samedi 31 juillet 2010

A la vie, à la mort - Paule du Bouchet.

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L'auteur :

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Paule du Bouchet, née en 1951, est une écrivain française, et une pianiste, passionnée d'Histoire, de musique. Elle a enseigné la philosophie avant de s'orienter vers l'écriture jeunesse.

Emprunt médiathèque.



Quatrième de couverture :
Mai 1944. Il neige. Il neige des fleurs de cerisier. Derrière ce brouillard de neige, un brouillard de larmes. Un petit garçon voit sa mère disparaître à jamais au bout d'un champ. Avril 1918. Le soldat est beau comme une photo. Il a dit qu'il était américain. Qu'il repartait pour le front et qu'il voulait offrir un cadeau à une femme. Juliette l'a conseillé au mieux, elle y a mis tout son cœur. Un poudrier. Il a dit qu'il voulait y faire graver des initiales...
A travers sept nouvelles de guerre, des guerres de notre histoire proche, un fil, ténu comme une anecdote : celui de la vie qui continue, de la conscience qui parle trop clair, de l'amour plus fort que la pierre, de la mémoire qui ne s'éteint jamais. A la vie, à la mort.

Mon avis :
Je voulais découvrir l'auteur depuis quelques mois déjà, et j'ai eu la chance de découvrir ce recueil de nouvelles à la médiathèque. Ce sont sept nouvelles que l'auteur nous présente, toutes sur le sujet de la guerre : la grande guerre (1914-1918) et la seconde (1939-1945), mais surtout sur la seconde, seulement deux d'entre elles parlent de la première. Autant dire que ce ne fut pas une lecture joyeuse, ça m'a même fait quelque peu baisser le moral, mais qu'est-ce que j'espèrais en lisant des nouvelles de guerre ? Ce sont des périodes qui m'intéressent et me passionnent et j'ai aimé cette lecture, si du moins je peux dire 'aimer' face à des nouvelles racontant des choses aussi horribles et révoltantes. De belles histoires néanmoins, souvent tristes, surprenantes, choquantes, ne pas s'attendre à un happy-end à chaque nouvelle, et c'est bien normal.

Que dire, sinon ? La première nouvelle, Le noyer, raconte un vieillard solitaire, se coupant d'une France occupée qui attend un débarquement anglo-américain, qui refuse de couper son arbre chéri, un beau noyer vieux de 400 ans, à la demande de quelques résistants car l'arbre risque de gêner une mission de Résistants et aussi de permettre à des avions alliés de parachuter armes et hommes. Mais le vieil homme est têtu et ne veut rien entendre... jusqu'à ce qu'il apprenne une terrible nouvelle qui le fera changer d'avis.

Iniatiales parle d'une jeune femme travaillant dans une boutique d'antiquité et qui voit venir à elle un soldat américain cherchant un cadeau pour une femme aimée, avant qu'il ne parte pour une bataille dans la Somme. Père et fils est l'histoire d'un père de famille, en été 1914, vivant à la ferme devant partir pour la guerre : tout va bien, elle ne durera pas longtemps et il sera sans doute rentré pour Décembre. Mais cette guerre dure de plus en plus longtemps, et lorsque le père revient, il revient changé, il n'est que l'ombre de lui-même et son fils reste impuissant face à sa détresse cachée, ses cris de souffrances qu'il hurle en silence, inquiètant sa femme. Puis vint le jour où le fils, François, a 18 ans et doit, en 1918, rejoindre le monde terrifiant de la guerre...

A la vie à la mort raconte trois étudiants au lycée : Pierre, Jean et Lucien, qui préfère quitter leur lycée corrompu pour vivre dans l'ombre en se rebellant de cette France à la botte du Maréchal Pétain et des Nazis, leur groupe s'aggrandit et la Résistance prend contact avec eux pour une mission... mais ils seront dénonçés. Ils décident de ne pas parler et de mourir comme un résistant français. Rose raconte une femme qui fait la guerre à la guerre, et qui cacha un jour une femme juive enceinte qui a fuit son domicile alors que son mari a été arrêté à son travail. Sans doute ma nouvelle préférée, j'admire beaucoup le personnage de Rose. Ensuite, il y a La cabane où deux enfants se construisent une cabane dans un arbre. Un jour, en pleine nuit, ils tombent nez-à-nez sur un homme blessé qui refuse de leur réveler quoique ce soit, si ce n'est que leur demander de le cacher et de l'aider à guérir...

