspirée des romans à succès.
 

Extrait :

- Merci d'avoir veillé sur Richard, madame Pringle.
- De rien, c'est un jeune homme si charmant, répéta-t-elle sur un ton qui signifiait : 'Epousez-le.'
Ma belle-mère aurait été d'accord avec elle. Sauf qu'elle aurait été moins subtile, et qu'elle l'aurait dit à voix haute. Je souris et refermai la porte derrière nous
.

Chapitre 17.

vendredi 8 juillet 2011

Anita Blake (T.3) Le cirque des damnés - Laurell K. Hamilton.

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Articles connexes :

- Anita Blake (T.1) Plaisirs coupables.
- Anita Blake (T.2) Le cadavre rieur.
- Anita Blake (T.4) Lunatic Café.
- Anita Blake (T.5) Le squelette sanglant.




Emprunt médiathèque.

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Quatrième de couverture :

Je vous le dis franchement : je stresse! Nous vivons vraiment clans un univers IM-PI-TOYABLE ! Prenez par exemple Jean-Claude, propriétaire, entre autres, du Cirque des Damnés, une boîte branchée des plus rentables. Eh bien, il n'est entouré que de gens qui veulent soit lui faire la peau, soit prendre sa place, voire les deux. Tous des vampires, bien sûr, avec des dents qui rayent le parquet. Vous me direz que, même s'il a le sens de l'humour, J.-C., lui aussi est un vampire et que sa principale ambition semble être de faire de moi son esclave. Peut-être finalement devrais-je laisser les loups-garous et autres se dévorer entre eux. Et plutôt me consacrer à empêcher mes chers zombies de nuire...


Mon avis :

Depuis ma lecture du second tome, j'étais encore d'humeur à lire Anita Blake, alors autant en profiter tant que j'en ai pas encore marre. J'ai donc lu les tomes deux et trois à la suite pour mieux faire passer la pillule. Autant profiter d'Anita Blake avant que ça me lasse. J'ignore si je suis encore d'humeur pour le quatrième tome, sachant que j'ai encore quatre autres livres empruntés à lire et que je ne dois pas retourner à la médiathèque avant fin-Juillet... on verra bien.

Dans cette troisième aventure, Anita Blake est appellée pour une affaire de meurtre où le cadavre aurait été la malheureuse victime d'un vampire ou même de plusieurs suite à de nombreuses traces de dentitions sur les morsures de vampires, peut-être est-ce l'oeuvre d'un maître vampire renégat et/ou sauvage accompagné de sa meute. Peut-être dans le but de narguer le maître vampire de la ville, car en effet il y a beaucoup de conspirations naissantes autour du maître-vampire Jean-Claude. Un maître vampire ou plusieurs chercheraient à prendre sa place et dans le métier de maître-vampire, on ne quitte son poste que si l'on est tué. Et tandis qu'Anita se débarrasserait volontiers de Jean-Claude, elle ne fait pas confiance au maître-vampire qui se présente à elle, ce Alejandro ; et pour Jean-Claude, elle est déchirée entre deux sentiments contradictoires...

Dans l'ensemble, je dirais que c'était encore un tome satisfaisant. Je ne l'ai jamais dit je pense, mais il y a cette chose au sujet des couvertures : ok, elles sont plutôt jolies, mais j'ai un peu honte de trimbaler un livre d'Anita Blake en public car il y a un petit quelque chose qui fait... limite porno. C'est drôle, la réactions des gens en voyant une femme presque nue pour le haut, ou de voir un serpent enroulé autour d'une jambe nue. Mais sinon, pour le moment avec trois tomes lus, j'appréçie encore la série Anita Blake, esperons que ça continuera par la suite. C'est vraiment une lecture pas prise de tête, de la bonne bit-lit... et un titre de plus pour le challenge Fang's addict xD.

