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dimanche 6 janvier 2013

Ma vie aventureuse - sir Arthur Conan Doyle.

"Que reste-t-il aujourd'hui d'Arthur Conan Doyle lorsque l'on cesse d'évoquer cette part de son oeuvre qui, jusqu'à la fin des temps, escamotera son nom au profit de celui qui lui survit avec infiniment plus d'aplomb et de caractère ?"

Cette phrase, par laquelle François Rivière ouvre la préface à Ma Vie aventureuse, exprime l'incontournable nécessité de découvrir qui était réellement - selon lui, il est vrai... - l'immortel père de Sherlock Holmes et de son biographe, le docteur Watson.

Derrière une personnalité hors du commun marquée par la présence indissociable de « ma'am », comme il surnommait sa mère, Arthur Conan Doyle avait choisi de vivre sa vie comme une aventure. Son embarquement sur un baleinier dans l'océan Arctique, ses voyages en Suisse, en Afrique de l'Ouest ou en Égypte, son engagement durant la guerre des Boers en Afrique du Sud, voire son entrée en politique, toutes ces étapes de sa vie, Arthur Conan Doyle les vécut sous le signe de l'Aventure héroïque.

Il ne nous reste plus qu'à suivre cette « vie aventureuse » et de glaner, çà et là, les clefs pour comprendre le créateur d'un mythe littéraire immortel et hors du temps.


A ceux me suivant depuis suffisamment longtemps pour connaître mes goûts littéraires, mon amour envers Sherlock Holmes n'est plus un secret ; il fait, après tout, parmi de mes premiers coups de cœur littéraires, ce qui m'a donné envie d'en savoir plus sur ce personnage de fiction et m'a conduit à m'intéresser de près à l'auteur qui est loin d'avoir eu une vie bien ennuyeuse et banale ! Cet ouvrage à caractère autobiographique m'a, un jour, été présenté par Matilda qui en avait fait la critique sur son blog et j'ai eu la chance, bien plus tard, de tomber dessus par hasard à la médiathèque. C'était une occasion à ne pas louper !

Nous connaissons tous Sherlock Holmes pour la plupart, mais la triste réalité est que nous ne connaissons que trop peu son auteur, étouffé par son personnage mythique. Ce qui est dommage car, à travers son écriture, sa voix, sa vie, on se rend compte qu'on a vraiment loupé quelque chose et que le Monsieur s'avère plutôt sympathique et a eu une vie, comme l'indique si bien le titre, aventureuse. Et c'est pourquoi cette autobiographie est intéressante : pour découvrir l'homme au-delà de son oeuvre ; bien que Sir Doyle ne pouvait pas parler de sa vie sans évoquer son oeuvre, que ce soit Sherlock Holmes ou ses autres écrits. En soi, Conan Doyle se révèle être un homme droit, intelligent, et sympathique. Bref, il nous donne envie de l'avoir connu. (même si, évidemment, quand on écrit sa propre vie, on a tendance à vouloir se montrer sous un jour favorable ; Sir Doyle a au moins le mérite de nous faire part de ses défauts). Et si j'ai trouvé quelques défauts dans cette autobiographie (vous verrez quoi plus bas), je pense que tout holmesien qui se respecte doit lire cet ouvrage, ne serait-ce que pour mieux découvrir la vie du Monsieur. Donc, avis à mes lecteurs, je risque de pondre pas mal sur ce livre et vous risquez d'avoir une petite indigestion Doylienne (et pourquoi pas d'époque victorienne) !

Petit schéma classique : Doyle débute très bien en commençant son récit à partir de sa naissance et son enfance avec un père poète, rêveur, assez mal dégourdit, laissant à sa femme le soin de faire toutes les tâches et d'essayer de subvenir aux besoins d'une famille nombreuse. De son enfance, nous passons à sa scolarité chez les jésuites, les cours, sa prise de conscience au niveau de la religion : Doyle est d'un caractère rationnel, ainsi bien que la religion ait tenu une place dans sa vie, il s'est rendu compte de l'incompatibilité de son caractère rationnel avec les croyances mais, sans être devenu agnostique, il est devenu athée (ne croyant donc pas en Dieu mais croyant tout de même qu'il existe comme une puissance supérieure que l'on ne peut expliquer) jusqu'à ce que plus tard, déçu par la religion catholique, il ne se mette à rechercher une autre religion. Doyle ne tarit pas d'éloges sur sa mère, nous donnant d'elle l'image d'une femme avec un caractère fort, brave, toujours là pour ses enfants. J'ai particulièrement aimé les nombreux efforts que Doyle fournissait pour qu'elle et le reste de la famille ne soient jamais dans le besoin ; j'ai également aimé son récit de ses études de médecine : les cours, les expériences professionnelles en travaillant d'abord comme assistant auprès de médecins consultants et ce qu'il en a tiré, et notamment sa rencontre avec le docteur Joseph Bell.

L'ouvrage commençait alors très bien, je passais mes soirées en décembre à lire les chapitres un à un. Certes, parfois Sir Doyle se perdait dans de longues descriptions, des détails inutiles, mais Dieu que c'était passionnant ! Je me plaisais à découvrir sir Arthur Conan Doyle mais voilà, le hic étant que s'il se perd dans les détails ou décrit longuement certains moments de sa vie, il ne le fait pas toujours pour les chapitres les plus intéressants de sa vie, un peu comme Joseph Bell. J'attendais avec impatience le moment où Doyle nous parlerait de son mentor, l'homme qui lui a inspiré Sherlock Holmes et si ce que Doyle nous dit du docteur Bell est intéressant, il ne s'étend pas assez sur le sujet et pourtant je rêve d'en savoir plus sur lui ! De même, son mariage avec sa première femme, la maladie de celle-ci, la naissance de ses enfants, la mort de sa femme, puis son remariage avec sa seconde épouse, ses expériences dans le spiritisme (Doyle, comme beaucoup d'auteurs européens du XIXe siècle, s'est essayé à ce genre de pratique très à la mode à cette époque)... Doyle en parle ou n'en parle pas, quand il en parle, ça n'est pas assez), de même il parle beaucoup de ses écrits... pour la plupart. Il ne parle guère des aventures de son professeur Challenger et parle vaguement des cris du public, de ses lecteurs pour faire revivre Sherlock Holmes.

Donc oui, Doyle peut être passionnant lorsqu'il raconte sa vie (rien que ses aventures sur un baleinier, les membres de l'équipage, les lieux qu'il a vu et visité ; son voyage en Egypte, en Afrique, puis en Europe... c'est qu'il en a vu des pays, le Monsieur !), mais parfois, il peut être bien bref ou se révéler parfois assommant quand il raconte certains menus détails de sa vie. Mais n'allez pas croire que cet ouvrage a été une déception ! En tant que Française, j'aime bien râler des fois ; mais j'ai trouvé pas mal d’éléments positifs dans cette autobiographie, surtout que Doyle sait être passionnant quand il veut et que j'en ai appris des choses sur lui : ses aventures sur un baleinier, ses nombreux voyages, sa famille en Ecosse, ses études en médecine, ses nombreuses rencontres avec James Barrie, auteur de Peter Pan, et qui était un bon ami de Doyle, lui ayant même écrit un pastiche sur Sherlock Holmes, un récit court et assez moqueur, et original : les deux clients de Sherlock Holmes ne sont autres que Barrie et Doyle eux-même ! Doyle nous fait même partager cette pastiche avec nous ; il nous relate aussi ses rencontres avec Oscar Wilde dont il avait une opinion très positive, en parlant avec respect ( "il joignait le tact à la délicatesse des sentiments" ) même s'il termine son portrait de monsieur Wilde de façon... assez étrange, notamment lorsqu'il parle de son procès. Preuve d'une possible homophobie de Doyle ?



