jeudi 30 juillet 2009

Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry.

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L'auteur :

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Antoine de Saint-Exupéry, (29 juin 1900 - 31 juillet 1944), était un écrivain, poète et aviateur français. Son succès le plus populaire est sans aucun doute son oeuvre Le Petit Prince, qui s'est vendu à plus de 80 millions d'exemplaires dans le monde. Il écrivit aussi d'autres œuvres, certaines s'inspirant de sa vie de pilote aéropostal. C'est lors d'un retour d'une mission de reconnaissance qu'il a disparu en plein vol en 1944...



Quatrième de couverture :

« Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : ... »
Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince.

Mon avis :

Ce livre, c'est un petit havre de paix. Indispensable à mettre dans sa bibliothèque. Un roman plein de poésir, d'humanité, d'émotion, un vrai petit diamant à l'état pur. J'ai presque honte de ne l'avoir lu que cette année, j'avais essayé de le lire quand j'étais jeune mais ça ne m'avait pas interessé, et comme ce livre était un présent de mon père qui a été clairement touché par cette oeuvre, sa dernière volonté était que ma soeur et moi, à notre tour, nous découvrions ce livre.

Le narrateur, un aviateur, suite à une panne de moteur de son avion a dû se poser en catastrophe dans le désert du Sahara et tente désespérement de réparer, seul, son avion.
Mais voilà que le lendemain de son atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix qui lui demande de lui dessiner un mouton. Cette petite voix est le Petit Prince qui, chaque jour, va raconter son histoire au narrateur : il vit sur une autre planète, l'astéroïde B812, il ramone les volcans, coupe des baobabs et aime contempler des couchers de soleil...


C'est vraiment un très beau livre, tout le monde est d'accord sur le sujet, ce livre a touché plus d'un. Un classique incontournable qui ravit les petits comme les grands. Rempli de philosophie, d'images, qui se rapportent à la réalité parfois difficile de notre monde. St Exupéry nous montre une façon d'apprendre aux enfants et à tous que le respect du monde et des autres est indispensable. Ce sera sans doute un livre que je raconterais à mes enfants...

Extrait : 

"Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :
' - S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !
- Hein !
- Dessine-moi un mouton... '
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre."


Chapitre II.

Les ombres de l'empire - Steve Perry.

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 L'auteur :


Steve Perry est un auteur américain, né en 1947. Il dirige une rubrique littéraire Fantasy, SF et Horreur du journal The Oregonian. Il est aussi l'auteur de dizaines de nouvelles publiées, de scénarios, d'essais et d'articles. Il a également collaboré avec les créateurs de la première saison de la série Batman, a novélisé le film Men in Black et a écrit le best-seller Star Wars Les Ombres de l'Empire.




Quatrième de couverture : 

Dark Vador est toujours vivant. Et le Seigneur Noir des Sith va devoir affronter un adversaire aussi puissant et maléfique que lui : Xizor, le seigneur incontesté du Soleil Noir, une organisation criminelle dont les ramifications s'étendent jusqu'au fin fond de la galaxie. Son ambition ? Prouver que Dark Vador, bras droit de l'Empereur Palpatine, n'est plus digne de confiance. Pour ce faire, il concocte un plan machiavélique qui vise à discréditer Vador aux yeux de l'Empereur.

Mais, dans le même temps, le criminel doit participer aux côtés du Seigneur Noir, à une quête maléfique dont l'enjeu n'est autre que Luke Skywalker, le jeune héros de la Rébellion. Alors  que Vador et Xizor tendent les rets qui leur permettront de piéger Luke, la  princesse Leia met sur pied une expédition afin de libérer l'homme qu'elle aime : Han Solo est en effet toujours prisonnier de sa gangue de carbonite...



Mon avis :

Entre Star Wars et moi, c'est un peu le coup de foudre inattendu. Comme beaucoup, je connaissais les films de nom, en ayant une vague idée de l'histoire, et sans jamais avoir vu les films et en pensant de jamais les voir. Il a fallu que M, une fan et amie du collège, me persuade assez pour que je donne ma chance à cette saga de films. C'était justement l'année où la Revanche des Sith, dernier volet de la saga, sortait au cinéma et qu'une chaîne tv diffusait à l'occasion les films. J'ai donc fini par visionner les six films et j'ai eu le coup de foudre. Moralité, les enfants : on ne peut pas dire qu'on aime pas si on n'a jamais tenté.

