mardi 5 mai 2009

Jurassic Park (T.1) - Michael Crichton.

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Qu'est-ce qu'un dinosaure ? C'est une question que le docteur Bobbie Carter, ancienne interne de l'hôpital de Chicago, n'aurait jamais imaginé devoir se poser. Et pourtant, quand on lui amène, dans sa modeste clinique du Costa Rica, un homme couvert d'atroces blessures, et qu'elle recueille ses dernières paroles juste avant qu'il ne meure, ses certitudes basculent. 

Que se passe-t-il réellement sur cette île perdue du Pacifique, sur laquelle on devine des êtres terrifiants ? Et qui sont ceux qui ont donné la vie à ces créatures monstrueuses ? Le docteur Carter pensait passer quelques mois tranquilles au bord de l'océan, elle ne savait pas qu'elle était aux portes de l'enfer. Mike Browman, sa femme Ellen, leur fille Tina devaient également l'apprendre. Très vite. Trop vite...





Cette lecture fut une véritable claque !
Lorsque j'ai vu ce livre sur les étagères du CDI, je n'avais pas d'autre choix que de le prendre. Le film, comme beaucoup, a bercé mon enfance et m'a permis de découvrir et d'apprécier ces monstres préhistoriques qui ont foulé la terre il y a 65 millions d'années...

L'histoire commence par des événements étranges se produisant sur Isla Nublar et sur les côtes du Costa Rica. En effet, depuis quelque temps, des ouvriers se retrouvent à l'hôpital, couverts d'horribles blessures ; d'autres personnes sont mordues pendant leur sommeil ! Les médecins sont sidérés, les autorités demandent des explications ainsi que l'inspection de ces îles. Ces dernières appartiennent au vieux milliardaire excentrique,
 John Hammond qui, depuis des mois, fait faire des travaux sur ses îles. C'est ainsi que l'avocat Donald Gennaro est envoyé pour aller inspecter l'île d'Isla Nublar Hammond aurait fait construire un parc... et pas n'importe quel parc : un parc jurassique exposant des dinosaures en chair et en os ! En effet, après des années de recherches, les savants de John Hammond ont réussi à reproduire ces animaux préhistoriques à partir d'ADN retrouvé dans du sang de dinosaure récupéré dans le corps de moustiques emprisonnés dans de l'ambre depuis l'époque du jurassique. 

Afin de rassurer ses actionnaires, le vieux Hammond décide d'inviter, le temps d'un week-end, en plus de l'avocat Gennaro, deux paléontologues de renom : les docteurs Alan Grant et Ellie Sattler. S'ajoutent à eux un grand mathématicien, l'original Ian Malcolm, spécialiste dans la théorie du chaos ; ainsi que les deux petits-enfants de Hammond : Thimoty et Alexis. Les invités ne tardent pas à s'émerveiller par le parc et ses créatures, à l'inverse de Ian Malcolm qui n'est pas de leur avis et prédit dès le début la perte du parc. Il semble même s'attendre à ce que quelque chose de mauvais se produise durant le séjour et qui causera la perte du fameux  Jurassic Park...



Jurassic Park : 22 ans après, que sont devenus les acteurs ? - Elle
Lex Murphy (Ariana Richards), Alan Grant (Sam Neill)
et Tim Murphy (Joseph Mazzello)
Ma chronique risque de comparer régulièrement le livre au film culte de mon enfance, mais ce ne sera pas de façon négative car le livre, tout comme le film, a su me captiver du début à la fin ! L'intrigue met certes un peu de temps à se mettre en place sans pour autant ennuyer le lecteur car, en attendant l'action, nous sommes en phase de découverte, à l'instar des personnages, en découvrant le parc, son laboratoires, ses scientifiques, ses dinosaures... L'histoire est prenante et le devient encore plus lorsque les catastrophent arrivent !

