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vendredi 28 février 2014

Mon voisin Totoro.

Mon voisin Totoro/My neighbor Totoro,
Réalisé par Hayao Miyazaki
1h26min
Sorti en 1998 (Japon) / 1999 (France)


Avec les voix de :

- VO : Noriko Hidaka (Satsuki), Chika Sakamoto (Mei), Shigesato Itoi (Tatsuo, le père), Hitoshi Takagi (Totoro et le chat-bus), Tanie Kitabayashi (Grand-mère), Toshiyuki Amagasa (Kanta)...

- VF : Mélanie Laurent (Satsuki), Marie-Charlotte Leclaire (Mei), Thierry Ragueneau (le père), Colette Venhard (Grand-mère), Donald Reignoux (Kanta)...




Synopsis :

Deux petites filles viennent s'installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l'hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l'existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros. Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains.


Mon avis :

Depuis Le château ambulant, j'ai vu trois autres films de Miyazaki, celui-ci est le plus récent que j'ai visionné. Je crois que vous allez bouffer du Miyazaki sur ce blog...

Dernière découverte en date donc, je choisi les films en fonction de mon intérêt par rapport à la lecture du synopsis et éventuellement la découverte de quelques extraits. Je connaissais déjà le personnage de Totoro sans jamais avoir vu le film, à présent que c'est chose faite, je peux d'ores et déjà dire que le film est à l'image même de Totoro : simple mais mignon. C'est ainsi que j'ai trouvé le film, mignon, irrésistible, adorable, avec un scénario simple : pas de tragédie, pas d'histoire complexe, juste un père de famille qui part s'installer dans la campagne japonaise avec ses deux petites filles, Mei et Satsuki, pour mieux se rapprocher de l'hôpital dans lequel sa femme est en convalescence. Dans cette jolie campagne paisible, les filles feront la rencontre de trois créatures peu ordinaires : les Totoros.

Le scénario est vraiment simple et l'histoire ne va pas au-delà des interactions des filles avec les Totoros, en ajoutant à cela quelques moments en famille. Autant dire qu'il n'y a pas vraiment d'histoire, le scénario est assez simplet mais je suis retournée dans mon enfance. Le film a très bien su retranscrire l'enfance dans son essence simple et les enfants et leurs réactions, leur façon de vivre. Mei et Satsuki représentent l'enfance à l'état pur, elles sont innocentes, gentilles, adorables, elles se disputent comme des sœurs à la manière des enfants tout comme elles ont leurs moments de complicité et d'entente. Ce film retranscrit très bien cela, et les réactions que peuvent avoir les enfants face à des situations qu'ils ne peuvent pas comprendre ou réagir de la même façon qu'un adulte, comme la maladie de leur mère. Mais cette histoire est mignonne. Les décors, fidèles à Miyazaki, sont d'une simplicité mais aussi beaux dans cette simplicité. J'ai beaucoup aimé les graphismes, surtout concernant la campagne japonaise avec les champs, les cours d'eau, la forêt avec l'immense arbre des Totoros. C'est une nature très belle mais simple, on a envie de tremper ses pieds dans l'eau, courir dans les bois avec l'ombre des feuilles sur la peau, cueillir des fleurs, grimper dans les arbres, le tout sous un magnifique ciel ensoleillé.



Outre la nature, Mei et Satsuki découvriront, grâce à Totoro, un monde qui - sans quitter le cadre de la campagne japonaise - suscite le rêve et l'émerveillement, il y a une certaine magie qui émane de Totoro, notamment quand il se rend "maître" de la nature ou qu'il fait appel au Chat-Bus. Outre cet étrange Chat-Bus, nous avons les noiraudes que les deux sœurs rencontrent souvent en partant explorer leur nouvelle maison de campagne, une maison japonaise traditionnelle, ces noiraudes sont des espèces de boules de suie humanoïdes timides ou bien alors facilement apeurée, ainsi que deux autres Totoro, le Totoro à l'affiche est le plus grand soit le O-Totoro. Il est parfois accompagné de Chu-Totoro (un Totoro de taille moyenne, bleu et blanc) et Chibi-Totoro (le plus petit Totoro, de couleur blanche mais qui peut se rendre invisible s'il le souhaite), je regrette d'ailleurs un peu que ces deux derniers n'apparaissent pas aussi souvent que le O-Totoro, il aurait été intéressant de voir comment ils auraient été exploités, ce qu'ils auraient pu apporter au film.

