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mercredi 21 juillet 2010

Matilda - Roald Dahl.

Matilda de Roald Dahl - Poche - Livre - Decitre
À l'âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d'être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable.

Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !





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Si je devais citer un film qui a bercé mon enfance, outre les inégalables films d'animation Disney, ce serait Matilda. Comment résister à cette petite fille sympathique, grandissant dans une famille qui l'est beaucoup moins, qui dévore les livres qui sont ses seuls compagnons ? C'est sans surprise que j'ai accroché au livre, le plaçant parmi l'un de mes préférés de Roald Dahl.


Matilda Verdebois est une petite fille précoce. En effet, elle sait lire depuis l'âge de trois ans et n'a pas peur d'essayer les grands classiques de la littérature ! Elle connaît, à cinq ans, ses tables de multiplication et peut calculer plusieurs chiffres ensemble ! Mais avec une mère abrutie de la télévision, un frère traînard et un père escroc  à son travail, personne ne se soucie de la petite Matilda. Selon eux, il vaut bien mieux regarder la télévision que de perdre son temps à lire et à étudier ! On aurait pu croire que Matilda trouverait refuge et réconfort à l'école... que nenni ! La directrice, l'horrible Mlle Legourdin, voue une haine féroce aux enfants et se donne comme but de faire de la vie de ses élèves de l'école un vrai cauchemar ! Heureusement pour Matilda et l'ensemble des élèves, l'école compte aussi Mlle Candy ! La jeune, jolie et douce maîtresse de Matilda qui voit en elle une petite fille exceptionnelle dès le premier jour...
Le film Matilda
Affiche du film de 1996.


J'ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cette histoire ! C'est frais, bien écrit, tantôt drôle, tantôt grave avec quelques passages frôlant le burlesque et d'autres flirtant avec le fantastique. Le talent de conteur de Mr Dahl n'est plus à refaire et il nous fait rêver et nous redonne une âme d'enfant avec beaucoup de simplicité. On suit avec plaisir les aventures de Matilda, une adorable dévoreuse de livre, terriblement attachante, intelligente et espiègle par moments, et qui n'est pas appréciée à sa juste valeur par sa famille qui voit en elle le mouton noir des Verdebois et qui font d'elle l'objet de moqueries. Matilda est une héroïne attachante, unique et courageuse, qui se complète dans son duo avec sa maîtresse, Mlle Candy, une jeune femme douce, maternelle, vulnérable et attentionnée. On peut dire que ces deux êtres se sont trouvées et se complètent bien. Matilda trouve en Mlle Candy une interlocutrice à sa mesure, une mère de substitution et en Matilda, Mlle Candy découvre une enfant exceptionnelle. Elle est la première à s'intéresser aux dons de la petite fille et sans trop révéler l'histoire, elles vont s'apporter beaucoup l'une à l'autre.

Impossible de parler de ce roman sans évoquer Mlle Legourdin, ce véritable colosse qu'est la directrice de l'école et probable parente de Dolorès Ombrage (ref : Harry Potter, tome 5). Ex-championne olympique de lancer de marteau, directrice-garde chiourme, elle aurait davantage sa place dans un pénitencier que dans une école primaire. Violente, bornée, elle hait tous les élèves sans exception et ne rate jamais une occasion de faire preuve d'un autoritarisme et d'une violence aussi démentiels que disproportionnés envers les écoliers sous les prétextes les plus absurdes. Il est cependant amusant de noter que certains élèves mènent la résistance en jouant des tours à cette drôle de créature, notamment Matilda et là s'engage un véritable combat semblable à David et Goliath !


L'histoire peut sembler manichéenne mais elle est si bien menée que je ne m'en formalise pas. Je trouve d'ailleurs intéressant de voir que les rôles sont inversés dans ce roman : les enfants sont bien élevés et pondérés et ce sont davantage les adultes qui, pour la plupart, ont des attitudes immatures et qui peuvent être franchement horribles. Je trouve toujours autant de charme à l'écriture de Roald Dahl, ainsi que les illustrations de Quentin Blake qui donnent vie aux personnages et aèrent le récit. Je note aussi avec amusement le grand duel du bien et du mal, façon Dahl, à savoir les livres contre la télévision ! L'auteur fait une nouvelle fois comprendre son manque de goût pour la télévision, ce qui est plutôt amusant d'une certaine façon. Enfin, j'ai apprécié les références littéraires présentes au cours du roman.

