lundi 15 décembre 2008

Sex and the city - Candace Bushnell.


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L'auteur :

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Candace Bushnell, née en 1958, est une romancière et journaliste américaine, particulièrement connue pour être l'auteur de Sex and the City, le livre qui a inspiré la série à succès puis le film du même nom, qui fut, avant d'être adapté en roman, des chroniques sur le sexe et les relations amoureuses publiées dans le New York Observer.





Quatrième de couverture :

Elles sont journalistes, marchandes d'art, avocates, responsables des relations publiques. Elles ont tout pour plaire : jeunes, jolies, brillantes, sexy, indépendantes. Tout, sauf ce qu'elles cherchent désespérément : le partenaire idéal. Dans la jungle new-yorkaise, les places au soleil sont chères, Sex and the City en témoigne. Devenue un livre-culte avant d'inspirer une série télévisée, cette chronique à la fois hilarante et terrifiante des moeurs amoureuses et sexuelles de l'élite de Manhattan met l'Amérique WASP en émoi. Il est vrai que Candace Bushnell, journaliste branchée du New York Observer, n'hésite pas à bousculer le " sexuellement correct " de rigueur, en narrant en toute impudeur les aventures de ses contemporaines, leurs états d'âme et leurs frasques sexuelles. Ou du moins, ce qu'il en reste... Bienvenue dans l'ère de l'innocence perdue : un regard lucide et impitoyable sur une société qui fout décidément le camp.


Mon avis : 



Mouais... je suis assez mitigée.

Les choses sont claires : le livre n'a rien à avoir avec la série tv, qui s'est plutôt adaptée à deux, trois anecdotes et à l'esprit en général de cette chroniqueuse new-yorkaise, il faut vite éloigner les souvenirs de la série, sous peine d'une grave frustration ! M'enfin, c'est quand même une lecture agréable, il y a eu des passages plus ou moins biens, d'autres longs et ennuyeux, d'autres amusants... mais à celles qui aiment vraiment la série, ne pas s'attendre à lire ce livre et rencontrer Carrie Bradshaw - la chroniqueuse -, Miranda Hobbes - l'avocate terre à terre - , Samantha Jones - la businesswoman nymphomane - et Charlotte Yorks - galleriste fleur bleue. Enfin, il y a bien une Carrie (amie de la narratrice) qui est écrivain, une Miranda qui travaille pour le cinéma et une Sam Jones qui déjà dans la fleur de l'âge, un Stanford et Le Boss qui ressemble beaucoup à Mister Big. On retrouve des élèments qui sont dans la série. En fait, Candace Bushnell parle de ses amis et de ses rencontres (n'oubliant pas que ce sont de réelles chroniques, et quelques noms ont été modifiés dans les articles). Ce roman est comme l'équivalent du livre que publie Carrie dans la saison cinq de Sex and the City sauf qu'ici la chroniqueuse n'est pas Carrie bien qu'elle soit l'un des personnages principaux. Mais les personnages de la série et du livre n'ont pas le même tempérament, pas le même caractère... même si parfois j'ai reconnu dans certaines chroniques la trame de quelques épisodes de la série.

Mais franchement, j'ai trouvé la lecture longue, quelques passages sans interêts et assez ennuyeux, mais il n'y a pas que des passages ennuyeux, beaucoup d'entre eux sont très bons et franchement drôles, alors ce n'est pas si terrible que ça. On trouve une pléade de nouveaux personnages en dehors de Carrie, Miranda, Samantha et Charlotte qui nous offrent une vision originale de New-York et de ses moeurs. Le livre, bien que cru par moments à causes de certaines reférences sexuelles, est lèger, divertissant et original. J'ai pris plaisir à suivre la relation entre Carrie et le Boss (qui ressemble au Mister Big de la série). Un seul bémol cependant : le livre perd un peu dans la traduction car certaines expressions purement américaines sont intraduisibles en français et tombent à plat >_< Et il y a un tel pessimisme sur les relations amoureuses, j'avoue moi-même être pessimiste sur les bons garçons à trouver ou qu'une relation amoureuse parfaite existe, mais ici c'est assez effrayant, à croire que chaque histoire d'amour est vouée à l'échec. Le sexe a laissé place à l'amour. Cupidon a baissé les bras ! Il y a un ton plutôt cynique par moment dans un monde désenchanté, dans la jungle de Manhattan, néanmoins il y a eu des articles originaux et drôles, divertissants, frais.