Cependant, j'ai beaucoup aimé les scènes avec le grand Totoro, ces créatures ne parlent pas vraiment, hormis une espèce de cri, mais ce sont des créatures adorables, serviables, des espèces d'esprit de la forêt, sensible aux enfants, et très amusante, il suffit de voir la scène où, Satsuki ayant prêté son parapluie à Totoro une nuit de grande averse, sous les arbres de la forêt, Totoro soit interloqué par le bruit des gouttes tombant sur le parapluie et qu'il aime tellement ces bruits qu'il fait un grand bond pour recevoir sur son parapluie toute l'eau de pluie des arbres et feuilles et qu'il soit aux anges en attendant le bruit de toute l'eau sur son parapluie. D'ailleurs, voici une image de cette scène :


Totoro n'ayant qu'une feuille pour se protéger, Satsuki va lui prêter son parapluie
pour qu'il puisse se protéger de la pluie.


Ce sont des grosses boules de poils très expressives, surtout au niveau du sourire et surtout concernant le grand Totoro, des gardiens bienveillants de la forêt non mis en danger par l'homme car seules les deux petites filles font sa connaissance (je me demande même s'il n'y a que les enfants qui ont la capacité de les voir, avec leur cœur innocent), des créatures inoffensives qui dorment le jour et voyagent en Chat-Bus. On peut reprocher à ce film la simplicité, sinon le manque d'histoire, mais ce film dans toute sa simplicité est attachant par ses personnages, et magnifique par son graphisme et sa musique, c'est comme une douce et amusante fable à raconter pour petits et grands... et qui plaira aisément aux plus jeunes. Une jolie histoire sur l'enfance, la beauté de la nature et son rapport avec l'homme, avec des moments touchants en famille ou avec les Totoros. Un joli film que je revisionnerai sans aucun doute un jour !


Totoro et le Chat-Bus (avec Satsuki portant Mei sur son dos, sur le côté)

samedi 22 février 2014

Le Château Ambulant.

Le château ambulant/Howl's Moving Castle,
Réalisé par Hayao Miyazaki
1h59min
Sorti en 2004 (Japon) / 2005 (France)


Avec les voix de :

- VO : Chieko Baisho (Sophie), Takuya Kimura (Hauru), Akihiro Miwa (la sorcière des Landes), Tatsuya Gashuin (Calcifer), Ryunosuke Kamiki (Marco)...

- VF : Frédérique Cantrel et Laura Préjean (Sophie), Rémi Bichet (Hauru), Catherine Sola (la sorcière des Landes), Thierry Leroux (Calcifer), Simon Koukissa (Marco)...


Synopsis :

La jeune Sophie, âgée de 18 ans, travaille sans relâche dans la boutique de chapelier que tenait son père avant de mourir. Lors de l'une de ses rares sorties en ville, elle fait la connaissance de Hauru le Magicien. Celui-ci est extrêmement séduisant, mais n'a pas beaucoup de caractère... Se méprenant sur leur relation, une sorcière jette un épouvantable sort sur Sophie et la transforme en vieille femme de 90 ans. Accablée, Sophie s'enfuit et erre dans les terres désolées. Par hasard, elle pénètre dans le Château Ambulant de Hauru et, cachant sa véritable identité, s'y fait engager comme femme de ménage. Cette " vieille dame " aussi mystérieuse que dynamique va bientôt redonner une nouvelle vie à l'ancienne demeure. Plus énergique que jamais, Sophie accomplit des miracles. Quel fabuleux destin l'attend ? Et si son histoire avec Hauru n'en était qu'à son véritable commencement ?

