vendredi 11 juin 2010

Jésus m'aime - David Safier.

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L'auteur :

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David Safier, né en 1966, est un écrivain allemand qui travailla tout d'abord à la télévision en tant que scénariste avant de s'imposer dans le monde littéraire avec son premier roman, Maudit Karma, qui devint rapidement un best-seller.

Emprunt médiathèque.
 
 
 
Quatrième de couverture :
 
Après le succès de Maudit Karma, son premier roman, David Safier confirme son talent pour la comédie avec Jésus m'aime, une réjouissante histoire d'amour, de famille et de tolérance. Du divertissement à l'état pur ! Marie est abonnée aux échecs sentimentaux. Alors qu'elle vient de saboter son premier mariage, elle rencontre un charpentier plein de qualités. Doux, sensible et généreux, Joshua a tout de l'homme idéal. A un détail près: il lui déclare être Jésus. Marie pense tout d'abord avoir une fois de plus affaire à un tordu. Mais il n'est pas donné à tout le monde de marcher sur l'eau...


Mon avis :

 
J'étais tentée par ce livre il y a un petit bout de temps, et j'ai eu l'immense surprise de voir dans la-médiathèque-où-il-n'y-a-jamais-rien-d'intéressant-niveau-bouquin ce roman, j'ai sauté sur l'occasion et je remercie la médiathèque d'avoir reçu des choses nouvelles niveau livres et DVDs (maintenant que je vais pouvoir remater Big Fish. Aah, Tim Burton ^.^)

Avec plusieurs échecs sentimentaux, Marie va enfin se marier avec Sven, un homme tout à fait charmant. Elle qui n'est guère croyante, elle est même parvenue à convaincre le prêtre Gabriel d'organiser son mariage dans son église. Elle a tout pour être heureuse... alors pourquoi doute-t-elle le jour J ? Certaine d'aimer Sven mais encore moins de l'aimer suffisament pour vouloir passer le reste de sa vie à ses côtés, Marie plante son fiançé au moment de dire le "Je le veux " fatidique. A présent, la voilà sans fiançé, sans moral, et obligée de retourner vivre chez son père divorcé et qui a retrouvé l'amour dans les bras d'une biélorusse blonde ayant l'âge d'être sa fille. Même sa chère soeur Kata ne peut la consoler. Et en plus, le plafond lui tombe sur la tête ! Heureusement qu'il y a ce charpentier nommé Joshua qui vient pour le réparer. Mais il y a quelque chose d'étrange chez lui... Il ressemble à un BeGee, il chante de l'hébreu, il ne semble pas très bien connaître les moeurs et coutumes d'aujourd'hui, et il dit des choses bizarres comme "partager le pain", "si on te frappe, tends l'autre joue"... et pourtant, Marie est sous le charme de cet étrange si étrange et l'invite même à dîner !

Alors, sinon, ce roman... chuis un peu mitigée. C'est divertissant, parfois drôle même si je n'ai pas vraiment ris, seulement eu quelques petits sourires, mais il y avait certaines choses plutôt amusantes. Le Diable qui s'amuse à se transformer en célébrités, surtout Georges Clooney (what else ?) ou Alicia Keys, et Dieu en Emma Thompson. L'une des dernières scènes où Dieu en Emma et Satan en Clooney, au bord d'un lac, l'un en train de tuer des canards et l'autre de les réssuciter, énervant l'autre, était amusant. J'aime bien le prêtre Gabriel aussi, même si [ ça m'étonnerait que l'Archange Gabriel se conduise ainsi pour certains cas... il a un sale caractère quand il veut ! Mais c'est de la fiction, et c'est sensé être drôle, donc je suppose que je ne dois pas prendre tout au sérieux
]


Les petits dessins sensés être les petites BDs de la soeur Kata étaient sympathiques, aussi. On voit bien toute la complicité et les taquineries qu'il peut y avoir entre Marie et Kata. On a aussi des moments cocasses, comiques, surtout quand Marie essaye de faire comme Jésus et de dire en hébreu "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" alors qu'elle n'arrête pas de se planter et qu'elle dit carrément l'inverse, une phrase humiliante, comique...

