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vendredi 29 novembre 2013

Le Fils de Sobek - Rick Riordan.


Du même auteur :











Quatrième de couverture :

La rencontre de Percy Jackson et de Carter Kane.

« Oui, c’est vrai, je l’ai fait ! Mes fans me le demandent depuis des années, alors j’ai décidé de me lancer ! Jetons Percy et Carter dans un grand dilemme gréco-égyptien et voyons voir ce que cela donne, me suis-je dit !
Je me suis tellement amusé à écrire cette nouvelle ! »
Rick Riordan.

Mon avis :

Une rencontre entre Percy Jackson et Carter Kane, les fans l'ont rêvé, Rick Riordan l'a fait !
J'en rêvais moi-aussi en lisant le premier tome des Chroniques de Kane, et pas seulement parce qu'une rencontre entre les deux héros de Rick Riordan me tentait beaucoup, mais aussi parce qu'une éventuelle rencontre entre les deux héros semblait bien possible, avec les références et clins d’œil à la saga Percy Jackson dans La Pyramide Rouge, notamment quand Carter tombe sur un livre de Percy Jackson en fouillant une bibliothèque ou lorsqu'Amos mentionne à Carter et Sadie que, de l'autre côté de Manhattan se trouvaient d'autres dieux et d'autres problèmes, et que c'était pourquoi les magiciens et dieux égyptiens n'intervenaient jamais de ce côté de la ville. J'ignore si l'auteur s'est amusé à écrire d'autres références à Percy Jackson dans les tomes suivants, mais ceux posés dans le premier tome donnent envie de découvrir ce que pourrait donner la possibilité d'une rencontre entre les héros des deux sagas.


Le dieu Sobek.

Après lecture de l'histoire, il y a une remarque qui me vient immédiatement aux lèvres : c'est trop COURT ! Le fils de Sobek est en effet une nouvelle, et non un roman ; or, c'est plutôt un roman qu'il faudrait écrire avec Carter et Percy, bien que je comprenne que l'auteur ait fait une nouvelle : c'est court, a choisi de ne pas prendre en compte de tout, pour mieux laisser les fans sur leur faim, et nous laisse la possibilité d'une nouvelle rencontre (qui se fera dans un futur plus ou moins proche, j'espère), je suppose que c'est déjà heureux qu'il ait écrit une rencontre entre Percy et Carter, même s'il a choisi de ne pas tout dévoiler, de ne pas tout déballer d'un coup, surtout qu'à l'origine, ils ne devaient pas se rencontrer : les demi-dieux grecs et les magiciens égyptiens ne sont pas supposer se rencontrer et interférer dans les affaires de l'autre, donc entre Percy et Carter, c'était déjà un peu la rencontre la plus improbable qui soit pour eux mais c'est ça qui est séduisant : la rencontre entre deux univers différents, deux personnages différents : Percy, la tête brûlée qui n'a pas la langue dans sa poche, mais attachant par son humour désopilant et son courage et sa loyauté sans limite et Carter, plus réfléchi et prudent mais non pas dénué de courage et de loyauté quand il le faut.



Et la rencontre est à la hauteur de mes espérances, il était évident que la rencontre se ferait quand l'un interférerait, même accidentellement, dans les affaires de l'autre, qu'elle se fasse dans l'action, en plein combat, en combattant un crocodile géant, sorti tout droit de la magie de Sobek, divinité égyptienne mi-homme mi-crocodile. S'ajoute à cela l'ignorance de ce qu'est l'autre, de ne pas savoir si l'autre est un ami ou un ennemi considérant le fait qu'il semble parler de choses inconnues et qu'il a des pouvoirs que ne parvient pas à identifier l'autre... bien que Carter finit par deviner un peu ce qu'il se passe, sans jamais oser trop demander ou aller trop loin. Ainsi, leur rencontre était à la hauteur de mes espérances, le tout combiné avec l'ignorance de ce qu'est l'autre et leur humour à tous les deux (pour ne donner qu'un exemple, Carter raconte que : "Ce n'était déjà pas marrant de me faire avaler par un crocodile géant, mais devoir en plus me farcir un m'as-tu-vu et son épée étincelante... Un vrai cauchemar !"), et le fait que ce soit uniquement Carter et Percy est très appréciable (ne le prenez pas mal, j'aime bien Sadie et Annabeth, mais je pense que c'était mieux que, pour une première rencontre, ce soit d'abord les deux garçons... la combinaison de l'humour de Percy et des sarcasmes de Sadie auraient été un peu trop explosif pour une nouvelle et pour la première rencontre... même si une rencontre Carter/Annabeth est alléchante, vu que les deux sont de vrais cerveaux et dictionnaires de connaissances, même Percy l'a remarqué !)

Ainsi, ce mélange mythologie grecque/mythologie égyptienne via le mélange des deux univers est alléchant, on en a eu qu'un bref aperçu de ce que ça peut donner et diantre, que ça donne envie ! Ce qui donne encore plus l'envie d'espérer que Rick Riordan n'en a pas fini avec ces deux-là et qu'il fera une nouvelle rencontre un jour (si possible après avoir fini sa saga Les Héros de l'Olympe que je dois découvrir d'ailleurs), avec nos deux garçons qui découvrent à peine qui est l'autre, qu'il y a d'autres dieux avec d'autres problèmes, d'autres monstres et d'autres conflits, et l'acte de Carter en fin de nouvelle laisse entendre que lui et Percy pourraient se revoir. Ils viennent à peine de se rencontrer, de faire connaissance et de découvrir qui est l'autre (combattre des monstres grecs ou égyptiens laisse rarement le temps pour discuter) et de sympathiser, ce serait dommage d'en rester là, mais pour une première rencontre, ce fut intéressant, l'auteur a su ne pas trop dévoiler en une nouvelle et rendre l'histoire intéressante, drôle et divertissante, je dirais même : j'en veux plus !!