Mon avis :

Inutile que je résume l'histoire, le synopsis le fait très (trop) bien à ma place, il est même un peu trop révélateur à mon goût, ça ne laisse pas beaucoup de suspense à découvrir pour le début du film, néanmoins ça faisait déjà un petit moment que j'avais envie de découvrir les productions d'Hayao Miyazaki, ce fameux producteur japonais qui a réalisé quelques perles, dit-on...


Ce film d'animation apporte son lot de personnages, tous attachants, pas forcément marquants, mais attachants, même le simple épouvantail mouvant baptisé Navet par Sophie. Nous avons bien-sûr Sophie, pas trop niaise, adorable, serviable, patiente, douce, elle ne sombre jamais face à l'adversité, je trouve même qu'elle ne se désespère pas vraiment lorsqu'elle est sous l'emprise du sortilège de la sorcière des Landes. Certes, elle est surprise, choquée et effrayée au début, et va jusqu'à fuir le foyer familial, de peur d'être surprise sous cette apparence par les membres de sa famille mais après cela, elle semble plutôt bien s'accommoder de sa nouvelle apparence, ne se plaint pas trop et ne se pousse pas trop pour remédier à sa situation, du moins c'est comme ça que je l'ai senti. J'ai été un peu surprise et déçue de ce côté-là, j'aurais cru que Sophie, qui passe de 18 à 90 ans, ait plus de mal à s'accommoder à son corps devenu plus vieux, plus fragile, et que par conséquent ses mouvements seraient plus lents et douloureux, mais ce genre de scènes sont rares, voire inexistantes.


Sophie et monsieur Navet.

Néanmoins, qu'elle ait 18 ou 90 ans, Sophie reste un personnage plutôt plaisant à suivre. Après elle vient ensuite le magicien Hauru, qui change parfois d'apparence, qui paraît un peu narcissique au début (allant jusqu'à clamer : à quoi beau vivre si l'on est pas beau ?), manquant même de caractère sous son charisme, se révélant même un peu lâche. Bref, il se révèle assez vaniteux et immature au départ, mais on le connaîtra sous un nouveau jour au fur et à mesure du film. Au contact de Sophie, il apprendra peu à peu à changer et se révélera un homme courageux et avec d'honnêtes intentions au fur et à mesure qu'on apprend à mieux le connaître. D'autres personnages sont présents, comme Calcifer, qui est le feu parlant et possédant des yeux, qui nourrit le Château Ambulant d'Hauru, et qui lui permet de fonctionner. Calcifer paraît un peu farouche, mais c'est juste quelqu'un qui aime jouer les gros durs sans en être un ; sans oublier le petit Marco, le jeune apprenti d'Hauru pour qui Sophie se prend d'affection, affection réciproque d'ailleurs. J'ai beaucoup aimé cette espère de petite famille qu'ils formaient tous au château ambulant.



Hauru et Sophie.
Le château est d'ailleurs un autre élément qui a attiré mon attention. Il n'a rien d'un château tel qu'on se l'imagine, un château d'aspect médiévale ou plus moderne comme celui de Versailles. C'est une espèce de grande demeure qui se déplace avec des pattes d'acier et qui possède plusieurs cheminées, et qui peut changer d'apparence. Hauru ayant même fait changer le château niveau intérieur pour qu'elle ressemble plus à une maison conviviale, rien que pour Sophie. Ce château possède aussi une porte d'entrée qui, avec un système mécanique plutôt simple mais que j'aurais du mal à expliquer avec mes mots, donne accès à divers endroits si on actionne une manette. C'est une demeure originale, assez loufoque, mais qui présente un aspect assez convivial et Sophie ne met pas beaucoup de temps pour s'habituer au château et ses habitants. L'univers dans lequel prend place l'histoire est aussi particulier. Ce n'est pas dans notre monde, c'est certain. On a affaire à une espèce de mélange entre Jules Verne et l'ère victorienne. Au niveau des habitations et des vêtements, nous sommes dans le passé mais la présence de magiciens et d'une guerre impliquant des magiciens place cette histoire dans un univers imaginaire. J'ai beaucoup aimé les représentations des bâtiments, surtout du magnifique palais royal, et le contexte d'une guerre impliquant des sorciers rend l'histoire intéressante et intrigante. Ce monde est parfois étrange et mystérieux, mais intéressant, j'aurais aimé en savoir plus.

