lundi 30 septembre 2019

Van Helsing contre Jack l'Eventreur - Jacques Lamontagne, Sinisa Radovic et Bill Reinhold.



Deux ans se sont écoulés depuis le jour où Van Helsing enfonça un pieu de chêne dans le cœur de Dracula, mettant ainsi un terme à son règne infernal. Cependant, l’homme n’en est pas sorti indemne. 

Maintenant installé à Londres, Van Helsing est depuis plongé dans une profonde dépression. Désespéré de voir ainsi son ami prostré dans ses appartements, Abberline, inspecteur à Scotland Yard, lui propose de l’accompagner afin de mener enquête sur une série de meurtres perpétrés dans l’East End par un dément que la presse a surnommé “Jack l’Éventreur”.

Van Helsing finira par accepter. Débutera alors une nouvelle chasse contre le Mal…



Van Helsing face à Jack l’Éventreur. Voilà qui présageait un cross-over original ! Mais pourquoi Sherlock Holmes serait-il le seul héro victorien à affronter les personnalités marquantes de son temps (Jack l’Éventreur, le fantôme de l’Opéra, Dracula, Arsène Lupin, etc) ? Le mélange de ces deux univers me semblait intéressant, et il me tardait de le découvrir !

Cette série se compose de deux tomes : Tu as vu le diable et La Belle de Crécy, ce qui m’a étonné au premier abord car deux tomes me semblait peu pour aborder une enquête aussi sombre et complexe que celle du tueur de Whitechapel. Si j’ai apprécié ma lecture, je continue à penser que cette série aurait mérité d’avoir plusieurs tomes, mais simplement pour le plaisir de prolonger ma lecture et que l’enquête s’étale.

Nous commençons la lecture avec un Van Helsing habitant à Londres, mais hanté dans ses cauchemars par sa dernière confrontation avec le comte Dracula, deux ans auparavant, et les dernières mystérieuses paroles que celui-ci lui a adressé avant sa mort. Profondément troublé, le docteur ne peut vivre sans sa morphine, tourmentés par ses cauchemars. C’est alors qu’intervient l’inspecteur Abberline qui lui parle des meurtres inexplicables de prostituées à Whitechapel, l’un des quartiers les plus malfamés de Londres, dans l’espoir de venir en aide à son ami et d’avancer dans l’enquête.

À ceux et celles qui connaissent plus ou moins l’enquête, celle-ci n’apportera rien d’inédit, mais elle reste plaisante à lire avec des méthodes chères à Sherlock Holmes, et assez d’éléments pour que le lecteur ou la lectrice puisse avancer ses propres théories. Rien de nouveau dans le scénario donc, mais l’auteur réussit à installer le doute dans notre tête quant au potentiel coupable de la série de meurtres, et l’enquête se poursuit après le meurtre de la dernière victime dite canonique, donc le suspense est maintenu jusqu’à la fin. Lorsqu’on pense savoir qui est le responsable, on est surpris par un retournement de situation !

J’ai aussi apprécié le personnage de Van Helsing, encore affecté par son combat contre Dracula, et qui est en proie à la déprime et aux cauchemars. Il a, par moment, un comportement ambigu et des rêves qui semblent prémonitoires, si bien qu’on se demande qui est le meurtrier au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. Est-ce Dracula, revenu d’entre les morts ? Est-ce un proche de Van Helsing ? Est-ce un être surnaturel ? Ou bien est-ce la personne à laquelle on s’attend le moins ?

Les dessins sont soignés et fourmillent de détails. Les couleurs suivent le thème de l’histoire, entre le noir, le rongé foncé, le gris, pour illustrer les rues sombres de Whitechapel et la noirceur de l’histoire. Le changement de dessinateur au tome deux ne choque pas, et j’ai beaucoup apprécié le choix des couleurs, toujours dans la noirceur mais avec d’autres tons de couleurs un peu plus chaleureux. On s’imagine aisément dans l’Angleterre victorienne.