Rien ne ressemblait moins à son premier naturel d'homme bien élevé. Je pensais alors, je continue de penser que la monstrueuse transformation survenue chez lui pour son malheur était toute pathologique, et que son cas relevait de l'hôpital plus que des tribunaux.

Chp 8. Mes premiers succés littéraires.


La consolation est que, malgré cette remarque, Conan Doyle parle toujours d'Oscar Wilde avec respect, au niveau de son tempérament et son oeuvre. Les chapitres sur son œuvres littéraires sont aussi passionnants : d'abord un hobbie, un passe-temps agréable qui l'apaisait, l'écriture est devenue un métier. Il est singulier de découvrir que Sherlock Holmes ne fut pas ses premiers écrits et qu'Une Etude en Rouge ne rencontrât qu'un succès mitigé... et que, sans ce fameux dîner organisé par le manager d'un magazine américain qui a encouragé certains auteurs britanniques à écrire un livre, Le Signe des Quatre n'aurait jamais été rédigé... puisque Doyle ne prévoyait pas de suite à la première aventure de Sherlock Holmes !

Tient, puisque je parle de Mister Holmes, nous connaissons bien tout... l'amour que Doyle a envers son personnage de fiction. Étouffé par Holmes, Doyle verra ses autres écrits oubliés ou moins lu par rapport aux récits sur le détective, au grand désarroi de Doyle qui ne voyait ses récits sur Holmes que comme un passe-temps, un divertissement quelconque. Allant de surprise en surprise lorsque des individus de tous genres, croyant dur comme fer que Sherlock Holmes était un individu en chair et en os, se mettaient à lui écrire des lettres à l'attention de Holmes ou même du docteur Watson : lettres exposant un problème, messages codés à déchiffrer et j'en passe des meilleures. Et lorsque je lis des pastiches ou fanfics sur Sherlock Holmes peu fidèles à l'univers, dénaturant totalement les personnages, je ne peux même plus dire "Conan Doyle se retournerait dans sa tombe si jamais il lisait ça"  puisque Doyle écrit, je cite :



Il va de soi qu'empruntant mes personnages et, dans quelque mesure, mes idées, Gillette [William Gillette, auteur et comédien américain] m'intéressait à l'entreprise, qui fut très heureuse. "Puis-je marier Holmes ?" me câbla-t-il un jour [...] "Vous pouvez le marier, le tuer, en faire ce qu'il vous plaira", lui répondis-je cordialement.

Chp 11. Sur Sherlock Holmes.

Mais, loin d'être un ingrat, Doyle est loin de détester son Sherlock Holmes qui l'aura accompagné pendant bien des années, avouant que sans lui, il ne serait jamais sorti de ses difficultés financières. Sans toujours rabaisser Holmes, il lui reconnaît des choses positives, nous révélant comment il s'y prenait pour écrire ses aventures (même si parfois, il choisissait de parler d'un sujet dont il n'avait que peu de connaissances (je prends l'exemple de Silver Blaze, dont le mystère repose sur les entraînements et courses de chevaux alors que Doyle n'y connaissait rien en cette matière !), parlant avec amusement ou consternation de l'influence de Holmes chez ses contemporains. Outre son célèbre détective, il nous parle de ses autres œuvres, ce qui m'a rendu très curieuse et m'a donné envie de les découvrir un jour.

En somme, j'ai beaucoup aimé découvrir cet ouvrage et ce, malgré les défauts que j'ai pu remarquer. Tout Holmesien qui se respecte trouvera cette autobiographie instructive et très intéressante ; j'espère néanmoins trouver, un jour, une biographie complète sur l'auteur, qui parlera des moments de la vie de Doyle que celui-ci n'a pas parlé ou alors que brièvement. Mais c'est un bon ouvrage qui m'a permis de connaître davantage Doyle à travers lui, que je ne regrette absolument pas d'avoir lu. (et maintenant, sus à l'autobiographie d'Agatha Christie!!)



Et, bien-sûr, écrire un billet sur l'autobiographie de sir Arthur Conan Doyle ce jour-ci n'a rien d'hasardeux car j'ai choisi expressément cette date pour cela. Aujourd'hui, 06 Janvier, je dis : Happy birthday, Mister Sherlock Holmes !




Périodiquement reviennent dans les journaux, avec la régularité d'une comète, certaines histoires de Sherlock Holmes, apocryphes, je n'ai pas besoin de le dire. 
L'une est celle de ce cocher de fiacre qui, à Paris, pendant qu'il me mène à mon hôtel, s'écrie tout à coup, en me regardant au fond des yeux : "Docteur Doyle, je vois que vous êtes allé récemment à Constantinople. J'ai aussi quelque raison de croire que vous avez passé à Budapest, et je gagerais que vous avez dû, à un moment donné vous trouver très près de Milan." "Merveilleux ! lui dis-je. Cinq franc si vous me donnez le secret de votre découverte." "Eh bien, j'ai lu les étiquettes de vos bagages, me répond l'astucieux collignon."


Chapitre 11. Sur Sherlock Holmes.

dimanche 12 juin 2011

Le monde perdu - sir Arthur Conan Doyle.

Le Monde perdu - Arthur Conan Doyle - SensCritique Coûte que coûte, Ned Malone a décidé qu'il arriverait à arracher une interview au professeur Challenger. C'est un savant réputé, mais colérique et redoutable, qui n'a que mépris pour les journalistes.  

Contre toute attente, c'est lui qui entraînera Ned au cœur de l'Amazonie pour d'inoubliables expériences dans un monde perdu où l'évolution s'est arrêtée des millions d'années plus tôt.
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Pour l'amour d'une femme qui ne rêve d'épouser que des hommes aventuriers ayant fait quelque chose de palpitant et dangereux, Edward Malone, dit Ned, journaliste irlandais, décide de consacrer son prochain article à une activité dangereuse et intéressante qu'il pourrait tenter. Son patron lui suggère de rencontrer le professeur Challenger, zoologiste célèbre qui serait revenu de sa dernière expédition avec une histoire que personne ne croit et des photos que l'on dit truquées. Il aurait découvert en Amazonie des animaux jamais vus auparavant par des yeux humains, un monde peuplé d'une faune et flore inconnues remontant à l'âge du jurassique. De tels animaux ayant vécu il y a des millions d'années auraient survécu en Amérique du sud. Ned tente ainsi d'approcher ce personnage à la langue sarcastique mais au génie reconnu qui se montrerait violent avec les journalistes depuis son expédition. Se faisant tout d'abord passer pour un étudiant, Ned est pourtant vite démasqué. Cependant, quelque chose chez lui plaît au professeur qui se décide à révéler son aventure avant d’annoncer son désir de retenter l'expérience en compagnie de quelques personnes volontaires...