Au niveau de l'animation et du dessin, rien à dire, sans être un style à couper le souffle, les dessins sont beaux, doux et agréables à regarder. Il y a un certain aspect magique, rien que de voir le château se mouvoir, c'est quelque chose ! La force du film reste aussi les personnages, en plus de l'histoire et des graphismes, les personnages sont empreint d'une humanité touchante. Malgré le contexte d'une guerre, les sentiments passent en premier, il y a des relations touchantes. La bande-son est belle et agréable à écouter, aussi. Ce n'est certainement pas le film de l'année, je n'ai pas eu "the" révélation, mais je me suis laissée facilement porter par ce film d'animation plein de poésie et de légèreté et puis, j'ai tellement d'autres productions de Miyazaki à découvrir, j'aurais forcément un coup de cœur pour l'un d'entre eux, j'espère.


Je termine avec une représentation du fameux château ambulant d'Hauru :)

vendredi 19 juillet 2013

Les vacances de Jésus et Bouddha (T.3 et 4) - Hikaru Nakamura.



Pour aller plus loin :









Emprunt bibliothèque fac.




Quatrième de couverture :

La divine colocation de Jésus et Bouddha.
Après avoir œuvré au bonheur de l'humanité pendant 2000 ans, les deux amis décident de prendre quelques vacances en louant un petit appartement sur Terre. Ils vont découvrir un mode de vie bien éloigné du paradis et vous offrir un regard inédit sur notre quotidien. Vous apprendrez ce que ressent Jésus quand on le prend pour Johnny Depp, ou ce que pense Bouddha de ces statues à son effigie, qui ont tant de succès dans les magazines de décoration.

Mon avis :

Toujours pas guérie de ma soif en matière d'anime ou de mangas, je me suis cette fois-ci ruée sur la suite des Vacances de Jésus et Bouddha, manga dont j'avais déjà dévoré les deux premiers tomes il y a quelques mois et que j'avais trouvé drôle, amusant et qui offrait une bonne lecture détente. J'ai donc tenté ma chance avec les deux tomes suivants.

J'ai, encore une fois, passé un excellent moment de lecture avec Jésus et Bouddha. Leurs aventures ne manquent jamais de me divertir, c'est drôle, cocasse, déjanté et rafraîchissant. Certes parfois, l'humour est un peu lourd et il y a eu des moments où je me suis dit que c'était un peu du n'importe quoi selon certains passages et les blagues peuvent paraître répétitives si on lit, j'imagine, tous les tomes à la suite, mais puisque je n'avais pas relu les deux premiers tomes, la plupart des blagues ne m'ont pas gêné et je continue toujours à passer un agréable moment, dans l'ensemble en compagnie de Bouddha et de notre Messie international. L'humour reste un peu bête parfois mais je me suis régalée pendant ma lecture !