Et enfin, Brouillard de neige est sans doute la nouvelle que j'ai eu du mal à terminer, qui m'a un peu dérangée... je ne saurais dire pourquoi... peut-être à cause de la détresse, du mal intérieur du personnage, Joseph ? Joseph qui a du mal à comprendre pourquoi sa mère est partie, pourquoi elle ne revient pas, son indifférence face à son père, sa forte amitié avec Anna, ses mots douloureux dans son journal intime, son amour profond pour sa mère, ses sentiments qui nous frappent dans la poitrine lorsqu'il apprend ce qu'il est advenu de sa mère...

On ne critique pas ce livre, on se tait et on appréçie la beauté des mots, des paysages, des sentiments des personnages, on se révolte contre toutes les horreurs que le monde a pû vivre pendant ces années noires. On frissonne, on ressent, on lit avec une certaine émotion. Des nouvelles qui se laissent lire avec toujours beaucoup d'émotion.

Extrait :


La guerre, c'était aussi la loi du silence. Qui pensait quoi ? Que pouvait-on dire ? A peu près rien. La discorde, la trahison étaient en germe dans chaque conversation de café, dans chaque entreprise, dans chaque famille, dans chaque communauté humaine, si petite soit-elle. L'ère du soupçon, le règne omnipotent de la méfiance. On se taisait donc. Même si l'on n'avait rien à cacher, il y avait toujours quelque chose à taire. Les petits le sentaient bien.


La cabane.

Sherlock Heml'OS mène l'enquête - Jim Razzi.



Qui s'est introduit chez Terry-terre-neuve pour y dérober des citrouilles ? Comment a-t-on pu voler la recette des fameux biscuits de Lola Loulou dans un coffre-fort ? On a beau s'appeler Sherlock Heml'Os, et avoir comme fidèle ami un certain Ouahtson, il n'est pas toujours facile de tirer tous les mystères au clair.







Alors, tout d'abord, merci à Cécile qui a bien voulu que je lise son livre, et aussi à Matilda qui, après l'avoir lu à son tour, me l'a gentiment envoyé.

Sherlock Heml'OS
n'est pas un chien comme les autres : il résout des affaires avec son meilleur ami Ouahtson, et possède une renommée mondiale, surtout à Nicheville où il habite et où les habitants n'hésitent pas à le solliciter quand il y a un problème ! Aucun indice, aucun coupable ne peut échapper à son flair et à son regard de lynx. Toi aussi, cher lecteur, tu peux aider Sherlock Heml'OS à trouver des indices et le coupable. Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles et jouez à l'apprenti détective avec Sherlock Heml'OS !

C'est un petit livre qui se lit volontiers une demi-heure (ou plus, ou moins), et avec plaisir. C'est frais et divertissant, vous l'aurez deviné : j'ai aimé cette lecture. Même si ce livre est surtout réservé aux enfants, les plus grands peuvent aussi se régaler de ces neuf petites histoires où une enquête est à résoudre. J'aime bien l'idée d'un Sherlock Holmes et d'un docteur Watson en chiens (bien qu'il me semble qu'il y avait un dessin-animé de ce style), et les noms sont très bien trouvés : Heml'OS, Ouahtson... bon, pas de Mrs Hudson, Lestrade, Gregson, Wiggins, Mycroft, mais c'est pas grave, j'ai aimé ce petit livre. Rien de surprenant au fait que j'ai trouvé les solutions aux petits problèmes, il faut dire que c'est plutôt simple, et comme l'ont dit Matilda et Cécile, certaines sont su style 'quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?', mais au moins, je ne suis pas bébête comme Ouahtson qui est vu comme un faire-valoir stupide et gourmand alors que Watson n'est pas comme ça (et aussi parce que j'aime Watson, alors je l'avoue, j'ai tendance à le surprotéger. S'il y avait une société protectrice des Watson maltraités, j'en ferais partie !), mais j'ai été agréablement surprise lorsque Ouahtson a pu résoudre une énigme (ça m'étonne de Heml'OS, mais puisque Ouahtson est sur le devant de la scène pour une fois, je vais pas chipoter !) mais comme ce ne sont pas les personnages humains et originaux, j'ai laissé passer, surtout que j'ai aimé ce livre.