Roald Dahl a une telle capacité à nous renvoyer en enfance... il n'y a rien d'étonnant à ce que ce titre soit devenu un classique de la littérature jeunesse. Ça nous donnerait envie d'être comme Matilda... Je garder un très bon souvenir de ce roman, ainsi que du film que j'avais vu à l'école primaire et que j'ai eu la chance de revoir il y a quelques jours lorsqu'il a été rediffusé. À découvrir et à redécouvrir avec toujours beaucoup d'émotion.



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Deux couvertures que j'aime beaucoup



- Papa, dit-elle, tu crois que tu pourrais m'acheter un livre ? 
- Un livre ? dit-il. Qu'est-ce que tu veux faire d'un livre, pétard de sort ! 
- Le lire, papa. 
- Et la télé, ça te suffit pas ? Vingt dieux ! on a une belle télé avec un écran de 56, et toi tu réclames des bouquins ! Tu as tout de l'enfant gâtée, ma fille.

Chapitre 1. Une adorable petite dévoreuse de livres.

jeudi 8 juillet 2010

Fantastique Maître Renard - Roald Dahl.

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Du même auteur :



Emprunt médiathèque.




Quatrième de couverture : 

Dans la vallée, il y avait trois fermiers, éleveurs de volailles dodues... Le premier était gros et gourmand ; le deuxième était petit et bilieux ; le troisième était maigre et se nourrissait de cidre. Tous les trois étaient laids et méchants. Dans le bois qui surplombait la vallée vivaient Maître Renard, Dame Renard et leurs quatre renardeaux, affamés et malins... Plongez-vous avec délices dans les aventures de l'un des plus célèbres héros de Roald Dahl, illustrées avec fantaisie par Quentin Blake.

Mon avis : 

M'est d'avis qu'il est un peu tard pour moi de faire plus ample connaissance avec Roald Dahl (j'ai lu qu'il avait la même couleur préférée que moi ^__^), ainsi que ses livres, mais qu'importe ? Je veux découvrir plus de lui, même s'il a beaucoup écrit pour les enfants, je continue de croire qu'on peut les lire à tout âge, même s'ils sont d'abord réservés aux enfants. Je crois naïvement qu'on a tous, même si c'est bien caché, une âme d'enfant. J'ai 19 ans, mais j'aime ce que fait Roald Dahl, enfin, pour ce que j'ai lu de lui.

Alors, c'est l'histoire de Monsieur Renard qui vit paisiblement avec son épouse, Dame Renard, et leur trois renardeaux. Mais un jour, trois fermiers ne supportent plus de se faire voler en nourriture par le renard et décident de se venger en détruisant la belle maison de Renard qui se situe dans le trou d'un arbre. La famille renard n'a d'autre choix que de fuir, fuir maintenant ! Mais ces trois horribles personnages n'abandonnent pas, et jurent de n'avoir aucun répit, pas avant d'avoir la tête de ce maudit Renard ! Et en attendant, la famille continue de fuir en creusant dans la terre sans cesse, en s'enfonçant, et ils commencent à mourir de faim. Heureusement que Renard a plus d'un tour dans son sac ! C'est vraiment un livre jeunesse, pour les jeunes enfants, mais j'ai bien aimé. C'est bien écrit et c'est bien illustré (ah, Quentin Blake !), c'est court, drôle, amusant. Beaucoup d'humour, de légèreté, d'inventivité. Les animaux sont à l'honneur, avec trois humains, des fermiers aussi bêtes que méchants. Une famille de renard à l'esprit de famille et empli de ruse, de malice, un Maître Renard qui m'a un peu fait penser à un autre personnage Dahlien : Willy Wonka.

Bref, bref, un bon livre qui plaira aux petits et même aux grands !

Extrait : 


Boggis, Bunce et Bean savaient très bien ce qui se passait et cela les rendait fous de rage. Ils n'étaient pas hommes à faire des cadeaux. Ils aimaient encore moins être volés. C'est pourquoi toutes les nuits chacun prenait son fusil de chasse et se cachait dans un recoin sombre de sa ferme avec l'espoir d'attraper le voleur.
Mais Maître Renard était trop malin pour eux. Il s'approchait toujours d'une ferme face au vent. Si quelqu'un était tapi dans l'ombre, il sentait de très loin son odeur, apportée par le vent. Par exemple, si M. Boggis se cachait derrière son poulailler numéro 1, Maître Renard le flairait à une cinquantaine de mètres et, vite, il changeait de direction, filant droit vers le poulailler numéro 4, à l'autre bout de la ferme
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Chapitre 2. Maître Renard.

mercredi 30 juin 2010

Sacrées sorcières - Roald Dahl.