En résumer : je ne considère pas cette BD comme inoubliable, mais j’ai apprécié cette découverte ! C’est un cross-over intéressant à découvrir, et j’ai aimé cette approche de Van Helsing, intelligent mais perturbé, ainsi que la qualité du dessin et le choix des couleurs. L’enquête n’apporte rien de nouveau si on connaît l’histoire de Jack l’Éventreur, mais le mystère est entretenu jusqu’au bout, avec quelques rebondissements qui surprennent. J’aurais aimé que cette BD ait été divisée en plusieurs tomes, mais uniquement pour le plaisir de prolonger ma lecture.


mercredi 18 septembre 2019

Les Nouvelles Aventures de Sabrina - Robert Hack et Roberto Aguirre Sacasa.

À l’aube de son seizième anniversaire, la jeune sorcière Sabrina Spellman se retrouve à la croisée des chemins, obligée de choisir entre un destin astral et une vie tranquille avec son petit-ami bien mortel, Harvey. Mais madame Satan, une ennemie mortelle de sa famille, fait son apparition à Greendale, les yeux rivés sur notre jeune sorcière... 

Sabrina est-elle capable de lui faire face, ou sa carrière de sorcière va-t-elle se terminer précipitamment – en même temps que ses études ?



On a tous, ou presque, entendu parler de Sabrina Spellman, la ravissante petite sorcière blonde accompagnée de son chat noir et parlant nommé Salem, à travers la série ou bien le dessin-animé. J'ai eu l'occasion de retrouver ses aventures à travers la récente série Netflix qui dévoile un aspect plus sombre de l'univers de la jeune sorcière. Ce fut l'occasion, pour les éditions Glénat, de dévoiler la bande-dessinée qui a inspiré les adaptations que nous connaissons.

Dans la ville de Greendale se trouve une coven de sorcières dont fait partie Sabrina Spellman, dont le baptême obscur approche. C’est le rythme de passage pour toute sorcière âgée de 16 ans qui jure fidélité au Seigneur Obscur, le Diable, et de devenir une sorcière à part entière. Pour Sabrina, qui n’est qu’à demi-sorcière par sa mère mortelle, cela signifierait abandonner sa vie de mortelle pour devenir une véritable sorcières comme ses tantes, en voyant s’accroître ses pouvoirs et sa vie s’allonger. C'est le moment pour la jeune sorcière de choisir entre la voie de la lumière et renoncer à ses pouvoirs ou choisir le chemin obscur... 



Nous suivons Sabrina, qui essaye de concilier sa vie de sorcière et sa vie de mortelle, entre sa famille, qui travaille dans un funérarium, et ses amis. Cela ressemble, au premier abord, à une histoire pour jeune public. Cependant, le scénario balance davantage sur l’horreur avec un ton adulte. À l’instar de l’adaptation Netflix, Les Nouvelles Aventures de Sabrina proposent des histoires souvent sombres et horrifiques. Sans être noires ou blanches, les sorcières de cet univers pratiquent la magie, qu’elle soit bonne ou mauvaise, vouent un culte au diable, ont des proportions à user ou abuser des mortels, et ont un certain penchant pour le cannibalisme. Des pratiques qui étonnent parfois Sabrina qui, malgré son statut de sorcière qu’elle revendique, tente d’apprécier une vie d’adolescente au lycée en compagnie de son petit-ami, Harvey Kinkle.