Commençons déjà par les points noirs : depuis le tome deux, nous avons encore des mentions sur les Nike d'Anita, si c'est moins présent dans ce tome, nous en avons encore. Anita Blake et ses nike blanches à virgule bleue mais il faudra mettre les noires pour les scènes de crimes parce qu'il risque d'y avoir du sang. Ce n'est qu'un détail bien-sûr, mais je vois vraiment ça comme de la publicité, et j'en vois déjà suffisament à la télévision, si en plus il faut que j'en retrouve dans mes lectures... Ensuite, il y a ces répétitions qui finissent par devenir lassantes au boût d'un moment, notamment les 'Mon Dieu' ou sa variante 'Mon Dieu, faites que...', quand ce n'est pas 'Le grand Noir', 'La Noire', en désignant une personne afro-américaine, pour moi c'est un terme un peu has been et limite insultant. L'auteur aurait pû varier un peu, et aussi faire ses comparaisons autrement. Il y a trop de comparaisons et certaines sont assez... bizarres pour moi, genre 'Sa voix était aussi merveilleuse, claire et brillante comme un matin de noël.', certes c'est une phrase tournée joliment mais comment peut-on comparer une voix à un matin de noël ? Enfin, je le redis, ce ne sont que des détails, des détails que j'ai remarqué et que d'autres choisiront d'ignorer...

Il y a encore trop d'action au niveau de la fin et Anita est toujours comme une Super Woman, mais personnellement ça ne me gêne pas encore. C'est de la littérature américaine et de la bit-lit après tout, il faut bien s'y habituer... Le récit reste très vivant, on a pas le temps de s'ennuyer, j'ai fini ce tome assez rapidement après tout, même après un début de lecture long. Mais l'histoire reste toujours aussi intéressante. Au niveau des personnages, notamment, nous sommes gâtés : Edward, le chasseur de prime, fait son retour pour quelques scènes. Je l'aimais déjà dans le tome un et j'ai été ravie de le retrouver. C'est un homme efficace mais dangereux, Anita le compare à une panthère : elle peut se laisser caresser sans protester et donner l'impression d'être tranquille mais à tout moment, elle peut changer d'attitude et attaquer. Edward est un allié pour Anita mais il pourrait facilement devenir un ennemi, et un ennemi mortel en plus de cela, c'est vraiment un personnage intéressant, et j'aime les scènes avec lui et ses discutions avec Anita (surtout celle où Anita lui demande s'il serait intéressé pour tuer deux maîtres vampires et qu'il réplique que décidément, on s'ennuie jamais avec Anita). Vient ensuite Lawrence Kirkland, dit Larry, un jeune rouquin de 20 ans, nouveau réanimateur tout frais qu'Anita doit former. Il y a ce contraste entre le débutant et l'experte, Larry ayant suivi les cours de réanimation à la fac, il y a une sacrée différence une fois sur le terrain.

Ensuite... toujours le maître-vampire Jean-Claude, beau et irrésistible pour qui Anita nourrit des sentiments contradictoires, parfois j'aimerais vraiment qu'elle soit moins obstinée envers lui, moins têtue, moins fière. Elle le trouve sexy, adorable, si elle se le permettait, elle succomberait au vampire, mais elle joue les hard to get (elle se fait désirer, quoi), elle ne sait pas si elle l'aime ou pas, ça lui fait presque peur d'imaginer être amoureuse de lui, et puis c'est un vampire, un cadavre ambulant et n'a pas de coeur selon ses termes, et elle ne veut pas devenir sa servante humaine, elle préfère mourir plutôt que le devenir. Donc oui, elle trouve Jean-Claude adorable et sexy, mais des fois, elle aimerait bien se trouver loin de lui, d'être débarrassée de lui, mais elle ne veut pas le voir mort malgrè tout. Niveau sentimental d'ailleurs, l'auteur s'y penche un peu sur ce tome : Richard Zeeman, professeur de biologie et [ lycantrophe ] qui a un faible pour Anita qui finit par accepter un rendez-vous avec lui [ un rendez-vous qui tiendra lieu en quelques lignes, mentionné à la fin du livre, je commençais à croire que l'auteur avait oublié qu'Anita avait un rencard, noyée entre enquêtes et guéguerres entre maîtres-vampires et créatures surnaturelles ], néanmoins c'était nouveau et intéressant, cet aspect sentimental de la vie d'Anita, tant que ça prend pas une place plus importante que celle des enquêtes surnaturelles et que ça reste au second plan, ça me va. J'attends de voir comment va évoluer la relation Richard/Anita, surtout sachant que Jean-Claude a aussi des vues (depuis le premier tome) sur la jeune réanimatrice...