Extrait :

Cette conversation commençait à me donner mal à la tête. Elle me rappelait un séjour en Ecosse où mon père - un célèbre égyptologue, devait donner une conférence. J'avais tenté de communiquer avec les gens du coin mais environ toutes les trois phrases, leur anglais se muait en une langue étrange et incompréhensible. Prononciation, vocabulaire, tout était différent. Je ressentais la même chose en écoutant Percy : lui et moi parlions presque la même langue - magie, monstres etc - mais pas avec les mêmes mots.

Ce billet est une participation au :


jeudi 14 novembre 2013

Les chroniques de Kane (T.1) La pyramide rouge - Rick Riordan.



Les pharaons ne sont pas tous morts. Et les dieux d'Egypte non plus !

C'est ce que Sadie et Carter Kane découvrent, en apprenant qu'ils sont eux-mêmes les descendants de puissants magiciens. C'est sur eux que repose la responsabilité d'empêcher Seth, le dieu du Chaos, de revenir sur Terre. Ils ne seront pas seuls pour accomplir leur mission : la déesse Isis et son fils Horus vont leur prêter main forte !



Je vous avais déjà parlé un peu de Rick Riordan sur ce blog il y a environ deux ans, après avoir dévoré sa saga Percy Jackson qui était un délicieux mélange de mythologie grecque et de notre monde moderne, saupoudré d'humour, enrobé d'action à la ricaine avec un zeste de drame et de romance. Le tout donnant une sympathique saga jeunesse qui a le mérite d'être divertissante et de nous offrir une histoire qui se laisse lire... ou dévorer. Férue de mythologie, j'ai rapidement succombé à Percy Jackson et ai placé Rick Riordan sur la liste des auteurs-pas-encore-en-phase-d'être-un-de-mes-auteurs-préférés-mais-est-prometteur-et-donc-susceptibles-d'être-mon-prochain-auteur-chouchou. Ces derniers temps, son écriture et ses romans mélangeant la mythologie et la littérature jeunesse me manquaient beaucoup, ainsi j'ai pris le seul livre de lui qui était dans ma PAL.

Carter et Sadie Kane sont frère et sœur, pourtant, rien ne le laisse paraître. Tant par la différence physique qu'au niveau du tempérament ou du mode de vie. Orphelins très tôt de leur mère, les grands-parents maternels obtiennent la garde de Sadie - 12 ans, une rebelle aux cheveux blonds et au franc parler - qui passe sa vie en Angleterre pour ne voir son père et son frère que deux fois par an ; tandis que Carter - 14 ans, afro-américain, passionné d'Egypte et de mythologie égyptienne, calme et sérieux - reste auprès de son père, Julius Kane, égyptologue de renom, qui voyage à travers le monde, de pays en pays. Alors que Julius et Carter se rendent en Angleterre pour voir Sadie, à l'occasion de noël, et qu'il les emmène au Bristish Museum, Julius tente une expérience peu orthodoxe et énigmatique sur la Pierre de Rosette et relâche involontairement des individus peu ordinaires... avant de disparaître de façon très étrange !



Carter Kane.

Comme certains d'entre vous peuvent le savoir, je suis une férue de mythologie. Ma préférée depuis l'école primaire, c'est la mythologie grecque, mais le crush, avant, c'était la mythologie égyptienne et les romans/livres/documents sur l'Egypte Ancienne en général, ainsi j'ai été ravie que Rick Riordan s'essaye à la mythologue égyptienne, un peu de la même façon qu'avec Percy Jackson et si pour ce premier tome, je n'ai pas rencontré le coup de cœur que j'ai eu pour Percy Jackson, j'ai passé un très bon moment et ai englouti le roman en peu de temps. Ici, le roman est narré par deux personnages : Sadie et Carter, avec un changement de narrateur tous les deux chapitres. J'ai bien aimé ce procédé, les deux personnages ont une voix forte, qui sont attachants et ont plein de ressources ; même si j'avoue que ma préférence va à Carter qui est beaucoup plus calme, plus réfléchi et crédible que sa sœur qui, elle, est une vraie bombe à retardement, qui fait tout d'instinct et qui a son franc-parler. 


Carter est plus crédible dans le sens où Sadie croit rapidement en l'existence de divinités égyptiennes et trouve tout cela logique alors que Carter, malgré toutes les choses étranges qui se sont déroulées, a du mal à y croire et prendre cela au sérieux et met plus de temps à y croire. Tout comme je trouve incroyable que Sadie - en plus de croire rapidement que les dieux d'Egypte existent et qu'il existe aussi des magiciens égyptiens - a un pouvoir plus conséquent et qu'elle semble plus importante que son frère. J'imagine que je suis frustrée car on accorde un peu moins d'importance à Carter qui a moins de facilité à manier ses pouvoirs. Cependant, j'ai beaucoup aimé l'évolution de leur relation : au départ, ce sont des étrangers l'un pour l'autre, autant dire qu'ils s'entendent aussi bien que chat et chien et que Sadie ne peut pas s'empêcher de balancer des piques désagréables à son frère, mais au fur et à mesure qu'on avance dans le roman, ils doivent travailler en équipe et apprennent peu à peu à se faire confiance, à lire sur le visage de l'autre, à s'inquiéter pour l'autre, même à deviner les intentions de l'autre et au final, même s'ils s'envoient toujours des piques de temps en temps, il y a un lien qui existe entre eux et une entente qu'il n'y avait pas avant. J'ai aussi apprécié le fait que l'un comme l'autre est persuadé que c'est l'autre qui a eu la meilleure vie : Carter aurait aimé une vie tranquille, sans avoir à bouger partout dans le monde, il aurait voulu avoir des racines dans un lieu, avoir des amis, aller à l'école, être comme les jeunes de son âge, réagir comme un jeune de son âge au lieu de devoir être mature avant l'heure ; Sadie, elle, aurait aimé passer toute l'année avec son père, voyager dans le monde, découvrir des pays, s'échapper de Londres où elle est vue comme hors-norme.

