dimanche 28 décembre 2025

Snowdonia - Jeremy Angelo.

1899. Laurine, jeune fille originaire d’un petit village au creux des montagnes du Jura, vient tout juste d’avoir 17 ans. Si tous s’attendent à la voir se marier rapidement, elle n’est pourtant pas certaine d’y être prête. Elle aime sa vie telle qu’elle est. Mais tout s’écroule lorsque son père lui annonce qu’il l’envoie vivre au pays de Galles, chez un grand-oncle dont elle ignore absolument tout. Laurine doit donc quitter sa famille, son prétendant, sa terre natale et se résoudre à célébrer Noël loin de chez elle. 

Seule et déboussolée, la jeune fille débarque donc à Conwy, porte d’entrée d’un immense parc naturel nommé Snowdonia, connu pour être un pays quasiment dénué de vie. Laurine y fait la connaissance de Henri Harlington, son grand-oncle, qui l’accueille à bras ouverts, ainsi que celle de Dryston, le jeune majordome du manoir, qui bien que charmant est désagréable à souhait ! Henri devant s’absenter pour affaires, Laurine se retrouve donc en seule compagnie de Dryston, dont la mission est de faire découvrir la région et les coutumes galloises à la jeune fille ! 

Parviendra-t-elle à apprivoiser le majordome afin que son séjour en terre étrangère ne se transforme pas en véritable cauchemar ? Les traditions de ce nouveau pays lui feront-elles quelque peu oublier la tristesse d’être loin de chez elle et de ses proches pour Noël ?


Snowdonia nous emmène en plein cœur du pays de Galles, à la fin du XIXe siècle, pour un petit conte de Noël bien sympathique.


Ce que je retiens essentiellement de ce roman est son cadre qui m’a dépaysé et m’a fait voyager. Ce roman est une lettre d’amour au pays de Galles. L’auteur ne cesse de nous faire découvrir la vie au pays de Galles, ses traditions (celles de la vie de tous les jours, mais aussi les traditions de Noël), sa gastronomie, ses paysages, son sens de l’hospitalité, tant et si bien que Perceval de Kaamelott en serait fier ! J’ai pu apprendre beaucoup de choses sur les coutumes du pays de Galles, des plus belles aux plus étranges, notamment la Mari Lwyd, le lovespoon, les légendes celtiques aussi, le christmas pudding. Il y a aussi des références à Dickens ou à Lewis Carroll. On apprend aussi des expressions locales telles que « affûter les meules », « consoler son café » ou « faire des petits pains ».


Snowdonia est également un lieu que l’on prend plaisir à découvrir. Sa grande étendue sauvage, souvent enneigée, ses paysages entre mer, montagnes et forêts, ses habitants parfois taquins, parfois désagréables mais le plus souvent sympathiques, à commencer par l’oncle Henri, écrivain à ses heures perdues. La plume de l’auteur est d’autant plus jolie que l’on savoure chaque description qu’il nous offre. J’ai beaucoup aimé découvrir le pays de Galles, d’autant plus pendant la période de Noël qui nous rend le voyage encore plus magique, et j’ai beaucoup apprécié découvrir le pays et ses coutumes en même temps que notre héroïne.


Concernant la romance, je n’ai malheureusement pas été entièrement convaincue. Alors, oui, ils sont adorables nos tourtereaux quand ils sont amoureux, quand ils s’échangent des baisers et que l’harmonie bat son plein entre eux. Mais j’ai bien souvent été déconcertée. Je n’ai d’une part pas compris le mépris, sinon l’agacement initial de Dryston envers Laurine (Monsieur avait-il des préjugés sur l’héroïne bien avant son arrivée ?), ou fâché de devoir veiller sur cette parfaite inconnue ? D’autre part, leur attirance mutuelle arrive un peu soudainement, sans que l’on comprenne d’où elle sort et ça se développe un peu trop rapidement à mon goût. Parfois, ils s’aiment, puis parfois Laurine s’emporte ou Dryston devient froid et distant envers elle, se mettant à la rouspéter comme une enfant. C’est une vraie girouette. Il alterne entre le jeune homme doux et prévenant et le type froid et rustre dont la mauvaise humeur tombe quand on ne s’y attend pas. Un petit problème d’hormones, peut-être ? Le fait d'être restreint au point de vue de Laurine n’aide pas. Les émotions et les sentiments sont survolés, et j’aurais apprécié avoir aussi le point de vue de Dryston, au moins pour comprendre son comportement parfois énigmatique.