Image tirée de la série télévisée du même nom, avec (de gauche à droite) Cynthia Nixon dans le rôle de Miranda Hobbes, Kim Cattrall dans le rôle de Samantha Jones, Kristin Davis dans le rôle de Charlotte York et enfin Sarah Jessica Parker dans le rôle de Carrie Bradshaw.

Extrait :

Carrie a déjà rencontré le Boss, mais elle ne pense pas qu'il se souviendra d'elle. Elle était dans le bureau où il lui arrive parfois de travailler, et elle se faisait interviewer par "Inside Edition" à propos d'un article qu'elle avait écrit sur les Chihuahuas, quand le Boss est entré et s'était mis à raconter au cameraman que les Chihuahuas, il y en avait plein Paris. Carrie s'était penchée en avant pour relacer sa bottine.

A la soirée, donc, elle trouve le Boss assis sur un radiateur dans la salle de séjour. "Bonsoir, lui dit-elle, vous vous souvenez de moi ?" Elle lit dans ses yeux qu'il ne sait absolument pas qui elle est, et elle se demande s'il ne va pas prendre la tangente.
Il roule son cigare entre ses lèvres et finit par le sortir de sa bouche. Il se détourne pour faire tomber ses cendres, puis la regarde de nouveau. "Un peu, que je me souviens de vous."


Chapitre 6. Séduction à New York : amoureuse du Boss.

Et si c'était vrai... - Marc Levy.

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L'auteur :


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Marc Levy, né le 16 octobre 1961, est un auteur français célèbre depuis la parution de son premier roman à succès Et Si C'était Vrai. Depuis, ses romans rencontrent toujours le même enthousiasme.

Les enfants de la liberté.



Quatrième de couverture :

Que penser d'une femme qui choisit le placard de votre salle de bains pour y passer ses journées ? qui s'étonne que vous puissiez la voir ? qui disparaît et reparaît à sa guise et qui prétend être plongée dans un profond coma à l'autre bout de la ville ? Faut-il lui faire consulter un psychiatre ? en consulter un soi-même ? ou, tout au contraire, se laisser emporter par cette extravagante aventure ? Et si c'était vrai ?... S'il était vrai qu'Arthur soit le seul homme qui puisse partager le secret de Lauren, contempler celle que personne ne voit, parler à celle que personne n'entend ?

Mon avis : 

C'est mon premier essai avec du Marc Levy, et j'avais choisi ce livre à cause du sujet qui avait l'air intéressant et prometteur, ce livre a été lu à une époque où je lisais peu mais j'avais fini ce livre en peu de temps, et j'ignore si mon avis a changé avec le temps, toujours est-il que malgrè ses défauts, ce livre était une bonne source de divertissement et que c'était une lecture bien sympathique.

Arthur est un homme tout ce qu'il y a de plus normal jusqu'à ce qu'il loue un appartement et qu'il y découvre un jour une femme sous le placard de sa salle de bain, ce qui est d'autant plus étrange est qu'elle semble être invisible aux yeux de tous sauf d'Arthur. Cette femme se nomme Lauren Kline et elle peut apparaître et réapparaître à sa guise, et elle avoue être plongée dans le comas depuis six mois suite à un accident de voiture et l'appartement dans lequel vit Arthur fut le sien, à présent elle est comme un esprit rattraché à son chez-soi. Tout d'abors sceptique, Arthur consent à croire Lauren et lui propose son aide...