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Du même auteur :



Emprunt médiathèque.




Quatrième de couverture :

Ce livre n'est pas un conte de fées, mais une histoire de vraies sorcières. Vous n'y verrez ni stupides chapeaux noirs, ni manche à balai. La vérité est bien plus épouvantable. Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire, vivent dans des maisons ordinaires et ressemblent et n'importe qui. Si on ajoute qu'une sorcière passe son temps à dresser les plans les plus démoniaques pour attirer les enfants dans ses filets, vous comprendrez pourquoi ce livre vous est indispensable !

Mon avis :

J'avais envie de lire quelques œuvres de Roald Dahl, m'étant rendue compte à quel point je n'avais presque rien lu de lui, il me fallait donc rectifier cela. J'ai donc emprunté deux livres de l'auteur, celui-ci et un autre, tous deux livres pour la jeunesse.

Le narrateur de cette histoire est un petit garçon en vacances avec ses parents en Norvège, là où vit sa grand-mère maternelle. Elle lui raconte de drôles d'histoires à propos d'une vérité terrifiante : Les sorcières existent ! Et elles n'ont rien à voir avec celles des livres d'histoires avec leur chat noir, leur chapeau pointu, leur balai volant, leur nez crochu et leur peau verte. Non... celles-ci sont comme vous et moi, elles peuvent être n'importe qui. Quelques indices : elles portent des gants et une perruque ! Même en été ! Et elles sont impitoyables avec les enfants qu'elles s'amusent à torturer, métamorphoser, à faire disparaître... et si... et si le narrateur rencontrait une ou plusieurs sorcières ? Ou même... la Grandissime Sorcière ?

Cette fois-ci, je me suis détachée des vampires pour lire une histoire de sorcières pas comme les autres. D'autant plus que j'avais vu le film, une nuit d'Halloween, un film très sympa bien que les sorcières m'avaient flanquées une de ces frousses ! Mais dans le livre, elles prêtent plus à pleurer... de rire ! Elles sont effrayantes pour les enfants de ce livre, et la grand-mère encourage le garçon à se méfier d'elle et quelle sorte de vilains tours elles jouent aux enfants qu'elles détestent. Ici, fini les sorcières à la peau verte, avec les pustules, le nez crochu, le chapeau noir, la baguette magique et les balais volants, pas de sorciers comme dans Harry Potter, dans ce livre, les sorcières ne sont que des femmes, comme les vampires et loup-garous ne peuvent être que des hommes. Et ces sorcières ont une bave bleue, pas d'orteil, des griffes à la place des ongles, pas de cheveux donc la perruque est obligatoire, leur visage est horrible alors elles portent des masques. On apprécie l'originalité de l'auteur qui nous enchante avec action et humour.

Il écrit vraiment d'une belle façon pour son lecteur, pour l'enfant qui lit, il peut rire des sorcières comme en avoir peur, mais comme c'est du Roald Dahl, c'est toujours bon. Une belle aventure, avec les jolies illustrations de Quentin Blake, les prestations du narrateur en tant que souris, le personnage de la grand-mère, les mésaventures avec ces sorcières anglaises bien décidées à supprimer chaque enfant du pays, la "reine" des sorcières, la Grandissime Sorcière avec son drôle d'accent... que du bon ! Disponible à la lecture pour petits et grands, la magie de Dahl peut toucher chacun !

Extrait :

Dans les contes de fées, les sorcières portent toujours de ridicules chapeaux et des manteaux noirs, et volent à califourchon sur des balais.
Mais ce livre n'est pas un conte de fées.
Nous allons parler de
vraies sorcières, qui vivent encore de nos jours. Ouvrez grand vos oreilles, et n'oubliez jamais ce qui va suivre. C'est d'une importance capitale. Voici ce que vous devez savoir sur les vraies sorcières :
Les vraies sorcières s'habillent normalement et ressemblent à la plupart des femmes. Elles vivent dans des maisons, qui n'ont rien d'extraordinaire, et elles exercent des métiers tout à fait courants.
Voilà pourquoi elles sont si difficiles à repérer !

