dimanche 22 mars 2009

Les Liaisons Dangereuses - Choderlos de Laclos.

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L'auteur :
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Choderlos de Laclos, (18 octobre 1741 - 5 septembre 1803), était un écrivain et officier militaire français, ce qui fit de lui un cas unique dans la littérature française. Il a été longtemps considéré comme un écrivain scandaleux. Son but a toujours été de "faire un ouvrage qui sortît la route ordinaire, qui fît du bruit, et qui retentît encore sur la terre quand [j'y] aurais passé". But accomplit avec succès d'ailleurs, avec ses Liaisons Dangereuses.

Lecture en ligne ici.

 
Quatrième de couverture : 
 
La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l'apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d'une infidélité qui lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s'est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la "petite Volanges" et le jeune Danceny.

 
Mon avis : 
 
Encore un autre bon livre que je découvre grâce au programme d'études. Je devais lire ce livre pour mon programme de Terminale L, au début j'ai été découragée par le nombre de pages à lire et j'étais sûre que ce livre allait m'ennuyer. Mon Dieu, comme j'ai eu toooord, mais pour cette fois, j'étais bien contente d'avoir tord ! Ce livre... est tout bonnement formidable ! Un vrai monstre ! Un chef-d'oeuvre de la littérature française ! Je suis tombée sous le charme et ne suis pas sortie indemne de cette lecture.

Alors, qu'est-ce que ça raconte ? En fait, Mme de Merteuil et le Vicomte de Valmont s'évertuent à un jeu autant sensuel que sardonique : ils n'ont pour but que de se servir du mal pour en extirper le plaisir. Alors qu'ils étaient amants, le couple décide de sceller un pacte : leur union étant trop fusionnelle, ils ont décidé que le but ultime de leur existence serait de chercher le plaisir là où il y en a. Voilà donc comment tout a commencé. Les deux amants enchaînent les conquêtes sexuelles et crient leur victoire. Mme de Merteuil est vue comme une femme respectable au yeux de la société tandis que le Vicomte possède une bien mauvaise réputation. Un jour Valmont se met en tête de séduire la jeune présidente de Tourvel qui est mariée et revendique sa fidélité éternelle à son mari. Valmont voit là une victoire, certes difficile à gagner mais complète. C'est pourquoi aux dépends de Mme de Merteuil, il va séjourner chez sa tante où la jeune présidente logera pendant quelques temps. De son côté, Mme de Merteuil tente de détruire le bonheur de l'homme qu'elle avait aimé durant des années et qui a l'a quitté avec l'intention d'épouser Cécile de Volanges, jeune fille à peine sortie du couvent par sa mère pour se marier à cet homme qu'elle ne connaît pas. La Marquise de Merteuil charge alors Valmont, qui refuse dans un premier temps, de pervertir Cécile avant ses noces et ensuite fait en sorte que la jeune fille tombe amoureuse de son professeur de son piano, le chevalier Danceny. Alors que le temps passe, les choses changent jusqu'à ce qu'une lutte acharnée s'engage entre Valmont et Mme de Merteuil, conduisant à la mort de certains, et détruisant le bonheur des autres ...

Mais bon sang, comment ai-je pû vivre tout ce temps sans connaître ce fabuleux roman ?? Et l'adaptation filmique est admirable ! Et le livre... le livre..., j'ai vraiment adoré et le style épistolaire ne m'a pas tellement gênée (bien que je suis d'accord que ça peut ennuyer et gêner, je trouve que l'histoire aurait été aussi belle si elle avait été écrite sous forme de roman avec des dialogues, mais l'auteur a choisi cette façon et ça ne m'a pas trop gênée).

Come back to the book. C'est un grand classique, bien-sûr, et chacun ses goûts. Mais j'ai bien aimé, surtout cette ambiance du XVIIIéme siècle. J'ai accroché (c'est surtout grâce au film xD personnellement, je craque devant l'acteur qui joue Valmont, il a fait du bon travail ^.^ ) Tout comme Laclos bien-sûr, j'imagine bien tout le temps et tout le travail qu'il a fallu à l'auteur pour écrire ce roman, mais il a fait un travail extraordinaire sur le livre, pour chaque détail. L'intrigue : rien à redire, c'était très bien. On a ce sentiment de tragédie, de fatalité d'une certaine manière. Et Laclos a vraiment fait un travail admirable sur les personnages. Un très bon choix de personnages. Avec la sage et démoniaque Mme de Merteuil, le beau et dur Valmont, la tendre Mme de Tourvel, ainsi que les autres... en bref, j'ai beaucoup aimé ! Une lecture inoubliable, mon gros coup de coeur de cette année !