Marie peut se révéler attachante, elle n'est pas parfaite, elle n'est pas la chrétienne parfaite, elle a même du mal à croire en Dieu, elle se fâche volontier contre Lui ou Son fils, ou le prêtre, mais elle finit par croire en Jésus au fur et à mesure qu'elle s'attache à lui. J'avoue qu'une romance avec Jésus, ça m'a paru bizarre, et que parfois j'ai eu du mal à imaginer Jésus dire telle ou telle chose, mais l'auteur s'est voulu fidèle à Jésus, lui donner une voix qui pourrait lui convenir et en même temps, le faire humain, et pas seulement Messie, c'est un changement plutôt agréable et comme c'est un roman drôle et divertissant, je ne dois pas me prendre trop au sérieux et me dire toutes les cinq minutes "C'était pas dans la Bible, ça...", je ne sais même pas si certaines choses concernant Jésus étaient vraies [ Genre s'il avait eu des frères et soeurs, s'il était amoureux de Marie-Madeleine... ], faut dire que je ne m'amuse pas à relire ma Bible. [ Puis, franchement, l'Apocalypse et le Jugement Dernier, je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel... c'était bof-bof, pis c'est quoi cette quasi-paix entre Dieu et Satan ??
]Donc, quelques surprises, mais pas vraiment de déception en fait... des choses assez bizarres et surprenantes, mais pas un moment d'ennui... enfin, c'était pas une lecture inoubliable non plus, et je suis contente de ne pas avoir dépensé 19,50 euros pour ça...

Extrait : 


 
Qu'est-ce qu'il fabriquait donc ? Pourquoi ne venait-il pas au secours de Kata ? D'accord, il avait bien d'autres prières à exaucer. Mais Dieu n'était quand même pas un centre d'appel, il ne pouvait pas être saturé... Ou peut-être que si ? "Bonjour, vous êtes bien au service après-vente de Dieu. Vous avez une prière pour un proche ? Dites : Un. Vous voulez expier un péché ? Dites : Deux. Vous êtes victime d'un supérieur ? Dites : Trois... Nous sommes désolés, toutes nos lignes sont actuellement occupées, rappelez-nous un peu plus tard... Tut... tut... tut..."

- Pourquoi fais-tu "tut-tut" ? demanda Kata en entrant dans la chambre avec les croissants qu'elle venait d'acheter.

Je ne m'étais pas rendu compte que, sous l'effet du choc, j'avais parlé tout haut. Décidement, ma raison vacillait
.
 
33.


mardi 1 juin 2010

La petite sirène (et autres contes) - H.C Andersen.

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L'auteur :

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Hans Christian Andersen (1805 - 1875) était un romancier, dramaturge, conteur et poète danois, très célèbre pour ses nouvelles et ses contes de fées. Il a rencontré, au cours de sa vie, de nombreux auteurs tels que Dickens, Chamisso, Balzac, Lamartine...
 
 
 
 
Quelques contes à lire en ligne : 
 

Quatrième de couverture :
 
" Le château du roi de la mer gît au plus profond des flots, ses murs sont de corail et ses longues fenêtres gothiques sont de l'ambre le plus clair qui soit ; le toit est fait de coquillages qui s'ouvrent et se ferment suivant les courants marins. Quel tableau ! "

Dans ce château fabuleux vit une petite sirène qui rêve ardemment d'approcher le monde des hommes. Sa visite à la sorcière des mers lui permettra d'exaucer son vœu, mais à quel prix... Ce recueil rassemble neuf contes parmi les plus célèbres d'Andersen : La petite sirène, Les habits neufs de l'empereur, La princesse au petit pois, Le vaillant petit soldat de plomb, Le vilain petit canard, La bergère et le ramoneur, La petite fille aux allumettes, Ib et la petite Christine, Le dernier rêve du vieux chêne.

Mon avis : 
 
Après avoir lu, il y a un an, les contes de Perrault, je lis ceux d'Andersen. Peut-être que je lirais ceux des frères Grimm l'an prochain, qui sait ? Sauf si je les trouve avant ^^

Bon, je pense qu'on connaît tous Andersen, la statue de la Petite Sirène qui se trouve à Copenhague, des contes de La Petite Sirène, du Vilain Petit Canard, de La Princesse au Petit Pois et autres. Des contes des célèbres, et même si on connaît en partie l'histoire, c'est toujours agréable de lire ces contes, surtout quand certains ont berçé notre enfance (lorsque adaptés en dessin animé xD Hein, Disney ?) Un petit moment de lecture agréable et divertissant. Certaines histoires sont (trop) courtes, je crois bien qu'un ou deux récits doivent bien faire à peine deux pages. Mais bon, le style est presque oral, et à l'origine, les contes étant lus par des enfants, il faut que les histoires ne soient pas trop longues et que le style soit simple. Mais c'est pas vraiment gênant (dans mon cas)