Le point négatif de ce roman serait l'écriture : il y a trop de répétitions, des phrases inutiles comme si elles étaient juste là pour remplir le blanc de la page, une overdose de mots savants, bref pas terrible même si ça se lit quand même. Peut-être est-ce dû au fait qu'il s'agit du premier roman de l'auteur ? Je tenterais un jour un autre de ses romans, un plus récent histoire de comparer. Ensuite... c'est vraiment de la 'littérature de gare', c'est vite lu et vite oublié, sans vouloir être méchante. Pas de la littérature casse-tête quoi, juste du bon divertissement, un sympathique moment de lecture détente, même si l'histoire est un peu clichée et le dénouement est un peu prévisible malgrè une fin plutôt inattendue. Sinon ça reste assez fleur-bleue, pas forçément mon genre mais ça allait encore..

Malgrè tout, c'est une histoire assez émouvante, tendre, attendrissante avec quelques moments tristes (surtout les passages où Arthur se remémore sa mère et y découvre ses lettres pour lui), c'est frais et plein de tendresse, c'est fluide avec quelques rebondissements. J'ai adoré la présence d'humour chez le personnage de Paul, l'ami d'Arthur, il m'aura bien fait rire celui-là. Mais finalement, à part Paul, les personnages ne m'ont pas tant marqué, et il y a pas mal d'élèments prévisibles, et l'histoire d'amour, si elle est mignone, reste survolée. Cette histoire m'avait bien plu lorsque j'étais un peu plus jeune il y a environ deux-trois ans, j'ai changé et je vois ce livre différemment, mon avis a changé avec le temps mais je garde toujours à l'esprit un livre bien sympathique, pas casse-tête, agréable, simple. Mais je suis optimiste et je serais tentée de découvrir un ou plusieurs romans de l'auteur dans un avenir prochain...

Extrait :

Arthur tendit le combiné à Lauren et lui demanda de parler à son associé. Elle ne pouvait pas prendre le téléphone, elle lui expliqua qu'elle ne pouvait saisir aucun objet. Paul qui s'impatientait à l'autre bout de la ligne lui demanda à qui il parlait. Arthur sourit, victorieux, et enclencha le bouton "main libre" de l'appareil.
- Tu m'entends, Paul ?
- Oui, je t'entends. Dis : à quoi joues-tu ? Je voudrais dormir.
- Moi aussi je voudrais dormir, tais-toi une seconde. Parlez-lui, Lauren, parlez-lui maintenant !
Elle haussa les épaules.
- Si vous voulez. Bonjour, Paul, vous ne m'entendez sûrement pas, mais votre associé non plus.
- Bon, Arthur, si tu m'appelles pour ne rien dire, alors il est vraiment très tard.
- Réponds-lui.
- A qui ?
- A la personne qui vient de te parler.
- C'est toi la personne qui vient de me parler et je te réponds.
- Tu n'as entendu personne d'autre ?
- Dis-moi, Jeanne d'Arc, tu fais une crise de surmenage ?
Lauren le dévisageait d'un air compatissant.


Chapitre 4.

dimanche 14 décembre 2008

Quel amour d'enfant ! - La comtesse de Ségur.


L'auteur :
 

Sophie Rostopchine (19 juillet 1799 - 9 février 1874), née Sofia Fedorovna Rostoptchina, plus communément appelée la comtesse de Ségur, est une femme de lettres française, d'origine russe. S'étant mise à l'écriture des romans très tard, elle en publia néanmoins beaucoup et elle est l'auteur des célèbres Malheurs de Sophie ou des Petites filles modèles, elle écrivit également des contes de fées et des récits moraux en plus de livres pour les enfants.

>> Lecture en ligne du roman.



Quatrième de couverture :
 

Selon M. et Mme de Gerville, leur fille Giselle est sans conteste une enfant délicieuse, un amour d'enfant. Selon M. Tocambel, selon son oncle Pierre, ses tantes Noémi et Laurence, ses cousins Georges et Isabelle, selon Mme de Monclair ou Mlle Rondet, bref selon tous ceux qui ne sont pas ses parents, Giselle fait plutôt figure de calamité familiale. On se dit que Giselle ne sera jamais autrement que méchante... Jamais, vraiment ?