J'ai trouvé le livre très bien ficelé avec une bonne intrigue et d'excellents personnages, à commencer par notre cher Ian Malcolm qu'on ne présente plus ! Autant il est excellent dans le film, je l'ai adoré davantage dans le livre. Il se présente un peu comme un Mr-J'ai-Toujours-Une-Objection qui expose plusieurs thèses qui prêtent à réfléchir, avec son sens de l'humour particulier ; on regretterait presque que John Hammond ne veuille pas l'écouter... Ma surprise, c'était d'aimer l'avocat, Donald Gennaro, qui est présenté comme un lâche dans le film alors qu'il a ici des moments de courage, qu'il ne peut s'empêcher de douter malgré son émerveillement pour le parc, et qui possède un peu plus d'atomes de bon sens qu'Hammond, malgré ses drôles d'airs. Je n'oublie pas non plus Alan et Ellie, tous deux excellents (bien qu'Ellie soit plus discrète) ainsi que les petits-enfants d'Hammond. En revanche, petite déception car Alan et Ellie ne sont pas en couple, à noter aussi qu'Alan adore les enfants, à l'inverse du livre.

Il est intéressant de remarquer que, dès le prologue et les premiers chapitres, certaines idées du livre ont été exploitées dans Jurassic Park II et III, ainsi que certaines répliques : "Vous êtes-vous réellement assurés que tous vos animaux sont des femelles ? poursuivit Malcolm. Avez-vous envoyé quelqu'un soulever -si j'ose dire- la jupe des dinosaures pour vérifier ?"Il est aussi important de souligner que le roman se mélange avec la science en nous présentant, par exemple, des sortes de schémas mathématiques, des tableaux, des codes informatiques, avec des explications nous permettant de mieux comprendre. Sans doute que certaines de ces idées scientifiques, et notamment la façon dont sont décrits les dinosaures, ne sont plus d'actualité et que nous avons appris que des dinosaures, tels les Vélociraptors, avaient des plumes, mais cela ne gâche pas la lecture pour autant.


Jurassic Park - Poche - Michael Crichton - Achat Livre | fnac
Edition de 2008.
En parlant de nos dinosaures, les stars de cette histoire, ils sont très bien écrits et présentés comme convaincants ! Certains d'entre eux m'ont donné la chair de poule, notamment les fameux Vélociraptors, d'autant plus - et il est important de le souligner pour les âmes sensibles - que l'auteur présente des descriptions crues des attaques de dinosaures, notamment lorsqu'ils sont en train de dévorer un personnage. Le livre n'est pas dénué d'humour, et certainement pas quand nous avons un personnage aussi original que Ian Malcolm, mais le ton est plus dramatique. On ressent d'abord de l'admiration et du rêve face aux découvertes puis ces sentiments s'évaporent progressivement pour laisser place à la peur et à l'angoisse, avec une véritable intensité dramatique où nous craignons pour nos personnage. Chaque pas devient, pour eux, un danger.

Le fait d'avoir les personnages éparpillés aux quatre coins de l'île densifie la lecture et nous permet de diversifier la lecture. L'enjeu de chacun reste le même : survivre, mais avec des objectifs différents. Si certains s’attellent à rétablir l'électricité dans le parc, d'autres doivent s'éloigner d'un lieu dangereux et rejoindre un abri, permettant à l'auteur d'exploiter les dinosaures de façon variée. L'auteur ne nous laisse pas souffler, et les pages s'enchaînent à un rythme effréné.

Enfin, nous pouvons espérer qu'à l'inverse des personnages de ce roman, aucun scientifique ne cherchera à reproduire des dinosaures. Dans un sens, cette histoire se présente comme une version revisitée du mythe de Frankenstein, dans laquelle l'auteur nous met en garde sur notre manière de manipuler et jouer avec la vie. Le but de cette histoire n'est pas de dire que les scientifiques sont dangereux mais plutôt de nous faire comprendre que mettre des découvertes scientifiques poussées entre les mains d'hommes ou d'entreprises pleins de fric est une catastrophe. Ainsi, si Hammond se présente, dans le film, comme un milliardaire sympathique qui s'est laissé emporter par sa passion, et un grand-père aimant, le personnage dépeint dans le livre est froid, calculateur, qui refuse de voir que son parc a des défauts et qui cherche à engendrer encore plus d'argent.