Mon attachement aux films, et plus particulièrement la première trilogie, date donc du collège, et ces derniers temps, je suis retombée dans ma période Star Wars, j'ai donc revisionné les films et relu les livres qui reprenaient le scénario de la première trilogie, ce qui n'était visiblement pas suffisant puisque j'ai commandé ce livre d'un auteur qui a imaginé une aventure entre l'épisode V (L'empire contre-attaque) et l'épisode VI (Le retour du Jedi), et c'est l'une des raisons qui font pourquoi j'ai choisi ce livre, car après tous les événements de L'Empire contre-attaque et notamment la révélation de Vador, j'étais curieuse de savoir ce qu'il s'était passé, ce qui aurait pu se passer, entre l'épisode V et l'épisode VI (notamment avec le personnage de Luke Skywalker et du comment a-t-il géré la révélation, sachant qu'il l'a complètement accepté dans Le Retour du Jedi)

Ce livre se situe donc peu après le désastre de Bespin, où Luke Skywalker et la princesse Leia pensent encore à l'expérience traumatisante qu'ils ont vécu à la cité des nuages, où ils ont été piégés par leur ennemi mortel, Dark Vador - qui a vendu leur ami Han Solo au chasseur de prime Boba Fett - et où Luke a appris une terrible vérité qu'il cache à ses amis et à la Rébellion : Dark Vador serait son propre père. Luke et Leia ne doivent leur salut qu'à Lando Calrissian, ancien ami de Han Solo, qui a trahit Dark Vador et l'Empire pour les sauver. A présent, ce groupe met en place un stratagème visant à libérer Han, prisonnier dans de la carbonite et prêt à être livré à Jabba le Hutt. De son côté, Dark Vador qui souhaite continuer la traque de son fils, voit un rival se dresser sur son chemin : le prince Xizor, assoiffé de vengeance envers Vador. Souhaitant s'attirer les bonnes grâces de l'Empereur et cherchant à prouver que Vador n'est plus digne de confiance, il trouve en la personne du jeune Rebelle Luke Skywalker la meilleure cible qui soit pour mieux atteindre Vador...

Pour mon premier livre Star Wars lu, ce fut une bonne découverte. Un bon livre Star Wars qu'on savoure comme on savoure les films. L'auteur a su rester le plus fidèle possible à l'histoire, intégrant même des éléments allant dans la continuité de l'épisode V et qui anticipent les événements de l'épisode VI. Il parvient à faire vivre une aventure intéressante, qui tient la route et colle à l'univers crée par George Lucas et à garder les personnages aussi fidèles que possible, même les plus compliqués à dépeindre. Ce fut un réel plaisir de suivre la complexité des relations qu’entretiennent Vador avec son maître, l'Empereur, à la fois obéissant et préparant sa chute ; ou encore la relation entre Vador et son fils, Luke avec un Dark Vador qui souhaite retrouver et détenir son fils pour le convertir au côté Obscur de la Force, avoir un égal à ses côtés et pour mieux utiliser ses pouvoirs pour renverser l'Empereur, mais un Dark Vador qui est rempli de nostalgie en pensant à son fils qui fait resurgir en lui des souvenirs et sentiments qu'il croyait morts ou inexistants, et en s'inquiétant malgré lui pour Luke car ce que pourrait faire Xizor de lui pourrait être effrayant et pas beau à voir, tant la volonté de vengeance de Xizor est farouche. 

Tout ceci nous montrant, conformément aux dernières scènes de l'épisode VI, qu'Anakin Skywalker n'a pas totalement disparu et qu'il reste une part de lui en Vador. Ce qui donnerait alors à Luke, ici, des éléments lui montrant que son père n'est pas si perdu que ça et qu'il y a encore un espoir de faire resurgir ses bons côtés, et qui expliquerait donc pourquoi Luke a espoir de ramener son père à la raison, comme il en est persuadé dans l'épisode VI. Ça me paraît logique qu'entre les deux films, il a du se passer quelque chose pour convaincre Luke que Dark Vador peut être ramené à la raison... même si ce qui fait de Dark Vador une figure iconique, c'est le fait qu'il soit un grand méchant ^__^ Mais j'avoue que l'idée d'en faire le père du héros est séduisante, intéressante à exploiter et que cela donne un aspect intéressant dans la personnalité d'un personnage qui est supposé être le grand méchant !