Les vampires ont une plus grande place dans ce roman, à un point où les enquêtes et meurtres surnaturels sont vite oubliés. Des maîtres vampires convoitent la place de Jean-Claude, ils contestent son autorité, et l'un d'entre eux voudrait un autre règne : s'il règne, il veut empêcher trop de reproduction de vampires et autorisera pour cela les humains à tuer les vampires trop faibles, trop bêtes et seuls les vampires les plus rusés, forts ou chanceux survivront. De ce points-là, le maître vampire et méchant de l'histoire, Alejandro, était intéressant, plus intéressant que son maître d'un million d'années Oliver. Les zombies sont donc laissés de côté pour les vampires, et quelques lycantrophes et une lamie. Un poil déçu donc que les meurtres et l'enquête surnaturelle soient vite terminés au profit des maîtres vampires qui se défient, j'ai l'impression que les deux meurtres n'étaient qu'un pretexte pour parler de cette querelle vampirique. A part ça, les scènes avec Jean-Claude, et en particulier les rêves qu'Anita a avec Jean-Claude, sont savoureuses.

Toujours malgrè les points noirs cités plus haut, c'était un bon tome, un agréable moment de lecture passé avec Anita Blake, un tome peut-être moins bon que les précédents mais toujours aussi abordable et agréable à lire.

Extrait :

- Quelle heure est-il ? demandai-je.
- Trois heures.
- Et merde !
- Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est mon rencard.
- Ne me dis pas que tu sors avec quelqu'un ?
Je fronçai les sourcils.
- Ca n'a rien de si étonnant.
Edward se leva.
- Je vais lui ouvrir pendant que tu t'habilles.
- Sois gentil avec lui, tu veux ?
- Gentil, moi ?
- Bon, contente-toi de ne pas lui tirer dessus.
- Je crois que je peux faire ça
.

Chapitre 41.

mercredi 29 juin 2011

Anita Blake (T.2) Le cadavre rieur - Laurell K. Hamilton.

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'See these eyes so green
I can stare for a thousand years
Colder than the moon
It's been so long.'

- Cat people, David Bowie -



Article connexe :

- Anita Blake (T.1) Plaisirs coupables.
- Anita Blake (T.3) Le cirque des damnés.
- Anita Blake (T.4) Lunatic Café.
- Anita Blake (T.5) Le squelette sanglant.



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Quatrième de couverture :

Savez-vous ce que c'est qu'une "chèvre blanche"? Eh bien, en jargon vaudou, c'est un doux euphémisme pour désigner la victime d'un sacrifice humain. Et quand ces types sont venus me demander de relever un mort de deux cents ans et des poussières, j'ai tout de suite compris ce que ça impliquait. Je veux bien égorger des poulets, un mouton, voire un buffle dans les cas désespérés... mais ça, non! Pas question... Mais je les ai envoyés promener, eux et leur chèque d'un million de dollars. L'ennui, c'est que tout le monde n'a pas mon sens moral. Que ces salauds vont bien dégoter quelqu'un pour faire le boulot. Qu'on va se retrouver avec un mort-vivant raide dingue, tout sauf végétarien, et semant la panique. Et que c'est encore la petite Anita qui va devoir se le coltiner ! Comme si je n'avais pas déjà assez de problèmes avec les vampires...


Mon avis :

Je me suis remise à Anita Blake, depuis le temps que je voulais reprendre la lecture de ces tomes, et j'avais bien besoin d'une lecture-détente ces jours-ci et j'en ai encore besoin (c'est pourquoi le tome 3 est déjà dans la PAL), et si j'ai eu franchement du mal à me replonger dans les aventures d'Anita Blake, au final, il s'est avéré que ce tome était juste ce qu'il me fallait. Une lecture divertissante, pas casse-tête, sympathique, je commençe à m'attacher à cette série, pas autant que Mercy Thompson car Anita Blake a ses défauts mais avec deux tomes de lus déjà, je trouve cette série plutôt sympathique dans l'ensemble.

Ce second tome est intéressant, plus que le premier, tout d'abord parce que l'auteur exploite plus l'autre boulot d'Anita, son rôle de réanimatrice de morts/zombies, plus que son côté Exécutrice de vampires. En effet, son don pour relever les morts attise l'intérêt d'un homme riche en fauteuil roulant, sans scrupule nommé Harold Gaynor qui cherche quelqu'un pour réanimer un mort, un zombie pour que celui-ci exécute ses ordres. Et le mort qu'il veut relever est enterré depuis plus de 200 ans, et une telle antiquité requiert un sacrifice humain pour le réveiller. Seulement, et malgrè la grosse somme que lui propose Gaynor, Anita refuse cette demande. Si elle est prête à sacrifier des animaux pour relever un zombie ou deux, il est hors de question de tuer un être humain. Et plus Gaynor insiste, plus Anita refuse. Et le service demandé par ce riche homme n'est que le cadet des soucis d'Anita qui apprend qu'une famille aurait été assassinée par un tueur pas si humain que ça, sans compter le maître-vampire Jean-Claude...

