samedi 17 octobre 2009

Souvenirs sur Sherlock Holmes - sir Arthur Conan Doyle.


Que fait Sherlock Holmes toute la journée ? Il déduit et, de déduction en déduction, il découvre pourquoi les moutons boitent quand les chevaux de course disparaissent, pourquoi un homme en fait chanter un autre, et pourquoi le colonel Barclay s'effondre mort, dans son salon. C'est très clair, "élémentaire, mon cher Watson" ! Et onze énigmes deviennent de simples histoires d'amour, de vengeance et de mort. Dans ce volume de la série des Sherlock Holmes, le célèbre détective anglais affronte un adversaire aussi intelligent que lui, le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Le duel aura lieu dans les montagnes Suisses...


 
Voici un nouveau recueil de nouvelles sur les aventures de Sherlock Holmes, un plaisir, comme toujours. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, et les enquêtes que nous propose Conan Doyle. Et elles sont nombreuses et intéressantes !
 
Flamme d'argent est aussi le nom d'un cheval de course appartenant au colonel Ross. Un jour, l'entraîneur du cheval est retrouvé mort. Sherlock Holmes et le docteur Watson se rendent donc dans le Wessex pour enquêter, à la demande du colonel, et apprennent que l'entraîneur avait en fait une double vie... qui a causé sa perte. 

La figure jaune, Mr Grant Munro est désespéré par l'étrange comportement de sa femme qui, après lui avoir demandé de l'argent, se lève en pleine nuit pour se rendre chez les nouveaux voisins. L'inquiétude du mari s'accroît lorsqu'il aperçoit un visage jaune l'épier par une des fenêtres des voisins. Sa femme refusant de s'expliquer, Grant Munro décide de demander conseil à Sherlock Holmes. 

L'employé de l'agent de change se situe peu de temps après le mariage de Watson, celui-ci reçoit la visite de son ami Holmes le priant de venir le rejoindre pour un voyage à Birmingham où une affaire les attendent : celle de Hall Pycroft qui, après avoir trouvé un nouveau travail, se retrouve dans une situation des plus étranges...
 
Le Gloria Scott, une nouvelle se situant durant la jeunesse de Holmes, quand il étudiait encore au collège et qu'il avait fait la connaissance de son premier ami de l'époque : Victor Trévor. Un jour où il dînait avec Victor et son père, le don de déduction de Holmes étonne Trévor senior mais alors que les déductions de Holmes le mènent vers un sujet qui rend inconfortable le père, celui-ci invente une excuse qui ne convainc pas Holmes... 

Le rituel des Musgrave, Sherlock Holmes raconte à son vieil ami Watson une enquête qu'il avait résolue avant leur rencontre : Reginald Musgrave, une connaissance de l'université, l'avait consulté après la disparition de deux de ses domestiques... et cette disparition remonte peu après que l'un d'entre eux ait secrètement lu un document de famille... 



Les propriétaires de Reigate, c'est une vieille connaissance de Watson qui invite ce dernier et Sherlock Holmes à passer quelques jours chez lui, à la demeure du colonel Hayter où s'est produit vol puis meurtre... le seul indice étant un bout de papier déchiré, trouvé dans la main de la victime.
 
L'homme tordu, Holmes invite Watson à l'assister dans une enquête concernant le meurtre violent du colonel James Barclay, et dont la femme est la première suspecte, alors qu'ils étaient l'image même du couple parfait... 

Le pensionnaire en traitement, un certain docteur Percy Trevelyan apporte à Holmes un problème bien particulier : il a participé à un arrangement plutôt inhabituel... 

L'interprète grec nous présente Mycroft Holmes, frère aîné du détective, qui a justement une enquête pour son frère : celle de Mr Melas qui lui a raconté une étrange expérience. 

Le traité naval, le docteur Watson reçoit une lettre d'un ancien camarade de classe lui suppliant d'exposer son problème à son ami détective car un important traité naval lui a été dérobé. Mais lorsque Watson présente la lettre à Holmes, celui-ci remarque que ce n'est pas l'écriture de son ami, mais de celle d'une femme...

Le dernier problème, les temps sont sombres pour Sherlock Holmes qui a dû éviter la mort à plusieurs reprises après que le professeur Moriarty, véritable génie du mal, lui ait rendu visite à Baker Street. En effet, depuis plusieurs mois déjà, Holmes a réussi à contre-carrer les plans de son rival bien décidé à se débarrasser de Holmes...
 
Sherlock Holmes se révèle, au fur et à mesure des nouvelles, un détective épatant à qui rien n'échappe. Personnellement, si je me retrouvais devant lui, je lui avouerais tout ! C'était donc 11 nouvelles toutes sympathiques les unes les autres, pas un seul moment d'ennui. Surtout que l'on rencontre Mycroft Holmes, grand frère du célèbre détective, et le professeur Moriarty, génie du mal qui prouve être un adversaire digne de Holmes. J'ai également aimé les moments d'amitié entre Holmes et Watson, amitié que j'aurais aimé voir plus développée mais bon, Conan Doyle se penche plus sur les enquêtes. J'ai aimé, en somme, même si l'affaire du Dernier problème fut celle que j'ai lu le moins... ceux qui s'y connaissent devraient savoir de quoi je parle ! C'est que j'ai un petit cœur sensible !