La mythologie égyptienne est bien exploitée : ni trop peu, ni pas assez. Nous avons l'occasion de rencontrer des dieux tels qu'Isis, déesse magicienne, son fils Horus, dieu de la guerre et un peu imbu de sa personne mais assez attachant dans un sens, Thot, dieu nerd, inventeur du langage et de l'écriture, Bastet, déesse chat très protectrice de ses deux chatons (à savoir Carter et Sadie) et amatrice d'armes tranchantes, Seth, dieu du chaos avec une personnalité intéressante et juste hilarante par moment ("Maintenant, faites un vœu !" et pouf ! Osiris out !), Anubis, dieu des morts, présenté sous les traits d'un jeune homme séduisant et ténébreux, et encore d'autres présents ou mentionnés comme Geb, Nout, Apophis, Osiris, Nephtys, Sekhmet, Sobek... On fait la connaissance de plusieurs divinités, dont certaines intéressantes, avec une histoire et des liens familiaux intéressants à exploiter, notamment entre Isis, Horus et Seth. J'ai aussi eu le plaisir de lire deux scènes de la mythologie égyptienne sous la plume de l'auteur, notamment celle où Seth piège Osiris dans un sarcophage.

Comme pour ses autres romans, Rick Riordan a une écriture très vivante, très dynamique. L'action démarre dès les premières pages et ne faiblit pas tout au long de l'intrigue, on a même un peu trop d'action, presque à chaque chapitre il se passe quelque chose et les personnages doivent fuir ou se battre, je suppose que c'est typiquement américain de saupoudrer une histoire d'une tonne d'action ? J'aurais voulu un peu moins d'action, même si je dois avouer qu'on ne s'ennuie pas. Suspense et rebondissements sont au programme, avec quelques petites révélations. Le dénouement est plutôt satisfaisant, bien que je commencer à me douter qu'un certain personnage se serait pas le grand méchant loup de la série. Néanmoins, je crois pouvoir affirmer que Rick Riordan fait preuve d'un certain génie lorsqu'il s'agit de raconter des histoires reprenant les mythologies anciennes et de les mélanger à notre monde moderne et d'en faire une histoire drôle, dynamique, riche en détails amusants et intéressants, bien construite, avec plein de rebondissements, de révélations et retournements de situation !

On notera bien-sûr qu'il utilise à peu près la même recette que dans Percy Jackson, cependant, j'ai plaisir à voir qu'il n'a pas cherché à renouveler et de céder à la facilité en faisant la même chose que pour ses autres romans, par exemple ici, il n'y a pas d'enfants demi-dieu, né d'un(e) mortel(le) et d'une divinité. Ça fonctionne chez Percy Jackson car les dieux grecs sont connus pour faire des gosses à droite à gauche, et qu'ils ont déjà engendré des demi-dieux, ce qui n'est pas le cas dans la mythologie égyptienne où ici on aura plutôt des magiciens utilisant de la magie comme pratiquée dans l'ancienne Egypte avec quelques modifications, et des magiciens qui sont parfois des hôtes à des dieux. Donc, ça a beau ressembler un peu à Percy Jackson, je pense qu'on sent quand même un travail de recherche avec de bonnes références, et une passion de l'auteur pour la mythologie. Sinon, ce fut une lecture bien satisfaisante et je lirai sans peine la suite un jour (... dès que le tome deux sortira en version poche !)





Il faut te dire que papa n'a le droit de la voir [Sadie] que deux jours par an, un en été, un en hiver. Tout ça parce que nos grands-parents le détestent. Quand maman - leur fille - est morte, ils ont engagé une bataille judiciaire contre lui. Après avoir usé six avocats, deux explications à coups de poing et une agression à la spatule qui aurait pu être fatale (crois-moi, mieux vaut ne pas connaître les détails), ils ont obtenus le droit de garder Sadie. Elle avait six ans, moi huit. Ils ne pouvaient pas nous élever tous les deux - enfin, c'est ce qu'ils ont raconté. Aussi, à elle la vie tranquille en Angleterre pendant que je faisais le tour du monde avec papa. Donc, on voyait Sadie deux fois par an, et ça m'allait très bien comme ça.


1. L'aiguille de la mort.


Ce billet est une participation au challenge :


mardi 15 mars 2011

Percy Jackson (T.5) Le dernier Olympien - Rick Riordan.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres2/PercyJacksonT5.jpg'All is lost
Hope remains
And this war's not over.'
- Shattered, Trading Yesterday.-


Quatrième de couverture :

Le sort des dieux est entre les mains de Percy...

Toute l'année, Percy et son armée de demi-dieux se sont préparés à affronter les Titans. L'heure est venue. Les troupes de Cronos avancent vers Manhattan où l'Olympe est en danger. Tandis que Percy et ses amis luttent, ils savent que le temps est compté. La prophétie va s'accomplir : Percy prendra une décision qui condamnera ou sauvera le monde...


Mon avis :

Commencé et terminé le dernier tome de Percy Jackson aujourd'hui, j'avais vraiment du temps à perdre et ma PAL à faire avancer... donc, ce cinquième tome est le der des der. Que raconte-t-il en gros ? Percy voit s'approcher dangereusement ses seize ans. Pourquoi redoute-t-il cette date ? Il est une ancienne prophétie le concernant et qui annonce que tout se jouera le jour de ses seize ans, la lutte entre les Titans et les Olympiens. En effet, la menace est plus que présente sur l'Etat de New-York et à la Colonie des Sangs-Mêles où armées de Titans, dirigées par Cronos [ qui s'est emparé du corps de Luke ], avancent dans l'intention ferme de se diriger à Manhattan où se trouve le mont Olympe, et alliés à leur cause, des demis dieux ayant tournés le dos aux dieux, des dieux mineurs tels que Némesis ou Morphée... à côtés, les demis-dieux encore fidèles aux Olympiens, qui combattent de leur côté, se sentent bien seuls et en petit nombre. Il n'y a rien pour éclairer leur quête de protéger l'Olympe, il y a des morts de leurs compagnons, un espion parmi eux... et cette fameuse prédiction qui révèle un choix à faire qui déterminera la sauvegarde ou la chute de l'Humanité. Comment sauver les siens, les Olympiens qui le font douter, et lui-même ? Se préparant au combat, les troupes de sang-mêlés de la Colonie se dirigent vers Manhattan dans le but d'atteindre la ville avant leurs ennemis, pour défendre l'Olympe coûte que coûte...


