dimanche 14 décembre 2008

Le chien des Baskerville - sir Arthur Conan Doyle.


Les circonstances dramatiques de la mort de Sir Charles ont réveillé le souvenir de la malédiction qui pèse sur la famille des Baskerville : en effet, dès que l'heure de la mort a sonné pour l'un d'eux, un démon lui apparaît sous la forme d'un chien monstrueux.  
Sherlock Holmes, mis au courant de l'affaire, envoie son fidèle compagnon, le docteur Watson, veiller sur Sir Henry Baskerville, dernier héritier de la famille, tandis que lui-même, décidé à faire la lumière sur cette énigme, mène son enquête à l'insu de tous...




Laissez-moi vous parler de l’un de mes grands amours littéraires… Sherlock Holmes ! Oui, je n’ai lu que ce roman à ce jour, mais il m’a conquis et je ne compte pas m’arrêter là ! Mais, Le Chien des Baskerville, de quoi ça parle ?



Quelque part dans les landes, un certain sir Charles Baskerville trouve la mort de façon assez brutale, durant sa promenade nocturne autour de son domaine. L’on dit qu’il serait mort à cause de l’apparition d’un chien monstrueux tout droit sorti des enfers, rappelant à la famille Baskerville le poids de la malédiction qui hante chacun de ses membres depuis des générations : il est dit que dès qu’un Baskerville est aux portes de la mort, un chien-démon lui apparaîtra sous une forme si monstrueuse et si terrifiante qu’elle cause la mort chez sa victime. Il n'y a plus qu’un seul héritier de la famille, à présent : sir Henry Baskerville, revenu d’Amérique pour s’installer dans l'ancienne demeure familiale et y refaire sa vie. Le médecin de feu Charles Baskerville, le docteur Mortimer, juge utile de mettre au courant le célèbre détective londonien Sherlock Holmes de cette étrange affaire, et c’est avec son ami et associé, le docteur Watson, que Holmes tentera de mettre de la lumière sur cette sombre enquête qui hante une famille depuis des générations...



Je me suis plongée dans ce roman pour ne plus en ressortir ! Pour une première tentative de Sherlock Holmes, c'est réussi, j'ai beaucoup aimé cette première introduction, ce voyage dans les aventures du plus célèbre des détectives. Cette histoire m’a fait un peu penser à l’histoire de la bête du Gévaudan  bête du Gévaudan. J’ai été séduite par son ambiance sombre, presque gothique, fantastique dans les landes sombres et sauvages qui nous dépaysent bien du Londres de l’ère victorienne.



Concernant les personnages, je suis complètement sous le charme du docteur Watson qui est devenu, je crois, mon personnage préféré. Je trouve qu'il est la touche sensible, humaine et chaleureuse de cette aventure face au génie froid et logique de HolmesWatson est profondément humain, sensible, très attaché à Holmes qui est plus qu'un associé et locataire, mais aussi un ami. On découvre l’histoire à travers son point de vue, parfois naïf, son jugement, ses sentiments, son regard, son éternelle affection et admiration pour Holmes. J'ai également beaucoup aimé le personnage de l'inspecteur Lestrade, et de Sir Henry, et Sherlock Holmes, bien-sûr, quel cerveau, quel génie !



L’intrigue est bien construite, il n’y a pas beaucoup de longues descriptions, pas de lenteur ou de style lourd, ça se lit bien, l'écriture de Doyle est plaisante, vivante, elle nous offre le point de vue de Watson qui est loin d'être l’imbécile décrit par certains films. Ici, Watson est plus présent que Holmes, il est aux premières lignes de l'enquête, il découvre en premier le décors des landes avec sir Henry et mène l'enquête pour aider Holmes qui reste d'abord à Londres dans un premier temps. Policier ou pas, ça reste très accessible, on comprend très bien les raisonnements, les trains de pensées, il n'y a pas de vocabulaire complexe.



Je ne suis pas déçue de ce livre qui est l'un des romans les plus connus et appréciés dans les aventures du détective anglais. On a du suspense, et même, je dirais, un peu de fantastique. Face aux raisonnements de Holmes qui ne croit pas à ce genre de chose, c'est donc passionnant à découvrir ce qu'il va faire. L'histoire et le mystère sur la malédiction et le chien des Baskerville m'ont intrigué. Parfois, j'ai trouvé certains passages effrayants et j'ai partagé la peur des personnages. Bon, peut-être qu'à certains passages, j'ai trouvé le récit long et ennuyeux par de trop grandes descriptions, mais sans plus. J'ai adoré et serais plus que ravie de retenter du Sherlock Holmes !



- Dites, Watson, que dirait Holmes ? Nous en sommes à cette heure d'obscurité où s'exaltent les Puissances du Mal...
Comme pour répondre à sa phrase, de la sinistre nuit de la lande s'éleva soudain ce cri étrange que j'avais entendu aux abords du grand bourbier de Grimpen. Le vent le porta à travers le silence nocturne : ce fut d'abord un murmure long, grave ; puis un hurlement qui prit de l'ampleur avant de retomber dans le gémissement maussade où il s'éteignit. A nouveau il retentit, et tout l'air résonna de ses pulsations : strident, sauvage, menaçant. Le baronnet saisit ma manche ; son visage livide se détacha de la pénombre.
- Grands dieux, Watson, qu'est cela ?
- Je ne sais pas. C'est un bruit qu'on n'entend que sur la lande. Je l'ai déjà entendu une fois.
Un silence absolu, oppressant, lui succéda. Nous nous étions immobilisés, l'oreille aux aguets. Rien n'apparut.
- Watson, me chuchota le baronnet, c'était l'aboiement d'un chien.


Chapitre 9. Lumière sur la lande. Second rapport du docteur Watson.

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