Quel régal que ce livre d'aventure ! L'histoire nous est racontée par notre journaliste, Ned, qui nous fait part du déroulement de l'expédition, des difficultés rencontrées au cours de celle-ci, des découvertes et émerveillements comme des détresses, et nous permet de découvrir un personnage haut en couleur, le professeur George Challenger. Personnage intelligent, orgueilleux, sarcastique et génial, il rappelle Sherlock Holmes par son intelligence et ses paroles moqueuses. Toutefois, les similitudes s'arrêtent là et le professeur se démarque du détective et se présente comme un savant passionné et intelligent, avec le sens du spectacle, mais brutal, imbu de lui-même, et un poil machiste. Toutefois, on ne peut pas nier qu'il reste un personnage impressionnant ! 


Conan Doyle, par Sidney Paget (1897)
Je me suis également attachée à Ned Malone, journaliste de 23 ans, qui parvient à s'approcher suffisamment du professeur pour que celui-ci lui fasse quelques révélations et l'invite dans les tréfonds de l'Amérique du sud pour une nouvelle excursion, Ned est une figure sympathique et chaleureuse, qui n'est pas sans nous rappeler le docteur Watson. Parfois naïf, sceptique d'abord face à Challenger mais finissant par entrer en admiration devant le génie, courageux, avide d'aventures, pas une lumière mais un conducteur de lumière bien que je trouve franchement idiot de risquer une aventure dangereuse et risquée pour amour pour une femme qui consentira peut-être à vouloir de lui que s'il est célèbre, surtout si sa célébrité est due à quelque chose de dangereux et palpitant qu'il aurait fait.

Pour continuer sur les personnages, parmi les plus présents se trouve aussi le professeur Summerlee et ça fait des étincelles avec Challenger ! Les deux professeurs sont rivaux et aussi scientifiques et Summerlee est rarement d'accord avec Challenger. Sceptique
 à propos du premier voyage de Challenger, il décide de faire parti du groupe pour la seconde excursion, et les piques tombent régulièrement entre nos deux savants, donnant lieu à des échanges savoureux, d'autant plus que Summerlee a la langue acide, un humour sarcastique, ironique et provocateur, comme son rival et il arrive parfois que les deux se chamaillent comme deux gamins pendant les pires moments quand ils ne se taisent pas pour entrer en extase devant la faune et la flore de l'Amazonie. Ces gamineries se révèlent comiques et dérisoires, ainsi que leurs manies de s'extasier sur les paysages ou créatures même quand le moment est très mal choisi. Cela apporte un peu de légèreté dans le roman, un peu d'humour, et c'est ce que j'ai surtout aimé dans le roman

Je ne peux pas non plus parler du roman sans évoquer Lord John Roxton ! Aventurier et chasseur de grande renommée, avide d'action, cette aventure ne pouvait que lui convenir ! C'est un personnage tout aussi sympathique qui s'attache à Malone qu'il appelle par des surnoms lui faisant rappeler à quel point Malone est jeune et inexpérimenté dans beaucoup de domaine, comme 'bébé', ce qui m'a d'ailleurs un peu tiqué tant ce mot sonne bizarre dans mon édition, d'autant plus que 
dans la VO, Roxton appelle Ned 'young fellah' ou 'sonny' qui pourrait se traduire en 'fiston' ou 'jeune homme' et pas bébé.

C'est toutefois l'un des rares griefs que j'ai concernant cette histoire, car Conan Doyle nous offre de bons personnages avec des caractères bien trempés et (pour certains) des ego démesurés mais n'étant pas étranger au mot 'bravoure' ou 'ingéniosité'. C'est un roman d'aventure fort divertissant qui mélange l'extraordinaire, le danger et l'humour, écrit dans le style inimitable de l'auteur. J'attendais, à chaque chapitre, une nouvelle chamaillerie entre nos deux savants géniaux, Challenger et Summerlee, ou à un nouveau show de Challenger. Si Roxton et Ned sont plus posés - avec l'expérience de l'action pour le premier et une fraîcheur et émerveillement de jeunesse pour le second - ils restent tout aussi plaisants à suivre, bien que moins colorés que nos deux scientifiques. Le comique des personnages pourraient nous empêcher de les voir comme deux hommes brillants et de les prendre au sérieux mais ce n'est pas le cas, et cela n'empêche pas Challenger d'exposer des raisonnements scientifiques intéressants à découvrir.

Bien-sûr, ce qui m'a avant tout poussé à lire cette histoire, c'est bien-sûr les dinosaures ! Je m'intéresse à ces derniers depuis ma découverte de Jurassic Park dans mon enfance, aussi j'ai été contente de retrouver ce thème dans la littérature et ce fut satisfaisant dans ce roman. Conan Doyle manie très bien cet univers, ce qui prouve qu'il n'est pas que l'auteur de Sherlock Holmes, il fait dans la diversification ; ici, la science-fiction : dinosaures, créatures exotiques et même hommes-singes en plein cœur de l'Amazonie. Dans une langue simple où il manie aussi l'humour, Conan Doyle nous fait visiter un monde étranger, exotique, c'est très dépaysant ces nombreuses descriptions sur l'Amazonie, l'Amérique du sud avec sa faune et sa flore, les fleuves, les forêts/jungles, les animaux. Loin du Londres de la fin XIXe/début XXe siècle, Conan Doyle nous fait voyager avec une équipe pas commune les fins fonds de l'Amazonie. Et parmi cette ambiance terrible de la jungle équatoriale où vivent des dinosaures se trouve aussi le flegme de Sherlock Holmes avec des personnages hauts en couleur, british, un génie qui ne s'inquiète pas, constate et garde son sang-froid.


File:Page 59 (The Lost World. 1912).jpg
Rencontre avec un Stégosaure - Illustration (1912)

J'ignore si Conan Doyle se basait uniquement sur les connaissances sur les dinosaures de l'époque mais disons que certaines descriptions sur certains dinosaures étaient floues et n'étaient pas suffisantes pour permettre d'identifier le dinosaure. Au début du XIXe siècle, les scientifiques de l'époque commençaient s'intéresser à ces animaux disparus et leur représentation des dinosaures a parfois été rendue désuète par des découvertes plus récentes, ainsi il faut savoir replacer le roman dans son contexte, à savoir qu'il a été écrit à une époque où la science commençait à s'intéresser aux dinosaures. Conan Doyle nous présente, par exemple, les dinosaures comme ayant une
 lueur de cruauté dans le regard (les carnivores, ma foi pourquoi pas mais les herbivores sont menaçants envers qui ? Les plantes ?) et qu'ils ont disparu parce qu'ils n'étaient pas assez intelligent pour pouvoir survivre et s'habituer au temps qui passe, aux nouvelles modifications de la Terre et des conditions météologiques. C'est toutefois le seul point noir que j'ai relevé concernant sa perception des dinosaures car Conan Doyle nous présente des dinosaures tels que le stegosaurus ou l'allosaurus ou autres créatures ayant vécu à la Préhistoire ou dans l'ère du Jurassique... et même des hommes-singes! Il y a vraiment tous les ingrédients possibles pour rendre l'atmosphère exotique !

Conan Doyle parvient à rendre crédible un monde où quelque chose (vous le découvrirez en lisant le roman) aurait permis à ces créatures de survivre dans un coin de la Terre et pas ailleurs. En bref, un roman d'aventure avec une expédition dans un monde inconnu, des personnages hauts en couleurs, de l'humour, de bons ingrédients pour un roman fort divertissant et intéressant !