Ces histoires d’adolescence sont bien mixées avec l’univers plus sombre de l’histoire qui atteint des sommets à la fin de ce premier tome ! Certaines scènes sont assez sanglantes et peu ragoutantes, encore plus que dans l’adaptation de Netflix. Il est d’ailleurs intéressant de voir, en la « religion » des sorcières, une sorte de perversion du christianisme avec un baptême obscur où un sacrifice est réalisé et où le sang coule, des messes noires, un culte au diable qui, à travers la pomme du jardin d’Eden, a offert à la femme la liberté. Cela ne veut pas dire pour autant que les sorcières sont toutes mauvaises. Je dirais plus que nous sommes sur le fil du rasoir dans le sens où (et c’est le cas pour les tantes de Sabrina et son cousin Ambrose) on a des zones de gris, et s’ils influencent Sabrina en bien ou en mal, même si on ne peut pas nier l’amour que la famille Spellman se porte.

Ce mélange entre l’univers sombre des sorcières et la vie d’adolescente de l’héroïne correspond bien à la dualité qu’on retrouve chez Sabrina entre la mortelle et la sorcière qu’elle incarne. Je suis curieuse de voir où ses aventures vont nous mener. C’est un personnage avec un vécu mystérieux car elle ne sait pas tout de son passé, ni ce qui est réellement arrivé à ses parents, elle a du cœur et de l’humour, et elle est souvent accompagnée de son fidèle familier, le chat Salem !

Toutefois, ne vous attendez pas à retrouver dans la bande-dessinée une copie conforme
Affiche de la première partie de la série
Netflix.
de la série. Cette dernière diffère sur de nombreux points et certains personnages y sont plus aboutis que dans la bande-dessinée. Cependant, il ne s’agit que d’un premier tome regroupant cinq histoires, ainsi on peut espérer que ces personnages prennent plus d’importance dans la suite. Cela dit, l’histoire de Sabrina est bien narrée et nous plonge bien dans l’univers de ces sorcières, et l’antagoniste, Madame Satan, qui s’est lancée dans une vengeance maléfique, est un personnage qui ne demande qu’à être explorée davantage. Il s’agit d’un personnage inquiétant, charismatique et mystérieux qui risque de donner du fil à retordre à notre héroïne !



Nous sommes plongés dans les années 1960, ce qui donne une autre dimension à l’histoire. Le graphisme pourrait en gêner certains, personnellement je trouve qu’il colle bien à l’univers avec ses couleurs souvent sombres, voire automnales (du rosé, du noir, du jaune, du rouge, de l’orange, du marron) et les traits hachés, « fouillis », et des dessins assez vintage. Ça donne une ambiance d’automne, à l’approche d’Halloween, un peu crépusculaire, qui suit bien avec l’univers des sorcières.

Pour résumer : Une série prometteuse qui berce avec un graphisme vintage et sombre et une histoire horrifique, sans se dénuer d'humour ou d'un peu de légèreté. C'est mature, inquiétant, horrifique, et surtout prenant ! Je suis curieuse de connaître la suite !


🎃 Pumpkin Autumn Challenge 🎃
🍂 Automne Enchanteur 🍂 


Prenez garde aux souliers pointus ! 
(Sorciers, sorcières, féminisme)

vendredi 6 septembre 2019

Pumpkin Autumn Challenge




Nous sommes en Septembre ! Qui dit septembre, dit automne avec ses feuilles tombantes et ses couleurs jaune, marron ou orange, dit aussi boisson chaude, bottes, rentrée scolaire mais aussi Halloween avec ses fantômes, ses sorcières et ses citrouilles !

C'est aussi l'occasion pour GuimauseTerrier de proposer son Pumpkin Autumn Challenge ! Ce dernier me faisait déjà de l’œil l'an dernier, mais cette année, je tente l'expérience !