Je redoutais un peu ce tome, le happy-end prévisible (ou pas), et surtout à cause des critiques mitigées mais finalement c'est passé tout seul. Bien-sûr, je lui trouve quelques points noirs, et un approfondissement sur certains éléments de l'histoire n'auraient pas été de refus, mais au final, j'ai bien aimé ce dernier tome. Un peu déroutée au début, certes, et déçue concernant Paul [ j'attendais avec tellement d'impatience le moment où Percy et Sally expliqueraient à Paul la nature de demi-dieu de Percy, sa réaction, etc. Et voilà que je lis dès le premier chapitre qu'il est déjà au courant et que le mariage Paul/Sally s'est déjà déroulé, moi qui voulais voir ça... ] car Paul est un personnage sympathique et intéressant, j'aurais aimé plus de profondeur chez lui. Sinon, quelques nouveaux personnages font leur apparition : Prométhée qui avait l'air bien intéressant, Démeter, Perséphone, May Castellan mère de Luke, la déesse du foyer Hestia ; des revenants : Rachel Dare, Nico di Angelo pour mon plus grand plaisir car au final il est très attachant comme personnage, intéressant et sympathique, Thalia Grace fille de Zeus, quelques dieux comme Poséidon, Hermès, Hadès ou Dionysos, quelques sang-mêlés de la Colonie comme Silena Beauregard, fille d'Aphrodite, Charles Beckendorf, fils d'Héphaïstos, Clarisse fille d'Arès, les jumeaux Alatir, Travis et Connor, fils d'Hermès à qui j'ai trouvé un air de ressemblance avec les jumeaux Weasley. Et puis bien-sûr comme toujours Percy, Annabeth, Tyson et Grover. J'ai surtout pris plaisir à suivre les jumeaux Alatir, et Percy et Nico, j'ai aimé les voir se rapprocher, je crois que c'est l'un de mes duos préférés.


Et si j'ai mieux supporté Annabeth que par rapport au tome 4, c'est Clarisse qui m'a le plus agacé [ mademoiselle refuse de se battre à cause de son orgueil démesuré, à cause d'une chose futile, d'une simple bagarre avec les fils d'Apollon, elle m'a vraiment tapé sur les nerfs, et le fait qu'elle décide à la toute fin de venir se battre n'excuse en rien, pour moi, son comportement. Si elle n'avait pas été si butée, Silena serait peut-être encore en vie, qu'elle ait été l'espionne ou pas ] mais bon, en même temps, je n'ai jamais aimé ce personnage. Et si je regrette le manque de Grover et de Tyson, j'ai aimé retrouver Poséidon (on découvre son palace sous-marin, un peu Triton et Amphitrite), Hadès (c'est une ordure et je le trouve cruel avec son fils, mais je le trouve très attirant comme personnage surtout qu'on en apprend plus sur son passé avec Maria di Angelo et leurs enfants, Nico et Bianca ; et les scènes de ménage quand sa belle-mère Démeter est présente, en présence de Perséphone... divertissant !), Dionysos et Hermès qu'on voit souvent puisqu'on en apprend plus sur son fils, Luke Castellan, son passé, May Castellan et ses 'dons', on en sait plus sur le pourquoi du comment, je trouve que May faisait pitié, au final Luke est [ plus vu comme un anti-héros, une figure 'tragique', déchue. De toute façon, il ne faisait pas un méchant très convainquant, et je ne le vois plus en gentil bien qu'il est revenu à la raison à la fin et a accompli la prophétie qui le concernait en fin de compte ] Donc une panoplie de personnages, de nouvelles révélations pour mieux garder le lecteur attentif, des réponses données à nos questions.


L'histoire est bien-sûr plus sombre que par rapport aux tomes précédant. Logique, c'est le grand final, la bataille finale entre le bien et le mal, un combat déterminant. Les personnages ont mûri et pour certains, l'évolution est intéressante, je vois enfin quelques réactions adultes, un peu plus de profondeur mais pas assez à mon goût pour d'autres personnages/éléments. L'humour est toujours présent mais pour les batailles, j'aurais aimé moins de phrases se voulant humoristiques, c'est la guerre que diable ! Un peu de tension, de sérieux enfin ! L'avantage est qu'au moins, le tome est bourré d'action, il n'y a pas de temps mort, il y a plein de rebondissements, on a donc pas le temps de s'ennuyer. J'ai cependant trouvé que l'auteur facilitait un peu les choses pour les héros [ les nombreuses visions de Percy, les méchants peu menaçants pour moi, le méchant qui se retourne contre Cronos et le tue, au final la prophétie ne concernait pas Percy mais Luke, donc Percy peut rester en vie, enfin de ce côté-là j'vais pas me plaindre car j'aime beaucoup Percy (même s'il apparaît n'avoir aucun défaut ce qui est dommage quand même, un héros parfait... c'est pas ça), les Arès qui boudaient et qui finalement changent d'avis pour aider les héros... ] pas d'interventions directes des dieux, ce qui m'a déçu, j'ai eu l'impression qu'ils étaient des incapables, à se relier trop sur les demis-dieux, et à combattre ailleurs sans voir leur toute-puissance. Ce sont des Dieux enfin ! J'ai trouvé certaines scènes trop prévisibles [ dont le... euh... "tant attendu" baiser entre Percy et Annabeth. Désolée, ce couple ne me fait ni chaud ni froid ! Rachel le nouvel Oracle, des méchants se rangent dans le camps des gentils au moment critique, Cronos détruit de la main de Luke... ]. Néanmoins, malgrè ces quelques points noirs, j'ai aimé ce tome, c'est un bon divertissement, le style est toujours simple et est vite à lire, on apprend de nouvelles choses sur la mythologie... bref, toujours un plaisir de se replonger dans cet univers. J'ai aussi bien aimé la demande de Percy aux dieux concernant leurs enfants sang-mêlés. Je suis aussi déroutée par le fait que les derniers chapitres laissent présager une nouvelle saga, Les Héros de l'Olympe, dont le tome un est sorti l'an dernier aux Etats-Unis, je ne pense pas la lire, ça ne me dit franchement rien et je préfère laisser Percy Jackson là (de toute façon, la nouvelle série se centre sur de nouveaux personnages). Bref, bref, j'ai aimé ce dernier tome malgré tout, et j'annonce d'ores et déjà le bilan général.


