vendredi 15 avril 2011

La bicyclette bleue (T.1) - Régine Deforges.

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L'auteur :

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Régine Deforges, née le 15 août 1935, est une auteur et éditrice française, auteur de la série populaire La Bicyclette Bleue. Elle est aussi connu pour laisser un ton libre, voire libertin dans ses écrits qui sont le plus souvent des plaidoyers féministes défendant le droit des femmes de s'assumer seules et libres, également dans le domaine de la sexualité.

- 101, avenue Henri-Martin (T.2).
- Le Diable en rit encore (T.3).


 
/ ! \ Challenge Histoire / ! \


Quatrième de couverture :

1939. Léa Delmas a dix-sept ans. Sa vie se résume aux senteurs de la terre bordelaise, à la lumière des vignobles, à la tendresse des siens. La déclaration de guerre va anéantir l'harmonie de cette fin d'été et jeter Léa dans le chaos de la débâcle, de l'exode, de la mort et de l'occupation nazie. Léa va être contrainte à des choix impossibles.

La Bicyclette bleue est le premier volume d'un roman épique, une grande fresque romanesque qui se déroule entre 1939 et les années 1960.


Mon avis :

J'avais envie de lire quelque chose sur la Seconde Guerre Mondiale, sur la France occupée, sur la Résistance, et je n'avais que ce livre-là dans ma PAL qui répondait à mes attentes, cela dit, j'étais quelque peu récitante face à cette lecture, j'avais sans doute quelques doutes et préjugés sur ce roman, et le film avec Laeticia Casta ne m'avait pas convaincue, surtout l'héroïne. Malgrè mes doutes, j'ai attaqué la lecture du roman, et heureusement que ce fut facile à lire, ainsi j'ai pû le finir en une semaine. Conclusion ? Plutôt bon dans l'ensemble, mais j'ai quelques réserves, vous allez savoir pourquoi...




En ce qui concerne l'histoire, je ne peux pas en révéler trop car il se passe pas mal de choses, ainsi je me contenterai de l'essentiel : c'est l'été 1939, il fait beau à la campagne, c'est les vacances, c'est l'insouciance de la jeunesse, ça sent bon la lavande, les terres bordelaises et les vignobles, le soleil éclate dans le ciel. Léa Delmas a 17 ans et elle vit heureuse parmi les siens, dans une famille aisée possedant des terres outre-mer. Léa est heureuse, Léa est amoureuse. Il s'appelle Laurent d'Argilat et ils vivent un amour partagé, mais voilà, Laurent se fiançe à Camille. Camille est comme Laurent, elle est calme et partage ses idées et son amour de la littérature. Léa est furieuse et indignée, elle ne peut accepter ce mariage et avoue son amour à Laurent, mais Laurent refuse et épouse Camille avant que la guerre n'éclate. Ce mariage ne décourage pourtant pas Léa qui se veut prête à tout pour conquérir son aimé. Mais en 1939, la guerre est déclarée et la France se prépare à une attaque allemande. Laurent part à la guerre et laisse une Camille enceinte aux soins d'une Léa bien récitante. Ruminant sa jalousie et son dégoût pour Camille, les deux femmes fuient les villes bombardées, avec leurs proches et François Tavernier ancien homme du gouvernement et résistant, pour rejoindre un lieu plus sûr mais les difficultés se dressent sur leur chemin et la guerre au quotidien forçera Léa à grandir et à avoir d'autres priorités...



C'est avant tout mon envie de lire quelque chose sur la seconde guerre mondiale et la résistance que j'ai lu ce livre, j'étais dans ma période en quelque sorte. J'avais lu que ce livre était comme une simple copie d'Autant en emporte le vent version Seconde Guerre Mondiale, n'ayant pas lu ce livre, je ne saurais dire si c'est vrai mais en lisant un résumé du livre en question, il est vrai que les ressemblances sont nombreuses. Donc, concernant le roman en général... j'ai eu, pendant un long moment durant ma lecture, du mal à comprendre l'enthousiasme des lecteurs, pas pour l'histoire en elle-même mais surtout à cause de l'héroïne, Léa Delmas, une gamine de 17 ans insupportable, pourrie gâtée, égoïste, jalouse, très capricieuse, ignoble envers Camille (pendant une grande partie du roman) et son frère Claude [ qui fut son fiançé. D'accord elle s'est fiançée avec lui pour se venger de Laurent, mais elle a été horrible avec Claude qui n'avait d'yeux que pour elle, et n'a pas eu la décence d'être triste lorsque Claude est mort à la guerre, pas une larme, pas une once de remors, guère de pensée envers lui ], trop collante avec Laurent qu'elle est déterminée à avoir malgrè son engagement avec Camille, même à la toute fin du livre, et limite nymphomane sur les bords. Vraiment, on voit bien que c'est une adolescente ayant vécu dans une famille aisée et habituée à avoir ses caprices cédés. Léa m'a été insupportable pendant au moins 200 pages, et si elle s'est calmée pour les 200 pages restantes (la guerre et l'invasion du pays obligent !), elle reste imbuvable par moment.