C'est un challenge ouvert du 1er septembre au 30 novembre, où l'on peut participer librement, sans avoir à s'inscrire. Le but est de lire ou regarder des fictions en rapport avec la saison automnale et Halloween. Je ne vais pas résumer davantage, l'auteure du challenge le fait très bien :



ET DANS SA VIDÉO :




J'ai choisi la seconde option, Une Faim de Loup-Garou, à savoir : valider une sous-catégorie de chaque menu. Voici les sous-catégories que j'ai choisies dans les quatre menus, et les livres que j'envisage de lire :

MA PAL (Pile à Lire) :

👻 Automne Frissonnant

Tu n'en reviendras pas ! (Horreur, Épouvante, Thriller, Policier, Vampires, etc)

- Salem, de Stephen King

Résultat de recherche d'images pour "salem stephen king"Après une histoire d'amour malheureuse, Ben Mears, écrivain à succès, revient dans sa ville natale pour écrire son prochain roman. En passant devant une vieille maison abandonnée, Marsten House, il envisage de s'installer.

Mais le vieux manoir vient d'être vendu à un mystérieux monsieur Straker. Dans le parc, Ben rencontre une belle jeune femme, Susan Norton. Il s'installe dans une chambre en ville et se met à écrire, sans pouvoir se dégager d'un étrange sentiment que les choses ne sont pas tout à fait à leur place.

Quand le petit Ralphie Glick disparaît et que son frère sombre dans un coma inexplicable, le regard de Ben se tourne de nouveau vers Marsten House et ses étranges habitants, Straker et Barlow. Mais il ne parvient pas à retrouver confiance, et l'horreur se poursuit.

Hommage à "Dracula" de Bram Stoker, nouvelle variation sur le thème de la maison hantée, "Salem" a permis de sortir les vampires du XIXe siècle. Un livre essentiel pour les amateurs du genre.

- Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu 


Image associéeDans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive. Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais « par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ». Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

Maître du récit de fantômes et de vampires, dans la tradition romantique du roman noir, l’Irlandais Sheridan Le Fanu (1814-1873) est l’un des pionniers du roman de mystère anglais. Carmilla (1872), texte fondateur du récit de vampires, annonce le Dracula (1897) de Bram Stoker.



- Autopsie : Whitchapel, de Kerri Maniscalco 

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Audrey-Rose a toujours vécu dans l’opulence et le bonheur jusqu'à la mort de sa mère. Depuis, malgré la compagnie de sa tante et ses robes en soie, la jeune fille mène une vie secrète. Contre l’avis de son père et les attentes de la haute société, Audrey-Rose passe beaucoup de temps dans le laboratoire de son oncle pour étudier la médecine légale, en compagnie de Thomas, un apprenti charmant, intelligent mais méprisant. Elle passe ainsi ses après-midi à disséquer et à lire à travers les corps humains. 

Mais une série de meurtres perpétrés par un certain Jack l’Éventreur à Whitechapel vont l’accaparer. Chaque corps est mutilé et les crimes sont de plus en plus horribles. Audrey-Rose et Thomas vont enquêter afin de découvrir le meurtrier qui semble graviter autour de la famille de la jeune femme. Est-ce son père, dont l’absence coïncide avec l’arrêt des meurtres ? Son oncle, dont les connaissances en anatomie pourraient être celles du meurtrier ? Le commissaire Blackburn qui la tient à l’œil ? Ou encore Thomas qui, sous ses airs de jeune arrogant, semble cacher beaucoup de choses ?


- Carnaval, de Ray Celestin

Résultat de recherche d'images pour "carnaval ray celestin"Si la Nouvelle-Orléans est la plus française des capitales américaines, elle est aussi considérée par beaucoup comme la face obscure du pays, enfouie au cœur du sud profond. Construite sur des marécages sous le niveau de la mer, la ville est depuis toujours la proie de tornades, d’ouragans, d’inondations, d’épidémies. La nature du sol en fait une cité qui se fissure, où même les morts ne peuvent être enterrés normalement. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Ses habitants ont ainsi depuis longtemps l’habitude de la menace. 