Bilan de la saga :   C'est une bonne série jeunesse, proposant le mélange séduisant du monde moderne et de la mythologie grecque, ce qui apporte un aspect très intéressant à l'histoire, l'auteur a trouvé-là un bon moyen de nous faire (ré)apprendre les mythes antiques. Le style est assez oral, parfois familier, l'humour et l'action sont toujours au rendez-vous, nous avons une panoplie de personnages pouvant s'avérer intéressants (je cite dans mon top 5 : Percy, Nico, Hermès, Poséidon, Dionysos [pas dans l'ordre]), certes on peu, pour certains, trouver le style enfantin, et c'est vrai que ça peut poser problème, mais c'est une saga jeunesse. J'ai trouvé, au bout de cinq tomes, que c'était une série sympathique, divertissante et pouvant se révéler intéressante et attirante sous certains aspects et même personnages, pour ma part, moi l'éternelle fan d'Harry Potter qui compare toutes les sagas jeunesses qu'elle lit à HP, j'ai pensé que plus d'approfondissement pour certains éléments (et personnages) et plus de 'sérieux' auraient été la bienvenue pour apporter des points agréables à l'histoire, et la rendre plus crédible. Mais une bonne série jeunesse pour moi. Pas un coup de coeur, mais des lectures fort sympathiques.


Extrait :

- Ha ! s'est écriée la dame plus âgée. Je t'avais prévenue, ma fille. Cet Hadès est une fripouille. Tu aurais pu épouser le dieu des Médecins ou celui des Avocats, mais non... ! Il a fallu que mademoiselle goûte à la grenade.
- Maman...
- Et se retrouve coincée aux Enfers !
- Maman, s'il-te-plaît...
- Et maintenant que le mois d'août est arrivé, es-tu remontée à la maison comme tu étais censée le faire ? Est-ce qu'il t'arrive de penser à ta pauvre maman toute seule sur terre ?

7
. Ma prof de maths me fait planer.

lundi 21 février 2011

Percy Jackson (T.4) La bataille du labyrinthe - Rick Riordan.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres2/PercyJacksonT4.jpg


Du même auteur :


- Le fils de Sobek. (à venir)
Percy Jackson (T.5) Le dernier Olympien.
- Les chroniques de Kane (T.1) La pyramide rouge. (à venir)








Quatrième de couverture :

Le grand combat va commencer... La vie de Percy est menacée. L'armée de Cronos s'apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l'enfer souterrain n'est pas aisé... surtout quand le chemin est parsemé d'effroyables pièges.


Mon avis :

J'ai dû batailler pour avoir ce tome, mais le voici, fraîchement lu, dévoré même malgré quelques points noirs relevés dans ma lecture. J'ai quand même passé un très bon moment avec ce livre, comme toujours.

Alors, après une journée d'orientation dans sa nouvelle école qui s'est mal passée (des empousai déguisés en pom-pom girls, une mortelle pouvant voir à travers la Brume un peu trop collante), Percy retourne dans la Colonie des Sang-Mêlés où il y trouve son meilleur ami, Grover, dans la déprime la plus totale : le dieu Pan qu'il recherchait sans cesse depuis un long moment déjà est toujours introuvable, les recherches n'ont rien donné et Grover est désespéré, d'autant plus que le conseil des Satyres s'est réuni pour lui faire part de leur verdict : si la dernière chance de retrouver Pan accordée à Grover ne donne toujours rien, Grover se verra retirer son permis de chercheur et obligé de faire un travail qui ne lui convient pas, lui dont son rêve était d'être celui qui retrouverait Pan, disparu depuis des années déjà. Autre abonné absent : Dédale, dont le labyrinthe pourrait être utilisé par Luke et les alliés de Cronos à leur avantage, notamment pour attaquer la Colonie, et justement, curieux hasard, une ouverture au labyrinthe a été trouvée près de la colonie. Chiron décide d'organiser une quête pour un groupe de sang-mêlé, le but étant de retrouver Dédale, le seul à même à pouvoir contrôler le labyrinthe, pour le convaincre de ne pas servir les fidèles de Cronos. Problème : personne ne sait où est Dédale, caché dans son labyrinthe qui ne cesse de changer au gré de ses humeurs et qui regorge de créatures mythologiques pas forcément amicales... c'est Annabeth, fille d'Athèna, qui a été chargée de cette quête et elle choisi Percy, Grover et Tyson pour l'accompagner dans sa quête, ainsi Grover a une chance de retrouver Pan. Mais il ne s'agit pas d'une quête comme les autres, elle est dangereuse et mortelle... qui sait ce que le groupe peut trouver. Cyclopes, géants, dieux, créatures mythologiques ou autre chose ?