Dans ces deux tomes, après avoir survécu à la jungle urbaine et ses dangers et ses mouvements, nos deux divinités partent se ressourcer en campagne japonaise. La retraite ne se passe pas toujours dans le calme alors que les archanges décident de débarquer dans ce petit coin paisible. Et après ce moment de courte détente, nos deux protagonistes continuent leur découverte de notre monde moderne : entrer en colocation, découvrir les soldes, découvrir les joies d'être un employé et encore d'autres choses qui ne manquent jamais de divertir ! Où qu'ils aillent, quelque chose dérape... ou pas ! et parfois, ça donne lieu à des situations amusantes où s'enchaînent les quiproquos et malentendus. Mais ce que j'ai le plus apprécié était le moment où les archanges ont débarqué. Toujours aussi protecteurs de leur Messie, ils découvrent les joies de la vie sur Terre et s'en donnent à cœur joie ! Ici, ce sont surtout Saint Michel et Saint Uriel qui sont mis en valeur mais j'espère continuer à les voir dans les tomes suivants parce qu'ils m'ont fait une très bonne impression, que je les trouve divertissant et que j'aimerais mieux découvrir Saint Gabriel, l'archange messager connu pour être apparu devant la Vierge Marie pour annoncer la naissance de Jésus, et Saint Raphaël, l'archange guérisseur (surtout que, physiquement, on ne connaît que Michel et Uriel). Mais j'ai pris plaisir à découvrir Michel, déjanté et actif, doté d'une belle crinière en guise de chevelure ; et Uriel, raide comme un piquet et aussi agréable qu'une porte de prison, avec l'air de quelqu'un qui a envie d'accomplir la justice divine !

Bien-sûr, nous avons toujours un Jésus aussi déjanté qu'aux premiers tomes et un Bouddha plus discret, et toujours aussi prudent et près de ses sous. Mais, plus que l'humour, nous avons toujours de nombreuses références aux deux religions que représentent Jésus et Bouddha : le christianisme et l'hindouisme et c'est très intéressant à découvrir, surtout que j'ai eu plus l'occasion de mieux découvrir Bouddha qui mentionne quelques personnages bouddhistes/hindouistes tel que Brahma, une divinité fondatrice dans la religion hindoue ou encore Mara, un démon qui a essayé de tenté Bouddha et qui m'a l'air d'être un personnage intéressant, dans les histoires ou dans le manga, (d'ailleurs, il paraît que dans le tome 5, Mara et Lucifer se rencontrent, il faut vraiment que je mette la main sur ce tome !!). Les personnages bibliques ne sont pas en reste, outre les archanges, certains personnages ont droit à une apparition ou mention comme le Divin Paternel ou des apôtres comme Saint Pierre ou Saint Jean. C'est parfois abordé de manière décalée mais ces deux tomes restent riches en références et on apprend de nombreuses choses, notamment sur la religion hindoue.

Fanart des archanges avec Michel (celui avec la crinière blonde), Uriel (le grognon aux cheveux bleus) et on ne m'enlèvera pas de la tête que Gabriel est le jeune aux cheveux roux et Raphaël celui aux longs cheveux lisses. Source du fanart ici.


Un petit mot sur l'anime :


Ma lecture du manga m'a incité à me renseigner un peu plus et j'ai découvert qu'il y a trois mois, un anime était sorti au Japon. J'ai visionné le premier épisode cette semaine, j'ignore s'il s'agit d'un seul épisode ou s'il y en aura d'autres dans l'avenir, mais j'ai bien aimé cet épisode. Sans reprendre toutes les aventures du manga mot-à-mot, il reprend les personnages qui découvrent, le temps de cet épisode, les joies de la colocation ! 

Jésus et Bouddha ont donc emménagé dans un appartement dont la propriétaire, Matsuda, qui est une dame âgée plutôt suspicieuse et difficile à plaire et qui tyrannise ses locataires par son règlement strict (du genre si-tu-respecte-pas-mon-règlement-tu-vas-le-sentir-passer) se voit déconcertée par ces drôles d'individus, surtout lorsqu'elle s'aperçoit que de drôles de choses - à comprendre des manifestations divines parfois causées accidentellement - se passent et dont ils semblent en être les auteurs. Matsuda a beau chercher, elle ne voit rien à reprocher à ces deux jeunes hommes très charmants, étranges certes mais charmants. 