J'ai remarqué, sinon, quelques ressemblances avec les contes de Perrault, mais aussi des différences : par exemple, alors que Perrault montre "directement" la mal, le malsain, la violence, Andersen préfère, lui, "cacher" les tragédies qui se cachent derrière ses personnages (la petite sirène ou le vilain petit canard, pour citer quelques exemples).

Bref, des contes mélancoliques, tragiques même pour certains, et d'autres qui "egayent", qui finissent bien, pas forçément moralisateur, avec à travers ces contes, un miroir de la condition humaine... Un petit chef-d'oeuvre à découvrir si ce n'est pas déjà fait !


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La statue de la Petite Sirène à Copenhague (Danemark)


Extrait : 
 
L’automne vint, les feuilles dans la forêt passèrent du jaune au brun, le vent les faisait voler de tous côtés. L’air était froid, les nuages lourds de grêle et de neige, dans les haies nues les corbeaux croassaient kré ! kru ! krà ! oui, il y avait de quoi grelotter. Le pauvre caneton n’était guère heureux. Un soir, au soleil couchant, un grand vol d’oiseaux sortit des buissons. Jamais le caneton n’en avait vu de si beaux, d’une blancheur si immaculée, avec de longs cous ondulants. Ils ouvraient leurs larges ailes et s’envolaient loin des contrées glacées vers le midi, vers les pays plus chauds, vers la mer ouverte.

Ils volaient si haut, si haut, que le caneton en fut impressionné ; il tournait sur l’eau comme une roue, tendait le cou vers le ciel ... il poussa un cri si étrange et si puissant que lui- même en fut effrayé. Jamais il ne pourrait oublier ces oiseaux merveilleux ! Lorsqu’ils furent hors de sa vue, il plongea jusqu’au fond de l’eau et quand il remonta à la surface, il était comme hors de lui-même. Il ne savait pas le nom de ces oiseaux ni où ils s’envolaient, mais il les aimait comme il n’avait jamais aimé personne. Il ne les enviait pas, comment aurait-il rêvé de leur ressembler...


Le Vilain Petit Canard.


jeudi 20 mai 2010

Dracula l'Immortel - Dacre Stoker et Ian Holt.


En 1888, un groupe de six intrépides a réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l’un d’eux a laissé sa vie les poursuit. Combat quasi mystique contre les forces du mal, vengeance d’amoureux endeuillés ou inextinguible jalousie : les raisons mêlées de leur acte continuent de perturber leur existence et la disparition du prince des ténèbres n’a pas apaisé leurs tourments.

Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre de Dracula semble à nouveau planer… Les héros d’autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d’une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l’immortalité.

Dracula étant l’un de mes romans préférés, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre qui s’annonçait comme sa suite, d’autant plus qu’elle a été écrite par l’un des descendants de Bram Stoker et par un spécialiste des vampires et de Dracula. Alors, verdict ?



Affligeant. Consternant. Décevant.



Pauvre Bram Stoker qui doit se retourner dans sa tombe. Qu'a-t-on fait à son célèbre Dracula ? J’ai bien envie d’aller retrouver les héritiers de Bram Stoker et de les secouer et de leur demander pourquoi ils ont donné leur approbation quant à la publication de ce livre qui dénature clairement l’œuvre de leur aïeul, alors qu’ils l’annoncent comme étant une œuvre fidèle. Avec un tel slogan sur la couverture, j’aurais du me douter que le livre allait être médiocre. Je ne m’attendais pas à une telle horreur !



Je n’ai rien à reprocher au style d’écriture, bien que l’on s’éloigne du style épistolaire du roman d’origine. La lecture est relativement facile avec un style pas trop désagréable, ça se lit sans trop de peine… à condition de pouvoir y parvenir, car plus on avance dans l’intrigue et plus on a envie (moi en tout cas) de jeter le livre par la fenêtre.