M. Hungerton, son père, n'avait pas de rival sur la terre pour le manque de tact. Imaginez un cacatoès duveteux, plumeux, malpropre, aimable certes, mais qui aurait centré le monde sur sa sotte personne. Si quelque chose avait pu m'éloigner de Gladys, ç'aurait été la perspective d'un pareil beau-père. Trois jours par semaine je venais aux Chesnuts, et il croyait dans le fond de son cœur que j'y étais attiré uniquement par le plaisir de sa société.

1. Tout autour de nous, des héroïsmes...

mercredi 28 juillet 2010

La pensionnaire voilée - sir Arthur Conan Doyle.


En vingt-trois années d'activité, Sherlock Holmes a résolu des centaines d'énigmes. Des archives constituées au fil du temps - et qui contiennent, souligne le malicieux médecin, de quoi tenir en respect pas mal de monde... - Watson extrait ici une demi-douzaine d'histoires. Par la variété de leur inspiration et l'ingéniosité de leur construction, ces Nouvelles Archives appartiennent au meilleur de l'œuvre de Conan Doyle.







Et voilà terminée ma lecture du canon holmesien avec ce recueil qui présente les dernières nouvelles qui me restaient à lire. Ça me fait tout bizarre je l'avoue, et je ne suis pas rassasiée pour autant ! Il ne me reste plus qu'à rechercher des pastiches...

Dans ce recueil se trouvent six nouvelles :

La pensionnaire voilée, Sherlock Holmes reçoit la visite d'une logeuse qui a une locataire bien singulière : en effet, son visage est caché, bien à l'abri des regards sous un voile. Cette logeuse, Mrs Merrilow, a croisé accidentellement ce visage, et il était affreusement mutilé ! Qu'a-t-il bien pû se passer pour cette femme d'habitude si calme, qui se met maintenant à hurler chaque nuit 'C'est un meurtre ! Un assassinat !' et 'Bête féroce ! Monstre !'. Sa santé dépérit, c'est pourquoi Mrs Merrilow vient voir le détective en urgence...

Le problème du pont de Thor, afin de laver tout soupçons qui planent sur la gouvernante de ses enfants, coupable du meurtre de sa femme, Neil Gibson rend visite à Sherlock Holmes. Mais il s'avère que cet ancien sénateur a eu un mariage plutôt malheureux avec sa femme avec qui il était violent, et qu'il s'est vite prit d'affection pour la gouvernante. Pourtant, lorsque Mrs Gibson fut retrouvée baignant dans un bain de sang, la note près d'elle était signée de la main de la nurse. Et une des armes du crime, un révolver faisant partie d'une paire de deux, est introuvable...

L'homme qui marchait à quatre pattes, le professeur Presbury est fiancé à une jeune femme, la fille d'un collègue, et bien que le professeur ait déjà 61 ans, l'annonce du mariage n'a pas fait scandale, bien que ce ne soit pas le problème de son secrétaire, Mr Trévor Bennet, lui-même fiancé à la fille du professeur. Mais après quelques évènements, il ne peut s'empêcher de s'inquiéter et d'aller consulter Sherlock Holmes : en effet, le professeur disparait plusieurs jours sans raison, sans donner de nouvelles, sans compter que son fidèle chien se met soudainement à l'attaquer, son propre maître, et puis il y a ces lettres que Mr Bennet a interdiction d'ouvrir...

La crinière du lion, Holmes, en pleine retraite dans le Sussex, reçoit la visite d'un vieil ami, Harold Stackhurst, qui est directeur d'une école préparatoire. Pas plus tard après leur rencontre, ils tombent sur le professeur de science de Harold, titubant et agonisant, portant seulement un manteau et un pantalon. Il parvient à laisser échapper quelques mots avant de mourir, quelque chose à propos d'une crinière de lion. Peu après, c'est au tour du professeur de mathématiques de débarquer !

L'aventure de Shoscombe Old Place, John Mason, un entraîneur de Shoscombe Old Place, d'un stade de courses de chevaux, vient consulter Sherlock Holmes, concerné à propos de son maître, Sir Robert Nobertson. Il pense que celui-ci est devenu fou. Mason n'est pas vraiment sûr s'il veut voir Holmes enquêter sur cette affaire, mais il y a tout de même des choses qui le rendent perplexes, concernant Sir Robert, sa soeur Lady Beatrice... et ces os humains découverts dans les fourneaux de Shoscombe Old Place...

L'aventure du marchant de couleurs qui s'était retiré des affaires, Sherlock Holmes est engagé par un marchant de couleur du Lewisham à la retraite, au sujet de la disparition de sa femme. Elle serait partie avec un voisin, emportant une assez grosse quantité d'argent. Ce marchant, Josiah Amberley, veut les traquer à tout prix. Holmes se retrouve quelque peu occupé pour le moment avec une autre affaire, ainsi il envoie le docteur Watson en observation à Lewisham. Watson remarque alors l'étrange manie d'Amberley à toujours mettre en peinture sa maison...

C'était formidable de retrouver Sherlock Holmes, le docteur Watson dans de nouvelles enquêtes, bien qu'on sent quand même, via l'écriture et en comparant les premières nouvelles/romans, qu'on approche des dernières nouvelles écrites par l'auteur (bien que j'ai toujours l'espoir fou que l'on retrouve un jour, dans un lieu bien caché, d'autres nouvelles Holmesiennes de Doyle... c'est beau de rêver, non ?), mais bon, j'ai tout de même encore et toujours appréçié cette (re)lecture, comme lors de la prmeière lecture, j'ai essayé de trouver le coupable avec Holmes (ne me souvenant plus trop de la tournures des évènements), j'ai quelques fois réussi, mais j'ai aussi surtout cherché les moments où Watson apparaissait, que voulez-vous ! C'est mon personnage préféré, et il n'y a que dans une nouvelle où il est absent : La crinière du lion, via la perpesctive de Holmes, agréable changement, quand on est habitué à suivre les aventures du détective sous le regard du bon docteur.

Agréable lecture, que voulez-vous que je vous dise de plus ? Il faut lire les nouvelles (et les romans) pour vraiment apprécier le Maître, alias Sherlock Holmes, et de partir avec lui à la chasse aux indices et aux criminels avec le docteur Watson.



- Watson, me dit-il [Holmes], il me semble me rappeler que vous êtes toujours armé quand nous partons en promenade ?
Il était bien heureux qu'il en fût ainsi ! Car il se souciait si peu de sa propre sécurité quand son esprit l'absorbait dans un problème que plus d'une fois mon révolver s'était avéré un ami sûr. Je ne me gênai nullement pour le lui rappeler.
- Oui, oui ! Je suis légèrement distrait pour ces sortes d'affaires. Mais vous avez bien un revolver sur vous ?
Je le tirai de ma poche : c'était une arme courte, maniable, petite, mais très utile. Il mit le cran de sûreté, fit tomber les cartouches et l'examina avec soin.
 
Le problème du pont de Thor.

samedi 19 juin 2010

Son dernier coup d'archet - sir Arthur Conan Doyle.