Donc sans reprendre le manga au mot près, cet épisode nous offre des moment drôles et divertissants avec nos deux divinités déjantées qui découvrent les joies et griefs du monde des humains. Où l'on apprend aussi pourquoi ils ont choisi le Japon pour leurs vacances et pas un autre pays et comment et pourquoi ils sont entrés en colocation, le tout avec de l'humour, des références aux deux religions qu'ils représentent, avec bien-sûr des péripéties amusantes ! J'ai beaucoup aimé cet épisode et en demande même plus ! ce fut un vrai moment de détente, sans prise de tête !


- Jésus et Bouddha devant le globe terrestre -

samedi 8 juin 2013

Gankutsuou : Le Comte de Monte-Cristo.

Je suis tombée sur cet anime un peu par hasard, en flânant sur DeviantART, sur le profil d'une artiste que je suis et qui a un véritable coup de cœur pour cet anime. Comme je suis toujours curieuse et partante pour découvrir quelque chose de nouveau dans le domaine de l'anime, je me suis lancée... et ai visionné les 24 épisodes de la série sans m'arrêter ! J'aime faire semblant de ne pas avoir d'examen à passer et de révisions à faire :p




Synopsis :  

Albert de Morcerf est un jeune vicomte qui visite avec son ami Franz la planète Luna où se déroule un carnaval. Le soir, ils assistent à un opéra dans lequel un mystérieux individu se met en valeur: le Comte de Monte Cristo, un prétendu noble autour duquel beaucoup de rumeurs circulent. Albert a l'occasion plus tard de faire sa rencontre et reçoit une invitation à dîner avec son ami Franz. Le Comte désire se rapprocher d'Albert, à qui il demande ainsi de lui faire connaître les nobles à Paris. Mais que cache cet intérêt si vif et sérieux du Comte pour le jeune Albert ? Une vieille histoire avec ses parents, semblerait-il... 


Mon avis : 


J'aurais voulu attendre avant de taper mon avis sur cet anime, parce que je viens à peine de le terminer et que mes émotions et mon ressenti s'embrouillent dans ma tête, au point où je ne pourrais certainement pas donner un avis objectif. En ce moment, dans ma tête, c'est un peu comme ça :

(tu comprends pas ? c'est pas grave, c'est du vocabulaire Tumblr)


Je ne sais exactement par où commencer, ce qui est sûr, c'est que cet anime m'a marqué et je le revisionnerai sans doute encore une fois, je ne sais pas encore quand, toujours est-il que c'est un anime à voir et à revoir. Pourtant, au départ, mon intérêt était limité, je nageais dans l'inconnu et les graphismes m'avaient bien dérouté, c'est ce qui frappe en premier lieu et qui sort vraiment de l'ordinaire, qui s'éloigne de ce qui se fait habituellement et qui déboussole au départ mais au final, on finit par s'habituer au graphisme si particulier de la série ainsi que les couleurs. Il est clair que ça sort du lot, c'est beau et étrange à la fois, que ce soit pour les vêtements, les lieux, la nature, les personnages... un mélange de couleurs, de motifs sublimes... je ne sais comment l'expliquer, il faut le voir pour comprendre.

Mais au fait, c'est quoi exactement Gankutsuou ? Gankutsuou est en quelque sorte une adaptation un peu libre et futuriste du célèbre roman d'Alexandre DumasLe Comte de Monte-Cristo. Nous sommes dans un futur étrange mais un peu mélangé au passé et à notre présent selon certains lieux, selon certains vêtements, mais dans le futur tout de même, aux alentours de l'an 5 000, la Terre a changé et ses habitants ont colonisé des planètes où, sur certaines, se sont formées des nations avec un peuple, un gouvernement. C'est dans ce décors insolite que se déroule l'histoire du comte de Monte-Cristo, mais de façon assez libérée je suppose, n'ayant pas lu le livre et m'étant juste contentée de recherches, je ne peux qu'imaginer (mais Le comte de Monte Cristo s'est rajouté aux titres des grands classiques que je me dois de découvrir un jour), l'univers est ici bluffant et fascinant et il y aurait pas mal de choses à dire de ce côté-là mais par peur de trop révéler, je ne dirais rien de plus pour cet aspect.