Bien-sûr, en débutant ma lecture, je connaissais déjà les grandes lignes de l'histoire. Cela n'enlève pourtant pas le plaisir de la lecture de ce roman qu'on dévore avec enthousiasme, d'autant plus que nous sommes nombreux à nourrir un intérêt sinon une passion aux dinosaures, en passant du Tyrannosaure au Diplodocus... 

Jeff Goldblum, alias Ian Malcolm, sera de retour dans Jurassic ...
Ian Malcolm (Jeff Goldblum), cette diva
Gennaro était un homme trapu et vigoureux, d'environ trente-cinq ans, portant un complet Armani et des lunettes à monture métallique. Grant éprouva pour lui une aversion instinctive et lui donna une poignée de main rapide. 
Puis Ellie s'avança à son tour pour lui serrer la main.
- Mais vous êtes une femme ! s'exclama Gennaro. 
- Ce sont des choses qui arrivent, rétorqua Ellie. 
Elle ne l'aime pas non plus, songea Grant. 
- Vous savez, bien entendu, mon cher Donald, ce sont les docteurs Grant et Sattler. Ce sont des paléontologistes ; ils exhument des dinosaures. 
Sur ce, Hammond éclata de rire, comme s'il trouvait l'idée très drôle.
(chapitre 11 / Deuzième itération) Choteau.

vendredi 1 mai 2009

Les aventures de Sherlock Holmes - sir Arthur Conan Doyle.


Les Aventures de Sherlock Holmes est un recueil de nouvelles policières écrit par Sir Arthur Conan Doyle et mettant en scène son célèbre détective privé. Le livre original a été illustré par Sidney Paget. Ce sont les premières aventures de Sherlock Holmes. Elles ont été publiées originellement dans Strand Magazine entre juillet 1891 et juin 1892. Le recueil a été publié en Angleterre le 14 octobre 1892 par l'éditeur George Newnes Ldt. Le tirage initial a été de 14 500 exemplaires.







Après avoir dévoré les romans Sherlock Holmes de Conan Doyle, je m'attaque aux nouvelles ! Et ils sont nombreux, les recueils de nouvelles et tant mieux pour moi qui m'attache de plus en plus aux aventures de Sherlock Holmes et du docteur Watson. Les nouvelles sont aussi satisfaisantes que les romans, l'auteur a décidément beaucoup d'imagination, son style est toujours appréciable, simple, fluide.
Le recueil que j'ai lu contient douze nouvelles que je vais vous présenter :

Un scandale en Bohême : Le roi de Bohême fait appel à Sherlock Holmes car il est bien dans la mouise : son ancienne maîtresse, la cantatrice Irène Adler, possède une photographie compromettante dans laquelle elle figure avec le souverain ; et la jolie cantatrice pourrait très bien rendre cette photo publique et cela souillerait l'honneur du roi et rompre son futur mariage. Il charge donc Holmes de la récupérer, mais ce ne sera pas si simple car la belle se révèle avoir un esprit aussi brillant que celui du détective... 

La Ligue des Rouquins est une organisation philanthropique qui a engagé un certain Jabez Wilson pour recopier l'Encyclopedia Britannica, mais voilà qu'elle se retrouve dissoute sans raison au bout de huit semaines. Déconcerté, Wilson se rend en consultation chez Sherlock Holmes. 

Dans Une Affaire d'Identité, nous avons une jeune femme nommée Mary Sutherland qui se rend à un bal organisé par la société de son beau-père, elle y rencontre un charmant jeune homme qui devient très vite son prétendant. Mais voilà, le monsieur vient à disparaître alors qu'il allait se marier avec Mary qui a tôt fait de demander de l'aide à Holmes...

Le Mystère de la Vallée de Boscombe se déroule en 1888, au Val Boscombe, où Holmes et Watson enquêtent sur la mort d'un certain Charles McCarthy. L'inspecteur Lestrade de Scotland Yard est persuadé de la culpabilité du fils, James, tant les preuves contre ce dernier sont accablantes. Seulement, Holmes n'est pas convaincu et arrive à une conclusion bien différente... 