Chacun sait que lorsque Sir Arthur Conan Doyle voulut faire mourir son héros, le désarroi et la colère de ses admirateurs furent tels qu'il dut s'arranger pour le ressusciter... Qu'on se rassure : le dernier coup d'archet que donne ici le plus célèbre violoniste de la littérature policière - également opiomane, botaniste, criminologue... - le laisse en parfaite condition pour de nouvelles enquêtes.

Dans les huit nouvelles de ce volume, son extraordinaire aptitude à la décision imprévisible et raisonnée lui permet de faire la lumière - entre autres - sur les menées d'un dictateur sud-américains en fuite ou les agissements de la mafia napolitaine à New York, aussi bien que de donner un sérieux coup de main, à la veille de la Première Guerre mondiale, au contre-espionnage britannique.

Comme il se doit, la brume londonienne enveloppe ces affaires ténébreuses, contées par l'indispensable Dr Watson avec l'art de la mise en scène et le sens du suspense qui ont fait du Signe des Quatre ou du Chien des Baskerville des classiques de la littérature mondiale.




Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas parlé de Sherlock Holmes dans ce blog, maintenant c'est chose faite.

Ces nouvelles doivent faire partie des dernières publiées par Doyle, car on apprend dans la dernière nouvelle que Holmes se retire de sa carrière de détective, et d'ailleurs, ce récit se situe la veille de la première guerre mondiale, autant dire qu'on est loin des premières aventures du détective, ils ont vieillis et prennent leur retraite. Non pas que cela gâche les nouvelles, j'aime toujours autant retrouver Sherlock Holmes et le docteur Watson dans de nouvelles aventures, de nouvelles enquêtes tout aussi bien les unes que les autres. Ce n'est pas la même atmosphère qu'un roman holmesien, mais qu'importe, quel agréable moment de lecture !

L'aventure de Wisteria Lodge : Sherlock Holmes reçoit la visite d'un gentleman assez perturbé, John Scott Eccles, qui souhaite lui parler de quelque chose de "grotesque". Pas plus tard après son arrivée chez le détective que les inspecteurs Baynes et Gregson débarquent, souhaitant la déposition de Eccles au sujet d'un meurtre datant de la nuit dernière. En effet, une note trouvée dans la poche de la personne assassinée annonçait la venue d'Eccles dans le foyer de la victime la nuit dernière. Il est vrai qu'Eccles a passé la nuit chez la victime à Wisteria Lodge, mais à son réveil, il s'était retrouvé seul dans la maison. Le propriétaire et ses domestiques, partis... 

La boîte en carton, Miss Susan Cushing est troublée après avoir reçu, un jour, une boîte cartonnée contenant deux oreilles humaines. L'inspecteur Lestrade croit à une mauvaise plaisanterie de la part d'étudiants dans la médecine, mais Holmes pense différemment. ces oreilles proviennent peut-être d'une personne de l'entourage de Miss Susan. C'est pourquoi Holmes s'en va questionner la sœur de Susan...

L'aventure du cercle rouge, Mrs Warren, une logeuse, consulte Sherlock Holmes car elle doute de celui qu'elle loge : un jeune homme étranger mais parlant anglais qui lui offre le double pour le loyer ; ce mystérieux individu sort souvent, rares sont ceux qui le croisent. Ses requêtes sont envoyées sur papier, il mange peu, et reçoit peu de visiteurs ! 

Les plans du Bruce-Partington, la monotonie de Londres est chamboulée par la soudaine visite de Mycroft, le frère aîné de Sherlock Holmes, qui vient voir son cadet et Watson au sujet de plans secrets : sept pages sur dix manquent, et elles ont été retrouvées avec un cadavre, celui d'Arthur Cadogan West, un jeune clerg du gouvernement... 

L'aventure du détective agonisant, nous avons une Mrs Hudson très inquiète au sujet de monsieur Holmes qui n'a rien mangé et bu depuis trois jours, apparemment souffrant d'une rare maladie asiatique. Elle fait donc appel au docteur Watson, choqué de n'avoir rien su de la grave maladie dont est victime son ami. Celui-ci a un drôle de comportement, il refuse que Watson ne l'approche, et lui fait de drôles de demandes...

La disparition de Lady Frances Carfax où Holmes envoie Watson en Lausanne pour enquêter sur la disparition de Lady Carfax, femme célibataire, non mariée, Holmes étant étant trop occupé à Londres. Cette femme n'a jamais pu avoir accès à son héritage, à cause de son sexe, mais elle possède beaucoup de bijoux. Son ancienne gouvernante, Miss Dobney, avait l'habitude de recevoir du courrier d'elle chaque semaine, or, plus une lettre n'a été envoyée depuis cinq semaines... 

L'aventure du pied du diable, le docteur Watson emmène son ami pour un séjour aux Cornouailles, afin qu'il puisse changer d'air et se reposer, mais leurs vacances sont interrompues par un événement insolite : deux personnes du coin racontent l'étrange cas de deux frères devenus fous et de leur sœur décédée le temps de quelques heures. Melodrame, un gentleman nommé Tregennis déclare que c'est là, l'œuvre du Diable.  

Son dernier coup d'archet qui se situe à l'aube de la première guerre mondiale, un agent allemand s'apprête à quitter l'Angleterre, sa femme et son domestique étant déjà partis, il reste seul avec son logeur et sa collection de "secrets militaires britanniques", attendant un chauffeur pour le conduire à Berlin...

J’ai passé un bon moment avec ces nouvelles, comme toujours. J’ai retrouvé avec plaisir Mycroft Holmes et mon seul regret est que le grand-frère d’Holmes n’apparaisse pas aussi souvent car c’est un personnage intéressant.


Mes nouvelles préférées doivent être Son dernier coup d'archet et L'aventure du pied du diable, dans celle-ci, l'enquête est la plus intéressante et il y a un moment d'amitié entre Holmes et Watson lorsque l'enquête les met en danger, cela rattrape un peu l'attitude de Holmes envers Watson dans Le détective agonisant qui m'a fâché, j'aurais aimé que Watson soit un peu plus fâché, mais il n'a pas un caractère rancunier, je pense qu'il doit comprendre que Holmes se s'arrête à rien lorsqu'il enquête et que dans ce cas-là, il est comme une machine froide mais efficace. Et puis, j'ai particulièrement aimé Le pied du diable, je trouve que c'est là qu'on découvre la force mentale de Watson et la profondeur de son affection pour Holmes. En gros, un recueil de nouvelles Sherlock Holmes qui se laisse lire avec plaisir...




Madame Hudson, la logeuse de Sherlock Holmes, était une femme durement éprouvée. Non seulement l'appartement de son premier étage était envahi à toute heure par des cohortes de personnages singuliers et souvent indésirables, mais son remarquable occupant faisait preuve d'une excentricité et d'une irrégularité de vie qui avait sans doute mis sa patience à rude épreuve. Son incroyable désordre, son penchant pour la musique aux heures les plus étranges, sa pratique occasionnelle du revolver en chambre, ses expériences scientifiques bizarres et souvent malodorantes, et l'atmosphère de violence et de danger qui l'entourait en faisait de loin le pire locataire de Londres. D'un autre côté, il payait rubis sur l'ongle. Je ne doute pas que la maison aurait pu être achetée pour le prix que Holmes paya pour ses pièces pendant les années que j'ai passées avec lui.
 