Ce livre plairait beaucoup aux enfants qui pourraient s'amuser à jouer aux apprentis détectives, ils ne pourront que se régaler. Encore merci à Cécile et Matilda !



L'aéroport de Nicheville est une vraie fourmilière. Les gens courent en tous sens avec des valises et des sacs plein les mains. Ouahtson, accoudé au guichet, observe la foule pendant que Sherlock Heml'Os achète leurs billets d'avion.
Ils ont décidé de partir en vacances sur une île tropicale, au soleil. Sherlock rêve de nager toute la journée, et Ouahtson de se faire bronzer. Rien que d'y penser, il sent une délicieuse chaleur l'envahir.
Mais soudain une bruyante querelle tire Ouahtson de sa rêverie (...)


2. Micmac à l'aéroport.

mercredi 28 juillet 2010

La pensionnaire voilée - sir Arthur Conan Doyle.


En vingt-trois années d'activité, Sherlock Holmes a résolu des centaines d'énigmes. Des archives constituées au fil du temps - et qui contiennent, souligne le malicieux médecin, de quoi tenir en respect pas mal de monde... - Watson extrait ici une demi-douzaine d'histoires. Par la variété de leur inspiration et l'ingéniosité de leur construction, ces Nouvelles Archives appartiennent au meilleur de l'œuvre de Conan Doyle.







Et voilà terminée ma lecture du canon holmesien avec ce recueil qui présente les dernières nouvelles qui me restaient à lire. Ça me fait tout bizarre je l'avoue, et je ne suis pas rassasiée pour autant ! Il ne me reste plus qu'à rechercher des pastiches...

Dans ce recueil se trouvent six nouvelles :

La pensionnaire voilée, Sherlock Holmes reçoit la visite d'une logeuse qui a une locataire bien singulière : en effet, son visage est caché, bien à l'abri des regards sous un voile. Cette logeuse, Mrs Merrilow, a croisé accidentellement ce visage, et il était affreusement mutilé ! Qu'a-t-il bien pû se passer pour cette femme d'habitude si calme, qui se met maintenant à hurler chaque nuit 'C'est un meurtre ! Un assassinat !' et 'Bête féroce ! Monstre !'. Sa santé dépérit, c'est pourquoi Mrs Merrilow vient voir le détective en urgence...

Le problème du pont de Thor, afin de laver tout soupçons qui planent sur la gouvernante de ses enfants, coupable du meurtre de sa femme, Neil Gibson rend visite à Sherlock Holmes. Mais il s'avère que cet ancien sénateur a eu un mariage plutôt malheureux avec sa femme avec qui il était violent, et qu'il s'est vite prit d'affection pour la gouvernante. Pourtant, lorsque Mrs Gibson fut retrouvée baignant dans un bain de sang, la note près d'elle était signée de la main de la nurse. Et une des armes du crime, un révolver faisant partie d'une paire de deux, est introuvable...

L'homme qui marchait à quatre pattes, le professeur Presbury est fiancé à une jeune femme, la fille d'un collègue, et bien que le professeur ait déjà 61 ans, l'annonce du mariage n'a pas fait scandale, bien que ce ne soit pas le problème de son secrétaire, Mr Trévor Bennet, lui-même fiancé à la fille du professeur. Mais après quelques évènements, il ne peut s'empêcher de s'inquiéter et d'aller consulter Sherlock Holmes : en effet, le professeur disparait plusieurs jours sans raison, sans donner de nouvelles, sans compter que son fidèle chien se met soudainement à l'attaquer, son propre maître, et puis il y a ces lettres que Mr Bennet a interdiction d'ouvrir...