Mon avis :

Je ne pouvais pas avoir de blog littéraire sans parler une seule fois de la comtesse de Ségur ! C'est une auteur qu'on m'a fait découvrir quand j'étais petite, j'ai lu plusieurs livres de la comtesse étant enfant (l'un des rares livres que je me rappelle avoir lu étant enfant, quand j'étais gamine j'étais surtout cantonnée aux bandes-dessinées et peu de romans), c'est ma mère qui m'a fait découvrir cette auteur mythique, elle-même l'ayant découverte et lu grâce à sa propre mère. Les livres de la comtesse sont passés de mère en fille et c'était mon tour, je n'ai pas encore tout lu mais de ce que j'ai déjà lu, c'était de belles histoires qui ont bercé mon enfance et aujourd'hui je choisi de parler d'un des livres.

Monsieur et Madame de Gerville ont une petite fille de six ans nommée Giselle, et selon ses parents, elle est sans conteste un ange, une enfant absolument délicieuse, vraiment un amour d'enfant ! ... et selon son oncle, ses tantes, ses cousins et cousines, les amis de la famille et les autres, Giselle est plus une calamité familiale qu'autre chose, une vraie petite diablesse ! On se dit que Giselle ne changera jamais et qu'elle demeurera cette peste de petite fille accumulant les bêtises et les mensonges, mais qui sait ? Peut-être qu'avec l'aide de la famille et de ce charmant garçon nommé Julien, que Giselle pourrait avoir une chance de venir sur le droit chemin...

C'est un livre divertissant qui prête à réfléchir sur l'éducation des enfants, si la façon dont les parents se comportent avec leur enfant peut influencer le caractère de l'enfant. Ici Giselle est une vraie peste, elle ment, elle fait des bêtises, elle insulte, n'a aucun respect, elle joue la comédie... on la plaint et on la déteste, on a de la pitié pour elle parfois ou on compati avec la famille et les amis qui supportent tant bien que mal Giselle car ses bêtises manquent parfois de faire déchirer les relations familiales. Mais on s'amuse aussi des différents caractères des personnages, de la naïveté des parents. Et si l'histoire peut paraître un peu longue et lourde à force avec toutes les bêtises de Giselle, ça reste divertissant, ça offre des leçons de morale, ça nous fait réfléchir, Giselle a quand même un happy-end, elle parvient à nous surprendre agréablement.

- Portrait de l'auteur -

Extrait :


Léontine embrassa son frère, quoiqu'elle fût contrariée de son jugement sur sa charmante fille et revint s'asseoir dans son fauteuil ; elle réfléchit quelques instants : petit à petit son visage s'assombrit.

'C'est triste, pensa-t-elle, de voir toute ma famille tomber sur ma pauvre Giselle ! Parce que, mon mari et moi, nous l'avons peut-être un peu gâtée dans sa petite enfance, on se figure qu'elle doit être insupportable... Pauvre ange ! Elle est si gentille !'


Chapitre 1. Giselle est un ange.

Dracula - Bram Stoker.


Répondant à l'invitation du comte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux. Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. 

Malgré  la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les porte de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l'apesanteur... 

Jonathan Harker doit se rendre à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...




C'est suite au visionnage du film de Francis Ford Coppola que j'ai eu envie de découvrir le livre, et donc de me plonger pour la première fois dans la littérature vampirique. Je voulais découvrir la « véritable » histoire de Dracula, entendons par là le roman original de Bram Stoker, qui s’est lui-même inspiré des légendes et de l'histoire de Vald Tepes. Dracula étant la figure du vampire par excellence, je ne pouvais pas passer à côté.


L'histoire de Dracula commence par le voyage de Jonathan Harker, un jeune clerc anglais, fiancé et plein d'avenir, en Transylvanie. Il doit se rendre chez un hôte bien mystérieux, le comte Dracula, pour mener à bien la vente d'une vieille demeure d'Angleterre. Jonathan découvre à son arrivée dans les Carpates un pays pour le moins mystérieux et sauvage, aux forêts ténébreuses, aux montagnes menaçantes, à cette nature indomptée peuplée de loups, un pays où les habitants se signent au nom de Dracula. Tout prête à croire que le terreur règne autour du comte Dracula, et l'on conjure Jonathan de ne pas s'aventurer au château.