Alors, ce qui m'a beaucoup plu dans ce livre est le thème récurant du Labyrinthe qui est changeant, dangereux, un véritable défi à relever, un vrai... dédale ! ce labyrinthe presque vivant qui cause bien du soucis. Même si parfois, cette quête m'a paru longue, j'ai aimé cette partie où les héros se retrouvent dans le labyrinthe, croisant créatures mythologiques ou même dieux tels qu'Héphaïstos, très grand admirateur du travail de Dédale, ou encore Héra, reine des dieux et épouse de Zeus. Côté mythologie, j'ai été servie, toujours aussi ravie de croiser des divinités [ aah, le moment entre Percy et Poséidon à la fin lorsque Poséidon s'invite à l'anniversaire de Percy, surprenant la mère de celui-ci, Sally, et son compagnon, Paul. J'aime ces moments père/fils ].

Et les dieux, même s'ils se conduisent comme des ordures, j'adore les croiser. Et j'ai aussi appris des choses sur la mythologie, des choses que j'avais vaguement appris ou pas comme le mythe de Campé et Briarée, les géants aux 100 bras, ou encore Telchine, Antée le géant, Géryon. L'auteur joue à nouveau avec la mythologie et le monde moderne, nous présentant de nouveaux personnages mythologiques (Icare, Dédale, Calypso que j'ai trouvée très sympathique et touchante), et j'adore ce qu'il a fait du labyrinthe, sa façon de le voir. C'était bien traité. Mais malgré l'histoire qui devient plus noire et plus dense, je regrette que ça ne soit pas plus sérieux que ça. Certes, j'adore l'humour toujours présent, mais au bout de quatre tomes, on s'attendrait tout de même à un style moins enfantin et plus mature, zut quoi ! Cronos est à deux doigts de reprendre le pouvoir, l'Olympe est menacée et les Dieux et Déesses se préparent à la guerre, la Colonie risque d'être la première touchée si Cronos retrouve sa toute puissance.

Au niveau des personnages, c'est toujours un plaisir de revoir Percy que je trouve toujours aussi sympathique et agréable à lire (même s'il se fait passer pour un idiot aux yeux d'autres personnages), et si je déplore toujours qu'il ne semble jamais suivre de cours ou d'entraînements et qu'il semble maîtriser ses pouvoirs sans aide, je l'aime bien ce personnage et justement, il se découvre d'autres pouvoirs pas évidents à contrôler [ il a quand même involontairement déclenché un tremblement de terre. Sur un volcan. ] Ravie de revoir Nico di Angelo sinon, que je trouve bien développé, doué, assez torturé et sombre, rejeté (vu son père divin, pas étonnant) mais c'est un personnage intéressant et je suis contente de le voir [ réconcilié avec Percy ], contente de revoir Grover et Tyson, de découvrir Quintus, sang-mêlé adulte, de voir d'autres personnages secondaires plus présents comme Clarisse, fille d'Arès. Non en fait, celle qui m'a irrité tout au long du roman était Annabeth : orgueilleuse, jalouse, hautaine, trop sûre d'elle et de son intelligence [ rien qu'à l'épreuve du sphink 'donnez-moi des énigmes plus compliquées, celles-ci ne sont pas dignes pour une fille d'Athèna, ça insulte mon intelligence !' j'ai carrément halluciné ], autant dire que [ la romance Percy/Annabeth ne fait ni chaud ni froid, les fans anglophones n'écrivent QUE ça dans les fanfictions ] les relations restent d'ailleurs assez enfantines et il n'y a pas trop d'évolution.

Bon, malgré ces quelques points noirs, j'ai aimé ma lecture, comme d'habitude, ça se lit vite et bien, même style que les tomes précédents, on approche de la fin, certains éléments commencent à être révélés mais l'auteur garde encore des révélations et énigmes pour le dernier tome. C'est toujours un plaisir que de lire Percy Jackson et son univers balançant entre mythologie et monde moderne, et il me tarde de lire le dernier tome :)


[Blabla inutile] Aujourd'hui j'ai 20 ans, et selon les termes de la famille et des amis, je suis officiellement vieille ! Au moins j'ai l'excuse de ne pouvoir rien faire aujourd'hui 8D



Extrait :

Héphaïstos nous a toisé d'un œil noir.
- Ce n'est pas moi qui vous ai fabriqués, si ?
- Euh, non, seigneur, a répondu Annabeth.
- Heureusement, a grommelé le dieu. Quel travail bâclé !
Sur ces mots, il nous a examinés, Annabeth et moi.
- Des sang-mêlés, je parie. Pourriez être des automates, bien-sûr, mais j'en doute
.

11. Je suis tout feu, tout flamme.

vendredi 21 janvier 2011

Percy Jackson (T.3) Le sort du Titan - Rick Riordan.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/PercyJacksonT3.jpg

Du même auteur :


- Le fils de Sobek. (à venir)
Percy Jackson (T.5) Le dernier Olympien.
- Les chroniques de Kane (T.1) La pyramide rouge. (à venir)









Quatrième de couverture :

Les monstres sont toujours décidés à tuer les demi-dieux. Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n'ont la vie sauve que grâce à l'intervention de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Mais, lorsque Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d'embûches s'annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le Seigneur des Titans.


Mon avis :

Ce fut un peu un combat de Titan pour me procurer ce livre (jeu de mot non voulu !!), mais me voilà, livre terminé et critique en cours d'écriture. Et quel plaisir que de retrouver Percy Jackson, après un tome deux légèrement décevant, l'auteur revient en force dans ce troisième volet et ce fut une agréable lecture, comme toujours. J'en suis sûre à présent, je deviens légèrement accro à cette série et je suis bien partie pour terminer la série (encore deux tomes mais pas pour tout de suite, j'ai déjà tant dans ma PAL). Cet univers mélangeant mythologie grecque et monde moderne me plait terriblement et je ne suis pas prête de le lâcher.

