Une histoire qui sent bon le sel marin et qui nous emporte au grès des vagues.
Tout commence avec un jeune homme repêché des eaux par William Roberts, premier officier de la frégate L’Explorer. Un naufragé ? Sans doute. L’ennui, c’est que ce jeune homme ne se souvient de rien, à part son nom, Abel, qui se propose d’accompagner l’équipage en attendant de regagner les côtes anglaises. Si le jeune Abel ne se souvient de rien, il démontre en revanche des connaissances solides sur la navigation, se révélant très vite être un excellent marin, comme s’il avait déjà navigué auparavant… Lorsque l’Explorer rejoint enfin l’Angleterre, William décide de confier Abel à Helen, Heather et Harriet, les trois filles du capitaine de l’Explorer, disparu dans des circonstances mystérieuses, qui tiennent une auberge mais les affaires ne sont pas bonnes, surtout depuis que leur père est accusé de trahison. En effet, il aurait disparu avec un trésor, tuant au passage les gardes du bateau… Tandis qu’Abel tente de se souvenir qui il est et ce qu’il lui est arrivé, il découvre une île au loin qu’il est le seul à voir, avec Rebecca, maquerelle, qui est tétanisée lorsqu’elle voit Abel. Pourquoi ? Et qu’est-il arrivé exactement au capitaine Stevenson ?
Le Port des marins perdus est une histoire en quatre actes, illustrée par des dessins crayonnés qui surprennent un peu au début mais qui font finalement le charme de cette BD. J’avais déjà eu l’occasion de la lire en 2019 puis j’ai tout oublié, ce qui fait un peu de cette relecture une redécouverte. Néanmoins, j’ai vite fini par comprendre le mystère autour de la disparition du capitaine, ainsi que le mystère qui entoure le jeune Abel. Néanmoins, cela n’a pas gâché ma lecture. Au contraire, c’est une lecture emprunt de fantastique qui m’aura fait voyager. C’est le genre d’aventure maritime épique qui est touchant et prenant du début à la fin, avec des moments tantôt tristes, tantôt émouvants. Rebecca est un personnage qui m’a beaucoup touchée, forte et vulnérable à la fois, avec ses secrets et ses blessures.
C’est une belle histoire douce-amère qui traite de deuil, de famille, de perte, de voyage en mer, de courage. Une belle aventure maritime emprunt de surnaturel, avec des personnages attachants pour la plupart, ou en tout cas qui ne laissent pas indifférents. J’aimerais en dire plus pour rendre justice à cette histoire, mais ce serait la spoiler
Si je devais trouver une critique, c’est au niveau du dessin. Je trouve dommage que les hommes ont droit à des character designs plus diversifiés que les femmes qui sont, elles, toutes très belles et se ressemblent presque toutes, ce qui donne un effet très « Disney ». Dommage, j’aurais aimé un peu plus de diversité…

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