Chapitre 1. Les vraies sorcières.

jeudi 25 décembre 2008

Charlie et le grand ascenseur de verre - Roald Dahl.


Livre: Charlie et le grand ascenseur de verre, Roald Dahl, Folio ...Charlie a gagné la fabuleuse chocolaterie de Willy Wonka, qu'il survole maintenant à bord d'un extraordinaire engin, le grand ascenseur de verre, en compagnie de toute sa famille. Mais une fausse manœuvre projette l'ascenseur dans l'espace. Un espace qu'ils découvrent peuplé d'être fantastiques et monstrueux, les Kpouts Vernicieux, terreurs de l'univers interstellaire, contre lesquels ils vont livrer une terrible bataille. Charlie est les héros de " Charlie et la chocolaterie " sont de retour dans cette suite échevelée et pleine de fantaisie où se retrouvent le génie et l'humour de Roald Dahl.



Suite aux événements du premier tome, Charlie Bucket, qui a gagné la fabuleuse chocolaterie qu'il dirigera avec Willy Wonka, est reparti pour de nouvelles aventures,  et cette fois-ci avec sa famille ! Alors qu'il était parti, avec Willy Wonka et grand-papa Joe, rechercher le reste de la famille Bucket dans le grand ascenseur de verre de Monsieur Wonka, ils survolent la chocolaterie mais une fausse manœuvre les plongent dans l'espace... un espace où l'on trouve un fabuleux hôtel spatial mais aussi des Kpoux Vermicieux, créatures et terreurs de l'univers interstellaire. C'est après une périlleuse aventure spatiale qu'ils reviennent sains et saufs sur Terre, dans la chocolaterie, mais leurs ennuis ne font que commencer...

Ce roman se divise en deux parties avec d'abord les aventures des Bucket et de Wonka dans l'espace, où se trouve un Space Hotel luxueux, lancé par les Etats-Unis qui y veillent jalousement, mais également d'étranges créatures venues de la planète Vermiss et que l'on nomme les Kpoux Vermicieux. C'est de justesse que les personnages rentrent sur Terre sains et saufs et que la seconde partie du roman commence, avec pour cadre la chocolaterie où les ennuis poursuivent nos héros et ou l'on découvre des pilules rajeunissantes, des rochers en bonbon, un gisement de chocolat mais aussi d'autres chansons des Oompa-Loompa.

Si j'ai adoré Charlie et la Chocolaterie, au point qu'il est devenu un de mes livres jeunesse préféré, je n'en dirai pas autant de sa suite. Sans être une déception, Charlie et le grand ascenseur de verre n'arrive pas à la hauteur du premier roman, peut-être était-ce tout bonnement impossible de faire mieux ? Nous connaissons déjà les personnages ainsi que la chocolaterie, bien que celle-ci n'ait pas dévoilé tous ses mystères. Cette magie présente dans le premier tome est moins présente dans cette histoire, il n'y a plus d'émerveillement ou si peu. On a même l'impression que l'auteur est parti plutôt loin dans cette histoire et que le côté loufoque a moins de charme ici.

Toutefois, le style de l'auteur est toujours aussi simple, drôle et décalé, Roald Dahl a un véritable don de conteur et c'est toujours un plaisir de retrouver son écriture. L'histoire est rythmée avec un humour déjanté et des jeux de mots qui prêtent à sourire. Willy Wonka est toujours aussi délicieusement loufoque et qui reste un plaisir à suivre. Ce n'est pas au goût des grands-parents, excepté Joe, qui ont du mal à s'habituer au caractère flamboyant du chocolatier. L'aventure dans l'espace est plutôt divertissante, avec l'ascenseur de verre qui a quelques airs sur le TARDIS dans Doctor Who (il n'est certes pas plus grand à l'intérieur, mais cet ascenseur peut faire bien des choses), les Kpoux qui se présentent comme une menace plutôt persistante, et les réactions du gouvernement des Etats-Unis face aux étranges individus voyageant à bord de l'ascenseur. Le Président des Etats-Unis avec sa clique sont assez divertissants, avec le chef des armées qui veut tout faire exploser, la nounou du Président qui n'est pas du genre à se laisser intimider, l'interprète, etc.  