Peut-être aurait-ce été une meilleure histoire si les auteurs avaient raconté une histoire de vampire avec des personnages à eux. L'intrigue était intéressante pourtant : nos héros, 25 ans après, vieux et fatigués, mais obligés de se confronter de nouveau au mal qu'ils ont combattus auparavant, alors que le fils de Jonathan et Mina : Quincey Harker, est dans l'ignorance la plus totale concernant le passé de ses parents.



À ceux qui ne veulent rien savoir, ne continuez pas. Sinon, cliquez et faites passer votre souris pour lire les spoilers :



Ça commence ici >> D'abord, j'ai du mal à comprendre la présence de l'auteur, Bram Stoker, dans ce livre. Surtout qu’il est représenté ici comme un homme malheureux, colérique et jaloux du succès de son rival, Oscar Wilde, car il est persuadé que son Dracula sera vite oublié de la littérature tandis que l'on se souviendra pendant des années du Portrait de Dorian Gray. Son Dracula est d’ailleurs une histoire vraie que le Professeur Van Helsing aurait raconté à l’auteur, trahissant ainsi le groupe qui avait fait serment de ne jamais divulguer quoique ce soit de leur passé. Ça ne rend vraiment pas hommage à Bram Stoker !



Les personnages n’ont plus aucune saveur… et pour cause, ils ont été dénaturés par les auteurs ! Encore que je suis trop gentille dans cette expression… ils ne dénaturent pas les personnages… je veux dire qu’ils les piétinent, les roulent dans la boue, les massacrent à coup de hache en passant la voiture dessus en marche avant-arrière-avant-arrière avant de brûler le reste puis de le jeter aux ordures.



Van Helsing qui trahi le groupe en dévoilant leur histoire… Van Helsing transformé en vampire par Dracula… Encore que le concept aurait pu être intéressant : le chasseur de vampire devenu lui-même vampire, quelle ironie du sort… mais voilà, au lieu de s’en épouvanter, il y prend goût, et il n'hésiterait pas à tuer Quincey Harker si le jeune homme n'adhérerait pas à ses idées ! Mais la cerise sur le gâteau est que ce serait Van Helsing et non pas Dracula, qui aurait tué Lucy à la suite d'une mauvaise transfusion sanguine. Le bon Dracula, dans son immense bonté, l'aurait transformée en vampire pour la sauver !



Dracula n’est pas mieux loti ! Le si cruel Dracula, ici, est transformé en pauvre innocent incompris, pris pour le grand méchant de l'histoire, alors qu'il n'a rien fait de mal. Il a emprisonné Jonathan dans son château ? C’était pour sa sécurité ! Les marins du Démeter ? Il ne les a pas tué, c’est la peste ! Lucy ? Il a voulu lui sauver la vie !



Le moment où j'ai vraiment failli balancer le bouquin est lorsque les auteurs nous ont servi un scénario à la Star Wars : "Non Quincey, je n'ai pas tué Jonathan Harker, celui que tu crois être ton père... non... JE SUIS TON PERE !!!". Ok, où sont mes pilules de cyanure ?



………………… Quincey ? Fruit d'une relation Mina/Dracula ? Dracula et Mina qui s'aiment ? Mina en vampire ? Mina qui trompe son mari, Mina qui a toujours aimé Dracula ? Et le reste des héros : Jonathan, Arthur, Seward... tous transformés en abrutis incapables qui ont mal vieillis, sans aucune profondeur.



La présence d’Élisabeth Bathory, la très tristement célèbre comtesse sanglante, l'évocation de l'ère victorienne, du Titanic et de Jack l’Éventreur paraissaient tellement prometteurs pourtant... et vlan, qu'on nous sort : Bathory est Jack l’Éventreur, c'est elle le grand méchant de l'histoire, elle qui veut se venger des héros, elle qui veut tuer Dracula qui veut la tuer pour stopper le carnage en la suppliant de laisser nos héros tranquilles. Quelle plaisanterie ! Mais pincez-moi, je rêve ! >> FIN !



De plus, les auteurs dénaturent le mythe du vampire tel que raconté dans le roman d’origine : ils peuvent regarder sans crainte des crucifix, on voit leur reflet dans la glace, Dracula peut encore procréer alors que lui et tout son organisme sont sensés être morts, et ainsi de suite !