Mon intérêt était limité au départ, je regardais avec un  certain intérêt, ça se regardait avec plaisir, assez pour avoir envie de regarder la suite mais pas assez pour m'empresser de regarder la suite, je me tenais à trois-cinq épisodes par jour, puis au fur et à mesure que je m'imprégnais bien de l'histoire et de l'univers, j'avais peine à attendre et me jetais sur la suite, presque avec désespoir (tiens aujourd'hui, j'étais supposée ne regarder que les épisodes 16 à 20, au final, j'ai regardé jusqu'au dernier épisode !), je me suis laissée emporter par l'histoire et j'ai été captivée. L'histoire est vraiment bien menée et, au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire, celle-ci se voit ajouter plus de drame, de suspense. Sans avoir lu l'oeuvre originale, je peux deviner qu'elle est prenante, violente, déchirante... Gankutsuou l'est déjà bien assez !

Cette histoire de vengeance qui implique un grand nombre de personnages, directement ou indirectement, ces personnages qui sont des nobles, des aristocrates qui vivent dans le luxe et cachent leurs âmes noires et pourries sous le vernis du luxe et de l'argent, qui sont corrompus pour la plupart et qui verront leurs vies, leurs carrières et leurs images sociales s'envoler en éclats. Cela ne se fait pas du jour au lendemain, ça arrive peu à peu au fur et à mesure que le Comte orchestre leurs destructions, tout en jouant son rôle de nouvel aristocrate beau, noble, cultivé et irréprochable. Dès le départ, le comte fascine, rien d'étonnant à ce qu'Albert de Morcerf, le personnage principal, soit si intrigué, et flatté de se retrouver si proche du comte. Il ignore bien-sûr tout des desseins de ce Comte qu'il considère comme son ami, il est très naïf de ce côté-là, et fait la sourde oreille aux avertissements de ses amis. Car s'il est subjugué et attiré par le Comte, ses amis se méfient de ce Comte dont on ne sait rien et qui semble être sorti de nulle part, qui est mystérieux et quelque peu inquiétant. S'inquiétant pour son meilleur ami, Franz, qui éprouve une grande méfiance à l'égard du comte, entend bien découvrir qui il est vraiment, ainsi que ses projets. Mais Albert reste sourd et aveugle aux avertissements de Franz qui se retrouve souvent, le pauvre, malade d'inquiétude pour lui.


Le comte de Monte Cristo.


La naïveté d'Albert est flagrante et refuse de voir ou d'entendre quoique ce soit qui puisse tâcher la réputation ou la personne du comte, de ce côté-là, il est resté un enfant, naïf et innocent, ne sachant rien du malheur ou des épreuves de la vie. Si sa naïveté et sa candeur peuvent exaspérer, il est intéressant de voir comment le personnage d'Albert évolue au fil de l'histoire, comment il vient à changer, pour le meilleur ou pour le pire, comment il va connaître des échecs, des malheurs, ressentir la douleur, la tristesse, la frustration, l'humiliation mais aussi l'amour, l'amitié, apprendre à être plus désintéressé, la détermination aussi. Ce garçon est un vrai bocal à émotion et il a été intéressant de le voir grandir et évoluer, et il finit par devenir attachant [ le pauvre voit sa vie détruite alors qu'il essaye tant bien que mal à rendre son entourage heureux ]. Ce qui m'a beaucoup plu chez lui, c'est son amitié presque fusionnelle avec Franz, eux, c'est l'amitié avec un grand A, c'est une relation que rien ne peut ébranler, c'est de la complicité, c'est du rire, des larmes, des souvenirs d'enfance et Franz est juste adorable lorsqu'il s’inquiète pour Albert [ ;__; Fraaaaaaaaaaaaaannnnz, pourquoi tu es moooort ? Albert, tu n'es qu'un idiot, tu as vraiment été aveugle, Franz t'a toujours aimé et voulu que ton bonheur, il s'inquiétait tellement et toi, tu n'as rien vu ]