Jonathan fait oreille sourde aux avertissements des paysans et décide de continuer la mission qui lui a été confiée. Pourtant, malgré la courtoisie et la bienveillance de son hôte, Jonathan ne peut s'empêcher d'éprouver des doutes de plus en plus grandissants envers ce comte qui semble se rendre maître des loups, qui contrôle son courrier, qui verrouille les portes du château, qui semble être le seul habitant de la demeure, qui n'apparaît jamais le jour, qui se déplace sur les murs en défiant les lois de l'apesanteur, qui ne se reflète pas dans les miroirs, qui ne semble pas se nourrir… Tous ces éléments qui amènent Jonathan à découvrir l'évidence terrible qui fait qu'il est prisonnier de ce château et d'un homme qui ne semble ne pas faire parti du commun des mortels...



De son côté, en Angleterre, Mina Murray est loin de se douter de la situation de son fiancé et profite de son séjour chez son amie Lucy Westenra qui finira par souffrir d'un mal étrange après une nuit mouvementée... qu'arrive donc t-il à sa chère amie ? Et alors que le temps passe, des événements de plus en plus étranges surviennent à Londres. Le docteur John Seward s'active à soigner son amie Lucy, et fait appel pour cela à son maître et vieil ami le professeur Van Helsing qui soupçonnera la véritable origine du mal de Lucy et la cause du mal qui semble rôder en Angleterre... mais tout ne s'arrête pas là, bien au contraire…



Bram Stoker (1847 - 1912)
Je suis ressortie ravie de ma lecture, c'est vraiment mon coup  de cœur de l'année 2008, et il s’offre une place de choix parmi mes livres préférés. Des vampires « classiques » comme je les aime ! Le genre qu’on détruit à coup de pieux, d'eau bénite et de vade retro satanas, ceux qui craignent le soleil, qui ne se reflètent pas dans un miroir. Au niveau du style, le livre est sous forme de journaux intimes, d'extraits de journaux de la presse, de comptes rendus, de carnets de bord, de lettres, de télégrammes mais le tout écrit sous forme de récit. Ce fut parfois laborieux avec quelques longueurs et une sensation de lourdeur dans le récit, mais dans l’ensemble le récit est fluide et très imagé. Dracula est un classique très abordable, très riche, variant les points de vue avec divers personnages tous très sympathiques à suivre. L'alternance des points de vue avec les divers journaux intimes vaut au moins le fait de mieux découvrir en profondeur la plupart des personnages. Chacun nous relate ses peurs, ses angoisses, ses convictions, son quotidien, sa foi, ses raisonnements, ses pensées les plus intimes.



J'ai beaucoup aimé les descriptions de la Transylvanie, des Carpates, de ces lacs froids, ces forêts sauvages, ces paysages sombres, menaçants et inquiétants, des coutumes et mœurs du pays, du château de Dracula, de l'histoire de Dracula, tout est très bien décrit, c'est beau, frais et dépaysant. Il y a un vrai travail de recherche sur ces contrées, sur le personnage de Dracula et de ses ancêtres et leurs histoires. Bram Stoker a fait un bon travail de recherche et nous expose les dernières pratiques et technologies du siècle (chirurgie, psychologie, linguistique, trépanation, médecine, étude des forces occultes et du paranormal, parapsychologie), car certains personnages sont très cultivés : Dracula, Van Helsing, et n'oublions pas John Seward qui travaille en tant que docteur mais aussi dans un asile de fous et ses notes sur un patient qu'il suit sont très intéressantes, il s'agit de Renfield dont l'état psychologique a radicalement changé depuis sa rencontre avec Dracula. Bercé dans sa douce folie, sa dévotion pour son maître, son intérêt chez les insectes qu'il élève ou mange ; la plupart du temps fou et même fou-furieux, il peut devenir bien éduqué, lucide et charmant et l'instant d'après replonger dans sa folie, il reste un cas et donc un personnage très intéressant à exploiter et je comprends l'intérêt de Seward pour lui car il est un personnage clé du roman.