 
Holmes me conduisit dans un salon plus petit, m'y laissa une minute et revint accompagné d'un homme qui, je le savais, ne pouvait être que son frère.
Mycroft Holmes était bien plus large, bien plus fort que Sherlock. Sa corpulence ne pouvait guère passer inaperçue. Mais sa figure, quoique massive, avait gardé quelque chose de m'acuité d'expression qui caractérisait celle de son frère. Ses yeux avaient la couleur grise de l'eau, et pourtant le regard était pénétrant, profond, plein d'une vivacité d'introspection que je n'avais vu que chez Sherlock quand il exerçait à fond ses talents.

 
L'Interprète Grec.

mercredi 23 septembre 2009

Le fantôme de l'opéra - Gaston Leroux.



"Le fantôme de l'Opéra a existé.
J'ai été frappé dès l'abord que je commençais à compulser les archives de l'Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l'on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là."


Avec l'art de l'intrigue parfaitement nouée et l'inspiration diabolique qui ont fait le succès de Gaston Leroux, le père de Rouletabille, 'Le Fantôme de l'Opéra' nous entraîne dans une extraordinaire aventure qui nous tient en haleine de la première à la dernière ligne.






Article mis à jour le 25/06/24
 


Je ne connaissais du fantôme de l’opéra que la comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber, qui est très sympathique en soi, avec des chansons mémorables (He’s theeere, the Phantom of the Operaaaaaaa) mais qu’il faut très vite éloigner de son esprit en lisant le roman, sous peine de chercher des comparaisons et d’être déçu.



Quel est donc ce fantôme de l'Opéra dont tout le monde parle et qui hanterait les coulisses de l’opéra Garnier ? Plaisanterie, légende urbaine, rumeurs infondées ou histoire bien réelle ? Les habitants de l’opéra sont bien obligés de prendre cette histoire au sérieux lorsque ce soit-disant fantôme provoque accidents et disparitions lorsqu’on ne satisfait pas ses demandes : pendaison du machiniste, une loge hantée, couacs dans le chant de la cantatrice principale, ou encore chute d’un immense lustre sur le public…



Peu préoccupé par cette affaire, le vicomte Raoul de Chagny a les yeux rivés sur la scène de l'opéra. C'est qu'il y retrouve, en la personne d'une des chanteuses, une amie d'enfance dont il est amoureux : Christine Daéé. Alors qu’il cherche à se rendre dans sa loge pour la congratuler et se faire reconnaître d’elle, il l’entend en compagnie d’un autre homme lui demandant de l’aimer, tandis que Christine lui avoue n'avoir chanté que pour lui. Qui est cet homme que Christine appelle son ange de la musique ? Christine est persuadée qu'il s'agit d'un génie de la musique, envoyé par son père décédé, pour qu'elle excelle dans le chant. Pour Raoul, tiraillé entre la crainte et la jalousie, ce ne peut qu'être un charlatan... ou quelqu'un de dangereux. Alors que Christine lui devient de plus en plus inaccessible, se fermant comme une coquille à l'évocation de son étrange professeur qu'elle admire autant qu’elle craint, Raoul décide de mener l'enquête. Se pourrait-il que cet homme, cet Erik, cet ange de la musique, soit le Fantôme de l'Opéra ? Celui qui tourmente tant l'opéra et qui est prêt à déclarer la guerre contre ses directeurs si l'on obéit pas à ses exigences ?


L'opéra Garnier - Intérieur

Ma lecture fut d’abord bien laborieuse avec une histoire qui avance tout d’abord lentement, noyée sous les nombreuses descriptions de Gaston Leroux que j’ai aimé tout comme elles m’ont ralenti dans ma lecture. Paradoxalement, j’ai trouvé de nombreux passages longs et superflus, coupant parfois le rythme de lecture, tout comme j’ai été enchantée par ses descriptions des lieux. Gaston Leroux nous emmène faire un voyage sur la scène et les coulisses de l’opéra Garnier. Sa plume multiplie les précisions sur sa toile de décor, et fait écho à l’architecture de l’Opéra Garnier, et je ressors de ce roman avec une furieuse envie de visiter ce lieu magique un beau jour.



Gaston Leroux a également pris le parti de nous narrer son histoire sous la forme d’une enquête documentée, prétendant que les événements racontés sont vrais, avec des notes en bas de page pour en authentifier la véracité, mais de nous présenter à la fois un récit qui baigne dans le fantastique à travers les étranges tours du Fantôme, son univers fantastique et terrifiants à travers les sous-sols infernaux de l'Opéra, son lac, la demeure du fantôme et la chambre des supplices, digne d’une odyssée dans les Enfers de la mythologie grecque, voire l’Enfer tel qu’il fut visité par Dante. Le roman est un mélange entre rapport de police et roman fantastique, ce que j’ai trouvé déstabilisant.