Mais, en guise de grand méchant, l'auteur nous offre ici un vrai monstre de cruauté, froid et calculateur en la personne du prince Xizor. Un personnage complexe et retors qui entend bien devenir un maître en obtenant les faveurs de l’Empereur, au détriment de Dark Vador. Se joue alors un véritable duel politique (avec les manigances et les coups de couteau dans le dos derrière, s'il-vous-plaît) entre Xizor et Vador, soit une réjouissance de fourberies et de coup bas ! Bien-sûr, l'absence de Han Solo - personnage incontournable de la saga, véritable pirate de l'espace au grand cœur, au sarcasme piquant et qui n'a pas la langue (ou son arme) dans sa poche - se fait ressentir, lui qui offre à l'ancienne trilogie une bonne partie de son ambiance, mais pour combler le manque, l'auteur introduit le personnage de Dash Rendar, un contrebandier comme Han et qui, comme lui, sait manier l'humour et le sarcasme sans pour autant tourner à la farce. Un personnage sympathique à l'image de Han... un peu trop même. J'ai trouvé trop nombreuses les ressemblances avec Han (Han est unique ! Hors de question de le copier !) mais je peux comprendre le choix de l'auteur d'introduire ce personnage : pour combler l'absence de Han et donner un peu d'humour et d'ambiance au roman. Ce n'est d'ailleurs pas ce qui manque, le roman est parfois franchement gorgé d'humour (comme les tentatives de Lando de cuisiner à Luke, Leia et Chewbacca... avec ces derniers qui, voyant l'état et l'odeur du plat, refusent tout bonnement d'y toucher !).

Bref, j'ai adoré l'histoire par son suspense, son intrigue - sans temps mort -, avec duels politiques, manigances, coups bas, combats au sabre-laser, humour, aventure. Le livre se dévore rapidement, est écrit dans un style clair, sans lourdeurs, et qui contribue à nous immerger pleinement dans cette aventure dans les étoiles avec ses planètes et différentes civilisations, dans un contexte de guerre galactique, avec des personnages humains et attachants. Un bon livre qui parvient à s'intercaler entre l'épisode V et VI !

Extrait : 

- Ça fait plaisir de te revoir, Luke. J'espère que tu nous mijotes quelque chose de bon parce que, pour nous, les affaires ont été plutôt calmes ces derniers temps.
- Si tu tiens à parler de choses qui mijotent, je te conseille de t'entretenir avec Lando...
- Je t'ai entendu, dit Lando dans son communicateur.
Luke adressa un sourire vers le Faucon qui volait sur sa gauche.
- Je plaisantais, Lando.
- Hé, Calrissian, ça fait une paye ! T'es pas en prison, toi ?
- Pas encore, Antilles. Pas encore.
- Suis-nous, Luke, dit Wedge. On a installé un campement sur une petite lune appelée Kile, elle est dans la zone d'ombre de Gall. Tu vas voir, on y est bien, on a de l'air, de l'eau, de la gravité. Tout le confort moderne.
- Montre-nous le chemin, dit Luke, on est juste derrière toi.


Chapitre 6.

vendredi 24 juillet 2009

Les chroniques des vampires (T.4) Le voleur de corps - Anne Rice.



Vampire impie, ne croyant ni en Dieu, ni au diable, ivre d'amour et de sensualité, Lestat a été pendant des siècles un prince courtisé dans le monde ténébreux et flamboyant des morts vivants. 

Mais aujourd'hui, à l'aube d'un nouveau millénaire, au cœur des jungles de néons de l'Amérique contemporaine ou dans l'immensité désolée du désert de Gobi, le doute le ronge, une obsession le tenaille : redevenir mortel. Regarder le soleil en face. Regarder la mort en face. 

Impossible ? Peut-être pas... C'est du moins ce que prétend le mystérieux inconnu qui se livre avec lui à un diabolique jeu de cache-cache, Miami à Amsterdam, de la Nouvelle-Orléans aux caraïbes.








J'ai trouvé ce tome un peu par hasard, dans une grande surface, et si ce tome ne faisait pas parti de ceux que je recherchais ou voulais lire, j'ai sauté sur l'occasion, d'autant plus que je savais que Lestat et Louis y apparaissaient, et que ce tome s'inscrivait dans la continuité de La Reine des Damnés que j'avais beaucoup aimé.