Au moins on s’éloigne des clichés des romances de Noël, mais malheureusement, je n’ai pas été entièrement convaincue par le développement de celle-ci. Dommage, ils sont pourtant mignons, nos deux petits amoureux, mais la façon dont s’est mise en place leur romance ne m’a pas toujours paru bien crédible.


Snowdonia reste une lecture sympathique à découvrir pendant la période des fêtes. Si la romance ne m’a pas convaincu, par son manque de crédibilité, j’ai été charmée par ce voyage au pays de Galles et en apprendre davantage sur les coutumes du pays mais aussi ses traditions festives. Un vrai dépaysement !



Une chèvre avec des cornes immenses et recourbées me faisait face. Elle me fixait. Son regard ne ressemblait guère à celui de quelqu’un voulant m’inviter à dîner. Il voulait plutôt dire : Dégage de chez moi ! Apparemment, elle ne devait pas être au courant des règles de l’hospitalité et du savoir-vivre en vigueur dans son pays. Je décidai de les lui rappeler :

— Écoute-moi bien, toi, la bestiole ! Sache que je vais raconter à tout le pays de Galles que tu réserves un très mauvais accueil aux étrangers venus réclamer le droit d’asile, ici-même, dans tes montagnes ! Tu en seras si honteuse que plusieurs générations de chevreaux issus de ta descendance seront encore rongées par l’humiliation pendant des dizaines et des dizaines d’années !

— Bêeeeeeeh ! fit-elle en guise d’unique réponse.

Elle frotta son sabot droit sur le sol, faisant voler des paquets de neige à droite et à gauche, comme pour m’impressionner.

— Très bien, comme tu veux ! Si tu prends ce ton-là, je vais en parler à la reine Victoria ! Elle va te bannir de Snowdonia !

La créature s’en moqua éperdument. Elle n’hésita pas à me charger. J’esquivai son attaque en me déplaçant sur le côté gauche, mais mes pieds dérapèrent sur une plaque de verglas. Je m’écroulai sur le sol gelé et sombrai dans l’inconscience. Les dernières choses que j’aperçus furent des ombres dansantes au-dessus de moi. Je priai intérieurement qu’il n’existe pas une race de chèvres carnivores dans cette région maudite.

vendredi 19 décembre 2025

Christmas Therapy - Caro M. Leene.


Collectionner les calendriers de l’Avent ? Se lever à l’aube pour être aux premières loges de la parade ? Ne jamais sortir sans son serre-tête à bois de renne ? 

Rien de plus normal pour Maureen qui, chaque année, n’est que joie et excitation à l’approche de Noël. Seulement, cette fois, elle risque de perdre son job de coach de vie si elle ne suit pas cette fichue thérapie censée la guérir de son « obsession ». 

Comme si elle souffrait d’une maladie grave ! Si quelqu’un doit se faire soigner, c’est plutôt Logan… Cet homme cynique et désagréable suit le même programme, mais pour se réconcilier avec la période des fêtes qu’il a en horreur. Maureen veut bien prendre sur elle, mais de là à travailler en équipe avec ce mec grognon… On peut dire qu’elle a été gâtée avant l’heure ! À moins que Noël ne lui réserve encore son lot de surprises



Christmas Therapy propose une romance plutôt classique entre une amoureuse de Noël et un Grinch, mais à travers une thérapie autour de Noël, ce qui apporte une certaine touche d’originalité à cette romance de Noël.


Ce n’est pas tant la romance en elle-même que je retiendrai de ce roman, mais plutôt le concept de la thérapie de Noël qui vise à aider les Grinch en puissance à se réconcilier avec Noël, et les addicts de Noël à tempérer un peu leur amour des festivités. J’ai beaucoup apprécié qu’il n’y ait pas de parti pris entre les « deux camps », qu’il n’y ait pas de « team Logan » ou de « team Maureen » … ou alors qu’on peut très bien prendre parti pour les deux à la fois.