Donc, ce tome est intéressant car d'une part, on en apprend un peu plus sur le passé d'Anita et ses pouvoirs, un peu de sa famille et ses dons pour le vaudou ou plus exactement son don de réanimatrice de zombie, elle est capable de relever les morts mais puisque dans le premier tome, on ne savait pas grand chose sur Anita et on se centrait plus sur son rôle d'Exécutrice, donc ici on en apprend plus sur l'héroïne et c'est agréable, enfin on peut mieux s'attacher à l'héroïne, elle nous est rendue encore plus humaine. Certes, elle semble un peu Wonder-Woman, mais elle a des excès d'humanité qui la rendent très touchante et sympathique, comment être insensible face à certaines scènes terribles, voire macabres, morbides quand Anita doit inspecter des scènes de crime où un zombie serait le tueur. Ce sont des scènes assez macabres, surtout avec certains détails, ça rend presque malade, insupportable, une véritable boucherie, je déconseille aux âmes sensibles. Pas que l'on retrouve souvent ce genre de scène, juste deux ou trois fois, merci bien. Et malgrè toutes ses mésaventures, elle parvient à rester humaine, ou à avoir son humour, parfois gentiment moqueur. Cet humour est le bienvenu pour alléger l'atmosphère. Surtout après toutes les scènes gores (les descriptions de cadavres déchirés, les rituels sanglants du vaudou...), mieux vaut avoir le coeur accroché !

Anita est une femme d'action, rien d'étonnant donc à ce que, même pas le premier chapitre démarré, Anita ait déjà frôlé la mort et qu'une partie de l'intrigue est mise sur les rails. Au moins, ça donne pas le temps de s'ennuyer même si j'ai eu du mal à m'accrocher à l'histoire, mais c'est surtout dû au fait que ça faisait un an que je n'avais plus lu Anita Blake et donc ce fut moins évident pour moi de me replonger dans l'univers, mais une fois accroché, ce tome se lit tout seul. Mais j'ai noté, avec une surprise agréable, que contrairement au premier tome, l'auteur s'était améliorée au niveau des descriptions, car si les dialogues ont toujours une grande place, il y a plus de descriptions et même d'introspections de l'héroïne, on se plonge mieux et plus souvent dans sa tête, ses pensées... L'enquête m'a intéressée, elle est complexe, intéressante, plus recherchée. On se penche plus sur les zombies et le vaudou et c'est intéressant car c'est un thème que je ne retrouve pas souvent, pour ne pas dire rarement, dans la littérature.

Le choix des personnages est aussi intéressant, une prostituée handicapée Wanda, une reine du vaudon effrayante et puissante Dominga Salvador - qui a été un personnage intéressant, surtout dans le sens où elle est ce que Anita pourrait être si elle passait du côté obscur de la Force - toujours le patron et le collègue d'Anita : Bert et Dophl, et si les vampires sont assez absent de ce tome, il y a toujours Jean-Claude, le maître vampire de la ville, pour pointer le boût de ses canines. On peut lui reprocher d'être trop collant face à Anita mais j'attendais ses apparitions. Loin d'atteindre le charisme et la perfection d'Eric Northman (True Blood/La Communauté du Sud), il se présente bien comme étant un vampire prometteur, séduisant, attirant, dangereusement mortel et beau il faut l'admettre. Et si j'ai encore du mal à me faire à ce nom, j'aime ce personnage qui aime, visiblement, courir après Anita. Je suis vraiment curieuse, j'ai hâte de savoir ce que va donner cette relation étrange, comment elle va évoluer au fil des tomes.

Petit détail qui ma frappé : les nombreuses mentions aux baskets Nike. L'auteur est-elle une addict de cette marque ou a-t-elle été sponsorisée par Nike ? Car les Nike sont mentionnées souvent, car Anita a des Nike blanches et elles sont confortables, mais quand elles sont blanches, c'est pas pratique pour les scènes de crime sinon le sang va s'en imprégner, donc vaut mieux porter des Nike noires... moi, je me serais juste contentée de parler de baskets sans mentionner de marque en particulier, parce que sinon ça fait... publicitaire ! De petits détails peut-être, mais dont je me souviens encore ! Mais sinon, j'ai appréçié l'humour d'Anita, sa sensibilité, ses peluches pingouins qu'on retrouve comme au premier tome, ses réponses au tac-au-tac, sa relation avec le vampire Jean-Claude...