L’histoire baigne aussi avec le romantisme pour son schéma classique aussi : une demoiselle en détresse, un être étrange à l’apparence monstrueuse et au cœur mutilé, un chevalier servant (mais particulièrement chiant), des romances enrobées de drame, une héroïne qui évolue entre deux mondes, celui de la lumière, de ses semblables, de la scène et le monde souterrain, fantastique et inquiétant sur lequel domine le Fantôme.



À ma première lecture, je trouvais Raoul et Christine insupportables. Après relecture, des années après, je suis bien forcée de réviser mon jugement. Christine, tu es un personnage fascinant, attachant, tu es sensible, indépendante, intelligente, têtue et talentueuse, et tu mérites tellement mieux ! En revanche, Raoul est toujours aussi insupportable, apathique, geignard et ennuyeux (l’homme qui brusque son amie d’enfance et amour pour des réponses qu’elle ne veut pas lui donner, qui lui demande si elle l’aime alors qu’elle raconte un traumatisme qu'elle a vécu, qui pleure et fait son gamin pourri gâté quand on ne va pas dans son sens. Sympa le gars !), je ne vois vraiment pas ce que Christine lui trouve. Alors oui, leurs amourettes sont bien gentilles mais je ne les trouve vraiment pas compatibles. Ils ne s’écoutent pas, ne se comprennent pas, ça crie, ça pleure, ça regrette, ça se fait des promesses d’amour, et rebelote. N’allez pourtant pas croire que je souhaite la voir dans les bras d’Erik ! Il voue pour elle une obsession malsaine, lui interdit de se marier, et n’hésite pas à utiliser les menaces ou le chantage pour la faire plier.



Pourtant, quel personnage fascinant est notre Fantôme. Créature rejetée par la société, avec une voix en or. C’est un antagoniste efficace, terrifiant et barge, il présente un certain charisme à travers ses mots, et il est énigmatique. Je regrette que le mystère autour de lui ne soit pas entièrement levé à l’issue du roman, ne nous laissant que des hypothèses. J’ai aussi bien aimé le Persan, un autre personnage énigmatique, qui semble bien connaître le fantôme, ainsi que Madame Giry.



J’ai donc beaucoup aimé le mystère autour du Fantôme, découvrir ses intrigues avec Christine, mais aussi l’étrange thriller que nous a offert l’auteur. Si le roman met du temps à démarrer et que l’on se perd parfois dans de nombreuses descriptions, j’ai passé un bon moment à suivre cette enquête, les étranges requêtes du Fantômes, les directeurs de l’opéra qui s’en arrachent les cheveux, les manigances du Fantôme et ses interactions avec Christine qu’il aime d’un amour noir et inquiétant. J’ai aimé découvrir les coulisses de l’opéra Garnier, et j’ai surtout aimé la dernière partie, quand tout s’accélère lors de la disparition d’un personnage et la découverte de l’univers souterrain du Fantôme, rempli de passages secrets, escaliers dérobés et machineries infernales. J’ai aimé aussi l’humour et l’absurdité qui se dégagent parfois de l’enquête, notamment dans la caricature des deux directeurs qui sont aussi stupides que vaniteux.



Malgré un style d’écriture parfois lourd et pesant, et une forme de récit déconcertante, j’ai bien aimé ce classique, avec son atmosphère mystérieuse sur un fond policier, son romantisme noir, ainsi que ce voyage dans les superbes décors de l'opéra Garnier et ses souterrains inquiétants. Je suis très contente d’avoir découvert ce classique, et il me tarde de découvrir les différentes adaptations de cette histoire !

 



"The Phantom of the Opera" de Dream of Sanity
Une des chansons les plus iconiques du musical !
 


 
Et c'est vrai que, depuis quelques mois, il n'était question à l'Opéra que de ce fantôme en habit noir qui se promenait comme une ombre du haut en bas du bâtiment, qui n'adressait la parole à personne, à qui personne n'osait parler et qui s'évanouissait, du reste, aussitôt qu'on l'avait vu, sans qu'on pu savoir par où ni comment.

Il ne faisait pas de bruit en marchant, ainsi qu'il sied à un vrai fantôme. On avait commencé par en rire et par se moquer de ce revenant habillé comme un homme du monde ou comme un croque-mort, mais la légende du fantôme avait bientôt pris des proportions colossales dans le corps de ballet. Toutes prétendaient avoir rencontré plus ou moins cet être extranaturel et avoir été victimes de ses maléfices. Et celles qui en riaient le plus n'étaient point les plus rassurées.

Quand il ne se laissait point voir, il signalait sa présence ou son passage par des évènements drolatiques ou funestes dont la superstition quasi générale le rendait responsable. Avait-on à déplorer un accident, une camarade avait-elle fait une niche à l'une de ces demoiselles du corps de ballet, une houppette à poudre de riz était-elle perdue ? Tout était de la faute du fantôme, du fantôme de l'Opéra !
 
Chapitre I. Est-ce le fantôme ?

lundi 31 août 2009

Junjo Romantica - Shungiku Nakamura.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres2/JunjouRomantica.jpg
L'auteur :

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Photosdauteurs/noauthor.gif

Shungiku Nakamura, née un 13 décembre, est une auteure japonaise de manga, se spécialisant dans les mangas shonen-ai, de type yaoi. Elle en a écrit beaucoup comme Castilla, Hybrid Child, Sekaiichi Hatsukoi ou encore Junjou Romantica...