Ce tome est quelque peu différent des autres : en effet, ici le grand Lestat, vampire et fier de l'être, commence à se lasser de sa vie vampirique et se laisse emporter dans la nostalgie, en pensant à sa jeunesse de mortel. Après une tentative de suicide ratée, un mystérieux inconnu lui offre la possibilité de redevenir un homme mortel en échangeant son corps contre le sien, et ce, pendant 48 heures. Une proposition que Lestat, malgré les risques et les désapprobations de son ami et enfant-vampire Louis, décide d'accepter. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu : après s'être émerveillé de se retrouver dans une enveloppe mortelle, Lestat fini par regretter son statut de vampire, et se fatigue bien vite de sa vie de mortel. Il souhaite retrouver son ancien corps, redevenir celui qu'il était, et voilà que ce mystérieux voleur de corps n'a pas l'intention de rendre à Lestat son enveloppe corporelle. Ses amis lui tournant le dos, Lestat ne peut que s'adresser au journaliste mortel, spécialisé dans le paranormal, David Talbot...

Ce tome est franchement différent des autres que j'ai pû lire même si globalement, ce ne fut pas une déception et que j'ai passé un bon moment. Enfin bon, après des perles telles que Entretien avec un vampire et La reine des damnés, je m'attendais à mieux, disons que ça parle un peu moins de vampires, ils sont toujours bien présents mais disons que ça m'a étonnée de voir le fier Lestat las de sa vie vampirique, lui qui aimait être vampire, et le voir fatigué de son être vampirique et regretter sa vie de mortel était surprenant, je n'aurais jamais cru cela de Lestat, c'est clair que c'est une autre facette de Lestat que nous découvrons. Lestat fait comme d'autres vampires avant lui et a du mal à supporter le poids du temps qui passe. Heureusement qu'il se rattrape car un bon Lestat est un Lestat vampire (cela dit je n'ai pas lu le second tome consacré à la vie mortelle et vampirique de Lestat).

Mais sinon, si l'écriture a commencé à perdre de sa superbe, la plume d'Anne Rice reste toujours un délice à retrouver, on plonge au plus profond du psyché de Lestat, de ses démons intérieurs, à un point où l'on s'inquiète pour lui. A travers son regard de vampire, on redécouvre ce qu'est l'être humain. Ce livre est donc l'idéal pour les fans de Lestat, le Brat Prince en personne. Malgré quelques longueurs, l'histoire peut s'avérer captivante, haletante, simple et rafraichissante même si c'est clair qu'on est loin de l'atmosphère des premiers tomes. On a quelques nouveaux personnages (secondaires), on fait mieux connaissance avec David Talbot, journaliste spécialisé dans le paranormal, et on retrouve les anciens personnages (aah Louis... dommage qu'on ne le voit pas souvent). L'idée de ramener Lestat à son état de mortel est originale, bien amenée, parfois comique (d'ailleurs, ce tome est sans aucun doute celui qui est le plus imprégné d'humour), même si j'aurais préféré que Lestat se calme un peu dans sa libido, je vais finir par le voir comme Armand : à chaque tome, il lui faut quelqu'un à aimer.

Sinon... ça parle beaucoup dans ce tome, l'ensemble a tendance à être un tout petit peu bavard, et on a tout à fait le droit d'être réfractaire aux débats théologiques, et la fin est quelque peu... convenue, mais émouvante. Donc si je m'attendais à mieux après les tomes un et trois et que ce tome est largement différent et bavard, ce ne fut pas vraiment une déception, j'ai quand même passé un bon moment.



Extrait :


Chaque inspiration me faisait mal, je clignotais au milieu des flocons de neige qui me volaient dans les yeux et j'étais prisonnier de ce corps inconnu rembourré de poids de plomb et de toile à matelas, et l'air glacé me mordait le visage et les mains.
'Bonté divine, Mojo, soufflai-je dans son oreille rose et douce. Bonté divine, ça y est. Je suis un mortel.'


Chapitre 10.

jeudi 16 juillet 2009

Les chroniques des vampires (T.3) La reine des damnés - Anne Rice.


Quand Lestat, vampire impie, libertin et suicidaire, s'improvise chanteur de rock pour hurler à la face de l'humanité sa condition de mort vivant, les mortels lui font un triomphe, sans imaginer une seconde qu'il ne leur dit que la vérité. 

Mais, avec sa "musique à réveiller les morts", Lestat ne s'est pas seulement fait des ennemis parmi ses frères qui le considèrent comme un traître et se sont décidés à le détruire, il a aussi arraché à son sommeil millénaire Akasha, la Mère de tous les vampires, la reine des damnés. Akasha qui ne rêve que de régner à nouveau sur les mortels.