Les cinq pépins d'orange, John Openshaw est le nouveau client de Holmes et vient lui exposer les faits étranges entourant la mort de son père et de son oncle Elias, ce dernier ayant reçu, peu de temps avant sa mort, une lettre contenant cinq pépins d'orange. Lettre que le père de John Openshaw avait lui-aussi reçu... 

L'Homme à la lèvre tordue se déroule en 1889 où Madame de Saint Clair, une amie de la femme du docteur Watson, rend visite à cette dernière car son mari n'est plus revenu au domicile conjugal depuis deux jours. Le docteur Watson, heureusement, le retrouve bien vite et tombe par la même occasion sur son ami, Holmes, en pleine enquête.





L'escarboucle bleue, Watson se rend chez son ami pour lui présenter ses vœux, le surlendemain de Noël. Son ami est vite contacté par le commissionnaire Peterson qui a trouvé dans la rue un chapeau et une oie dans le gosier de laquelle il a trouvé une escarboucle...

La bande tâchetée relate le problème de la jeune Helen Stoner qui consulte Holmes à propos des évènements étranges ayant eu lieu dans son château : sa sœur jumelle a trouvé la mort peu avant son mariage dans des circonstances mystérieuses auxquelles leur beau-père, le docteur Roylott, ne semble pas étranger. Helen, dont le propre mariage est proche, se voit obligée par son beau-père d'occuper la chambre dans laquelle sa sœur a trouvé la mort. Holmes et Watson décident de passer une nuit dans le château pour élucider ce problème. 

Le pouce de l'ingénieur, un jeune ingénieur en hydraulique, Victor Hatherley, qui arrive en trombe dans le cabinet du docteur Watson, la main en sang et le pouce sectionné. Par la même occasion, il lui conte une affaire passablement étrange : engagé par un client, le colonel Lysander Stark, il devait examiner une presse hydraulique défaillante, et le rendez-vous a lieu en pleine nuit dans un endroit tenu secret, où la discrétion est absolue... mais après l'examen, Hatherley s'est rendu compte qu'on lui a menti. 

L'aristocrate célibataire, Hatty Doran, la fille d'un millionnaire américain, qui disparaît peu après son mariage avec Lord Robert St Simon, peu après qu'un étranger ait ramassé son bouquet de fleur lors de la cérémonie. Sherlock Holmes et Scotland Yard tenus au courant, la police retrouve bien vite la robe de mariée de Hatty Doran dans la rivière...

Le diadème de Beryls, Sherlock Holmes est contacté par un banquier dont le fils vient d'être arrêté pour le vol de trois pierres d'une pièce de joaillerie laissée chez un prêteur sur gage.

Les hêtres dorées, Holmes désespéré car en manque d'enquête et donc en manque de stimulant intellectuel. Il est si désespéré qu'il finit même par accepter une enquête qu'il trouve d'une banalité affligeante : celle de la jeune Violet Hunter qui se pose des questions sur sa situation de gouvernante. Le bon docteur Watson tente de rassurer son ami en lui avançant que cette affaire pourrait être plus intéressante qu'il n'y paraît... et il avait raison, puisqu'en exposant au détective son problème, Violet leur apprend les étranges conditions de la famille qui l'a engagé : en plus de lui verser un salaire considérable, elle a pour obligation de couper ses cheveux qu'elle porte longs, mais ce ne sont pas les étranges exigences de la famille chez qui d'étranges évènements sont survenus et surprennent la jeune Violet.

De très bonnes nouvelles, bien divertissantes. Sherlock Holmes étonne, surprend, fait rire, c'est un personnage complexe, intelligent, spécial, arrogant parfois, froid, imbu de sa personne de temps en temps mais on l'aime ! Surtout qu'il lui arrive d'avoir quelques moments rares d'affection, surtout envers Watson (avec comme exemple la phrase mythique : 'Je suis perdu sans mon Boswell'), j'aime surtout ces moments d'amitié entre Holmes et Watson.