C'est cruel de dire ça mais j'attendais vraiment que la guerre, l'invasion de la France par les allemands, l'obligation de cohabiter avec les soldats allemands et les drames dont elle serait témoin la calmerait dans son caractère d'enfant pourrie gâtée. En effet, elle se calme quelque peu, s'adoucit parfois avec Camille, tente de survivre et a des responsabilités telles que [ faire des petits boulots pour la Résistance, s'occuper de la campagne et des vignobles de la famille après que le père sombre dans la folie après la mort de la mère sous les bombardements ] ou s'efforcer de survivre sous le régime de Pétain, avec toutes ces restrictions, et le fait de voir son entourage changer avec la guerre, entre les pro-pétainistes et pro-gaullistes, ceux susceptibles d'être des collaborateurs [ comme Raphaël ou Matthias ], les Résistants [ François Tavernier, Adrien Delmas ], ceux qui sympathisent avec l'ennemi et/ou vouent un culte à Pétain [ les deux soeurs : Françoise amoureuse d'un officier allemand dont elle est enceinte, Laure profonde admiratrice de Pétain ] au moins j'appréçie ce que fait Léa au nom de la France, du patriotisme et de la Résistance, là elle me paraissait plus amicale et agréable, aussi quand elle s'occupait de sa famille. Malheureusement, elle reste toujours insupportable quand il s'agit de Laurent qu'elle veut par dessus-tout, et Camille parfois. Bien-sûr, cela ne l'empêche pas de coucher avec Matthias son ami d'enfance, et François Tavernier homme fascinant, parfois cynique et sal*** (dans ses paroles) que j'ai aimé lire, homme qui la désire. Je dois avouer que toutes ces scènes de sexe m'ont fatiguée, il y en avait un peu trop à mon goût et m'ont laissé penser que Léa était un peu nymphomane ou a désespérément besoin de contact physique masculin puisque Laurent est absent. Pitié, qu'elle choisisse François (aussi insupportable qu'elle soit, je trouve qu'elle ferait un beau couple avec lui) et laisse Laurent avec Camille ! Ce qui m'a aussi agaçée étaient les mentions de personnages du roman concernant l'incroyable beauté et nature joueuse et vivace de Léa, je pense qu'on a compris au boût de 100 pages qu'elle est très très belle (jalouse, moi ? naaan, j'aurais juste mieux supporté ça si l'auteur ne nous le rappellait pas à chaque fois). 



Mais sinon, ça se lit vite et bien, pas un seul moment je me suis ennuyée, le seul point noir que je puisse trouver est l'héroïne et son comportement imbuvable et son amour du sexe. J'espère qu'elle se calmera dans les tomes suivants, il y a 10 tomes en tout, mais je pense que je lirais que jusqu'au tome 3, histoire de lire uniquement l'arc sur la Seconde Guerre Mondiale. Niveau de l'histoire et de l'Histoire, ce roman fut agréable à suivre, intéressant, rythmé, surtout quand on est plongé dans un aperçu de la Résistance, révoltant par moment (les malheurs causés aux Juifs, la nouvelle parlant du Vel d'Hiv, les collaborateurs...). Donc, malgrè l'héroïne, j'ai aimé le roman, je suis optimiste et je serais tentée de découvrir la suite, jusque 1945, bien que je sache très bien, au niveau de la guerre comment ça va se finir, je veux voir comment vont évoluer la situation, les choses et les personnages (et revoir François Tavernier :p), ce qu'il va se passer pour eux et etc, j'ai le second tome dans ma PAL donc on verra bien... je me montre confiante !

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Léa Delmas (Laeticia Casta) et François Tavernier (Georges Corraface) dans le film/téléfilm de Thierry Binisti (2000).


Extrait : 

Pour plus de sûreté, quelque fois, elle roulait les lettres et les glissait dans le tube de selle ou dans le guidon. Un jour, un Allemand, plus méfiant que ses camarades, lui avait dit :
"Ouvrez vos sacoches et votre sac, vous passez du courrier."
Léa avait éclaté de rire en présentant son sac.
"Si je voulais passer du courrier, je le cacherais sous la selle, pas dans mon sac !
- Ce serait en effet une bonne cachette", lui avait dit l'homme, riant aussi, en le lui rendant
.

24.

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