La crinière du lion, Holmes, en pleine retraite dans le Sussex, reçoit la visite d'un vieil ami, Harold Stackhurst, qui est directeur d'une école préparatoire. Pas plus tard après leur rencontre, ils tombent sur le professeur de science de Harold, titubant et agonisant, portant seulement un manteau et un pantalon. Il parvient à laisser échapper quelques mots avant de mourir, quelque chose à propos d'une crinière de lion. Peu après, c'est au tour du professeur de mathématiques de débarquer !

L'aventure de Shoscombe Old Place, John Mason, un entraîneur de Shoscombe Old Place, d'un stade de courses de chevaux, vient consulter Sherlock Holmes, concerné à propos de son maître, Sir Robert Nobertson. Il pense que celui-ci est devenu fou. Mason n'est pas vraiment sûr s'il veut voir Holmes enquêter sur cette affaire, mais il y a tout de même des choses qui le rendent perplexes, concernant Sir Robert, sa soeur Lady Beatrice... et ces os humains découverts dans les fourneaux de Shoscombe Old Place...

L'aventure du marchant de couleurs qui s'était retiré des affaires, Sherlock Holmes est engagé par un marchant de couleur du Lewisham à la retraite, au sujet de la disparition de sa femme. Elle serait partie avec un voisin, emportant une assez grosse quantité d'argent. Ce marchant, Josiah Amberley, veut les traquer à tout prix. Holmes se retrouve quelque peu occupé pour le moment avec une autre affaire, ainsi il envoie le docteur Watson en observation à Lewisham. Watson remarque alors l'étrange manie d'Amberley à toujours mettre en peinture sa maison...

C'était formidable de retrouver Sherlock Holmes, le docteur Watson dans de nouvelles enquêtes, bien qu'on sent quand même, via l'écriture et en comparant les premières nouvelles/romans, qu'on approche des dernières nouvelles écrites par l'auteur (bien que j'ai toujours l'espoir fou que l'on retrouve un jour, dans un lieu bien caché, d'autres nouvelles Holmesiennes de Doyle... c'est beau de rêver, non ?), mais bon, j'ai tout de même encore et toujours appréçié cette (re)lecture, comme lors de la prmeière lecture, j'ai essayé de trouver le coupable avec Holmes (ne me souvenant plus trop de la tournures des évènements), j'ai quelques fois réussi, mais j'ai aussi surtout cherché les moments où Watson apparaissait, que voulez-vous ! C'est mon personnage préféré, et il n'y a que dans une nouvelle où il est absent : La crinière du lion, via la perpesctive de Holmes, agréable changement, quand on est habitué à suivre les aventures du détective sous le regard du bon docteur.

Agréable lecture, que voulez-vous que je vous dise de plus ? Il faut lire les nouvelles (et les romans) pour vraiment apprécier le Maître, alias Sherlock Holmes, et de partir avec lui à la chasse aux indices et aux criminels avec le docteur Watson.



- Watson, me dit-il [Holmes], il me semble me rappeler que vous êtes toujours armé quand nous partons en promenade ?
Il était bien heureux qu'il en fût ainsi ! Car il se souciait si peu de sa propre sécurité quand son esprit l'absorbait dans un problème que plus d'une fois mon révolver s'était avéré un ami sûr. Je ne me gênai nullement pour le lui rappeler.
- Oui, oui ! Je suis légèrement distrait pour ces sortes d'affaires. Mais vous avez bien un revolver sur vous ?
Je le tirai de ma poche : c'était une arme courte, maniable, petite, mais très utile. Il mit le cran de sûreté, fit tomber les cartouches et l'examina avec soin.
 
Le problème du pont de Thor.

mercredi 21 juillet 2010

Matilda - Roald Dahl.