J'ai adoré cette lecture, ces nouvelles étaient un régal et certaines m'ont surprises par son résultat, c'était un bon recueil, j'ai bien aimé même si étrangement j'ai moins aimé Un scandale en Bohême avec LA femme alias Irène Adler, qui est pourtant une nouvelle connue, là où Holmes trouve un égal en la personne... d'une femme ! Mais j'ai d'autres que j'ai préféré comme Les hêtres-dorés (ha ! je m'en doutais de ce que la famille tramait ^.^), L'aristocrate célibataire (et cette nouvelle me rapporte de sacrés souvenirs, j'ai lu Sherlock Holmes pour la première fois avec cette nouvelle en sixième, je l'ai étudié en français), L'homme à la lèvre tordue et La ligue des rouquins. Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas aimé les autres non, elles étaient toutes bien et nous ont permis d'en savoir plus sur Holmes, Watson et autres. Certaines se situent à l'époque où Watson était encore célibataire et cohabitait toujours avec Holmes à Baker Street, d'autres se déroulent après le mariage de Watson avec Mary Morstan rencontrée dans Le signe des quatre. En tout cas, c'est une lecture très intéressante !



Je sais, mon cher Watson, que vous partagez mon amour pour tout ce qui est bizarre et hors des conventions ou de la banalité de la routine quotidienne. Vous avez montré votre goût pour ces choses par l'enthousiasme qui vous a poussé à tenir la chronique et, si vous me le permettez, à embellir quelque peu tant de mes petites aventures.

La ligue des Rouquins.

mardi 28 avril 2009

En attendant Godot - Samuel Beckett.

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L'auteur :
 
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Samuel Beckett, (13 avril 1906 - 22 décembre 1989), était un écrivain, poète et dramaturge irlandais, d'expressions anglaise et française. On l'associe surtout au théâtre de l'absurbe, dont sa pièce En Attendant Godot est l'un des exemples les plus célèbres. On lui connaît aussi auteur de romans tels que Molloy, Malone meurt et l'Innommable.



Quatrième de couverture : 

Préoccupé de peu de choses hormis ses chaussures, la perspective de se pendre au seul arbre qui rompt la monotonie du paysage et Vladimir, son compagnon d'infortune, Estragon attend. Ils attendent Godot comme un sauveur. Mais pas plus que Vladimir, Estragon ne connaît Godot. Liés par un étrange rapport de force et de tendresse, ils se haranguent l'un et l'autre et s'affublent de surnoms ridicules. Outre que ces diminutifs suggèrent que Godot pourrait bien être une synthèse qui ne se réalisera qu'au prix d'un anéantissement, Didi et Gogo portent en leur sein la répétition, tout comme le discours de Lucky, disque rayé qui figure le piétinement incessant auquel se réduit toute tentative de production de sens.

Mon avis :

Cette pièce de théâtre, je l'ai découverte l'année dernière, je devais l'étudier pour mon programme de Première. C'est une oeuvre courte et bien déprimante qui met en scène deux personnages comiques quoique niais et étrangement, contrairement à tous ceux de ma classe, j'ai bien aimé xD J'ai aimé lire cette pièce de théâtre bien que ce ne soit pas la meilleure que j'ai lu, mais j'ai aimé.

Il n'y a pas forçément une histoire, on assiste juste aux discours de Vladimir et Estragon qui discutent alors qu'ils attendent un dénommé Godot (qui ne viendra jamais), entre deux, ils croiseront le chemin de Pozzo et Lucky, avec un Pozzo qui décide de mener l'histoire à sa manière. Résumé pas très clair, je le sais, mais je ne sais comment résumer cette oeuvre particulière. C'est souvent absurde, on ne comprend pas forçément le but de cette pièce mais là est l'intention de la pièce, il n'y a aucun but, aucune intrigue. Les discussions des personnages ne sont là que pour faire passer le temps pour eux, eux qui attendent Godot, et ces propos sont le plus souvent absurdes, dénués de sens, ou comique, il y a des fois où l'on se demande si l'un a vraiment suivit les paroles de l'autre. Nous avons quelques situations comique, surtout quand Pozzo et Lucky apparaissent. Pozzo, personnage pathétique, qui décide de tout, qui se croit supérieur aux personnages et qui fait subir à Lucky un véritable esclavage humain, le faisant conduire comme son propre chien, d'ailleurs jamais Lucky ne prononçera un seul mot, leur lien à tous les deux est étrange, on se demande comment ils ont pû en arriver là, surtout ce pauvre Lucky qui n'aura de chanceux que son nom.