Sekaiichi Hatsukoi.
Lecture en ligne (en anglais) ici.





/ ! \ Pour public averti ! Lecture déconseillée aux plus jeunes / ! \


Résumé général :

Ce manga concentre à lui-seul trois relations amoureuses en particulier plus ou moins liées entre elles. L'histoire principale étant celle de Junjo Romantica racontant l'histoire amoureuse d'un écrivain de 28 ans, riche héritier d'une célèbre société - Akihiko Usami - et d'un jeune étudiant de 18 ans - Misaki Takahashi - dont la relation sera mis à mal par plusieurs protagonistes voyant d'un mauvais oeil cette amourette. La seconde histoire est Junjo Egoist avec l'ami d'enfance d'Akihiko, un jeune passionné de la littérature nommé Hiroki Kamijou qui - alors qu'il déprimait seul dans le parc - fera une rencontre plus que mouvementé avec un certain Nowaki Kusama qui sera très mouvementé par sa rencontre avec Hiroki. La troisième histoire - Junjo Terrorist - est celle d'un professeur de littérature à l'université - You Miyagi - qui apprend une troublante révélation de la part de son ex beau-frère, Shinobu Takatsuki, qui profite du récent divorce de Miyagi... pour lui déclarer son amour ! Révélation que Miyagi a bien du mal à prendre au sérieux. Enfin, quelques derniers flash-back entre ces trois histoires pour nous révéler le temps de quelques pages l'enfance de ces personnages dans Junjo Minimum...

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Junjo Romantica : L'histoire commence avec les résultats scolaires du jeune Misaki Takahashi qui sont assez médiocres. Ce dernier rêve d'entrer dans Mitsuhashi, une grande université renommée. C'est pourquoi son grand frère, Takahiro, l'envoie chez son ami, le célèbre écrivain Akihiko Usami afin qu'il lui serve de tuteur. Misaki découvre alors qu'Akihiko aime secrètement son frère depuis des années et écrit, en plus de ses best-sellers primés, des romans Boy's Love sulfureux dont les personnages principaux ne sont autres qu'Usami lui-même et le frère de Misaki. D'abord scandalisé et en colère, Misaki va petit à petit apprendre à mieux connaître son tuteur

Junjo Egoist : Six ans avant que ne commence l'histoire de Romantica, débute celle de Hiroki Kamijou, un jeune homme rêvant de devenir professeur de littérature. Il vit plutôt mal ces derniers temps ; il vient de subir un échec d'amour. En effet, Hiroki est amoureux de son ami d'enfance, Akihiko Usami, qui ne partage pas les mêmes sentiments que lui. Le coeur brisé, c'est dans un parc publique qu'il rumine avec nostalgie ses journées passés avec lui. Mais son instant de solitude est troublé par l'arrivée imminente de Nowaki Kusama. Ce dernier sera assez secoué par leur bref croisement de regard et, apprenant qu'Hiroki est étudiant, insiste pour qu'il devienne son tuteur et l'aide dans ses études. Hiroki refuse mais Nowaki fait preuve d'insistance et il n'a pas d'autre choix que d'accepter. Tout se passe bien jusqu'au jour où Nowaki déclare aimer Hiroki depuis le premier jour...

Junjo Terrorist : Au même instant que les deux histoires précédentes, le professeur You Miyagi divorce de sa femme, Risako Takatsuki. Pas spécialement marqué par la rupture, le professeur reprend le cour de sa vie le plus normalement possible. Jusqu'au jour, où son ex-beau frère décide de revenir d'Australie ainsi que de s'insinuer dans sa vie. Shinobu Takatsuki lui dévoile, alors, ses sentiments, affirmant qu'il est fou amoureux de lui et que c'est le destin qui les a réunis. Ne buvant pas une seule de ses paroles, Miyagi continue de vivre pleinement sa vie de professeur. Mais, le doyen de l'université - qui se trouve être le père de Shinobu - forcera un peu plus le destin en implorant You de prendre Shinobu sous son toit, provisoirement, jusqu'à son retour.

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Mon avis :

Me voici de retour sur ce blog avec une lecture assez particulière que j'irai ajouter dans la catégorie des mangas, car ce manga est de type yaoi, ce que je ne pensais jamais présenter sur ce blog, mais voilà il s'avère que depuis un moment, je ne lis que ça et j'aime plutôt, voire même beaucoup ce type de manga, du moment que ce ne soit pas du slash pour du slash et que l'histoire fonctionne. Pour ceux ne connaissant pas le terme shonen-ai, vous devez penser que je parle chinois. En fait, un manga shonen-ai ou du yaoi/slash, c'est une histoire racontant une ou plusieurs relations homosexuelles, surtout des hommes. Je blâme internet et ff.net pour ça, actuellement, sans ça jamais je n'aurais connu ce type de lecture et encore moins aimer, mais je suis une fille et c'est un peu normal que je sois entrée depuis un bon bout de temps dans le monde du yaoi (à l'origine, c'est à cause des fanfictions), donc vous êtes prévenus : si l'idée de lire des relations homosexuelles vous choque ou que vous n'aimez tout simplement pas, passez votre chemin ! ne prenez pas la peine de lire cet article !