Et pourtant… Lorsqu’en 1919 la ville devient la proie d’un mystérieux serial killer qui laisse sur les lieux de ses crimes d’étranges lames de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant toutes d’origine sicilienne, les rivalités ethniques s’exacerbent. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, et Ida, une jeune métisse, secrétaire de l’agence Pinkerton, vont tout faire pour résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets bien gardés. Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, l’Ange de la mort, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

🔮  Automne Enchanteur

Prenez garde aux souliers pointus... (Sorciers, sorcières, Féminisme)

- Mélusine, la bande-dessinée 


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Petite sorcière mignonne à croquer, Mélusine est jeune fille au pair dans un château de Transsylvanie. 

La maîtresse de maison est une fantôme au sale caractère, son mari un vampire plutôt cool et le valet de pied une sorte de créature de Frankenstein à l'intellect passablement limité. Bref, rien que de très normal...



Dans un univers d'épouvante parodique, Clarke et Gilson nous proposent une succession de gags rehaussés par la séduction d'une charmante héroïne.



- Les Nouvelles Aventures de Sabrina (bande-dessinée et série Netflix)


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À l’aube de son seizième anniversaire, la jeune sorcière Sabrina Spellman se retrouve à la croisée des chemins, obligée de choisir entre un destin astral et une vie tranquille avec son petit-ami bien mortel, Harvey. 

Mais madame Satan, une ennemie mortelle de sa famille, fait son apparition à Greendale, les yeux rivés sur notre jeune sorcière... 

Sabrina est-elle capable de lui faire face, ou sa carrière de sorcière va-t-elle se terminer précipitamment – en même temps que ses études ?




- Dansons autour du chaudron : Les sorcières dans la littérature

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Savez-vous comment reconnaître une sorcière ? Car toutes n'ont pas un nez crochu, un chat noir et un balai...

Certaines sont d'une beauté envoûtante, d'autres sont des personnes si ordinaires que vous pouvez les croiser tous les jours sans vous douter de rien.


De nombreux écrivains, de Marcel Aymé à John Updike et de Maupassant à Roald Dahl, se sont laissé ensorceler.


Venez danser la sarabande infernale des sorcières en compagnie des plus grands écrivains !

🎃  Automne Douceur de Vivre

Jack-O'-Lantern (Halloween, Enfance, Samhain, Feel Good)

- Le carnaval aux corbeaux, d'Anthelme Hauchecorne


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Ludwig grandit à Rabenheim, un petit bourg en apparence banal.

Claquemuré dans sa chambre, il s’adonne au spiritisme. À l’aide d’une radio cabossée, il lance des appels vers l’au-delà, en vue de contacter son père disparu.
Jusqu’à présent, nul ne lui a répondu… Avant ce curieux jour d’octobre.

Hasard ? Coïncidence ? La veille de la Toussaint, une inquiétante fête foraine s’installe en ville. Ses propriétaires, Alberich, le nabot bavard, et Fritz Frost, le géant gelé, en savent long au sujet du garçon. Des épreuves attendent Ludwig. Elles seront le prix à payer pour découvrir l’héritage de son père.


À la lisière du monde des esprits, l’adolescent hésite… Saura-t-il percer les mystères de l’Abracadabrantesque Carnaval ?

- Halloween : Histoire et traditions


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Depuis plusieurs années déjà, en France et dans toute l'Europe, citrouilles, masques effrayants de vampires et de fantômes, balais de sorcières… envahissent les vitrines des magasins tout au long du mois d'octobre. Et le soir du 31, adultes et enfants, dans une atmosphère carnavalesque, fêtent Halloween. Beaucoup pensent à tort que cette fête populaire vient des Etats-Unis.

En réalité, Halloween — mot anglais signifiant « veillée sacrée » —, survivance des rituels druidiques de Samain, a son origine dans l'ancienne Irlande, Durant cette nuit de Samain, — à la pleine lune la plus proche du 1er novembre —, le monde des morts rejoint celui des vivants, et réciproquement, car selon une parole celtique, « la mort n'est que le milieu d'une longue vie ». 

Plus tard, cette étrange fête païenne sera récupérée par l'Eglise, devenant ainsi la Toussaint, non pas jour des Morts, mais « fête » de tous les saints. 