Incompréhensif parfois, cynique, déroutante, absurde, drôle, étrange, cette pièce est unique en son genre. Bon, il y a des répétitions, certains passages assez loufoques mais moi, personnellement ça ne m'a pas gêné tant que ça. J'ai déjà vu la pièce jouée à la tv, et je pense que le réalisateur a bien restauré l'atmosphère déprimante, de solitude... la pièce est d'autant meilleure vue en spectacle.

Extrait :

ESTRAGON – Endroit délicieux. (Il se retourne, avance jusqu’à la rampe, regarde vers le public.) Aspects riants. (Il se tourne vers Vladimir.) Allons-nous-en.
VLADIMIR – On ne peut pas.
ESTRAGON – Pourquoi ?
VLADIMIR – On attend Godot.
ESTRAGON – C’est vrai. (Un temps.) Tu es sûr que c’est ici ?
VLADIMIR – Quoi ?
ESTRAGON – Qu’il faut attendre.
VLADIMIR – Il a dit devant l’arbre. (Ils regardent l’arbre.) Tu en vois d’autres ?
ESTRAGON – Qu’est-ce que c’est ?
VLADIMIR – On dirait un saule.
ESTRAGON – Où sont les feuilles ?
VLADIMIR – Il doit être mort.
ESTRAGON – Finis les pleurs.

Claude Gueux - Victor Hugo.

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L'auteur :

Victor Hugo, (26 février 1802 - 22 mai 1885), était un écrivain, dramaturge, poète et intellectuel  français. Il est considéré comme le plus important des écrivains romantiques de la langue française et l'un des plus grands de la littérature française. Ses œuvres sont très diverses : roman, poésie lyrique ou en prose en passant par les discours politiques et son abondante correspondance ! Chef de file du mouvement romantique, il a fortement contribué au renouvellement de la poésie et du théâtre et eu aussi beaucoup d'engagements politiques, comme sur le sujet de la peine de mort, ce qui le condamnera à l'exil. De ses œuvres les plus célèbres, on retrouve Les Misérables, Les Contemplations, Notre Dame de Paris ou encore Le dernier jour d'un condamné.




Quatrième de couverture : 


Cinq ans de prison pour ne pas voir sa femme grelotter de froid, son enfant mourir de faim. Souffrir les humiliations imposées par un garde-chiourme sans scrupules. Puis, se révolter contre les vexations et le mépris. Est-ce un crime de vouloir défendre sa dignité, de vouloir rester homme, malgré tout ?


Mon avis : 


Ce court roman, étudié pendant mon année de Première L, est la seconde oeuvre de Victor Hugo que j'ai lu et j'en ai gardé un bon souvenir. La peine de mort est un sujet qui tient particulièrement à cœur Victor Hugo pour l'avoir à maintes reprises démontré dans ses discours politiques, dans des essais argumentatifs et dans son célèbre roman, Le dernier jour d'un condamné. Pour avoir lu ce dernier, il présente quelques similitudes avec Claude Gueux : c'est un roman qui se montre contre la peine de mort, le lecteur est placé du point de vue du prisonnier, Victor Hugo cherche à interpeller son lecteur... On retrouve de cela dans ce court roman, ainsi que quelques enseignements des Lumières, avec cette morale pour tenter d'instaurer un monde plus juste, plus instruit...

Cette histoire est donc celle de Claude Gueux, un pauvre ouvrier vivant à Paris, en 1831. Il vivait alors avec sa femme et sa fille et c'était un homme capable, habile, intelligent, fort mal traité par l'éducation mais fort bien traité par la nature. Il ne sait pas lire mais il sait penser. Alors qu'un hiver, l'ouvrage manqua, l'homme et sa petite famille eurent froid et faim. Dans l'espoir de sauver sa famille de la faim, l'homme vola. Il résulta de son action trois jours de pain et de feu pour sa famille et cinq ans de prison pour l'homme, envoyé faire son temps à la Maison Centrale de Clairvaux. Malgré cela, Claude Gueux est fort aimé des autres prisonniers et parvient à se faire un ami d'un d'entre eux, Albin. Lorsqu'un garde-chiourme sans scrupules lui enlève son ami, Claude Gueux décide de se révolter contre les humiliations, vexations, souffrantes et le mépris que lui et les prisonniers subissent, même si les conséquences risquent d'être bien lourdes... mais est-ce un crime de vouloir défendre sa dignité, son honneur, et de vouloir rester homme malgré tout ?