J'ai tout d'abord découvert l'anime que j'avais adoré avant de découvrir tous les tomes en ligne sur le net (le manga n'étant pas sorti en France) et c'était formidable de retrouver l'histoire en manga, surtout qu'il y a eu des scènes coupées, pas mal de chapitres non adaptés dans l'anime. J'aime beaucoup les histoires et l'univers de l'auteur bien qu'avant, sur les trois histoires, ma préférence allait vers Junjou Romantica, en particulier à cause de l'anime, mais maintenant... plus j'y repense et plus je m'attache à Junjou Egoist, cette histoire est devenue celle que je préfère entre les trois ; elle s'adresse à un autre type de lecteurs que pour Romantica, dans Junjou Egoist, l'histoire est plus réaliste, plus mature  plus sérieuse et plus attachante concernant la relation entre Hiroki et Nowaki. Sans doute que je me retrouve un peu en Hiroki (la passion pour la littérature, le fait d'avoir du mal à montrer ses sentiments en public ou même en face de l'autre), et alors qu'Hiroki est la figure 'égoïste', réservée, fière et sérieuse de la relation, Nowaki est plus ouvert, plus chaleureux, plus doux et un peu puéril. Ils sont si différents l'un de l'autre mais les contraires s'attirent, parait-il. Je trouve la relation plus adulte et réaliste.

Dans Romantica en revanche... c'est surtout le caractère d'Akihiko qui me pose problème. C'est un amour romantique entre Misaki et Akihiko, tendre et toussa, mais Misaki étant sans expérience dans le domaine, n'ayant jamais eu de relation amoureuse ou sexuelle, est nouveau dans ce domaine et ne sait comment s'y prendre, il a du mal dans un premier temps à accepter que quelqu'un du même sexe que lui puisse l'aimer (chose qu'on retrouve dans la plupart des mangas yaoi, un des personnages réagit souvent de cette manière : 'tu m'aimes ? mais... nous sommes deux garçons/hommes, c'est impossible !') ce qui peut devenir agaçant à la longue, quand ça dure. Et Misaki est un peu la figure typique de l'uke (l'uke est la personne dite dominée dans une relation amoureuse tandis que le seme est celui qui domine) : mince, taille menue, un peu féminine et frêle, souvent naïf et prude, il sait cuisiner et s'occuper des tâches ménagères et a parfois des réflexions digne de jeunes filles amoureuses pour la première fois. Si on doit toujours avoir le schéma seme/uke, ça peut devenir fatiguant à la longue, ça ne me dérange pas trop d'une certaine manière mais de l'autre, je pourrais très bien croire que le uke pourrait jouer le dominant s'il le voulait et le dominant se laisser dominer, comme dans Egoist où certes c'est souvent Nowaki qui 'tient les rennes' mais il arrive parfois à Hiroki de prendre le dessus.

Mais sinon, je suis attachée à Misaki, il a beaucoup de qualités malgré ses défauts et a un grand cœur, le pauvre se retrouve souvent mêlé dans des situations pas possibles. Il a un côté comique et sympathique que je trouve adorable. Akihiko en revanche... je ne dis pas le détester car des fois je l'aime bien ce personnage, mais je le trouve bien jaloux et possessif à l'extrême, il y a des fois où je voudrais bien le secouer et lui ordonner de laisser un peu plus d'indépendance à Misaki, de le laisse respirer un peu et de lui faire confiance, nanmého ! Et de lui dire aussi de se calmer niveau sexe car c'est limite un vrai nymphomane, il y a des scènes de sexe à chaque fin de chapitre ou presque, il y en a trop à mon goût, et comme Romantica domine le manga, on en retrouve à chaque chapitre, c'est étouffant. Alors que dans Egoist, il y a juste de qu'il faut (et n'ayant plus trop de souvenirs de Junjou Terrorist, je ne saurais plus dire, ce qui est sûr c'est qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup).

Puisque je parle de Terrorist, c'est sans doute l'histoire qui m'a le moins plu. Pas que j'ai été déçue mais j'ai moins aimé, Shinobu ne m'a pas fait grande impression, il faut dire que j'aurais surtout lu Terrorist pour retrouver le professeur Miyagi qu'on voit aussi de temps en temps dans Egoist et qui est un collègue d'Hiroki, ce professeur de 35 ans est aussi un amoureux de la littérature et ça se voit qu'il aime rire et plaisanter, j'aime beaucoup le voir taquiner le professeur Kamijou ('were you lonely without me, my sweet honey <3 ?'), mais ça se voit qu'il tient à Hiroki. Peut-être est-ce aussi la trop grande différence d'âge entre Shinobu et Miyagi qui m'a fait moins accrocher à cette histoire, Shinobu ayant 18/19 ans et Miyagi 35, c'est limite du shota (relation amoureuse entre un adulte et un mineur), genre que je n'aime pas trop (en même temps, Akihiko a dix ans de plus que Misaki, me direz-vous...), mais c'est assez répandu dans les mangas japonais, visiblement... alors disons que J'ai juste du mal avec Shinobu et que l'histoire est moins intéressante pour moi donc je me contenterais de la suivre juste pour Miyagi.