🧛 Automne Astral

Songe d'une Nuit d'Automne (Couverture aux couleurs de la nuit)

- Le Monstrologue, de Rick Yancey 


Résultat de recherche d'images pour "le monstrologue""Voici les secrets que j'ai gardés. La confiance que je n'ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix ans qu'est mort celui qui m'a accordé sa confiance, celui dont j'ai conservé les secrets. Celui qui m'a sauvé... et aussi condamné."


Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d'un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s'est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. 

Mais lorsqu'une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l'horreur...


- Loup, y es-tu, d'Henri Courtade


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Et si les personnages maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement ? 

Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs… Tapies dans l'ombre de Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles tiendraient entre leurs mains expertes le devenir de l'humanité. 

Sinistre tableau ! Si de tels monstres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également ; qu'en ce début de XXIe siècle, ces personnages merveilleux s'éveillent et décident de se battre. Et alors... qui sait de quel côté la balance pencherait ?




La présentation de ma PAL est terminée. En sachant qu'il y a quatre menus, cela me ferait quatre livres à lire, ce que je pense être raisonnable pour démarrer un nouveau rythme de lecture. L'essentiel pour moi est de lire avec plaisir, sans pression, et de bien m'amuser en participant à ce challenge. Allez, on y croit, on y croit !

jeudi 5 septembre 2019

Juste une mise au point (mais pas sur les plus belles images de ma vie)

             Je reviens sur ce blog après plusieurs mois d'absence.

             J'ai longtemps réfléchi sur le devenir de ce blog. Je me sens coupable de ne pas le mettre suffisamment à jour, sans pour autant parvenir à retrouver le temps ou la motivation pour lire.

             J'ai également eu des moments où je n'avais plus le goût de retourner sur ce blog car, pendant ces moments, je ne me reconnaissais plus. Je me suis aperçue, après réflexions, que mon rythme de lecture a changé, que mes goûts en lecture ont changé. Je lis moins de livres qu'avant, il y a des catégories de livres que je suis moins encline à lire, et d'autres catégories qui m'attirent davantage et que je suis plus susceptible de lire, ce qui m'a fait craindre un manque de diversité dans mon blog. Je ne me reconnais plus dans mes premiers avis, il y a des critiques que je regrette un peu d'avoir publié car elles me semblent maintenant inutiles, voire inintéressantes.

            Je me suis même demandée s'il fallait que j'abandonne ce blog et le laisser comme vestige de mes années d'adolescente, mais j'ai vite refusé cette idée. 

            Ce blog reste important pour moi, il représente plus de dix années de chroniques, de souvenirs. De plus, j'aurais eu cette impression amère si jamais je l'avais abandonné, comme une impression de tâche inachevée, d'abandon alors que je pense que je peux encore continuer. J'ai même envisagé de créer un nouveau blog et d'y publier des articles qui correspondraient plus à mon rythme et mes lectures d'aujourd'hui, mais j'ai aussi abandonné l'idée. Pourquoi créer un blog alors que j'en ai déjà un ? Certes, les articles des premières années ne reflètent plus qui je suis, ni mes pensées, voire même mes goûts, mais j'y vois là comme une sorte d'évolution, et je pense avoir assez travaillé sur ce blog pour ne pas l'abandonner et continuer à l'alimenter.


Ceci est donc une tentative pour reprendre ce blog en main !

            
             Il est possible que certaines choses vont changer sur ce blog. La disposition du blog peut changer, ainsi que celle de mes articles. J'expérimente un peu, donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

            Le rythme de publication risque de ne pas être fréquent, mais je compte lire et poster autant que je peux. Certaines catégories de livre risquent de revenir, plus que d'autres, mais j'espère que le contenu du blog continuera à vous plaire. Je compte également participer à un challenge (article en cours de préparation !) pour me remotiver à lire, et avoir une lecture assez variée.