J'ai davantage aimé la partie dans l'espace que celle, étrangement, sur la chocolaterie. Sans doute parce que l'émerveillement était moins présent, bien que l'on découvre d'autres endroits de la chocolaterie non visités dans le premier tome, bien que ce ne m'a pas semblé assez à mon goût et que je n'aurais pas dit non à découvrir davantage de salles pour être émerveillée et me donner envie de me plonger dans cet univers chocolaté. Mais, dans l'ensemble, cette histoire est plus enfantine, plus absurde et bizarre, et les grands-parents, excepté Joe, s'avèrent plutôt ennuyeux, surtout dans cette seconde partie, alors qu'ils sont râleurs et n'en font qu'à leur tête.

J'ai apprécié retrouver nos personnages, en particulier Willy Wonka et son côté loufoque et enfantin, ainsi que l'humour présent dans le texte. J'ai notamment bien aimé la chanson de la nounou dans laquelle elle révèle avoir suggéré à son protégé d'être président parce qu'il n'était pas très brillant, et que c'est une profession qui lui sied bien car les politiciens ne font que prendre des idées en l'air, sourire à la populace et parler à tord et à travers, en somme une pique amusante envers nos politiciens. Il est aussi intéressant de noter que ce roman s'inscrit dans son temps, soit à l'époque de la conquête spatiale et de la guerre froide, ce qu'on devine dans l'histoire tout en restant un livre accessible aux enfants.

Pour résumer, une histoire plaisante bien que sans queue ni tête, avec moins de magie par rapport au premier tome. L'émerveillement est encore là mais fera davantage effet chez les enfants que chez des lecteurs plus âgés. Autant je considère le premier tome comme ouvert à tous, autant je pense que ce second tome s'adresse d'avantage à un public jeunesse qui appréciera l'humour parfois enfantin et les diverses péripéties. Même si ce fut une lecture plaisante et divertissante, j'éprouve une certaine déception après avoir été éblouie par le premier tome, et je ne retiendrai pas cette histoire comme l'une des plus mémorables de l'auteur. Toutefois, j'ai apprécié retrouver la plume de l'auteur, son humour et surtout Willy Wonka.


Charlie et le grand ascenseur de verre - Label Emmaüs

Deux autres éditions que je trouve aussi très jolies

- Où sommes-nous donc ? demanda Mrs Bucket. 
- Nous sommes revenus, maman ! s'écria Charlie. Nous sommes à la Chocolaterie ! 
- Je suis ravie de l'entendre, dit Mrs Bucket. Mais il me semble que nous avons fait un long détour. 
- C'était indispensable pour éviter la circulation, dit Mr Wonka. 
- Je n'ai jamais vu d'homme qui dise d'aussi énormes bêtises ! s'écria grand-maman Georgina. 
- Un peu de bêtise en saupoudrage, c'est le piment de l'homme sage, dit Mr Wonka. 
- Mais regardez donc où se dirige cet Ascenseur fou ! brailla grand-maman Joséphine. Et arrêtez de faire la bête ! 
- Faites un peu la bête, et ce sera la fête ! dit Mr Wonka. 
- Qu'est-ce que je vous disais! s'exclama grand-maman Georgina. Il travaille du chapeau ! Toqué comme un tonneau ! Timbré comme un vélo ! Il a une araignée dans le plafond ! Je veux rentrer à la maison !

Chapitre 13. De retour à la chocolaterie.

mercredi 17 décembre 2008

Charlie et la chocolaterie - Roald Dahl.


Charlie et la chocolaterie (Folio Junior): Amazon.co.uk: Roald ...Le métier de visseur de capuchons de tubes de dentifrice ne permettait pas à Mr Bucket de subvenir aux besoins de sa nombreuse famille : Mrs Bucket son épouse, grand-maman Joséphine et grand-papa Joe, grand-papa Georges et grand-maman Georgina. Sans oublier son fils Charlie dont le rêve le plus fou était de manger du chocolat !  Aussi, quelle ne fut pas l'émotion du jeune garçon en apprenant que Willy Wonka invitait cinq enfants à visiter sa merveilleuse chocolaterie, la plus célèbre du monde entier. Les cinq enfants qui découvriraient un ticket d'or caché dans cinq bâtons de chocolat...