L'histoire est relativement simple mais elle est efficace, Victor Hugo cherche à interpeller son lecteur, sinon le rallier à sa cause, et il est plutôt efficace dans ses réflexions sur la peine de mort, la responsabilité, la justice, la discrimination... C'est court mais ça en vaut le détour. Victor Hugo fait ici le procès de sa société, de son époque qu'il juge en partie responsable de la situation, d'ailleurs je crois me souvenir qu'à la fin du roman, il s'adressait aux dirigeants de l'époque sur le sujet... selon lui, c'est la société qui est responsable de la délinquance alors que si l'éducation était accessible à tous, les esprits seraient moins enclins au crime, je crois d'ailleurs me rappeler une citation de Victor Hugo qui disait qu'ouvrir une école, c'était fermer une prison.

Ce roman fut une agréable surprise, d'autant plus que c'est tirée d'une histoire vraie ; j'ai aimé suivre cet homme, son devenir, sa personnalité. Un pur régal, de la première à la dernière ligne ! Critique de la société du XIXe siècle, ce livre nous amène aussi à réfléchir sur notre société actuelle. Car au fond, il est peut-être un gueux, Claude est une victime de la société. On en peut que s'attacher à lui et à réfléchir, à relancer le débat sur la peine de mort...

Extrait :

Une heure après, il aborda un jeune condamné de seize ans qui bâillait dans le promenoir, et lui conseilla d'apprendre à lire. En ce moment, le détenu Faillette accosta Claude, et lui demanda ce que diable il cachait là dans son pantalon.

Claude dit :

- C'est une hache pour tuer M.D ce soir.

Il ajouta :

- Est-ce que cela se voit ?

- Un peu, dit Faillette.

Révélation (T.4) - Stephenie Meyer.

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Du même auteur :







Quatrième de couverture :

'N'aie pas peur, murmurai-je. Nous sommes faits l'un pour l'autre.'
L'instant était si parfait, si juste qu'il était impossible d'en douter. Ses bras se refermèrent autour de moi, me pressant contre lui... 'A jamais', renchérit-il. Bella a fait son choix, et plus rien ne semble pouvoir l'empêcher de vivre ses rêves. Mais si ce choix s'avérait bien plus dangereux qu'il n'y paraît ? Et si Bella risquait d'y perdre la vie ?


Mon avis :

Alors là, alors là... je suis muette ! Tellement que je ne sais pas comment qualifier ce livre. Ce livre devrait s'appeler Déception. Du gros n'importe quoi ! Ce livre est sans conteste celui que j'aime le moins parmi les quatre, il est bien oui, mais quant à certains éléments du livre qu'est-ce que j'en suis tombée des nues !

Voici mon résumé du quatrième tome [attention spoilers !] dès l'obtention de son diplôme, Bella épouse Edward, malgré les réserves de son père. Le couple part en lune de miel sur une île appartenant à Esmée Cullen. A la surprise générale, Bella tombe enceinte et le fœtus grandit à une vitesse record, pompant toute la force vitale de Bella. Soutenue par Rosalie dans sa démarche de garder l'enfant, Bella mène sa grossesse jusqu'au bout, mais les loups-garous ne sont pas ravis de cette future naissance et blâment les vampires...

Déjà, le résumé de la quatrième de couverture annonce la couleur, j'ai éclaté de rire en le lisant, ça fait tellement... harlequin, tellement cliqué, niais. Tout ce que je n'aime pas. Pourtant j'ai tenu à terminer ce tome. Ce livre est sans doute le plus épais et le plus travaillé des quatre tomes, c'est déjà ça mais j'ai été déçue, je m'attendais à autre chose, une fin plus tragique, la fin est trop prévisible de plus, on sent arriver le happy-end à cent kilomètres.