Si vous voulez découvrir Dracula, le vrai, je vous conseille de lire ce livre. Il n’est pas, à l’inverse de nombreux films, le gentleman cultivé amoureux de Mina, torturé par sa condition de vampire, et cela ne peut pas plaire à tout le monde. Ici, Dracula est le mal incarné. On l'aime et on le déteste. Il est à la fois repoussant et ignoble puisqu'il incarne le diable et qu'il est l'auteur de nombreux crimes et des atrocités, mais il est également un homme fascinant, cultivé, rusé, malin, fort, il est la beauté éternelle par excellence. S'il paraît vieux et plutôt laid au début du roman, il se révèle par la suite un prédateur au charme fou, assoiffé de sang et de vengeance. Il a un but à mener et il fera tout pour l'achever. On le hait pour ce qu'il est mais on le plaint pour ce qu'il ne sera jamais : un homme tout simplement. Et seule Mina le comprend alors que tout le reste des personnages ne voit en lui qu'un monstre sanguinaire. Quel merveilleux antagoniste et quel formidable adversaire il est pour nos héros !



Les personnages principaux (minus Dracula), imaginés par Nathan Anderson sur Tumblr
De gauche à droite : Jonathan, Mina, Lucy, Van Helsing, Arthur, Jack et Quincey


Concernant les personnages, comment ne pas tous les aimer ?



Mina Murray est humble, profondément humaine, intelligente, courageuse, pieuse, elle a un grand rôle dans le roman et aidera les hommes à plusieurs reprises dans la traque de Dracula. Une simple femme qui a assez de liberté, d'indépendance, de courage et d'intelligence pour participer activement à la traque de Dracula, même si je regrette qu’elle soit mise de côté par les hommes au bout d’un moment, bien que ce soit pour sa sécurité, et que ces chers messieurs aient mis du temps à se rendre compte du mal qui la rongeait…



Jonathan Harker, qui semble naïf au début pour ignorer tous les avertissements concernant Dracula (cependant, n’oublions pas que les lecteurs de l’époque, et par conséquent l’Angleterre du XIXe siècle, ne connaissent que peu ou pas la figure du vampire), plus intelligent qu’il n’y paraît, avec une force incroyable car il a survécu à Dracula et ses épouses, il ressort traumatisé de sa séquestration au château de Dracula mais participe à sa traque et il est un excellent soutien pour Mina dont l’amour et la dévotion qu’il a à son égard ne peuvent que nous toucher.



J'ai également aimé le docteur Jack (ou John) Seward, l'ancien élève de Van Helsing, médecin travaillant dans un asile de fou, et en particulier le trio qu'il forme avec Quincey Morris, l'américain, et Arthur Holmwood, l'aristocrate anglais et fiancé de Lucy. Trois amis différents réunis pour leur affection profonde pour Lucy, tous trois proches, qui chasseront ensemble le vampire, leur amitié et solidarité seront leur force principale.



Comment oublier la douce Lucy Westenra, pauvre victime dans l'histoire surtout quand on sait ce qui adviendra d'elle.



Mais le personnage qui m'a le plus plu et marqué était sans conteste le professeur Abraham Van Helsing. Un personnage haut en couleur, cultivé, intelligent, déterminé, parfois impétueux, croyant mais savant, très attaché à ses amis et son ancien élève, il y a un véritable combat intellectuel entre lui et Dracula. Le vampire et le chasseur de vampire. Au niveau des personnalités, les personnages sont bien fouillés, tous très intéressants et attachants à leur manière, quoique un peu trop manichéens pour certains mais ça s'arrête là.



J’ai ressenti quelques longueurs vers la fin, fin qui est d'ailleurs plutôt précipitée, ce qui m’a quelque peu déçu, mais j'en ai ressentie un profond soulagement et l'on est enfin délivré de l'atmosphère lourde et inquiétante du récit.