Si je devais citer un de mes livres jeunesse préférés, ce titre en ferait partie ! C'est un livre que je continue de relire avec beaucoup de plaisir et où je sens encore la magie opérer. C'est une histoire que je dévore autant qu'elle me donne envie de dévorer du chocolat !

Cette histoire, c'est celle de Charlie Bucket, un petit garçon de neuf ans, qui vit avec sa famille se composant de ses parents et ses quatre grands parents. Famille nombreuse oui, mais pauvre ! Les Bucket vivent dans une petite maison dans laquelle le seul lit est occupé par les grands-parents et le maigre revenu du père ne leur permet de manger que du chou ! Ce que notre héro préfère, c'est le chocolat mais il ne peut s'en offrir, ce qui est d'autant plus difficile car il vit à proximité de la célèbre et étonnante chocolaterie de Willy Wonka, véritable magicien du chocolat et inventeur de friandises aussi étonnantes qu'extraordinaires : une glace qui ne fond jamais, un bonbon qui ne perd jamais sa saveur, un immense palais de chocolat, et encore d'autres merveilles sucrées. Voilà des années que la chocolaterie Wonka est fermée au public, gardant ses mystères, jusqu'au jour où Willy Wonka invite cinq enfants du monde à visiter sa chocolaterie, à la condition de trouver un ticket d'or caché dans des emballages de barres chocolatées. L'engouement est à son comble dans le monde entier qui se met à la recherche de ces précieux tickets pour avoir la chance de visiter l'extraordinaire chocolaterie et Mr Willy Wonka, une visite qui changera la vie des heureux gagnants ! Seulement, il y a un "mais" : dans l'usine, les enfants mal élevés seront punis par où ils auront péché...

Bien-sûr, vous vous doutez que Charlie fait partie de ces cinq enfants qui ont la chance de trouver un ticket d'or, autrement il n'y aurait pas d'histoire. Je trouve cependant que la découverte du cinquième ticket d'or par Charlie était plutôt bien menée, puisqu'il ne trouve pas ce ticket dès sa première tablette mais qu'il lui a fallu se procurer d'autres barres de chocolat qu'il a achetées, non par désir de trouver le ticket, mais parce qu'il mourrait de faim. C'est ainsi qu'il rejoint les quatre autres enfants pour la visite de la chocolaterie : Augustus Gloop, petit garçon énorme dont le seul dada est de manger du chocolat ; Veruca Salt, petite fille pourrie gâtée qui veut tout et à l'instant même ; Violette Beauregard, championne du chewing-gum qui mâche de la gomme à longueur de journée ; et Mike Teavee, petit garçon qui ne jure que par la télévision.


Roald Dahl — Wikipédia
L'extraordinaire Roald Dahl.
L'histoire peut sembler clichée dans le sens où nous avons le héro, seul enfant bien élevé, parmi des enfants tous pourris gâtés, bien que d'une façon différente. Il faut cependant se rappeler qu'il s'agit d'un livre jeunesse et que ce genre de schéma se retrouve aisément. Ce n'est pourtant pas la méchanceté qui est ici représentée et punie, mais plutôt les excès, la stupidité et la faiblesse des parents qui laissent passer ces caprices, et les chants des Oompa-Loompa content les défauts de l'enfant et non l'enfant en lui-même, qui peut être susceptible de changer. Ces chansons se présentent comme des morales à l'égard de ces enfants trop gourmands, trop écoutés, mal élevés et aux parents qui laissent faire car les enfants seuls n'ont pas à porter tout le blâme. Dans ce sens, on se rapproche un peu des fables et des contes de fées et, peut-être aussi, des convictions de l'auteur où nous avons le respect des adultes, la bonté des enfants, la famille qui fait la véritable richesse d'une personne, et certains de ces messages peuvent s'avérer encore d'actualité.