La relation entretenue entre Albert et le comte est également intéressante, l'un étant un jeune homme naïf qui a tout à apprendre de la vie et qui cherche à apprendre d'autrui et qui est sincèrement attaché au comte, malgré tout et le Comte qui lui fait part de ses conseils, de ses connaissances, qui lui apporte aide et compagnie malgré son aspect mystérieux et ténébreux. Ce personnage attire dès le début, il cache des secrets qu'on rêve de découvrir et des désirs qu'il rêve d'assouvir mais je n'en dirais pas plus [ je ne crois pas qu'on puisse considérer le comte comme étant le méchant même s'il l'est, certes il a manipulé bien des gens et il a affligé une perte terrible sur ceux dont il se venge mais considérant son vécu, c'est compréhensible. Malgré son insensibilité et cruauté, il a vu sa vie entière écrasée par la faute de ceux qu'il croyait être ses amis ], il a un charme fou, une part de mystère qu'on cherche à découvrir et il reste un protagoniste attachant et débordant d'expérience, on se demande toujours à quel moment il est sincère ou pas mais j'ai aimé la fin entre lui et Albert [ j'aime le fait qu'Albert ait réussi à guérir le comte de l’entité maléfique qui l'habitait et qui l'aidait dans sa vengeance en le prenant par les sentiments, en se contentant d'être lui : Albert est resté sincère, sans aucune once de colère ou d'envie de vengeance et en lui montrant la sincérité de son affection pour le comte en l'étreignant. L'entité, Gankutsuou, n'aimant ou ne comprenant pas ces sentiments purs, n'a eu d'autre choix que de fuir le corps du comte qui est alors redevenu humain ]

En plus de l'univers très prenant et des graphismes originaux, c'est l'histoire qui est fascinante : l'intrigue, la vengeance, le drame, et les questions et phrases philosophiques qui ne manquent pas, Gankutsuou nous introduit peu à peu des réflexions sur la vie, les relations entre personnes, la vengeance, l'injustice. Ajoutons à cela une pincée de surnaturel et une soundtrack absolument magnifique et prenante ! Que ce soit des chansons françaises, des airs de musique classique ou la soundtrack de l'anime en elle-même (essayez d'écouter Kaisho qui est sublime, un orgasme pour les oreilles !), et les autres personnages ne sont pas en reste évidemment, que ce soient les personnages principaux ou secondaires, voire tertiaires, certains ont une histoire, d'autres sont attachants. Rien qu'Eugénie qu'on trouvait froide au début finit par s'ouvrir, par redevenir la personne qu'elle est véritablement, même le comte de Morcerf[ malgré tout ce qu'il a fait, il finit vraiment par montrer son attachement à sa femme et son fils et a choisi dignement sa fin, rattrapant un peu ses actions.]

Bref, je n'en dirais pas plus, j'ai assez spoilé :p et je n'ai pas envie de gâcher l'anime à ceux qui veulent le découvrir. Pour conclure mon avis, je dirais que : la perfection n'existe pas, mais Gankutsuou s'en rapproche pour ma part, avec un univers séduisant, un graphisme beau et unique, des personnages touchants et attachants (voire méprisables pour certains), une intrigue prenante et violente qui nous amène parfois à la réflexion, bref, tout un mélange d'émotion pour un anime pour moi mémorable. Une magnifique découverte !

(Bien-sûr, cet anime n'est pas une adaptation à 100% fidèle à l'oeuvre originale. Ici, Albert est le personnage principal alors qu'il n'est qu'un personnage mineur dans le roman, et l'anime se penche davantage sur la vengeance du Comte que sa vie avant d'être le Comte de Monte-Cristo qui n'est, elle, que montrée brièvement via quelques flash-back... et la fin est différente de celle du roman, surtout pour le personnage du Comte !)


(de gauche à droite :) Albert et Franz.