 



Dans ce troisième tome de la saga, Lestat de Lioncourt, vampire, est devenu une star du rock et raconte son passé et sa vie de vampire dans ses chansons, ce qui est loin de plaire à tout le monde, notamment des vampires furieux de découvrir leur secret dévoilé dans les chansons de Lestat, mais tel est bien le cadet de leur soucis puisque, contre toute attente, la musique de Lestat a réveillé de son sommeil comateux la plus terrible et puissante des vampires : la reine Akasha, souveraine des non-morts. Enlevant Lestat, elle projette de le séduire et entend accomplir son projet de renverser la société patriarcale pour dominer sur un monde qu'elle façonnera à sa façon, avec Lestat à ses côtés... stupéfiant Lestat et les autres vampires.

Voilà un tome bien particulier ! Passé la surprise de voir Lestat en star du rock, le style d'Anne Rice, bien que toujours plaisant, est très baroque. Il y a de nombreuses digressions, de nombreux flash-back, une multitude de détails dont on ne voit pas nécessairement l'utilité, des phrases longues et ampoulées... Tout cela rend parfois, il est vrai, la lecture laborieuse et le style lourd. Cela dit, ça reste poétique et envoûtant, sans oublier la petite touche d'humour (par exemple, Armand qui réveille son amant en pleine nuit pour voir comment fonctionne le téléphone !)

Toutefois, elle développe bien les pensées de ses personnages, alternant les points de vue, car ils sont nombreux, nos personnages : Outre Lestat et la terrible et énigmatique Akasha, on y retrouve Louis (trop peu présent à mon goût), Armand, Marius le créateur d'Armand, David du Tamalasca (une organisation qui enquête sur le paranormal), Danielle la mère de Lestat, etc. J'ai beaucoup apprécié revoir Louis et Armand, ainsi que Daniel, le journaliste du premier tome et qui est devenu l'amant d'Armand, et faire la rencontre des personnages que je ne connaissais pas. Mais surtout, quel plaisir de revoir le duo Lestat/Louis, ils n'ont pas perdu de leur complicité et de leurs vieilles habitudes et le souvenir de leur fille Claudia reste bien présent en eux.

Avec sa panoplie de personnages, ce tome se présente un peu comme une sorte de grande réunion familiale où les anciens personnages reviennent et des nouveaux complètent le casting, et tout ce beau monde est aux prises avec leurs problématiques personnelles mais aussi un problème commun, à savoir la menace d'Akasha. Ces personnages nous font nous poser des questions sur eux, leur vie, leur lien avec d'autres personnages. Peut-être cela invite-t-il à d'autres tomes qui leur seront consacrés. J'ai déjà hâte !

J'ai donc aimé le choix d'Anne Rice d'alterner les points de vue, on découvre plein de personnages intéressants, bien que Lestat soit au cœur de l'histoire, nous avons une panoplie de vampires puis quelques mortels. Dans cette histoire, on voit des millénaires d'histoire sous les yeux des personnages. Ce tome doit être l'un des sommets des œuvres de l'auteure : véritable voyage dans le temps de l'Egypte ancienne jusqu'à nos jours, conciles vampiriques, noirceur ambiante, meurtres, scènes d'amour à la façon vampire... parce que violence et amour sont de paire avec le vampirisme.

Ce tome entraîne ses lecteurs jusqu'aux sources même de l'Histoire, afin d'y découvrir les origines de la race des vampires, leurs agissements dans l'Histoire, l'espèce en général. Je dois dire que le travail d'Anne Rice pour faire ces origines des vampires est colossal tant la mythologie qu'elle a crée autour de ses vampires est riche et aboutie, elle regroupe beaucoup de théories et d'histoire sur les vampires. Le sujet avait à peine été effleuré dans le tome 1, ici nous sommes servis et quel bonheur ce fut d'avoir la réponse à nos questions et bien plus.

C'est sans doute l'un des romans les plus réussis d'Anne Rice, l'un de mes préférés. Son style et son imagination m'ont encore emballée des heures durant. Toutefois, aussi prenante l'histoire soit-elle, je déconseillerais ce livre pour découvrir un premier Anne Rice, car le style pourrait alors paraître lourd, lassant, spécial. C'est un texte parfois complexe et développé, un peu plus que les autres romans de l'auteure. 