            Sur ce, je vous dis à très bientôt !


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lundi 4 février 2019

Nous, Louis, Roi - Eve de Castro.



Il signait "Nous, Louis, roi" et il rêvait d'éternité. La gangrène ronge sa jambe. Ses ennemis ont parié qu'il ne passerait pas la fin du mois d'août. A Versailles, on pleure et on prépare l'avenir. A Paris, on fête déjà la mort du tyran. Cloué sur son lit, celui qui s'est voulu le plus grand roi du monde est seul avec lui-même. C'est l'heure des comptes, des adieux, de la vérité. Il reste à Louis XIV dix-sept jours pour quitter sa peau de dieu. Dix-sept nuits pour se découvrir homme.





Nous, Louis, Roi est un roman à la première personne narrant les derniers jours de la vie de Louis XIV. Tout commence le 15 août 1715, à Versailles. Un mal, que le roi nomme comme étant « la bête », le ronge depuis le début du mois. Elle le dévore petit à petit, elle se fait discrète mais avance sûrement. Le roi l'ignore encore à ce moment-là, mais le compte à rebours a commencé.

Du 15 août au 1er septembre 1715, jour où l'éternel soleil s'est éteint, nous suivons Louis XIV, à la fois l'homme et le roi, alors qu'il songe à cette maladie qui le ronge et l'affaibli, alors qu'il fait le bilan de sa vie. Pourtant, ce n'est pas un homme résigné avec qui nous faisons d'abord connaissance. Malgré son âge, Louis pense simplement être incommodé par une maladie qui finira par être guérie. C'est un homme rétif au sujet de sa maladie, il refuse de perdre la face et reste digne en toute circonstance, il continue de gouverner malgré cette faiblesse. Le soleil doit continuer de briller. Il est Apollon, il est le souverain le plus puissant d'Europe, il ne doit pas flancher. L'héritier au trône est encore si jeune… Et bien que la maladie l'affaibli, Louis refuse de s'avouer vaincu !

Mon ennemie me fait vivre au petit pas, à maigre feu. Elle me transforme en vieillard. Je ne suis pas un vieillard. Je suis le soleil de ce siècle.

Puis peu à peu, les jours et les nuits se défilent, le roi s'affaiblit, la gangrène gagne du terrain. Louis lâche alors peu à peu prise. Puis, après l'horreur et la stupéfaction en apprenant qu'il n'y réchapperait pas, vient l'acceptation de son sort et la préparation à la mort pendant les derniers jours : la préparation de ses derniers sacrements, les adieux à sa famille et ses proches... C'est un point que j'ai trouvé intéressant lors de ma lecture. Louis XIV n'est pas tout de suite conscient de son sort. Le personnage se développe au fil des jours et des nuits qui passent, et ses réflexions sont magnifiées par la jolie plume d'Eve de Castro. Il est difficile de s'imaginer dans la peau d'un personnage historique, encore plus de quelqu'un d'aussi illustre que notre Roi Soleil, pourtant cette tâche difficile a été réussie par l'auteur qui nous montre un Louis XIV aussi fidèle que possible. C'est un homme avec une idée très profonde sur sa position de roi, une position qui est aussi un rôle prioritaire sur tout le reste et qui a façonné l'homme qu'il est. Il a une haute idée sur la façon de gouverner la France, et il a consacré sa vie et sa personne pour la gloire de son pays. Louis, c'est avant tout le roi.

La discipline que je donne me redresse. Elle pose sur mon visage le masque qui convient. 

Pourtant, au fur et à mesure de la progression de son mal, Louis XIV redevient Louis. Il n'est plus Apollon, il n'est plus souverain, le glorieux roi soleil, il est un homme face à sa mortalité, Louis consumé par la maladie, par la peur, par la souffrance. Nous voyons peu à peu ce roi arrogant s'humaniser alors que la progression de sa maladie et la proximité de sa mort le ramènent à sa condition de mortel. C'est ainsi qu'il fait doucement tomber le masque, qu'il a porté toute sa vie, pour dévoiler non plus le roi, mais l'homme.