Dans ce troisième tome, Groover, le satyre, a découvert deux sang-mêlés, deux étudiants de 12 ans qui sont frère et sœur, et demande à Percy, Annabeth et Thalia de venir le rejoindre pour ramener ces deux demi-dieux à la colonie des sang-mêlés. Mais cette mission banale se termine mal, très mal : Annabeth a disparu, des ennemis attaquent Percy, Thalia, Groover et les deux sang-mêlés qui ne doivent leur salut qu'à la déesse Artémis et ses chasseresses et grâce à Apollon et son char, ils peuvent regagner la colonie sains et saufs. Mais tout ne s'arrête pas là, Annabeth est toujours portée disparue et la déesse Artémis a été kidnappée par les ennemis qu'elle chassait. Une quête est mise en place pour retrouver la déesse entre demis-dieux et chasseresses...

L'écriture est toujours simple et fluide, l'humour toujours là, certes les dieux sont caricaturés pour certains et il y a des clichés mais là, ça ne me gêne pas, je dirais même avoir été ravie de voir de nouveaux dieux tels que l'auteur les voyait dans sa saga et ce doit être pour ça que j'ai beaucoup aimé la scène du conseil des dieux où ils étaient tous au grand complet (sauf Hadès et Perséphone), et ce fut formidable de rencontrer Aphrodite, Apollon, Artémis, les trois dieux majoritairement présent, bien que l'on revoit Hermès, Zeus, Poséidon et Arès, mais l'on fait aussi la connaissance d'Atlas, ou encore Athéna.

Je n'ai donc pas été déçue de ce tome, même si j'ai été déconcertée au début car j'ai constaté que l'action ne reprenait pas là où s'était arrêté le tome 2 [ au moment où Thalia s'éveille ], mais au contraire que plusieurs mois s'étaient écoulés. Un peu dommage mais bon, on a tout le roman pour découvrir Thalia, fille de Zeus et ses relations avec Percy tantôt houleuses puis amicales. Ils se disputent, utilisant même leurs pouvoirs (note : pourquoi diable ne voit-on pas Percy travailler ses pouvoirs à la colonie ?? On dirait qu'il les maîtrise parfaitement, sans avoir besoin d'entraînement, comme si c'était naturel, mais à quoi sert la colonie sinon ? Pourquoi n'apprend-t-il pas quelques techniques comme Thalia ?) A propos de Thalia, j'ai du mal à me faire une opinion d'elle, d'un côté elle m'énerve, de l'autre ça va encore, et si j'ai été surprise de son choix à la fin du livre, au final plus j'y repense et plus je me dit que c'est logique dans un sens...

Dans ce troisième tome donc, Percy change, je le sens en train de grandir et mûrir [ même si ses sentiments d'amour naissants pour Annabeth et inversement étaient prévisibles ] ce qui explique la présence d'Aphrodite, des amours naissent [ j'ai un doute néanmoins : Thalia est-elle amoureuse de Luke ? ] qui veut une histoire sentimentale torturée mais heureuse à la fin pour Percy qui est devenu sa nouvelle coqueluche au grand dam d'Arès qui aimerait bien flanquer une raclée au fils de Poséidon. Les relations entre personnages n'évoluent pas tellement pourtant, Annabeth étant la grande absente du roman, mais les sentiments évoluent.

Comme toujours, on a pas le temps de s'ennuyer, toujours une quête avec de nouveaux personnages (Thalia, Zoé la chasseresse, Bianca et Nico les sangs-mêlés, la famille d'Annabeth...), de nouveaux dieux/déesses, de nouveaux monstres mythologiques, de nouveaux lieux liés à la mythologie (ici, le jardin des Hespérides), d'autres références à des mythes comme celui d'Heraclès ou Atlas ; le rythme est soutenu et haletant, on a pas une seconde de répit et si l'histoire et l'intrigue restent simples mais on sent qu'elle se densifie et devient complexe surtout avec la prophétie dont on ignore encore certains éléments mais dont on parle depuis le premier tome. Enfin bon, cette saga me plaît énormément et malgré quelques passages rapides, ce tome est plus dense, plus captivant, plus émouvant que les précédents et c'est toujours une joie que de retrouver cet univers et les personnages :)



Extrait :

- Je ne veux pas d'argent, ai-je dit. Je suis un sang-mêlé ! Je veux des renseignements !
En entendant ça, il [Nérée] s'est débattu de plus belle.
- Mais qu'est-ce que vous avez, vous les héros, à toujours vous en prendre à moi ?
- C'est parce que tu sais tout !
Avec un grognement, il a essayé de me décrocher de son dos. J'ai eu l'impression de faire des montagnes russes. Il agitait bras et jambes, ce qui m'empêchait de tenir sur mes pieds, mais j'ai serré les dents et je me suis agrippé. On avançait en titubant vers le bors de l'embarcadère et là j'ai eu une idée.
- Oh non ! ai-je crié. Pas l'eau !

15. Je fais du catch avec le jumeau diabolique du père noël.

mardi 4 janvier 2011

Percy Jackson (T.2) La mer des monstres - Rick Riordan.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/PercyJacksonT2.jpg


Du même auteur :


- Le fils de Sobek. (à venir)
Percy Jackson (T.5) Le dernier Olympien.
- Les chroniques de Kane (T.1) La pyramide rouge. (à venir)








Quatrième de couverture :

Être le fils de Poséidon, un honneur ou une cruelle plaisanterie ? Lorsqu'une simple partie de foot se change en bataille contre un gang de cannibales géants, Percy le demi-dieu a un terrible pressentiment... Comme le lui annonçaient ses étranges cauchemars, les frontières magiques qui protègent la Colonie des Sang-Mêlé sont empoisonnées. Pour sauver leur domaine, Percy et ses amis devront parcourir la mer des Monstres, qui porte bien son nom.