Matilda de Roald Dahl - Poche - Livre - Decitre
À l'âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d'être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable.

Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !





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Si je devais citer un film qui a bercé mon enfance, outre les inégalables films d'animation Disney, ce serait Matilda. Comment résister à cette petite fille sympathique, grandissant dans une famille qui l'est beaucoup moins, qui dévore les livres qui sont ses seuls compagnons ? C'est sans surprise que j'ai accroché au livre, le plaçant parmi l'un de mes préférés de Roald Dahl.


Matilda Verdebois est une petite fille précoce. En effet, elle sait lire depuis l'âge de trois ans et n'a pas peur d'essayer les grands classiques de la littérature ! Elle connaît, à cinq ans, ses tables de multiplication et peut calculer plusieurs chiffres ensemble ! Mais avec une mère abrutie de la télévision, un frère traînard et un père escroc  à son travail, personne ne se soucie de la petite Matilda. Selon eux, il vaut bien mieux regarder la télévision que de perdre son temps à lire et à étudier ! On aurait pu croire que Matilda trouverait refuge et réconfort à l'école... que nenni ! La directrice, l'horrible Mlle Legourdin, voue une haine féroce aux enfants et se donne comme but de faire de la vie de ses élèves de l'école un vrai cauchemar ! Heureusement pour Matilda et l'ensemble des élèves, l'école compte aussi Mlle Candy ! La jeune, jolie et douce maîtresse de Matilda qui voit en elle une petite fille exceptionnelle dès le premier jour...
Le film Matilda
Affiche du film de 1996.


J'ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cette histoire ! C'est frais, bien écrit, tantôt drôle, tantôt grave avec quelques passages frôlant le burlesque et d'autres flirtant avec le fantastique. Le talent de conteur de Mr Dahl n'est plus à refaire et il nous fait rêver et nous redonne une âme d'enfant avec beaucoup de simplicité. On suit avec plaisir les aventures de Matilda, une adorable dévoreuse de livre, terriblement attachante, intelligente et espiègle par moments, et qui n'est pas appréciée à sa juste valeur par sa famille qui voit en elle le mouton noir des Verdebois et qui font d'elle l'objet de moqueries. Matilda est une héroïne attachante, unique et courageuse, qui se complète dans son duo avec sa maîtresse, Mlle Candy, une jeune femme douce, maternelle, vulnérable et attentionnée. On peut dire que ces deux êtres se sont trouvées et se complètent bien. Matilda trouve en Mlle Candy une interlocutrice à sa mesure, une mère de substitution et en Matilda, Mlle Candy découvre une enfant exceptionnelle. Elle est la première à s'intéresser aux dons de la petite fille et sans trop révéler l'histoire, elles vont s'apporter beaucoup l'une à l'autre.

Impossible de parler de ce roman sans évoquer Mlle Legourdin, ce véritable colosse qu'est la directrice de l'école et probable parente de Dolorès Ombrage (ref : Harry Potter, tome 5). Ex-championne olympique de lancer de marteau, directrice-garde chiourme, elle aurait davantage sa place dans un pénitencier que dans une école primaire. Violente, bornée, elle hait tous les élèves sans exception et ne rate jamais une occasion de faire preuve d'un autoritarisme et d'une violence aussi démentiels que disproportionnés envers les écoliers sous les prétextes les plus absurdes. Il est cependant amusant de noter que certains élèves mènent la résistance en jouant des tours à cette drôle de créature, notamment Matilda et là s'engage un véritable combat semblable à David et Goliath !


L'histoire peut sembler manichéenne mais elle est si bien menée que je ne m'en formalise pas. Je trouve d'ailleurs intéressant de voir que les rôles sont inversés dans ce roman : les enfants sont bien élevés et pondérés et ce sont davantage les adultes qui, pour la plupart, ont des attitudes immatures et qui peuvent être franchement horribles. Je trouve toujours autant de charme à l'écriture de Roald Dahl, ainsi que les illustrations de Quentin Blake qui donnent vie aux personnages et aèrent le récit. Je note aussi avec amusement le grand duel du bien et du mal, façon Dahl, à savoir les livres contre la télévision ! L'auteur fait une nouvelle fois comprendre son manque de goût pour la télévision, ce qui est plutôt amusant d'une certaine façon. Enfin, j'ai apprécié les références littéraires présentes au cours du roman.