Si on considère le livre en lui-même, c'est une bonne histoire de vampire avec ses défauts et ses qualités. Le problème est que ce n'est pas une simple histoire de vampire : les auteurs ont misé haut en s'attaquant à une suite de Dracula. A côté du chef-d’œuvre, cette suite ne tient pas la route et même si les auteurs ont beaucoup repris l’œuvre originale, il trahissent beaucoup d'éléments de Dracula, contredisent Bram Stoker, et on ne retrouve pas les personnages originaux. Ils vont à l'encontre des idées reçues, on a de la violence gratuite, des personnages méconnaissables... Bien-sûr, on peut prendre des libertés sur une œuvre, ça n’empêche pas sa qualité, mais ici c’est plus que prendre des libertés, c’est complètement retourner une œuvre ! J’ai l’impression d’avoir lu une très mauvaise fanfiction. Et c’est dommage, car une suite de Dracula était tellement prometteuse !



Maintenant, je vais tenter de me remettre de cette lecture en relisant l’œuvre d’origine. Si vous voulez du Dracula, découvrir le vrai Dracula, lisez le roman d'origine !



Un bruit de pas à l'extérieur lui fit dresser l'oreille.
- Beth ?
N'obtenant pas de réponse, il se reprit : - Wentworth ?
Toujours rien. Derrière la porte, une ombre passa sur le sol de marbre. On marchait dans le couloir. Des bruits de pas, à nouveau... Holmwood se précipita dans le corridor.
- Qui est là, nom d'un chien ?
Silence. Manifestement, Arthur était seul. Il sentit un courant d'air froid, puis perçut comme une respiration. Il regarda autour de lui, rien. Il remarqua alors la fenêtre ouverte. Le mystère est résolu. Il alla pour la fermer, souriant de sa paranoïa, et pensa à ses anciens camarades légionnaires qui se seraient volontiers moqués de lui. Une fois le loquet baissé, Arthur revint au bureau, quand il huma une odeur familière. Du lilas ? Sûrement pas en cette saison. le parfum préféré de Lucy... Cette seule pensée lui donna la chair de poule. A l'époque, il le faisait venir de Paris spécialement pour elle.


Chapitre XXXII.

vendredi 14 mai 2010

De Gaulle et Churchill : La mésentente cordiale - François Kersaudy.

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Churchill : ... De Gaulle, un grand homme ! Il est arrogant, il est égoïste, il se considère comme le centre de l'univers... il est... vous avez raison, c'est un grand homme ! ...


De Gaulle : Pauvre Churchill ! Il nous a trahit, et il nous en veut d'avoir à nous trahir...


Lorsque s'affrontent les deux plus grands hommes d'Etat du XXe siècle, il faut bien s'attendre à des gerbes d'étincelles... Ayant consulté vingt fonds d'archives et interrogé de nombreux témoins, François Kersaudy reconstitue plus de trente rencontres entre le Premier ministre britannique et le chef de la France libre. Un livre véritablement unique, puisque c'est le seul ouvrage qui soit exclusivement consacré aux relations d'amour et de haine entre les deux hommes... L'ayant refermé, le lecteur considérera nécessairement d'un autre œil les Mémoires de guerre du général de Gaulle et ceux de Winston Churchill...


Voici une de mes lectures coup de 
cœur, l'un des livres chéris de ma bibliothèque !
Il s'agit d'un document historique sur les relations d'amour et de haine entre deux grands personnages historiques qui me fascinent, un petit pavé sur les rencontres mouvementées de deux grandes figures de notre histoire : Winston Churchill, que l'on connaît surtout pour avoir été le premier ministre de la Grande-Bretagne durant la seconde guerre mondiale, et Charles de Gaulle, célèbre général français qui s'est surtout illustré par son appel du 18 juin, par ses actions pour la Résistance et qui fut aussi un de nos présidents de la cinquième république. 

Deux hommes que tout oppose mais qui sont partagés par le même amour d'un même pays, la France. Petite surprise de ce côté-là, ce livre m'aura appris tout l'amour et l'attachement que Churchill portait à notre pays, sans cela, De Gaulle aurait vraiment eu du mal à s'occuper de la Résistance Extérieure, Churchill a vraiment aidé De Gaulle de ce côté-là... à soutenir le général contre vents et marées... avant que Roosevelt ne fourre son nez dans l'affaire et n' 'oblige' Churchill à voir De Gaulle comme le président américain le voyait, il faut dire que Roosevelt ne portait pas vraiment De Gaulle dans son cœur... et qu'il a bien fait savoir à Churchill que l'Angleterre était l'allié majeur de l'Amérique et il a voulu qu'il partage son opinion de De Gaulle, il a réussi dans un certain temps, les relations entre Churchill et De Gaulle ont souvent été mouvementées, leur amitié testée...