Aussi, si vous ne voulez pas connaître l'intigue entière, je vous demanderais de ne pas lire ce qui va suivre.
[ Comme diraient les anglais : WTF !! Expliquez-moi comment Bella peut-elle tomber enceinte si son vampire de mari est mort depuis belle lurette et que donc tout organisme de son corps a cessé de fonctionner ! Incompréhensible ! Même si l'auteur a dû penser que ce serait bien que le couple Bella/Edward ait un enfant, n'empêche c'est illogique. Mais le must dans tout ça (ou devrais-je dire le worst) est que Jacob s'imprègne du bébé de Bella et Edward (autrement dit qu'une sorte de charme s'opère faisant que les deux se retrouvent comme liés, des amants à venir) et là j'ai envie de dire : mais bordel, elle n'a même pas un an que Jacob tombe amoureux d'elle et qu'ils sont destinés à être mari et femme dans le futur !! C'est du gros n'importe quoi, d'après mon avis personnel. Là franchement, Jacob n'est plus dans mon estime. Et puis, honnêtement, je m'attendais à une bataille finale. On l'attendait tous... et.. et... où est-elle ? Sans compter ce fait suivant : d'après l'auteur, tous les vampires nouveaux nés (et je dis TOUS) ont du mal à se contrôler eux-même et la soif du sang : comment diable Bella semble-t-elle être l'exception ?? Parce que c'est l'héroïne ? Pff. Sans oublier que le bébé Renesmée semble être le super-bébé de l'année. Les personnages sont TROP parfaits, c'est irréel ! Et qu'est devenue la Bella drôle et maladroite qu'on connaît ? Transformée en vampire "super belle", "super puissante" qui réussit tout ce qu'elle fait ?! Non, là l'auteur a exagéré sur ces points-là... ]

C'était des pages et des pages de perplexité. Trop prévisible : tout est bien qui finit bien, c'est trop lisse, on tombe dans le convenu et la morale, je m'attendais à mieux. On lit 400 pages pour un truc vite expédié, la bataille finale n'était pas une bataille au final alors que c'était ce qu'on attendait tous, même pas de morts, c'est comme un soufflé qui gonfle encore et encore jusqu'à retomber lamentablement. Une fin plus tragique mais se finissant bien aurait été acceptable mais l'auteur voulait une fin heureuse pour tous... et je ne parle même pas des scènes invraisemblables. J'ai l'impression que ce tome a été saboté, il s'est terminé trop vite et trop facilement.

Mais bon, il y a quand même des choses que j'ai aimé... si ce n'était pas pour Jasper, Emmett, Carlisle et Charlie, je détesterais la saga. Surtout qu'on m'a appris des choses sur l'auteur, des choses qui ont fait énormément baissé mon respect et estime pour elle... mais là encore : ce n'est que mon avis, ne vous offensez donc pas, si vous avez un avis différent c'est ok et je le respecte. Pour ma part, la seule saga de livres chère à mon cœur sera toujours Harry Potter...

Extrait :

Charlie avait alors surgi du hall, en uniforme, son revolver à la ceinture ; en nous découvrant assis côte à côte sur le canapé, il avait contenu une grimace. Ces derniers temps, il avait déployé beaucoup d'efforts pour apprécier davantage Edward. Des efforts que réduirait aussitôt à néant ce que je m'apprêtais à lui révéler.
- Bonsoir, les enfants. Comment va ?
- Nous aimerions vous parler, avant annoncé Edward, toujours aussi serein. Nous avons quelque chose d'important à vous annoncer.
En un rien de temps, l'amabilité forcée de Charlie s'était transformée en suspicion.
- Ah ouais ? avait-il grommelé en vrillant son regard sur moi.
- Assieds-toi, papa.
Le sourcil haussé, il m'avait toisée pendant cinq secondes avant de gagner à pas lourds le fauteuil et de s'asseoir avec raideur.

Chapitre 1.