L'aventure du détective agonisant.

jeudi 28 janvier 2010

Le vampire du Sussex - sir Arthur Conan Doyle.


Une mère vampire s'attaquant à son propre enfant : qui voudrait croire à une telle horreur ? Tel est pourtant, en apparence, le drame que Sherlock Holmes et son inséparable Watson doivent tenter d'éclaircir. Le détective de Baker Street en fera surgir une vérité bien différente... et accablante.

Cinq autres énigmes sont résolues ici, révélant la diversité d'inspiration de Conan Doyle : faux monnayage dans 'L'aventure des trois Garrideb', scandale mondain des 'Trois pignons', perversité amoureuse du baron Gruner d' 'Un client célèbre', exotisme colonial du 'Soldat blanchi', disparition dans 'La pierre de Mazarin'.

Avec la plus impeccable rigueur logique et un sens aigu de la mise en scène, Conan Doyle nous emmène en quelques pages aux frontières du fantastique ou de l'épouvante. Respectant un immuable protocole en trois temps : l'énigme, l'enquête, la solution, chacun de ses récits lève le voile sur un univers d'ombres, de violences, de secrets.





Cela fait un petit bout de temps que j'avais envie de relire du Sherlock Holmes, ainsi en ai-je profité pour vous présenter un autre recueil de nouvelles holmesiennes que je n'avais pas encore eu l'occasion de parler sur ce blog.

Ces petites nouvelles sont tirées du recueil intitulé Les archives de Sherlock Holmes, et elles se dévorent assez rapidement, sans longueur ni ennui, toutes brillant du génie de Holmes... et de Conan Doyle qui parvient à nous offrir des textes machiavéliques, plein d'imagination qui nous tiennent en haleine jusqu'au bout pour quelques-uns d'entre eux. Sherlock Holmes est toujours aussi brillant, intelligent, sublime. 

Six nouvelles nous sont présentées :

Le vampire du Sussex où Sherlock Holmes reçoit deux étranges lettres... mentionnant des actes de vampirisme ! Impossible pour un homme de logique tel que lui de croire à de telles superstitions mais il décide néanmoins de prêter attention à cette affaire impliquant une mère d'origine Péruvienne qui s'abreuverait du sang de son enfant... 

Le client célèbre, la fille cadette du vieux général de Mervilles tombe follement amoureuse d'un baron autrichien peu recommandable et qui se retrouve suspecté de meurtre par Holmes et son nouveau client. La dernière victime du baron étant sa dernière épouse, dont la mort lui aurait fait gagner beaucoup en guise d'héritage. Le seul témoin de l'affaire est lui-aussi décédé.

L'aventure du soldat blanchi, une histoire racontée par Sherlock Holmes lui-même sur une affaire où il a été sollicité par James Dodd à propos de la disparition d'un ami, Godfrey Emsworth, qui s'est volatilisé après s'être blessé dans le sud de l'Afrique. Ne recevant plus aucune nouvelle de son ami depuis six mois, Dodd va à la rencontre de sa famille qui se conduit comme si Dodd mentait et qu'il ne connaissait pas leur fils, mais le majordome lui mentionne plus tard que Godfrey est dans une mauvaise passe. Et, la nuit venue, Dodd a crut apercevoir une silhouette l'observer depuis la fenêtre de la chambre qu'il occupait chez les Emsworth. 

La pierre de Mazarin, le docteur Watson arrive au 221b Baker Street pour trouver son ami endormi. Billy, un employé, lui explique que le détective pourchasse un voleur, et à présent, Holmes s'attend à ce qu'on attente à sa vie, donnant même l'adresse et le nom du voleur à Watson si jamais le criminel parvenait à ses fins.

Les trois pignons, un certain Steve Dixie fait une entrée fracassante et remarquée dans le salon du 221b Baker Street en avertissant le détective de manière assez brutale de garder ses distances auprès d'un certain Harrows. Holmes l'intimide à son tour en lui parlant de la mort d'un certain Perkins où Dixie est inculqué... 

Les trois Garridebs, Nathan Garrideb recherche deux personnes portant le même nom de famille que lui et c'est à Sherlock Holmes qu'il demande de l'aide. La raison d'une telle recherche est la suivante : le testament d'Alexander Hamilton Garrideb qui promet une somme de cinq millions de dollars à partager avec trois personnes de sexe masculin portant le même nom de famille que lui et pour le moment, seuls Nathan et un certain John se sont réunis pour trouver la troisième personne manquante. Mais Holmes ne fait pas du tout confiance à John Garrideb et ne croit pas un mot de son histoire, surtout que John n'est pas ravi de la décision de Nathan de demander de l'aide à un détective...

C'est toujours un plaisir de le retrouver, ainsi que son éternel compagnon qui ne le quitte jamais (quoique dans l'affaire du Soldat blanchi, Watson est absent et c'est Holmes qui raconte l'histoire, une perspective originale qui nous offre le point de vue direct de Holmes. Puis le récit de La pierre de Mazarin est à la troisième personne pour changer).


Holmes a beau être froid et logique, Watson est là pour apporter une petite touche chaleureuse, humaine, sensible et sympathique au récit, c'est pourquoi c'est souvent lui mon narrateur préféré, il apporte ce qu'il manque à Holmes. Je crois d'ailleurs que ma nouvelle préférée est celle des Trois Garrideb, que ce soit pour l'enquête qui m'a tenue en haleine jusqu'au boût, ou pour LA scène : celle où le criminel parvient à blesser Watson et où l'on voit que Holmes n'est pas si insensible que ça, c'est une belle scène d'amitié bouleversante et magnifique entre Holmes et Watson qui m'a émue, je ne sais pas combien de fois j'ai pu la relire. Conan Doyle dit tout sans rien dire... enfin, je me comprends ! Je suis tellement fan de ce duo mythique ! Tout est dans le regard, l'angoisse, l'émotion que les deux ont pu partager en cet instant magique ! Ces nouvelles étaient vraiment captivantes, on ne peut que s'incliner face à l'auteur.


Cela valait bien une blessure, beaucoup de blessures, de mesurer enfin la profondeur de la loyauté et de l'affection qui se cachaient derrière ce masque impassible ! Pendant un moment, je vis s'embuer les yeux durs, et frémir les lèvres fermes. Pour la première fois de ma vie, je sentis battre le grand cœur digne du grand cerveau. Cette révélation me paya de toutes mes années de service humble et désintéressé.

Les Trois Garrideb.

mercredi 21 octobre 2009

Résurrection de Sherlock Holmes - sir Arthur Conan Doyle.


Choisies parmi les enquêtes les plus remarquables de Sherlock Holmes par le fidèle Watson qui a été personnellement mêlé à la plupart d'entre elles, voici treize « affaires » captivantes qui mettent en lumière les facultés étonnantes du célèbre détective : La Maison vide, L'Entrepreneur de Norwood, Les Hommes dansants, La Cycliste solitaire, L'École du prieuré, Peter le noir, Charles-Auguste Milverton, Les Six Napoléons, Les Trois Étudiants, Le Pince-nez en or, Un trois-quarts a été perdu !, Le Manoir de l'abbaye, La Deuxième Tache.




Sherlock Holmes est mort, vive Sherlock Holmes !