On voit De Gaulle seul, exilé, méprisé par les Américains, malmené par Churchill, s'imposer contre vents et marées. Il a des exigences. Il parvient à faire représenter la France parmi les Grandes Puissances qui cosignent la paix en 1945... L'exploit n'est pas mince. On découvre également les arcanes d'une politique étrangère américaine bien ambiguë, en tous cas ouvertement anti-gaulliste. Roosevelt, en politique soucieux de sa réélection à la présidence, flatte le gouvernement de Vichy et n'ose pas parier sur un De Gaulle qui se prétend la France à lui seul. Puis, on nous montre le soutien du Parlement anglais, de la presse et du peuple britannique envers le Général et ses quelques Français. Encore une surprise de ce côté-là. On découvre aussi des personnages « secondaires » comme Anthony Eden qui soutient De Gaulle et tente d'arrondir les angles avec Churchill.

C'est une drôle de relation, celle entre De Gaulle et Churchill, surtout que De Gaulle se méfiait un peu de la "Perfide Albion", de l'Angleterre, mais il n'y a pas eu que des mauvais moments, Churchill a porté beaucoup d'espoir en De Gaulle, surtout en 1940, et leur relation tantôt houleuse tantôt amicale est une "histoire" qui se finit bien, quelques années après la fin de la guerre, les rancœurs se sont calmées et les deux hommes partagent une amitié au-delà de la politique, jusqu'à leur mort, parfois c'était touchant, j'avais un grand sourire idiot collé sur ma figure. Mais honnêtement, j'ai dévoré jusqu'à la fin, un très bon livre sur Churchill et De Gaulle, leur relation, et toutes ces choses qui nous permettent d'en savoir plus et même de mieux comprendre les événements de la Seconde Guerre Mondiale... finalement, Churchill, c'est vraiment une personnalité intéressante à étudier.


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Sir Winston Churchill et le général Charles de Gaulle durant la Seconde Guerre Mondiale.


'Alors que je traversais le couloir plein de monde qui menait à la cour, écrira Churchill, je vis le général de Gaulle qui se tenait près de l'entrée, immobile et flegmatique. Le saluant, je lui dis à mi-voix, en français : "L'Homme du Destin". Il resta impassible.' 
L'aide de camp du Général, qui se tient à ses côtés, n'entendra pas ces paroles prophétiques. Et de Gaulle, lui, a-t-il entendu ? "Non, je n'ai pas entendu", dira plus tard le Général. Et il ajoutera : "Vous savez, Churchill, c'est un romantique."
3. Naufrage.

mardi 13 avril 2010

De Gaulle (T.1) L'appel du destin - Max Gallo.

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 Quatrième de couverture :
Sorti de l'ombre de la défaite, il est devenu le symbole de la Résistance et de la Libération. Il a si fort incarné "une certaine idée de la France" que, trente ans après sa mort, son souvenir plane toujours comme une nostalgie, un regret, un espoir.

De l'adolescent, qui en 1905 veut être officier et rêve de sauver son pays, au général de brigade qui, à Londres, le 18 Juin 1940, "seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage", s'assied face au micro et lance son appel, il y a le sillon d'une volonté droite qui ne transige jamais. Il y a la certitude de porter en soi un destin. Il y a le courage d'affronter la mort - comme à Verdun en 1916 -, d'accepter la solitude - comme dans les années trente, face à des chefs conformistes -, de vivre la souffrance - celle d'un père qui berce sa fille handicapée. De 1890 à 1940, il y a le surgissement d'un homme qui va incarner, pour la France, le XXe siècle.

Au-delà de l'histoire, au-delà du roman, découvrir la vérité de cet homme, c'est s'interroger sur le sens de l'histoire de notre nation. De Gaulle disait : "La France ne peut être la France sans la grandeur." Illusion magnifique ? Vérité profonde ? Sa vie répond. Mais la question demeure. Voilà pourquoi le destin de De Gaulle concerne, encore aujourd'hui, chacun d'entre nous.







