samedi 20 décembre 2008

Si c'est un homme - Primo Levi.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/SiCEtaitunHomme.jpg L'auteur :
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Primo Levi, (31 juillet 1919 - 11 avril 1987), était un auteur italien, de religion juive. Il fut l'un des plus célèbres survivants de la Shoah, il devint d'ailleurs écrivain afin de témoigner, transmettre et expliquer son expérience dans le camp d'Auschwitz dans Se Questo è un Uomo, ou Survival in Auschwitz en anglais, Si c'est un homme en français. Il diversifia aussi sa production littéraire en écrivants des histoires courtes, poèmes ou romans.


 


Quatrième de couverture :

Ce livre est sans conteste l'un des témoignages les plus bouleversants sur l'expérience indicible des camps d'extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l'appartenance des juifs à l'humanité. Le passage où l'auteur décrit le regard de ce dignitaire nazi qui lui parle sans le voir, comme s'il était transparent et n'existait pas en tant qu'homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l'holocauste a d'abord été une négation de l'humain en l'autre.

Si rien ne prédisposait l'ingénieur chimiste qu'était Primo Levi à écrire, son témoignage est pourtant devenu un livre qu'il importe à chaque membre de l'espèce humaine d'avoir lu pour que la nuit et le brouillard de l'oubli ne recouvrent pas à tout jamais le souvenir de l'innommable, pour que jamais plus la question de savoir "si c'est un homme" ne se pose. De ce devoir de mémoire, l'auteur s'est acquitté avant de mettre fin à ses jours, tant il semble difficile de vivre hanté par les fantômes de ces corps martyrisés et de ces voix étouffées. --
Paul Klein.

Mon avis : 

Cet avis sera court et simple car trouver les mots pour décrire cette oeuvre est difficile. Ai-je même le droit de le 'critiquer' si le mot est exact ? Non. Ce livre ne se critique pas, on le lit et on apprend. C'est vraiment un témoignage bouleversant, l'auteur nous explique le processus de déshumanisation complète des camps de concentrations, le pouvoir terrible des SS de briser les consciences, rêves, espoirs, humanités des hommes de ces camps, autant psychologiquement que physiquement, voilà où la haine et la folie peuvent mener. J'ai eu du mal à le lire, ce fut dur pour moi de le lire mais il fallait que je le fasse. C'est l'un des témoignages les plus terribles et l'un des plus durs qui existent sur cette terre concernant l'holocauste.

Je pense qu'il faut le lire pour la conscience mais aussi en mémoire de toutes les personnes victimes de cette horreur. On est persuadé de savoir beaucoup de choses sur les camps de concentration, on déchante vite en découvrant ce livre... En lisant ce livre, on voit vraiment l'enfer qu'on vécu les prisonniers, et le traumatisme de ceux qui en sont sorti. Ils ont connu le pire ! Même envers ses semblables, l'homme peut être vraiment affreux (et encore, je pense que dans ce cas-là, le mot est un euphémisme).

C'est en lisant ce livre qu'on se rend compte à quel point on a de la chance de vivre normalement et heureux dans notre société actuelle. On ne ressort pas indemme de cette lecture, pas avec toutes ces descriptions sur le froid, la faim, la douleur, les cauchemars, les travaux forçés, les valeurs humaines s'effaçant peu à peu des consciences de ces hommes... la brutalité gratuite, la fin d'un espoir de voir des lendemains meilleurs...

Ce livre, porteur de mémoire, doit être lu par tout le monde... ou presque, je le déconseillerais à des jeunes lecteurs ou ceux au coeur sensible car le livre peut choquer les dégoûter de ce genre de littérature (rien qu'à cause des propos tenus et de la description de la mort), mais pour le devoir de mémoire, ce livre est indispensable.


Extrait :
Nous appartenions à un monde de morts et de larves. La dernière trace de civilisation avait disparu autour de nous et en nous. L'oeuvre entreprise par les Allemands triomphants avait été portée à terme par les Allemands vaincus : ils avaient bel et bien fait de nous des bêtes.

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