Mon avis :

Sitôt après avoir lu le tome 1, je me suis jetée sur le tome 2, impatiente de lire la suite des aventures de Percy Jackson après un tome 1 que j'avais adoré dans l'ensemble. Et même si j'ai trouvé ce tome plutôt court comparé au premier, je me suis régalée tout au long de ma lecture, même si le premier tome reste mon préféré, j'ai quand même aimé ce second tome et ai hâte de commencer le tome 3.

Après quelques mois passés à la colonie des sang-mêlés, nous retrouvons Percy Jackson, âgé de 13 ans soit un an après le tome un, qui est retourné vivre chez sa mère et a enfin pu passer une année scolaire, dans une école normale, sans ennuis... sans ennuis, vraiment ? Voilà que durant le dernier jour d'école, les dits-ennuis frappent à la porte : des géants cannibales s’incrustent dans la salle de gymnastique. Heureusement qu'Annabeth a débarqué pour l'aider. Mais maintenant, il doit partir avec elle pour rejoindre en catastrophe la colonie qui est dans la misère : l'arbre de Thalia qui protégeait la colonie a été empoisonné, et la colonie croule sous les attaques. On croit Chiron, un des dirigeants de la colonie, coupable de cet empoisonnement criminel et il est renvoyé. Un affreux des Enfers, Tantale, prend sa place et n'a pas pris Percy en sympathie, ni Tyson d'ailleurs, ami de Percy, cyclope faible mais loyal... [ et demi-frère de Percy ! ] Pour tenter de sauver la colonie, il a été décidé qu'une quête pour un sang-mêlé serait organisée pour retrouver la Toison d'Or, ses vertus pouvant guérir l'arbre de Thalia, et c'est Clarisse Le Rou, fille d'Arès, qui a été chargée de cette quête. Percy et Annabeth protestent : grâce à des rêves, Grover est parvenu à communiquer avec Percy et il est prisonnier d'un cyclope détenant la dite Toison, qui le prend pour sa fiancée (il faut dire que ce n'était pas très malin de se cacher sous des robes de mariées lorsqu'on est capturé par un cyclope...), sur la même île où se trouve la Toison, et c'est donc naturel que Percy et Annabeth veulent sauver Grover. Faisant fi du règlement et grâce à un coup de pouce d'Hermès, les deux adolescents filent secourir le satyre et pour cela, il faudra traverser vents et marées, surtout marées, en particulier la Mer des Monstres : Circée, sirènes, cyclopes, centaures, anciens amis et ennemis sont au rendez-vous...

J'ai bien aimé ce tome, même si j'ai eu une légère déception et que ma préférence reste au premier (on découvre tout et j'ai trouvé la quête plus captivante et intéressante, ici Percy s'est bien familiarisé avec sa condition de sang-mêlé et fils de Poséidon), on a pas le temps de s'ennuyer, le livre démarre au quart de tour et sans temps mort, les héros ont aventures sur aventures, dangereuses, périlleuse et ne doivent leur salut qu'à leurs amis et leurs dons, et justement, nous avons plus de démonstrations des petits talents de Percy légués par Poséidon, et il travaille en équipe avec Annabeth. Et si Grover est moins présent, Tyson le remplace dans leur trio, même si je préfère encore Grover et que Tyson me paraît très gamin et assez idiot, c'est quelqu'un de loyal et aimable, à travers ce personnage, l'auteur fait passer un message de tolérance sur la différence des autres. Annabeth reste fidèle à elle-même mais on apprend quelques-unes de ses faiblesses, ses rêves et donc, on en apprend plus sur Luke et Thalia, l'aventure qu'ils ont eu à trois avant Percy, quand elle n'avait que sept ans. On revoit Luke aussi, qui [ a sombré dans le côté obscur de la Force à cause de son père (excusez le jeu de mot, difficile de ne pas penser à Star Wars où se trouve un Luke ayant des problèmes avec son père et qui a failli sombrer dans le côté obscur, à croire que tous les Luke ont ce genre de problème xD) ] et justement, à propos de son père, nous avons l'occasion de rencontrer le dieu Hermès, et je l'aime déjà. On voit peu de Dieux ou Déesses dans ce tome, Arès et Poséidon ne sont que mentionnés, mais on voit Hermès et je trouve son personnage bien sympathique, j'espère le revoir plus dans les tomes suivants.

Que dire de plus ? J'ai trouvé l'histoire bien menée, on découvre de nouveaux personnages, de nouvelles créatures mythologiques, de nouveaux éléments (Thalia, la fameuse prophétie pouvant concerner Percy, le mot de Poséidon à son fils qui laisse une part de mystères et d'interrogations...), l'humour est toujours présent, le côté mythologique et certains personnages (comme Clarisse) sont mieux et plus travaillés, et même si ce tome reprend un peu le même schéma que le premier tome et que j'ai été moins captivée que pour le premier tome, j'ai quand même bien aimé ma lecture, surtout que l'histoire finit en véritable cliffhanger ! Certes, certaines choses ont été prévisibles, le happy-end aussi, disons que je m'attendais à être plus surprise, qu'il y ait plus de changement, enfin je ne vais pas le nier : j'ai passé un agréable moment avec cette lecture et je dis : Sus au tome 3 !!


Extrait :

- Les humains ne vivent pas au même niveau d'existence que les immortels. Nos armes ne peuvent pas les blesser. Mais toi, Percy, tu es moitié dieu, moitié humain. Tu vis dans les deux mondes. Les deux peuvent te nuire et toi, tu peux affecter les deux. C'est cela qui rend les héros si spéciaux. Vous portez les rêves de l'humanité dans le royaume de l'éternel. Les monstres ne meurent jamais. Ils renaissent du chaos et de la barbarie qui couvent sous toute civilisation., cela même dont se nourrit Cronos. Il faut les terrasser encore et encore, les repousser constamment. Les héros incarnent cette lutte. Vous livrez les combats que l'humanité doit gagner, à chaque génération, pour demeurer humaine. [...]

18. L'invasion des poneys fêtards.