 
Image tirée du film de Stephen Frears (1988), avec John Malkovich dans le rôle de Valmont, et Glenn Close dans le rôle de Mme de Merteuil. Un film grandiose aux trois Oscars, très fidèle au roman, que je conseille vivement !

Extrait :


“J'espère qu'on me comptera pour quelque chose l'aventure de la petite Volanges, dont vous paraissez faire si peu de cas : comme si ce n'était rien, que d'enlever, en une soirée, une jeune fille à son Amant aimé, d'en user ensuite tant qu'on le veut et absolument comme de son bien, et sans plus d'embarras ; d'en obtenir ce qu'on n'ose pas même exiger de toutes les filles dont c'est le métier ; et cela, sans la déranger en rien de son tendre amour... En sorte qu'après ma fantaisie passée, je la remettrai entre les bras de son Amant, pour ainsi dire, sans qu'elle se soit aperçue de rien. ”

Tentation (T.2) - Stephenie Meyer.

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Du même auteur :





Quatrième de couverture :

'Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé.' Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence. Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?


Mon avis :

Après mon avis mitigé sur le tome un, j'ai voulu tenter ce second tome qu'on disait bien meilleur, alors optimiste, je me suis lançée dans l'aventure Twilight, second volet. Verdict... ?

Dans ce second tome d'abord, les Cullen décident d'organiser une fête pour l'anniversaire d'une Bella pas particulièrement ravie, néanmoins, ne voulant pas les decevoir, elle se rend chez eux pour sa fête. Mais lorsqu'elle se coupe accidentellement à cause de l'emballage d'un de ses cadeaux et que l'odeur du sang rend fou un Jasper particulièrement assoiffé, la soirée vire au cauchemar. Edward prend la décision de quitter Forks avec sa famille pour protéger Bella qui, bouleversée, n'a plus aucun goût à la vie. Après plusieurs mois de déprime, elle décide de passer du temps avec Jacob Black, un ami d'enfance, fils d'un ami de son père. Puis, Bella s'aperçoit qu'elle entend la voix d'Edward dès qu'elle est dans une situation dangereuse, dès lors, elle recherche l'adrénaline à tout prix...

Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai pas vécu d'histoire d'amour pareille à celle de Bella et Edward, ou si importante et 'intense', mais je me suis franchement ennuyée pendant les longs chapitres de lamentations de Bella depuis le départ d'Edward. Je n'ai pas vécu que qu'a vécu Bella : la séparation avec l'homme de sa vie, donc je ne peux pas comprendre ce qu'elle ressent, et je suis restée inconnue à sa tristesse, à sa déprime. D'autant plus que ce tome est long et son développement met du temps à se mettre en place, dommage car le début était accrocheur et bien trouvé, il nous plongeait directement dans le récit. Tout s'est déroulé tranquillement, ça se lisait bien et avec intérêt jusqu'au départ d'Edward, mais n'allez pas croire que j'ai regretté son absence et que j'ai supplié et attendu son retour, disons juste que depuis son départ, on va de lamentation en lamentation. Bella ne devient plus qu'une loque, elle n'a plus goût à rien, les pages se tournent lentement. Pourtant son chagrin rend Bella très humaine et attachante, mais ce qui m'a déplu chez elle est son insconscience de plus en plus exaspérante au fil des pages. Elle croit entendre la voix d'Edward dans sa tête dès qu'elle est en situation de danger et pour entendre de nouveau sonchérisonamoursaviesonadonis, elle fera tout pour se causer des ennuis, trouver le danger et en être exposée pour entendre de nouveau Edward. Elle est totalement irrésponsable durant ces scènes, elle ne pense absolument pas à ses proches !

Le point positif de l'absence d'Edward est que le personnage de Jacob Black devient plus important et plus présent, c'est une figure qui a beaucoup de potentiel, il a une bonne image d'ami protecteur et inquiet, d'autant plus qu'il appartient au Quileute qui a sa propre histoire et qui est liée aux loups-garous (enfin la version de Stephenie Meyer du moins, là-aussi elle a pris quelques libertés sur le mythe des lycantrophes, et malheureusement je n'adhère pas trop à ses loups-garous), ces révélations restent néanmoins accrocheuses et donnent du punch au récit, surtout qu'on rencontre d'autres membres de la meute, sans compter que le lien Jacob/Bella est intéressant et offre plus de promesses que le Edward/Bella. Les moments entre Bella et Jacob sont attendrissants, j'ai aimé lie leurs moments ensemble.