Mon avis :



J'avais déjà parlé des romans historiques de Max Gallo dans ma critique du tome 2 de la série De Gaulle, voici maintenant le tome 1. Nous suivons ici De Gaulle de sa naissance en 1890 jusqu'en 1940 et ce fut très intéressant ! Je trouve que dans la vie des personnages historiques, l'un des aspects les plus intéressants est le début, l'enfance et si possible l'adolescence, avant la célébrité en fait, pour découvrir la personne avant la célébrité, le contexte dans lequel elle a grandi et évolué, cela peut nous permettre de découvrir des moments inattendus, ou touchants, parfois amusants.


Considérant le Général, nous savons que peu de choses avant les éléments de la Seconde Guerre et ce tome est un bon moyen de s'instruire ! Nous découvrons De Gaulle lorsqu'il était encore que Charles, son enfance et adolescence, ses actions durant la première guerre mondiale, ce qu'il a fait de 1918 à 1939, et sa famille en général, j'ai appris des choses, comme par exemple que De Gaulle et son père étaient des passionnés d'histoire, ou que la grand mère paternelle du général était écrivain, que sa famille du côté maternel vivait à Lille (j'ai retenu ce détail puisque je vis dans le Nord Pas-de-Calais)

Avec Max Gallo, on entre rapidement et facilement dans la psychologie du "personnage" et là, et lorsqu'il s'agit de De Gaulle, on atteint des sommets de grandeur qui se font rares aujourd'hui, le style de l'auteur donne envie de continuer l'histoire, d'avancer au fil des tomes, j'aime assez bien sa plume et il choisit des destins exceptionnels à relater : César, Napoléon, Louis XIV, De Gaulle... abordant aussi bien la vie privée que publique. Ici, il nous montre De Gaulle et sa famille, De Gaulle en tant qu'homme, fils, soldat, politique. Il nous livre une approche assez juste du personnage, c'est ainsi que je vois le général. Et, après la lecture de ces tomes, je pense qu'il serait intéressant de lire les Mémoires de Guerre et les Mémoires d'Espoir rédigés par le général lui-même, d'autant plus que cette fois-ci, il s'agit d'un caractère autobiographique.

On lit beaucoup de choses sur lui, on croit tout savoir et pourtant, à travers ce roman, on redécouvre des choses nouvelles, on redécouvre le désastre que fut la Première Guerre Mondiale où il fit ses premiers faits d'armes, son supérieur hiérarchique durant cette période n'étant qu'un certain Maréchal... Pétain ! ou encore le chaos de 1939. On découvre un jeune De Gaulle, et malgré ses défauts, je me dis que c'est fou de voir aussi autant de qualités chez un même homme qui aura vraiment marqué son pays et c'est aussi incroyable de voir tout ce patriotisme, cet amour qu'il éprouvait pour la France, un amour sans borne. Il a tant traversé pour son pays au cours de la Grande Guerre qu'il a découvert ce que c'était que d'appartenir à la France, et combien il fallait la défendre coûte que coûte et préserver ce qui la définit, que ce soit sa culture ou ses frontières. Il a forgé un lien indicible avec elle, a versé du sang pour elle, et il refuse que ce soit en vain, alors il l'aime tout entière et ne veut surtout aucun changement, et ce à n'importe quel prix.

En même temps, ce livre ne peut pas plaire à tout le monde, je pense à ceux qui ne s'intéressent pas plus que ça à l'Histoire ou à De Gaulle, enfin, je dois dire pour moi que j'ai été influencée par la famille... mais je ne le regrette pas, il est des personnages historiques, de notre pays ou pas, qui fascinent et qu'on ne peut s'empêcher d'admirer, de respecter et Charles de Gaulle est un bon exemple. Surtout pour moi. Et c'est dans des moments comme ça que je regrette de ne pas en avoir parlé à mes grands-parents...


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Extrait :
Henri [le père] répète aussi :
"Il est faux de déclarer que l'Histoire est un éternel recommencement. Il est vrai que les mêmes causes produisent les effets, mais l'Histoire ne repasse jamais sur le même chemin."
Et il en sera de même pour ce fils, Charles André Joseph Marie de Gaulle, qui vient de naître.
' A lui de tracer sa route. A lui d'inventer sa vie sous le regard et dans la main de Dieu. A nous, sa famille, de lui transmettre notre seul héitage : notre mémoire, nos vertus, notre foi enracinées dans l'histoire de notre patrie.'
Première partie. 1.