J'aime aussi beaucoup Junjou Minimum car il nous permet d'en savoir plus sur l'enfance des personnages, et surtout l'amitié entre Hiroki et Akihiko (là où il m'était plus sympathique). A part ça, je connais l'existence d'une autre histoire nommée Junjou Mistake entre Isaka et Asahina, deux protagonistes travaillant dans la maison d'édition d'Akihiko, mais je n'ai pas encore eu l'envie et la motivation de chercher, trouver et lire cette histoire. Un jour, peut-être... on retrouve ces deux personnages dans l'histoire ainsi que Akaiwa, éditrice d'Usami, qui a toute les peines du monde pour avoir les manuscrit de l'écrivain en temps et en heure, malheureusement pour elle, Usami a un don pour ne jamais les rendre à l'heure. Takahiro, frère aîné de Misaki, tellement naïf que ça ne devrait pas être permis, la famille Usami et les autres... et au fil des histoires, les années passent et on voit les personnages évoluer, rien qu'Hiroki qui passe d'étudiant à professeur qui se sert de livres comme projectiles pour assommer les élèves pas attentifs. Donc, les histoires, l'univers, les personnages, le côté comique, que du bon me direz-vous quoique... non. Les dessins laissent un peu à désirer au début, ça s'arrange par la suite heureusement. Takahiro avait un autre nom au début du manga, donc le changement peut être déconcertant. Sinon, je trouve que les histoires d'amour, pour la plupart, s'installent bien vite, rien que pour Romantica où je trouve qu'Usami abandonne bien vite son premier amour pour tomber amoureux de Misaki...

Mais au final, j'aime beaucoup cette comédie romantique en manga shonen-ai offerte par Shungiku Nakamura, même si les scènes de sexe sont assez explicites alors que dans l'anime, c'était quasi-innocent, c'est pourquoi je conseille ce manga aux lecteurs plus âgés, aux plus de 16 ans au moins. Mais ce manga fait parmi des mangas shonen-ai que je préfère et je continuerai de suivre les scans, que ce soit niais ou pas car si l'histoire peut paraître niaise, c'est du genre oh que c'est niais mais on aime !

(*) Le résumé général vient de moi,
mais les trois résumés suivants viennent de Wikipédia
mais où j'ai pris la liberté de couper certaines lignes pour ne pas dévoiler davantage
.

mardi 4 août 2009

Les chroniques des vampires (T.2) Lestat le vampire - Anne Rice.


Un vampire libertin et impie qui ne croit ni à Dieu ni au diable ? Lestat de Lioncourt, benjamin d'une famille de hobereaux auvergnats minés, a été vampirisé dans sa vingtième année par un démon.

Deux siècles plus tard, en Californie, attiré des profondeurs de la terre par le climat dionysiaque qui règne dans le monde, il lance un défi aux puissances des ténèbres en jouant une musique à réveiller les morts... 

Avec Lestat le vampire, Anne Rice a créé une créature unique et a révolutionné la littérature fantastique. Du San Francisco d'aujourd'hui à la Bretagne druidique en passant par la Venise du XVe siècle et le Paris prérévolutionnaire, un roman admirable et vertigineux, au coeur d'un univers fascinant de sensualité et d'angoisse, peuplé d'êtres mi-anges mi-démons qui nous ressemblent comme des frères...
 
 





J'ai bien dû batailler pour l'avoir, mais je l'ai enfin ce second tome, maintenant je m'arrête un peu au niveau des achats concernant la saga, Anne Rice me coûte trop cher !

Dans ce second tome, Lestat de Lioncourt est la star ! Comme son compagnon perdu, Louis de Pointe du Lac, il se met à raconter sa vie, sa jeunesse de mortel en France, comment il est devenu vampire avant la Révolution Française, son irrépressible quête d'amour et d'attention, sa rencontre avec les autres vampires comme Armand, Marius de Romanus qui lui révèle le secret de l'origine des vampires, puis sa rencontre avec les premiers vampires : Enkil et Akasha... je n'en dis pas plus !

Je dois avouer que si j'avais aimé le personnage de Lestat dans le premier tome, il m'avait bien moins touché que celui de Louis, contrairement à Louis, il est plus artificiel, il est tout ce que Louis n'est pas et on le remarque dans le ton employé dans ce tome : Lestat nous conte tout de façon légère, moins grave, nostalgique, plus cynique, ironique, même s'il y a des évènements plutôt sombres et émouvants dans le roman, touchants [ le moment où il transforme sa mère, mourante, en vampire ; les relations avec son ami Nicolas de Lenfent, son désespoir lorsqu'il se retrouve transformé en vampire, la folie de Nicolas ], Lestat reste un personnage très intéressant à (re)découvrir, on voit une facette plus humaine de lui, très différente de celle d'Entretien avec un vampire. On a l'impression de lire un autre Lestat : loin du vampire froid et cruel du premier tome, Lestat est plus humain, plus vivant, drôle, cynique, touchant, bien toujours cruel et imbu de sa personne parfois mais fascinant, un peu cinglé sur les bords, mais séducteur, charmeur, charmant, assez solitaire au début, défiant toutes les lois et coutournant toutes les règles... combien de fois dans ma lecture je me disais que ce qu'il faisait n'avait aucun sens, avant de finir par éclater de rire ?