Le style ne change pas : simple, sans prise de tête ; j'éclate de rire à chaque fois aux descriptions d'Edward vraiment surréalistes et mièvres, on voit bien que c'est Bella qui narre : selon elle, Edward est la perfection même, beau, parfait, même l'haleine est enivrante, c'est Adonis lui-même, un dieu grec, il est sublime, et il y a pratiquement chaque partie de son corps décrite ! Moui, Edward est trop parfait pour être réel, et il ne m'attire toujours pas plus que ça, dommage, j'aurais aimé une évolution du personnage... néanmoins, concernant les nouveaux personnages, le clan des vampires Volturi, ils ont attisé ma curiosité même s'ils ne sont pas des méchants très convaincants, à la limite Marcus et Caius, mais Aro fait plus figure un peu fofolle qu'autre chose même si je l'aime bien, surtout son enthousiasme très particulier. L'histoire est toujours aussi romancée mais je passerai là-dessus. Avis toujours mitigé donc, mais un brin meilleur que le premier.



Extrait :


Après le choc initial vint la douleur. Je m'étais affalée près du piano et, d'instinct, avait tendu les mains pour amortir ma chute. De ce fait, elles avaient plongé droit dans les débris de verre. Tout à coup, je sentis une souffrance irradiant mon avant-bras, du poignet au coude. Désorientée, ahurie, je me détournai du sang rouge vif qui dégoulinait. Je découvris alors le regard fiévreux de six vampires brusquement assoiffés.


Chapitre 1. Une fête.

vendredi 13 mars 2009

La vallée de la peur - sir Arthur Conan Doyle.

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Articles connexes :





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Quatrième de couverture :

Sherlock Holmes vient à peine de déchiffrer un message codé le prévenant qu'un certain Douglas, de Birlstone Manor House, est en danger, qu'il apprend par l'inspecteur MacDonald de Scotland Yard que Douglas vient d'être affreusement assassiné. Par le signataire du message, Sherlock Holmes sait que, derrière cette affaire, se trouve son ennemi juré : le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Accompagné de son fidèle Watson, Holmes se précipite à Birlstone... Riche d'intrigues et d'action, La Vallée de la peur, où l'on voit Sherlock Holmes se mesurer avec Moriarty, adversaire en tous points à sa taille, est sans doute le meilleur roman de Conan Doyle.


Mon avis :

Encore un autre livre sur Sherlock Holmes, comme quoi je serais incapable de m'en passer, je continue ma lançée sur les romans avant d'attaquer les nouvelles, j'ai hâte de voir ce que ça va donner.

Après plusieurs années de carrière dans son combat contre le crime, Sherlock Holmes semble avoir trouvé un adversaire à sa taille : le professeur James Moriarty, criminel génial, rusé et machiavélique, impossible à cerner. Un certain Douglas, de Birlstone Manor House et ayant vécu en Amérique dans ce qui est appellé 'la vallée de la peur', faisait parti d'un groupe proche du professeur et parvient à envoyer des messages codés à Sherlock Holmes, le renseignant sur le groupe et sur Moriarty lui-même. Mais voilà qu'un beau jour, alors que Holmes vient à peine de déchiffrer un des messages de Douglas, l'inspecteur McDonald l'interrompt pour lui apprendre l'affreux assassinat de Douglas. Sherlock Holmes, accompagné du docteur Watson et de l'inspecteur McDonald, décide de se rendre sur les lieux du crime...

Très bon livre, aussi bien que Le Signe des Quatre et Une Etude en Rouge. L'action et l'intrigue sont bien là, surtout que Sherlock Holmes se mesure au professeur Moriarty, un adversaire enfin à sa taille, bien qu'on ne le croise pas vraiment dans ce volume, mais il est mentionné et on sent son oeuvre derrière l'affaire dont Holmes s'occupe. J'ai beaucoup aimé, c'était vraiment interessant comme livre, Conan Doyle nous donne une introduction de Moriarty par rapport à l'aventure du Problème Final qui verra apparaître une confrontation Holmes/Moriarty !

On a du suspense du début à la fin, beaucoup de révélations auxquelles on ne s'attend pas du tout. Les seuls reproches que je peux faire sont : je trouve parfois le rôle de Watson effacé (oui mais ça, c'est parce que je suis fan de Watson. He need more love !) et aussi le fait que l'enquête touche à sa fin à la fin de la première partie et donc, on a le passé du personnage dans la deuxième partie (qu'on connaît déjà un peu) et ça ne m'a pas donné vraiment envie de lire la seconde partie, mais je l'ai fait, même si je me suis un peu ennuyée (faute d'Holmes, Watson ou d'enquêtes). Mais inconstestablement un bon livre !

Extrait : 

Il (Holmes) était bien trop absorbé par ses propres réflexions pour honorer mon reproche d'une réplique. Il n'avait pas touché à son petit déjeuner. Appuyé d'une main sur la table, il contemplait la feuille de papier qu'il venait de retirer de son enveloppe. Ensuite il prit l'enveloppe, l'exposa à la lumière et se mit à en étudier très attentivement l'extérieur et la patte.
 
Chapitre 1. L'avertissement.