La légende, sa majesté des vampires, incarnée par trois acteurs de légende, eux-aussi :
Christopher Lee, Bela Lugosi et Gary Oldman



Au final, Dracula est un récit gothique, fantastique, qui nous offre des personnages très intéressants et attachants, une intrigue intéressante qui tient en haleine, on découvre le vampire par excellence, c'est plein d'émotion. Le style de Bram Stoker est hypnotisant, et si le roman ne fait pas si peur que ça au final (peut-être était-ce plus effrayant pour l'époque ?), l'histoire est passionnante, bien recherchée, on sent tout de travail de l'auteur, c'est une bonne histoire de vampire de la littérature classique, un bon récit gothique et fantastique qui m'aura enfin permis de découvrir Dracula. Vraiment, c'est un excellent roman, une très bonne surprise !



Avis toutefois à ceux qui ont vu le film de Coppola : ne vous attendez pas à retrouver une histoire d'amour entre Mina et Dracula, sous peine d'être déçu. S'il y a des rencontres entre les deux personnages dans le roman, ils ne sont en aucun cas amants !


Le professeur fut interrompu d'une manière plus que surprenante. Hors de la maison, une détonation creva le silence. La fenêtre vola en éclats et la balle, ricochant sur le haut de l'embrasure, alla frapper le mur du fond. J'ai bien peur de n'être qu'une faible femme, car je me suis mis à hurler. Les hommes bondirent tous sur leurs pieds. Lord Godalming se précipita vers la fenêtre qu'il ouvrit sans hésiter. 
En même temps, nous entendîmes la voix de Mr. Morris : 
- Excusez-moi ! Je crains de vous avoir alarmés. Je monte vous expliquer tout de suite ! 
Une minute plus tard, il rentra dans la pièce et dit : 
- C'était bien idiot de ma part, et je vous prie de m'excuser, Mrs Harker, bien sincèrement ! Je vous ai sans doute terriblement effrayée. C'est sans doute insensé mais, pendant que le professeur nous parlait, une grande chauve-souris est venue se poser sur le rebord de la fenêtre. Depuis ces derniers événements, ces animaux m'inspirent une telle horreur que je ne puis plus les supporter. Je suis donc sorti l'abattre, comme je l'ai fait depuis plusieurs soirées déjà. Vous êtes-vous assez moqué de moi, Art ! 
- L'avez-vous touchée ? demanda le docteur 
- Je ne crois pas, car elle s'est envolée en direction des bois. 
Sans ajouter une parole, il reprit sa place et le professeur poursuivit.
Chapitre XVIII. (Journal de Mina Harker)


Le chien des Baskerville - sir Arthur Conan Doyle.


Les circonstances dramatiques de la mort de Sir Charles ont réveillé le souvenir de la malédiction qui pèse sur la famille des Baskerville : en effet, dès que l'heure de la mort a sonné pour l'un d'eux, un démon lui apparaît sous la forme d'un chien monstrueux.  
Sherlock Holmes, mis au courant de l'affaire, envoie son fidèle compagnon, le docteur Watson, veiller sur Sir Henry Baskerville, dernier héritier de la famille, tandis que lui-même, décidé à faire la lumière sur cette énigme, mène son enquête à l'insu de tous...




Laissez-moi vous parler de l’un de mes grands amours littéraires… Sherlock Holmes ! Oui, je n’ai lu que ce roman à ce jour, mais il m’a conquis et je ne compte pas m’arrêter là ! Mais, Le Chien des Baskerville, de quoi ça parle ?



Quelque part dans les landes, un certain sir Charles Baskerville trouve la mort de façon assez brutale, durant sa promenade nocturne autour de son domaine. L’on dit qu’il serait mort à cause de l’apparition d’un chien monstrueux tout droit sorti des enfers, rappelant à la famille Baskerville le poids de la malédiction qui hante chacun de ses membres depuis des générations : il est dit que dès qu’un Baskerville est aux portes de la mort, un chien-démon lui apparaîtra sous une forme si monstrueuse et si terrifiante qu’elle cause la mort chez sa victime. Il n'y a plus qu’un seul héritier de la famille, à présent : sir Henry Baskerville, revenu d’Amérique pour s’installer dans l'ancienne demeure familiale et y refaire sa vie. Le médecin de feu Charles Baskerville, le docteur Mortimer, juge utile de mettre au courant le célèbre détective londonien Sherlock Holmes de cette étrange affaire, et c’est avec son ami et associé, le docteur Watson, que Holmes tentera de mettre de la lumière sur cette sombre enquête qui hante une famille depuis des générations...



