samedi 8 février 2025

Un rêve de renard - Minna Sundberg.


Un jeune renard céleste, gardien des aurores boréales provoque accidentellement une fissure entre notre monde et l'au-delà. Un jeune homme et son chien métamorphe vont alors devoir se lancer dans une quête pour sauver les âmes de gens de leur village avant que celles-ci ne rejoignent Tuonela, le pays du sommeil éternel.


Un rêve de renard, première bande dessinée de Minna Sundberg, est un récit d’aventure fantastique fortement inspiré de la mythologie finlandaise.


Quelle lecture laborieuse ! Si la lecture était divertissante, je ne suis pas fâchée d’être enfin venue à bout de ces 600 pages !

 

Cette histoire tire son inspiration d’une mythologie moins connue, qui est la mythologie finlandaise, avec la présence de nombreux renards qui sont ici des êtres magiques qui gouvernent notre monde, sa magie, les rêves et les aurores boréales. Nos deux protagonistes, Hannu et son chien parlant Ville, sont mis en difficultés par Bébé Renard qui a commis une bévue. Voilà que le village d’Hannu est coincé dans le monde des rêves. Non content d’avoir fait une bourde menaçant de détruire le monde, Bébé Renard oblige Hannu et Ville à réparer ses bêtises en les faisant voyager de lieu en lieu et de remporter des épreuves pour espérer sauver leur monde.

 

Le début m’a semblé long et laborieux, ce fut compliqué pour moi de me plonger dans l’histoire et de différencier les différents personnages. Il m’a fallu quelques chapitres pour comprendre la construction du récit mais aussi les enjeux de l’histoire. Mais à force de persévérer, j’ai fini par prendre un certain plaisir à ma lecture. J’ai aimé suivre Hannu et Ville, son chien qui changeait d’apparence bien malgré lui au fur et à mesure qu’ils changeaient de lieu (ours, phoque, lapin… et même humain !). Hannu nous semble être un personnage assez blasé de la situation, il râle souvent (mais soyons honnête, on aurait réagi pareil à sa place). J’ai beaucoup aimé les liens très forts et la complicité entre Hannu et Ville, l’histoire repose aussi sur leur dynamique et elle fonctionne très bien. Ils sont tous les deux très attachants en tant que duo. Ils ont une très bonne alchimie. J’ai aimé le côté un peu grincheux d’Hannu, sa débrouillardise et sa ténacité, tout comme j’ai aimé le côté jovial, maladroit, peureux, gourmand mais loyal de Ville.




Le schéma de ce roman graphique n’est pas sans rappeler celui des contes de fée. Nos deux protagonistes sont baladés de lieu en lieu où ils doivent ensuite répondre à une quête, avec un médaillon à l’effigie de l’animal ou de la créature fantastique qu’ils vont rencontrer. Il est question de courage, d’amitié et de famille. Un schéma assez classique mais finalement efficace, même si assez répétitif.

 

Lors de ma lecture, ce sont véritablement les dessins qui m’ont le plus marqué. L’immersion dans l’univers fantastique est totale. Les paysages nordiques et hivernaux nous invitent à un véritable voyage. J’ai aimé ces premiers pas (pour moi) dans les légendes finnoises.

 

L’intrigue est intéressante sur ses grandes lignes, mais bien trop longue. Peut-être aurait-elle gagné à être développée sur moins de pages, car 600 c’est beaucoup trop, mais aussi à ce que ses premiers chapitres soient plus simplifiés car ce n’est pas évident de comprendre de prime abord en quoi consiste l’histoire. Du moins, c’était mon ressenti.

 

Passé ça, l'univers est attrayant et j'ai aimé découvrir ces animaux-totems, me promener dans ce monde fantaisiste et hivernal et surtout, quel régal d’admirer les planches de la créatrice, avec ses couleurs, les paysages, les actions et les expressions.


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