- Lestat !
- Louis ! fis-je en le singeant.
Je me levai et le hissai sur ses pieds, non pas parce qu'il avait besoin qu'on l'aide, mais parce qu'il restait là, à me résister et à se creuser les méninges pour savoir comment me contrer, ce qui constituait une perte de temps totale.
- Lestat, Marius sera furieux si tu fais ça ! me menaça-t-il, les traits tendus, les pommettes plus saillantes que jamais, ses yeux verts pénétrants, la physionomie brillant d'un feu admirable. La règle fondamentale est...
- Là, tu me mets l'eau à la bouche, Louis
.


Alice au pays des merveilles - Lewis Carroll.

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L'auteur :

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Lewis Carroll, de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson, (27 janvier 1832 - 14 janvier 1898), était un écrivain, photographe et mathématicien britannique. Il a surtout connu la célébrité grâce à ses oeuvres mettant en scène une petite fille nommée Alice, perdue dans le monde des merveilles...



Lecture en ligne du roman.


Quatrième de couverture :

Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie.

Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Coeur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez des fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.


Mon avis :

Lu juste après Peter Pan, parce que j'étais nostalgique des histoires qui ont berçé mon enfance, pas inquiète du fait que ma mère me demandait si je n'étais pas retombée en enfance, lol. Il n'y a pas d'âge pour relire de vieux contes.


Un jour, Alice s'ennuyait, fatiguée d'être assise à ne rien faire, ne s'interessant pas au livre que lisait sa soeur car il ne comportait ni images ni dialogues. Dans son ennui, elle est stupéfaite de remarquer un lapin blanc avec une montre à gousset, s'écriant qu'il était en retard. Un lapin blanc qui parle, qui porte des habits et qui se dit en retard pour quelque chose, cela suffit pour une Alice dévorée par la curiosité de suivre le lapin blanc jusque dans le vaste terrier où il disparaît et qui mène dans le plus incroyable des mondes... un monde qui ne cesse de changer, un monde pour le moins étrange, un monde aux habitants bizarres et originaux... le pays des Merveilles !



C'est un très grand classique que l'on doit lire au moins une fois dans sa vie, ça peut se lire à tout âge, je pense que le monde étrange et enchanteur de Lewis Carroll saura enchanter petits et grands. En plus, le livre et les chapitres sont courts et bref, donc ça passe très bien pour la lecture, le style de l'auteur est abordable pour tous, rempli d'humour et de 'private jokes' entre lui et les enfants/lecteurs. C'est un conte agréable à lire, une histoire terriblement originale, avec des reflexions drôles et même absurbes, avec des jeux de mots (plus visibles dans la VO, parait-il), avec des élèments franchement drôles et originaux. Un conte qui nous remettent en question, mais pour savoir de quoi, je vous laisse lire le roman. C'est un univers dense libre à de nombreuses interprétations.

Une fabuleuse façon de retomber en enfance, un conte drôle et moqueur sur la société anglaise de l'époque, un monde loufoque et fascinant, de même pour les personnages, des personnages plutôt effrayants pour certains, égoïstes ou avec un petit quelque chose d'angoissant, c'est d'ailleurs un monde angoissant, gouverné par l'illogisme, l'incompréhension et le 'désordre', mais un monde pourtant intéressant, fascinant. Pour Alice... bon, j'avoue que parfois, elle peut- être agaçante, mais je l'aime bien quand même, et ouis, avouons-le : on aurait réagis comme elle à sa place. En tout cas, c'était une histoire joliment racontée, et on dit "bravo" à Lewis Carroll pour son imagination, l'originalité de son monde loufoque !


[Edit 02/10] Je l'étudie en ce moment en Littérature de Jeunesse, et je dois avouer que c'est vraiment intéressant. Une histoire écrite pour une enfant en particulier, Alice Lidell, pour son anniversaire par un homme qui préférait la compagnie des enfants à celle des adultes qu'il craignait.

Extrait :

Cela n'avait rien de si extraordinaire ; Alice ne trouva pas non plus si étrange de l'entendre (le lapin) parler tout seul : "Oh ! la la ! Oh ! la la ! je vais être en retard !" (lorsqu'elle y repensa, après coup, elle se dit qu'elle aurait dû s'en étonner, mais sur le moment, cela lui paru tout à fait naturel) ; mais quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond, car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie."

Chapitre I. Dans le terrier du Lapin.