Il y a certes un peu trop d'action, des scènes assez horribles, des combats violents, et le coup de pub pour Nike un peu trop flagrant, je commençe à aimer cette série, surtout qu'on ne tombe pas dans les scènes de sexe (pas encore ?), on se contente d'enquête, combat, action, créatures surnaturelles, et quelques piques par-ci par-là avec le beau vampire de la ville, JC... donc malgrè les petits défauts, j'ai bien aimé ce tome qui m'a offert une lecture bien sympathique et qui détent.



Extrait :

- Vous êtes une salope amorale.
- Et toi,
chica, tu dois apprendre à respecter tes aînés.
- Le respect, ça se gagne.
- Je vais te rappeler pourquoi les gens ont peur du noir, Anita Blake. Je veillerai à ce que tu reçoives de la visite, une nuit. Une nuit bien noire où tu seras sagement endormie dans ton lit. Quelque chose de maléfique s'introduira dans ta chambre. Je gagnerai ton respect, si c'est ce que tu veux.
J'aurais dû avoir peur, mais ça n'était pas le cas. Trop en colère pour ça ! (...)
- Vous pouvez forcer les gens à vous craindre,
Senora, mais pas à vous respecter.
- Nous verrons bien. Appelle-moi après avoir reçu mon cadeau. Je te l'enverrai très bientôt
.

Chapitre 6.

mercredi 30 juin 2010

Anita Blake (T.1) Plaisirs coupables - Laurell K. Hamilton.

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L'auteur :
 
http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Photosdauteurs/laurellkhamilton001.jpg


Laurell Kaye Hamilton, née en 1963, est une auteur américaine de romans d'horreur et de fantasy, on lui connaît la saga Anita Blake et Merry Gentry. Elle a aussi participé à la novélisation de quelques films/séries tv comme Star Trek ou Star Wars...

Emprunt médiathèque.



Articles connexes :

- Anita Blake (T.2) Le cadavre rieur.
- Anita Blake (T.3) Le cirque des damnés.
- Anita Blake (T.4) Lunatic Café.

- Anita Blake (T.5) Le squelette sanglant.
 


Quatrième de couverture :  

'Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m'appellent "l'Exécutrice" et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c'était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n'est pas toujours très exaltant et mon patron m'exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s'en servir. Tuer des vampires, c'est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d'enfance. Depuis qu'ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il yen a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang ! '

Mon avis :

J'avais envie d'une lecture simple et pas trop casse-tête pour commençer ce début de vacances (pour moi, en tout cas), alors j'ai pioché le tome 1 de la série Anita Blake à la médiathèque. J'ai eu beaucoup de récitences à commençer ce tome, et donc j'ai lu deux-trois romans avant de me décider à avaler ce tome. Je l'ai terminé en quelques heures, et j'ai déjà le tome 2 qui m'attend sagement (mais il devra attendre deux-trois livres entre deux, hein, je veux faire une tite pause avant de me réattaquer à Anita)

Petit résumé rapide : Anita Blake est une jeune femme tout ce qui a de plus banal avec un boulot pas du tout banal : en effet, elle relève des morts, des zombies sous le compte de son patron qui est un amoureux de l'argent. En guise de hobbie, elle s'attèle parfois à la chasse aux vampires, qu'elle déteste avec passion, malgrè son petit faible pour un maître-vampire, Jean-Claude. Et celui-là utilise d'une ruse sournoise pour inciter Anita à accepter une mission pour leur compte qu'elle avait déjà refusée : mener l'enquête sur un assassin de maîtres-vampires qui sévit sur la ville. Mais là n'est pas le cadet de ses soucis... bien au contraire...