Dans la nouvelle du Problème Final (ou Dernier Problème), Conan Doyle donnait à son personnage une mort digne d'un héro, dans les chutes de Reichenbach en Suisse où il emporta avec lui, après une lutte, son adversaire, le redoutable Moriarty. Conan Doyle avait espéré ainsi tirer un trait sur ce personnage qui avait pris une trop grande place dans sa vie. C'était mal connaître ses fans, dont la propre mère de l'auteur, qui ont porté le deuil du détective et ont insisté auprès de Doyle pour faire revivre son personnage. Doyle résista pendant un temps, avant de céder et de faire revivre son personnage dans la nouvelle La Maison Vide. D'autres nouvelles suivirent dans lesquelles Holmes et Watson repartent à l'aventure...

C'est dommage pour Doyle dans un sens, et j'espère qu'au bout du compte, il n'aura pas gardé de ressentiment envers son personnage, mais je suis ravie que les aventures de Sherlock Holmes ne se soient pas achevées avec Le Problème Final.

J'ai donc retrouvé avec grand plaisir le duo Holmes/Watson avec leurs retrouvailles, des enquêtes qui sont pour la plupart excellentes, et quelques bons moments d'affection et de complicité entre Holmes et Watson. Pas de doute, Conan Doyle est revenu en coup de maître !

La maison vide, qui se situe trois ans après la nouvelle du Dernier Problème, où Sherlock Holmes réapparaît à Londres, surprenant le monde face à cette résurrection, et en particulier son ami Watson. Mais le temps n'est pas aux retrouvailles puisque Holmes, entraînant Watson avec lui, va tenter son ultime chance de capturer le bras droit de feu Moriarty, le colonel Moran, bien décidé à venger le professeur...

L'entrepreneur de Norwood : un jeune avocat, John Hector McFarlan, est accusé d'avoir assassiné l'un de ses clients. Pour se sortir de ce mauvais pas, il demande de l'aide à Holmes avant que Scotland Yard n'ordonne son arrestation. Clamant son innocence, il jure n'avoir appris la mort de son client que dans la presse, et pourtant les évidences contre lui sont frappantes.

Des hommes dansant, Mr Hilton Cubitt fait appel au détective car inquiet du comportement de sa jeune épouse, Elsie, qu'il a connu en Amérique. Mariés depuis un an à peine, elle lui a fait juré de ne pas lui poser de questions sur son passé et, en tant que gentleman, Cubitt accepte mais voilà que depuis quelques temps, Elsie brûle une lettre reçue d'Amérique sans la lire et devient sincèrement bouleversée à la vue d'étranges petits gribouillages d'aspect enfantin représentant des petits bonhommes faits à la craie, apparaissant un peu partout dans la propriété Cubitt. 


La cycliste solitaire, Miss Violet Smith se voit offrir un travail de professeur de musique d'une fille d'une de ses connaissances, Mr Carruthers. Tout se passe bien lorsque l'ami de Carruthers, Mr Woodley, ne vienne s'installer dans la demeure pendant une semaine et lui fasse des avances. Sauvée par son hôte, Woodley fuit mais Violet cherche les conseils de Holmes depuis qu'un étrange personnage ne la suive dès qu'elle prend la bicyclette...

L'école du Prieuré, Sherlock Holmes reçoit la visite du principal d'une école préparatoire du nord de l'Angleterre : un de ses élèves a été kidnappé, et pas n'importe lequel, le fils d'un Duc qui est prêt à offrir une récompense de 5 000 £ si on retrouve son fils et le kidnappeur. Mais le secrètaire du Duc avoue que le jeune garçon préférait sa mère et vivait une vie malheureuse avec son père, qu'il était heureux dans son école mais qu'il a reçu une lettre le soir de sa disparition.

Peter le noir, nous avons un jeune inspecteur Hopkins en pleine admiration pour Holmes qu'il considère comme son mentor, qui vient lui demander de l'aide à propos d'un certain Peter Carey, victime de 50 ans et ancien commandant du Sea Unicorn à la mauvaise réputation... 

Charles Auguste Milverton, Holmes est engagé par Lady Eva Blackwell pour essayer de détruire les lettres compromettantes d'un maître chanteur nommé Charles Milverton qui cause bien des soucis et de la révulsion chez le détective qui tente de le coincer. Pour tenter de stopper le scélérat et de récupérer les lettres, Holmes laisse derrière lui son rôle de détective pour revêtir, le temps d'une nuit, celui d'un voleur...

Les six Napoléons, l'inspecteur Lestrade, troublé, part consulter Holmes et Watson à cause de l'étrange cas qui se présente à lui : un individu a tant pris en haine Napoléon Bonaparte qu'il va jusqu'à s'introduire chez les personnes possédant un buste de l'Empereur pour les détruire. 

Les trois étudiants, Holmes se retrouve dans une célèbre université lorsqu'un tuteur de St Luke's College, Mr Hilton Soames, lui apporte une affaire intéressante qui risque de créer le scandale si elle était montrée au grand jour. 





Le pince-nez en or, l'inspecteur Stanley Hopkins raconte à Holmes l'affaire d'un meurtre auquel il ne trouve aucune réponse : la victime n'avait rien à se reprocher, le meurtre n'a aucun motif et l'arme du crime appartenait au professeur dont la victime était le secrétaire. 

Un trois-quart a été perdu ! Un certain Cyril Overton du Trinity College qui vient demander de l'aide au détective lorsque Stauton, un homme important dans son équipe de rugby, disparaît à l'approche d'un important match contre Oxfort, or le disparu avait un comportement étrange dernièrement...

Le manoir de l'abbaye, Holmes réveille Watson, tôt le matin, répondant à l'appel d'une nouvelle enquête : un meurtre à l'Abbey Grange. Sir Eustache Brackenstall a été assassiné, apparemment par des cambrioleurs. Hopkins pense au gang Randall composé d'un père et de ses deux fils. L'épouse du défunt révèle, elle, que son mariage n'était pas heureux car son mari était violent, abusif et alcoolique.

La deuxième tâche, d'importants documents venant du secrétariat de l'Etat pour les affaires européennes ont été volés et s'ils venaient à être découverts, cela ferait risquer une guerre au pays. C'est pourquoi le premier ministre en personne, et le secrétaire d'état se tournent vers Holmes...

Plusieurs de ces récits sont mes préférés, et on retrouve des enquêtes intéressantes et d'agréables moments d'amitié entre Holmes et Watson, ce qui prouve que Holmes n'est pas insensible et sans cœur qu'il le dit, bien que j'avoue qu'à la place de Watson, j'aurais été plus rancunière que ça : Holmes s'est délibérément fait passé pour mort pendant trois ans, ne mettant personne au courant à part son frère aîné, Mycroft Holmes. Watson a donc porté le deuil d'une personne qui n'était même pas morte ! Cela dit, l'argument de sa survie après sa confrontation avec le professeur Moriarty dans le Dernier Problème se tient, et l'enquête visant à capturer Moran, le bras droit de Moriarty, dans La maison vide, est intéressante et prenante.