J'ai souvent fait la comparaison entre le Lestat du tome un et celui du second, aussi, car même si Louis laissait planer une ombre de mystère sur Lestat dans Entretien avec un vampire, ce sont deux Lestat différents, à croire qu'Anne Rice a changé d'avis en cours de route, ce qui est assez surprenant, déroutant, même si parfois les sentiments de Lestat dans ce tome se réconcilient quelque peu avec son attitude du premier tome. Anne Rice justifie ce fait que dans le premier tome, Louis était amer face à Lestat et qu'il n'était pas tout à fait honnête dans ses descriptions (pourtant, il m'avait semblé lire dans le tome un un certain regret chez Louis d'avoir été si amer avec Lestat), donc... idée de départ modifiée ou pas ? Parce que là, ça fait passer Louis pour un menteur (et Armand qui perd un peu de son aura, il m'a paru assez cinglé, tordu Armand, même si j'ai découvert un visage de lui heu... intéressant dans ce tome !).

Mais sinon, c'était un très bon tome, même si j'aurais préféré que Lestat nous parle plus de Louis (ouioui, j'aime beaucoup ce personnage, je l'attendais impatiemment, dommage qu'il n'apparaisse qu'à la dernière partie du roman) même si c'est clair qu'on sent que Louis était en quelque sorte le grand amour de Lestat, à quel point ils sont attachés l'un à l'autre, combien ces moments entre Louis et Claudia furent chéris, les sentiments de Lestat à l'égard de ses deux enfants vampires sont touchants. J'ai beaucoup aimé lire l'épopée de Lestat dans le monde des vampires. Il vit pleinement chaque nouvelle expérience, va jusqu'à la provocation pour trouver des réponses à ses questions, à attirer l'attention sur lui, décide de ses propres lois, contourne les règles. Sa vie de mortelle, quoiqu'un peu longue lorsqu'elle est relatée dans le roman, s'avère aussi intéressante que sa vie de vampire. Sa vie en Auvergne, sa fuite à Paris, sa rencontre avec les autres vampires : Armand, le sage Marius, les légendes d'Akasha et Enkil... J'ai beaucoup aimé aussi l'atmosphère qui se dégage de ce tome, comme pour la saga, c'est assez facile d'accès, c'est riche, bien recherché, élégant, expressif, l'écriture correspond bien au style et caractère de Lestat, immortel passionné.

Certes il y a eu des moments un peu... too much (je ne m'attendais absolument pas à voir Lestat star du rock, ça faisait un peu trop pour moi, assez ridicule avant que je ne m'habitue à cette idée), il y a eu des moments creux ou longs, mais pas trop, on reste quand même accroché au livre, à l'histoire, c'est très intéressant, fascinant, on a des personnages charismatiques, chacun a quelque chose à nous offrir, ils nous permettent pour la plupart d'en apprendre un peu plus sur l'origine des vampires, et le récit se tient parfaitement. Certaines zones d'ombres du tome un s'éclaircissent ici, surtout concernant les origines des vampires, et la fin de ce tome donne envie de se (re)plonger dans la suite, La reine des damnés. Vraiment un très bon tome.

Extrait :

'Comment va la légende vivante ?' chuhota-t-il (Louis).
J'entendais clairement son accent français, alors que je n'avais jamais pû entendre le mien.
J'oubliai toutes les phrases hargneuses et maussades que je m'étais proposé de prononcer et je le pris dans mes bras.
Nous nous étreignîmes comme nous ne l'avions jamais fait jadis. Je le serrai contre moi comme j'aurais serré Gabrielle, puis je laissai mes mains courir sur ses cheveux, son visage, le dévorant des yeux comme s'il m'appartenait. Il en faisait autant de son côté. Je le sentais déborder d'affection et d'une fièvreuse satisfaction presque aussi violente que la mienne.

 
Dionysos à San Francisco. 1985.

Naruto - Masashi Kishimoto.


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L'auteur :
 
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Masashi Kishimoto est un dessinateur-scénariste japonais, né en 1974. Il est le créateur du manga à succès Naruto. Il a également un frère jumeau, Seishi Kishimoto, lui aussi auteur de manga : 666 Satan.


Lecture en ligne (en anglais)
ici.



Résumé (de Wikipédia) :

L'histoire commence pendant l'adolescence de Naruto, vers ses douze ans. Orphelin, éternel cancre et grand farceur, il fait toutes les bêtises possibles pour se faire remarquer. Son rêve : devenir Hokage afin d'être reconnu par les habitants de son village. En effet, le démon scellé en lui a attisé la crainte et le mépris des autres villageois, qui, avec le temps, ne font plus de différence entre le Kyûbi et Naruto. Malgré cela, Naruto s'entraîne dur afin de devenir genin, le premier niveau chez les ninjas. Après plusieurs essais, il arrive finalement à recevoir son bandeau frontal de Konoha et la promotion qui va avec. Il est alors inclus dans une équipe de trois apprentis ninjas, avec Sakura Haruno et le talentueux Sasuke Uchiwa. Peu après, ils rencontrent leur jōnin, celui qui s'occupera de leur formation : le mystérieux Kakashi Hatake.