Sinon, que dire de cette lecture ? J'ai tout d'abord remarqué le style très oral, familier, avec le peu de descriptions dans les premiers chapitres (ça s'améliore quand on s'avance dans la lecture, mais ce n'est pas encore assez pour moi apparement !) il y a beaucoup de dialogue et peu de descriptions, dommage. Bon, ça permet quand même d'avancer rapidement dans l'histoire et les chapitres ne sont pas bien longs, malgrè quelques longueurs que j'ai pû remarquer, surtout au niveau de l'intrigue. L'enquête (si je peux parler d'enquête, il y a plus de personnage sà chaque coin de rue et de bagarres et de tueries qu'une enquête, l'héroïne est un aimant à ennuis, beaucoup cherchent à la tuer, plutôt normal vu son statut mais bon, si je dois m'attendre à ce qu'elle se fasse presque tuer à chaque tome, comme pour Sookie de La Communauté du Sud, eh bien bonjour !) Au moins, pas de scène de sexe, Anita ne flirte pas les vampires : elle les hait avec passion, on sent comme une connection qu'elle a avec le maître-vampire Jean-Claude (non mais franchement, Jean-Claude comme nom de vampire o_O A moins que les Américains trouvent un certain charme aux prénoms français ?), elle a un passé avec lui, du moins eu quelques rencontres, elle ne cherche pas à le tuer, il y a eu quelque chose entre eux, et je ne sais quoi, l'auteur ou Anita n'expliquent pas exactement, j'imagine qu'on en saura plus au fil des tomes. Rien que pour Jean-Claude (qui est, soit dit-en passant, l'un des rares personnages à avoir attisé mon intérêt avec Edward), je veux continuer la série !

Bon, sinon c'est de la bit-lit, autant dire que je ne m'attendais pas à quelque chose d'exceptionnel, juste une lecture plutôt divertissante. Je dirais avoir passé un bon moment malgrè quelques défauts par-ci par-là. Comme les longueurs, les répétitions (Comme les "Et merde !" ou "Tu pues la peur !" Hum... pas très poétique...), des phrases inutiles (" 'Blabla ?' Il me posa une question, j'y répondis") quelques trucs surprenants (des rats-garou o_O ? Pourquoi pas des lapins, tant qu'on y est ! et le truc, c'est que j'ai lu une BD de Minus et Cortex une fois avec des lapin-garous xD) et d'autres qui m'ont gênée : d'accord, Anita est croyante, mais elle expose pas mal sa religion, genre prier avant de manger, se balader avec une croix, les répétations de "Mon Dieu, ...", même moi qui suis croyante, ça m'a un peu gênée, enfin, je mets ça sur le compte que je suis comme la plupart des français croyants, je n'expose pas mes croyances, je les laisse au domaine du privé, mais bon, c'est comme ça qu'ils sont en Amérique, on le voit bien assez dans certaines séries, et les crucifix et eau bénite aident contre les vampires...

Bon, pas trop de développement au niveau de l'univers crée par l'auteur, mais peut-être réserve-t-elle plus pour les tomes suivants, car c'est un monde plutôt intéressant, un peu comme dans La communauté du Sud, sans boisson de synthèse pour les vampires, avec une secte pour ceux qui veulent être immortels. Puis, ça se lit vite, on s'ennuie pas vraiment malgrè une intrigue faiblarde. Une héroïne plutôt attachante (quoique...) un peu garçon manqué, qui ne se laisse pas faire et qui a le sens de la répartie (j'ai adoré certaines de ses remarques) et qui a peur et le montre, sans le vouloir. Agréable surprise. Elle a beau tuer des vampires et en voir des vertes et des pas mûres, elle a toujours peur, et ça se comprend, ça renforce un peu notre sympathie pour elle. Bon, elle se jette un peu les fleurs en parlant de sa vertue, son bon coeur qui la perdra à force de vouloir aider les autres qui en profitent... je ne dis pas détester l'héroïne, elle ne me fait ni chaud ni froid, mais peut-être que je m'attacherais à elle dans les tomes suivants ? Car on sait peu de choses sur elle dans ce premier optus, rien de ses sentiments, ses pensées... ou si peu, donc elle est un peu distancée face aux lecteurs.

Sinon, pour conclure, je dirais que c'était un tome plutôt sympa, quoique simpliste (auteur ou traduction ?) avec quelques défauts, répétitions et contradictions farfouillant un peu partout. J'ai aimé sans adhérer.

Extrait :  


Une jeune femme aux cheveux bruns coiffés en vaguelettes à grand renfort de gel distribuait des imprimés sur le seuil. Un guide du service, supposai-je.
- Bienvenue, me dit-elle en souriant. C'est la première fois que vous venez ?
Je lui rendis aimablement son sourire, comme si je ne transportais pas de quoi buter la moitié de sa congrégation.
- J'ai rendez-vous avec Malcolm.
Son sourire s'élargit, creusant une fossette sur le côté de sa bouche. Elle ne devait pas savoir que j'avais tué quelqu'un aujourd'hui. Dans ces cas-là, les gens ne se montrent pas aussi chaleureux.

Chapitre 35.