J'ai particulièrement aimé l'affaire de Charles Auguste Milverton où l'on apprend que Holmes aurait pu être un voleur très efficace ! Sinon, le stratagème et l'énigme autour des hommes dansants étaient ingénieux et prenants, et l'affaire des Six Napoléons est tout aussi bien, l'inspecteur Lestrade y est très présent, ça m'a fait plaisir de le voir autrement que dans le rôle de l'inspecteur de Scotland Yard idiot, juste bon à rivaliser avec son collègue, Tobias Gregson, car j'aime beaucoup Lestrade. Sinon que dire d'autres des nouvelles ? Un pur délice, tout simplement...



Je sentis la main de Holmes se glisser contre la mienne et il me la serra d'une manière rassurante, comme pour m'indiquer qu'il dominait la situation et qu'il était tranquille. Je n'étais pas sûr qu'il eût remarqué ce que je ne voyais que trop de ma place : la porte du coffre-fort était imparfaitement refermée ; à tout moment Milverton pouvait s'en apercevoir. J'étais résolu, si la fixité d'un regard m'avertissait qu'il l'avait observé, à bondir, à l'étouffer sous mon manteau, à le ligoter, et à laisser Holmes s'occuper du reste. Mais Milverton ne levait pas les yeux. Il était nonchalamment intéressé par les papiers qu'il lisait : page après page il suivait le législateur dans son argumentation. Au moins, pensai-je, quand il aura terminé sa lecture et son cigare, il ira dans sa chambre. Mais avant qu'il eût achevé l'un ou l'autre, il se produisit un évènement inattendu qui modifia le cours de nos pensées.

Charles Auguste Milverton.

samedi 17 octobre 2009

Souvenirs sur Sherlock Holmes - sir Arthur Conan Doyle.


Que fait Sherlock Holmes toute la journée ? Il déduit et, de déduction en déduction, il découvre pourquoi les moutons boitent quand les chevaux de course disparaissent, pourquoi un homme en fait chanter un autre, et pourquoi le colonel Barclay s'effondre mort, dans son salon. C'est très clair, "élémentaire, mon cher Watson" ! Et onze énigmes deviennent de simples histoires d'amour, de vengeance et de mort. Dans ce volume de la série des Sherlock Holmes, le célèbre détective anglais affronte un adversaire aussi intelligent que lui, le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Le duel aura lieu dans les montagnes Suisses...


 
Voici un nouveau recueil de nouvelles sur les aventures de Sherlock Holmes, un plaisir, comme toujours. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, et les enquêtes que nous propose Conan Doyle. Et elles sont nombreuses et intéressantes !
 
Flamme d'argent est aussi le nom d'un cheval de course appartenant au colonel Ross. Un jour, l'entraîneur du cheval est retrouvé mort. Sherlock Holmes et le docteur Watson se rendent donc dans le Wessex pour enquêter, à la demande du colonel, et apprennent que l'entraîneur avait en fait une double vie... qui a causé sa perte. 

La figure jaune, Mr Grant Munro est désespéré par l'étrange comportement de sa femme qui, après lui avoir demandé de l'argent, se lève en pleine nuit pour se rendre chez les nouveaux voisins. L'inquiétude du mari s'accroît lorsqu'il aperçoit un visage jaune l'épier par une des fenêtres des voisins. Sa femme refusant de s'expliquer, Grant Munro décide de demander conseil à Sherlock Holmes. 

L'employé de l'agent de change se situe peu de temps après le mariage de Watson, celui-ci reçoit la visite de son ami Holmes le priant de venir le rejoindre pour un voyage à Birmingham où une affaire les attendent : celle de Hall Pycroft qui, après avoir trouvé un nouveau travail, se retrouve dans une situation des plus étranges...
 
Le Gloria Scott, une nouvelle se situant durant la jeunesse de Holmes, quand il étudiait encore au collège et qu'il avait fait la connaissance de son premier ami de l'époque : Victor Trévor. Un jour où il dînait avec Victor et son père, le don de déduction de Holmes étonne Trévor senior mais alors que les déductions de Holmes le mènent vers un sujet qui rend inconfortable le père, celui-ci invente une excuse qui ne convainc pas Holmes... 

Le rituel des Musgrave, Sherlock Holmes raconte à son vieil ami Watson une enquête qu'il avait résolue avant leur rencontre : Reginald Musgrave, une connaissance de l'université, l'avait consulté après la disparition de deux de ses domestiques... et cette disparition remonte peu après que l'un d'entre eux ait secrètement lu un document de famille... 



Les propriétaires de Reigate, c'est une vieille connaissance de Watson qui invite ce dernier et Sherlock Holmes à passer quelques jours chez lui, à la demeure du colonel Hayter où s'est produit vol puis meurtre... le seul indice étant un bout de papier déchiré, trouvé dans la main de la victime.
 
L'homme tordu, Holmes invite Watson à l'assister dans une enquête concernant le meurtre violent du colonel James Barclay, et dont la femme est la première suspecte, alors qu'ils étaient l'image même du couple parfait... 

Le pensionnaire en traitement, un certain docteur Percy Trevelyan apporte à Holmes un problème bien particulier : il a participé à un arrangement plutôt inhabituel... 

L'interprète grec nous présente Mycroft Holmes, frère aîné du détective, qui a justement une enquête pour son frère : celle de Mr Melas qui lui a raconté une étrange expérience. 

Le traité naval, le docteur Watson reçoit une lettre d'un ancien camarade de classe lui suppliant d'exposer son problème à son ami détective car un important traité naval lui a été dérobé. Mais lorsque Watson présente la lettre à Holmes, celui-ci remarque que ce n'est pas l'écriture de son ami, mais de celle d'une femme...

Le dernier problème, les temps sont sombres pour Sherlock Holmes qui a dû éviter la mort à plusieurs reprises après que le professeur Moriarty, véritable génie du mal, lui ait rendu visite à Baker Street. En effet, depuis plusieurs mois déjà, Holmes a réussi à contre-carrer les plans de son rival bien décidé à se débarrasser de Holmes...
 
Sherlock Holmes se révèle, au fur et à mesure des nouvelles, un détective épatant à qui rien n'échappe. Personnellement, si je me retrouvais devant lui, je lui avouerais tout ! C'était donc 11 nouvelles toutes sympathiques les unes les autres, pas un seul moment d'ennui. Surtout que l'on rencontre Mycroft Holmes, grand frère du célèbre détective, et le professeur Moriarty, génie du mal qui prouve être un adversaire digne de Holmes. J'ai également aimé les moments d'amitié entre Holmes et Watson, amitié que j'aurais aimé voir plus développée mais bon, Conan Doyle se penche plus sur les enquêtes. J'ai aimé, en somme, même si l'affaire du Dernier problème fut celle que j'ai lu le moins... ceux qui s'y connaissent devraient savoir de quoi je parle ! C'est que j'ai un petit cœur sensible !


 
Holmes me conduisit dans un salon plus petit, m'y laissa une minute et revint accompagné d'un homme qui, je le savais, ne pouvait être que son frère.
Mycroft Holmes était bien plus large, bien plus fort que Sherlock. Sa corpulence ne pouvait guère passer inaperçue. Mais sa figure, quoique massive, avait gardé quelque chose de m'acuité d'expression qui caractérisait celle de son frère. Ses yeux avaient la couleur grise de l'eau, et pourtant le regard était pénétrant, profond, plein d'une vivacité d'introspection que je n'avais vu que chez Sherlock quand il exerçait à fond ses talents.

 
L'Interprète Grec.