Je me suis plongée dans ce roman pour ne plus en ressortir ! Pour une première tentative de Sherlock Holmes, c'est réussi, j'ai beaucoup aimé cette première introduction, ce voyage dans les aventures du plus célèbre des détectives. Cette histoire m’a fait un peu penser à l’histoire de la bête du Gévaudan  bête du Gévaudan. J’ai été séduite par son ambiance sombre, presque gothique, fantastique dans les landes sombres et sauvages qui nous dépaysent bien du Londres de l’ère victorienne.



Concernant les personnages, je suis complètement sous le charme du docteur Watson qui est devenu, je crois, mon personnage préféré. Je trouve qu'il est la touche sensible, humaine et chaleureuse de cette aventure face au génie froid et logique de HolmesWatson est profondément humain, sensible, très attaché à Holmes qui est plus qu'un associé et locataire, mais aussi un ami. On découvre l’histoire à travers son point de vue, parfois naïf, son jugement, ses sentiments, son regard, son éternelle affection et admiration pour Holmes. J'ai également beaucoup aimé le personnage de l'inspecteur Lestrade, et de Sir Henry, et Sherlock Holmes, bien-sûr, quel cerveau, quel génie !



L’intrigue est bien construite, il n’y a pas beaucoup de longues descriptions, pas de lenteur ou de style lourd, ça se lit bien, l'écriture de Doyle est plaisante, vivante, elle nous offre le point de vue de Watson qui est loin d'être l’imbécile décrit par certains films. Ici, Watson est plus présent que Holmes, il est aux premières lignes de l'enquête, il découvre en premier le décors des landes avec sir Henry et mène l'enquête pour aider Holmes qui reste d'abord à Londres dans un premier temps. Policier ou pas, ça reste très accessible, on comprend très bien les raisonnements, les trains de pensées, il n'y a pas de vocabulaire complexe.



Je ne suis pas déçue de ce livre qui est l'un des romans les plus connus et appréciés dans les aventures du détective anglais. On a du suspense, et même, je dirais, un peu de fantastique. Face aux raisonnements de Holmes qui ne croit pas à ce genre de chose, c'est donc passionnant à découvrir ce qu'il va faire. L'histoire et le mystère sur la malédiction et le chien des Baskerville m'ont intrigué. Parfois, j'ai trouvé certains passages effrayants et j'ai partagé la peur des personnages. Bon, peut-être qu'à certains passages, j'ai trouvé le récit long et ennuyeux par de trop grandes descriptions, mais sans plus. J'ai adoré et serais plus que ravie de retenter du Sherlock Holmes !



- Dites, Watson, que dirait Holmes ? Nous en sommes à cette heure d'obscurité où s'exaltent les Puissances du Mal...
Comme pour répondre à sa phrase, de la sinistre nuit de la lande s'éleva soudain ce cri étrange que j'avais entendu aux abords du grand bourbier de Grimpen. Le vent le porta à travers le silence nocturne : ce fut d'abord un murmure long, grave ; puis un hurlement qui prit de l'ampleur avant de retomber dans le gémissement maussade où il s'éteignit. A nouveau il retentit, et tout l'air résonna de ses pulsations : strident, sauvage, menaçant. Le baronnet saisit ma manche ; son visage livide se détacha de la pénombre.
- Grands dieux, Watson, qu'est cela ?
- Je ne sais pas. C'est un bruit qu'on n'entend que sur la lande. Je l'ai déjà entendu une fois.
Un silence absolu, oppressant, lui succéda. Nous nous étions immobilisés, l'oreille aux aguets. Rien n'apparut.
- Watson, me chuchota le baronnet, c'était l'aboiement d'un chien.


Chapitre 9. Lumière sur la lande. Second rapport du docteur Watson.