Au début craint et méprisé par ses pairs, il va peu à peu monter en puissance et gagner le respect et l'affection des villageois grâce notamment aux combats dantesques qu'il remportera face aux ennemis les plus puissants de Konoha parmi lesquels se trouvent plusieurs anciens villageois. Peu à peu, les sombres desseins de domination mondiale de l'un d'entre-eux se dessinent
.


Mon avis :

Ce manga, ce fut mon gros coup de coeur pendant un long, long moment, j'en étais presque fan même, j'ai eu ma période Naruto, comme beaucoup. Maintenant, je me suis 'calmée', et je lis le manga avec moins d'enthousiasme mais toujours avec plaisir et nostalgie (parce qu'avec les nouveaux scans/tomes, hein... je regrette beaucoup le manga avant Shippuden, aka avant [ le départ de Sasuke ]), je suis toujours attachée à ce jeune ninja blond, bruyant, fort, drôle qui cherche à se faire une place dans la société et à faire valoir sa propre valeur aux villageois.

J'ai longtemps aimé suivre (et continue toujours mais avec plus de réserves) les aventures de Naruto Uzumaki, jeune apprenti ninja de 12 ans (15 depuis Shippuden) que tout le monde, au village de Konoha, fuit comme la peste en raison d'un démon renard à neuf queues scellé en lui depuis le jour de sa naissance, or ce démon renard nommé Kyuubi a semé la terreur à Konoha juste avant la naissance de Naruto. Depuis, chacun voit en Naruto le démon Kyuubi et seul l'un des professeurs de l'Académie des Ninjas, Iruka Umino, croit en lui. Car Naruto, bien que cancre et farceur, désire plus que tout devenir ninja, puis Hokage le chef du village, afin de faire ses preuves et pour que tout le monde voit sa vraie valeur et qu'il soit enfin respecté.

Ayant échoué dans un premier temps, Naruto réussit l'examen de passage et se retrouve dans l'équipe numéro sept regroupant deux autres élèves comme lui : Sasuke Uchiwa, élève brillant, froid et mystérieux, un beau brun ténébreux qui compte beaucoup de fans (à son grand dam) chez la gente féminine ; et Sakura Haruno, fille plutôt coquette, au caractère bien trempé, follement amoureuse de Sasuke et detestant Naruto (au début). Cette équipe a son propre professeur, un maître ninja paresseux et amateur de romans pornographiques, Kakashi Hatake. Pendant une longue période, ils passeront un temps d'apprentissage sur la voie du ninja, tous ensemble, se rapprochant au fur et à mesure. Mais rien n'est si simple car bien des épreuves, combats, examens et ennemis les attendent. Il y a des secrets, des personnages possédant un passé bien sombre notament celui de Sasuke qui refait surface en la personne de son frère aîné, Itachi, membre d'une organisation aux desseins inquiètants qui recherchent des personnes comme Naruto, ayant un démon enfermé en lui, pour mieux voler le pouvoir démoniaque pour l'user dans des fins malhonnêtes...

Je m'arrêterais là car j'en ai dit un peu trop, mais sachez qu'il y a tellement bien plus de tout cela, une panoplie de personnages intéressants, attachants, avec un vécu, un passé, l'apprentissage des ninjas dans un monde plus ou moins moderne, avec des thèmes abordés comme la loyauté, l'amitié, le travail en équipe, les sacrifices, la discrimination, la détermination, les difficultés et obstacles de la vie, l'erreur humaine, l'amour, la guerre... c'est divertissant, drôle, triste, touchant, révoltant par moment.

Même si j'avoue que parfois, on a des passages brutaux, la présence de sang, des combats intenses, du langage familier notamment au niveau des insultes, il y a des scènes qui peuvent choquer les âmes sensibles... non, ce n'est pas un manga pour les enfants, et j'avoue que depuis Shippuden [ le départ de Sasuke chez Orochimaru ou depuis la mort d'Itachi ], le manga devient un peu plus decevant, malgrè encore quelques bonnes scènes qui peuvent rattrapper les deceptions, mais ça traîne en longueur et je me demande toujours où l'auteur va nous mener, car Naruto reste tout de même un bon travail (même si au début, les dessins laissaient un peu à désirer...), même si pour certains personnages que j'adore, je n'aime pas trop la direction qu'il leur a fait prendre [ Sasuke par exemple, mon personnage préféré ] mais l'histoire reste quand même originale, bien menée, avec de bons personnages, gentils comme méchants, avec leurs histoires intéressantes, rien que celle de la famille Uchiwa et des liens tragiques des frères Uchiwa, Itachi et Sasuke, un lien fraternel touchant mais brisé que j'aime énormément. Bref, un bon manga dans l'ensemble malgrè quelques deceptions depuis Shippuden, mais ça vaut le coup d'oeil !
 

La Team 7 avec (de gauche à droite) Sakura Haruno, Naruto Uzumaki et Sasuke Uchiwa.