Tout vulnérable qu'il est, Louis XIV se livre. À lui-même, aux lecteurs. Il nous raconte ses doutes, ses réussites, ses peurs quant à l'avenir du royaume, ses questionnements sur sa vie, etc. Il mène une réflexion sur sa vie, sur la façon dont il a régné. Roi trop amoureux de la gloire, il ne s'en cache pas, pas plus qu'il a saigné le royaume pour sa gloire et pour ses guerres. Il ne se cache pas non plus qu'il a trop aimé les femmes. Louis a des regrets et confesse ses péchés. Parfois, il en vient à croire que la bête est une punition envoyée par Dieu, pour le confronter à sa condition de mortel. Louis est âgé, affaibli, mourant. Il a vu de nombreux membres de sa famille mourir avant lui, y compris son fils. Pour lui succéder, un jeune enfant, le futur Louis XV.

Dieu m'a laissé un frêle enfant pour me rappeler ce que j'étais à la mort de mon père. La bête est son piège refermé sur mon cœur. Je me soumets.

Pourtant, même si Louis le Grand tombe de son piédestal, il n'est pas pathétique dans ses derniers jours. C'est certes un homme face à sa mortalité, mais il n'en demeure pas moins digne. C'est un homme quasi-normal qui affronte la douleur et la mort avec dignité, alors que ses médecins ne savent pas quoi faire pour le soulager.

Il se remémore les moments clés de sa vie (mais pas de façon chronologique). Il se remémore de son enfance agitée pendant la Fronde avec sa mère, la reine Anne d'Autriche, et son parrain le cardinal Mazarin comme seuls protecteurs. Il évoque ses amours : son premier amour, Marie Mancini, qu'il a du sacrifier, ses nombreuses maîtresses dont Madame de Maintenon qu'il a épousé en secret. Il parle de son entourage : son arrière petit-fils qu'il adore mais qui est beaucoup trop jeune pour régner, Madame – femme de feu son frère – à l'appétit franc et à la langue pendue, à sa seconde épouse douce et pieuse, … Nous apprenons des faits divers de la cour de France, la vie à Versailles, le goût de Louis pour l'art, ce roi qui a tant aimé dansé. Son attachement pour de grands artistes : Molière, dont les comédies l'ont amusé ; Lully, son musicien qui a beaucoup composé pour lui, ou encore Le Nôtre, son jardinier qui a réalisé les jardins de Versailles. Parfois, il est hanté par ses fantômes et s'imagine revoir sa mère, son père et d'autres personnages disparus. J'ai trouvé tout cela vraiment touchant et empreint de mélancolie.

J'ai trouvé ce court roman vraiment intéressant ! Sans être un coup de cœur, il m'aura vite transporté et plongé dans cet univers de la cour de Louis XIV et, plus que tout, cela m'a remémoré mon ancienne visite au château de Versailles, là où j'aurais tant aimé pouvoir savourer ce livre. Un titre que je recommande !


Je ne marcherai plus. Je ne toucherai plus mes citrons, je n'admirerai plus la symétrie de mes buis, l'or des groupes qui ornent mes fontaines. Je ne me pencherai plus sur le bassin des carpes de Marly, je ne montrerai plus aux visiteurs les girafes et les autruches de la Ménagerie, je ne souperai plus avec Françoise à Trianon, je ne visiterai plus mes chenils, ni mes écuries, ni les ateliers où je corrigeais ici une ligne, là une teinte, une moulure, un vernis. 
Je puis tendre les bras et ma volonté, je puis dire : Nous, Louis, roi ordonnons, tout ce qui se donne à admirer au-delà de mon balustre est désormais hors de ma portée. 
Je suis prisonnier de mon corps.



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