Roald Dahl a une telle capacité à nous renvoyer en enfance... il n'y a rien d'étonnant à ce que ce titre soit devenu un classique de la littérature jeunesse. Ça nous donnerait envie d'être comme Matilda... Je garder un très bon souvenir de ce roman, ainsi que du film que j'avais vu à l'école primaire et que j'ai eu la chance de revoir il y a quelques jours lorsqu'il a été rediffusé. À découvrir et à redécouvrir avec toujours beaucoup d'émotion.



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Deux couvertures que j'aime beaucoup



- Papa, dit-elle, tu crois que tu pourrais m'acheter un livre ? 
- Un livre ? dit-il. Qu'est-ce que tu veux faire d'un livre, pétard de sort ! 
- Le lire, papa. 
- Et la télé, ça te suffit pas ? Vingt dieux ! on a une belle télé avec un écran de 56, et toi tu réclames des bouquins ! Tu as tout de l'enfant gâtée, ma fille.

Chapitre 1. Une adorable petite dévoreuse de livres.

samedi 17 juillet 2010

La sorcière de la rue Mouffetard (et autres contes de la rue Broca) - Pierre Gripari.

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L'auteur :

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Pierre Gripari (7 janvier 1925 - 23 décembre 1990) était un auteur français de divers genres littéraires.






Quatrième de couverture :

Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon nommé Bachir. Il était une fois une petite fille, une sorcière du placard aux balais, un géant aux chaussettes rouges, une paire de chaussures amoureuses, une poupée voyageuse, une fée du robinet... La rue Broca n'est assurément pas une rue comme les autres.

Avec insolence et humour, Pierre Gripari revisite l'univers des contes de fées et enchante les rues de Paris. Un régal pour tous ceux qui aiment qu'on leur raconte des histoires !

Mon avis : 

En farfouillant dans de vieilles affaires, j'ai trouvé des notes sur ce livre, prises au collège, sans doute en sixième/cinquième. Je me suis rappelée avec nostalgie de ce livre que j'ai eu vite fait de me procurer en même temps que Matilda de Roald Dahl. Je l'ai lu d'une traite, avec beaucoup de nostalgie et de sourires amusés.

Quel plaisir que de relire ces contes ! Très amusants, inventifs, drôles, frais. Peut se lire à tout âge. La preuve, j'ai 19 ans et je me suis amusée comme une folle à lire ces contes de jeunesse. Jamais de déception. A chaque conte, un véritable délice que de les lire. C'est très imaginatif et drôle, original. Non vraiment... j'ai adoré. Une sorcière qui doit manger une petite fille avec de la sauce tomate pour rester jeune et belle, une paire de chaussure qui sont amoureuses, une sorcière cachée dans un placard d'une maison et qui ne sort que si l'on n'ose chanter 'Sorcière, sorcière, prend garde à ton derrière', une poupée nommée Scoubidou qui peut savoir l'avenir si elle a ses yeux bandés, une fée du robinet au lieu d'une source d'eau (c'est ça, le modernisme...), un géant aux chaussettes rouges, la véritable histoire de Lustucru (celui de la chanson !).

De merveilleuses idées de l'auteur avec beaucoup de fantaisie et d'imagination. A lire ! Pour petits et grands !

Extrait :

[un requin a englouti la poupée Scoubidou. Elle décide de bouger ses jambes pour le rendre malade. Le requin finit par se sentir malade et rétorque :]

- Alors quoi, c'est fini, là-dedans ? Vous ne pouvez pas vous laisser digérer tranquillement ?
- Conduis-moi à Paris ! lui cria Scoubidou.
- A Paris ? Et puis quoi, encore ? Je ne reçois pas d'ordres de ma nourriture !


Scoubidou, la poupée qui sait tout.