Nous avons Charlie Bucket, notre jeune héro, un petit garçon tout de suite très sympathique. Très pauvre, il n'a pas une vie facile mais il ne se laisse pas décourager et il garde ses rêves et ses espoirs d'enfant, et surtout il est entouré d'une famille qui l'aime et qui est toujours là pour lui. Il forme un sympathique duo avec son grand-père Joe, avec qui il partage sa fascination pour Willy Wonka et sa chocolaterie et qui, à l'inverse des autres parents et enfants, ne sont pas déroutés par le caractère loufoque et flamboyant du chocolatier mais s'attachent à lui et à ses idées. Mais si Charlie est le héro de cette histoire, le maître d'oeuvre de cette épopée chocolatée, c'est bien Willy Wonka ! Personnage merveilleux, sympathique, loufoque, flamboyant parfois impertinent mais toujours drôle et bienveillant, il se présente comme un sorcier du cacao ou un magicien de la friandise. Vif, tantôt adulte, tantôt enfant, intelligent et fou à la fois, lui et sa chocolaterie sont le cœur du roman à mon sens, et quel personnage délicieux ! Il est semblable aux écureuils de sa chocolaterie : vif, sautillant, toujours en mouvement et avec beaucoup d’espièglerie, peut-être aussi un peu inquiétant lorsqu'il fait mine de ne pas entendre ce qu'on lui dit quand il désire ne pas répondre, mais quel homme extraordinaire que ce Willy Wonka !

Charlie et la chocolaterie est un livre qui fait du bien (mais qui donne aussi faim !), l'histoire est bien menée, on ne s'ennuie pas une seconde. De la présentation de notre héro et sa famille, Willy Wonka nous est présenté à travers les histoires de grand-papa Joe puis tout s'accélère lors de la recherche des cinq tickets d'or et la présentation des quatre premiers enfants, puis la découverte du dernier ticket par Charlie et enfin la visite de la chocolaterie en compagnie du plus fou et du plus génial des chocolatiers ! Et quelle chocolaterie !

Les descriptions des lieux sont féeriques ! La chocolaterie se présente comme une usine utopique qui cache d'innombrables trésors gustatifs et qui est semblable à un immense royaume dont on ne perçoit jamais les limites et dont chaque salle apporte son lot de merveilles avec sa cascade en chocolat, son jardin enchanteur avec l'herbe sucrée, son bateau en bonbon qui sillonne la rivière de chocolat, des écureuils en guise d'employés, ou encore les Oompa Loompades petits bonhommes, pas plus hauts que trois pommes, venus tout droit de la jungle profonde, qui vénèrent le cacao et qui aiment rire et chanter des chansons. En même temps que nos personnages, nous découvrons le monde merveilleux de Willy Wonka et ses inventions étonnantes ! Même si j'aurais à redire sur certaines de ses friandises (notamment son chewing gum qui risquerait de mettre plusieurs commerces en faillite et au chômage), je garde à l'esprit qu'il s'agit d'une oeuvre de fiction et qu'il faut se laisser porter par l'émerveillement, à l'instar des enfants du roman, et comment ne pas succomber face à ce roman gourmand que je ne peux décidément pas relire sans avoir envie de croquer du chocolat !

Ce roman drôle, espiègle et tendre est une véritable invitation à garder son âme d'enfant avec une écriture qui nous transporte dans une épopée sucrée avec des descriptions gourmandes. La fantaisie de l'auteur pour inventer un tel univers est un délice et peut faire rêver même les plus grands, même si je ne peux pas m'empêcher de remarquer que notre cher Roald Dahl a une sacrée dent contre la télévision ! En sachant que ce roman a été publié en 1964, que dirait-il aujourd'hui avec nos grandes télévisions, ordinateurs et téléphones portables ? Quoiqu'il en soit, c'est un roman enchanteur qui nous embarque dans un univers pas comme les autres, entre friandises, chocolat, gaieté, magie et brin de folie, le tout accompagné des illustrations de Quentin Blake qui apportent un petit plus à l'histoire !




Un prequel de Charlie et la Chocolaterie sur Willy Wonka par le ...
Gene Wilder et Johnny Depp qui ont tous deux incarné Willy Wonka dans les films de 1971 et 2005.


Charlie serrait très fort la vieille main noueuse de son grand-père. La tête lui tournait, tant il était ému. Tout ce qu'il venait de découvrir - La grande rivière de chocolat, la cascade, les grands tuyaux aspirateurs, les pelouses de confiserie, les Oompa-Loompas, le joli bateau rose, et surtout Mr. Wonka lui-même - tout cela était si étonnant qu'il commença à se demander si d'autres surprises pouvaient encore l'attendre. Où allaient-ils maintenant ? Qu'allaient-ils voir ? Que se passerait-il dans la salle suivante ? 
" Merveilleux, n'est-ce pas ? " dit grand-papa Joe à Charlie, en souriant. 
Charlie lui rendit son sourire.
Chapitre 18. En descendant la rivière de chocolat.