On peut en effet juger compréhensible l’envie de Logan de ne pas être envahi par Noël, tout comme son aversion pour la version de Noël devenu trop commercial, tout comme on peut comprendre qu’il n’aime pas Noël car c’est une période difficile pour lui que ça le ramène à des souvenirs amers. On peut juger aussi légitime l’envie de Maureen de revendiquer son amour de Noël, après tout elle a bien le droit d’aimer Noël comme elle l’entend, pourquoi devrait-elle être jugée ? Même s’il y a des excès, qu’elle achète un peu trop de calendriers de l’avent, qu’elle se lève aux aurores pour avoir les meilleures places pour assister à une parade de Noël, tant qu’elle ne fait de mal à personne, qu’on la laisse vivre comme elle le veut !


J’ai également aimé cette notion d’équilibre que la thérapie de Noël veut appliquer. On ne demande pas à Logan d’adorer Noël, mais de ne plus ressentir cette « haine » irascible qui le ronge, mais d’associer à cette fête des traditions et des souvenirs plus positifs, pour compenser au fait que Noël a longtemps été pour lui synonyme de souvenirs douloureux, quitte à ce qu’il fête Noël à sa façon, et à son rythme, sans le brusquer. On ne demande pas non plus à Maureen de ne plus aimer ou de moins aimer Noël, mais de tempérer un peu, de lever le pied, et de prendre conscience que tout le monde n’aime pas Noël autant qu’elle, ou que tout le monde ne le fête pas de la façon dont elle l’entend, la façon qu’elle voit comme traditionnel. Le message qui découle aussi du roman est aussi le fait qu’il n’y a pas une seule bonne façon de fêter Noël mais qu’il y a un Noël différent pour chaque personne, même si pour certains, il s’agit d’aller au pub pour boire une bière devant un match de foot à la télévision, au lieu d’un repas avec une dinde.


« Je vais reformuler vos propos, Maureen, si vous me le permettez : ce n’est pas vraiment l’activité qui vous vient en tête lorsque vous pensez à Noël. J’aimerais vous rappeler une chose à tous. Noël est avant tout un état d’esprit. Noël n’est pas une journée, c’est une période, une saison, et chacun y associe des souvenirs qui lui sont propres. Partant de ce constat, nous pouvons donc affirmer qu’il existe autant de versions de Noël que de personnes. Vous ne pouvez pas vous permettre de juger ce que vos amis, vos voisins, vos collègues, ou encore des inconnus, associent à Noël. »


Concernant nos tourtereaux, même si je n’étais pas convaincue au départ, ils sont plutôt attachants et il y a de l’alchimie entre eux. Cela dit, ce n’est pas de la romance de Noël à me faire soupirer de bonheur et à me faire rêver. Je désespère de trouver un jour la romance de Noël qui saura me conquérir… Peut-être l’an prochain, qui sait !


Toutefois, les personnages principaux sont plutôt plaisants. J’ai bien aimé Maureen, une femme bien dégourdie, qui ne se démonte pas (merci aux grands-frères), qui n’est pas gênée par qui elle est, c’est une jeune femme pleine de vie. Si je l’ai trouvé un peu excessive par moment, dans son amour de Noël, elle évolue et apprend qu’elle ne doit pas imposer sa version de Noël à Logan, mais apprendre à s’adapter, célébrer Noël à la façon de Logan, sans se débarrasser de ses propres traditions. Logan est plutôt aux antipodes, il est ronchon et moqueur, mais il a un bon fond et se prête au jeu, en accompagnant Maureen dans ses sorties de Noël. Je regrette toutefois que sa relation conflictuelle avec sa mère soit si peu exploitée, alors que c’est l’un des aspects centraux du roman, c’est ce qui a poussé Logan à faire cette thérapie. J’ai l’impression que cet aspect, plutôt central, a vite été balayé sur la fin alors qu’il avait enfin commencé à être honnête avec sa mère et expliquer son mal-être.


Concernant les autres personnages, les amis de Logan sont tout simplement infects, Glen étant le pire de tous, à se conduire de manière mesquine (encore heureux que certains se rattrapent sur la fin). Heureusement, les amis de Maureen se rattrapent un peu, avec Aly qui est aussi fan de Noël qu’elle, et prête à la soutenir, mais aussi Evan qui aurait très bien pu être psy pour couple tellement il a été de bons conseils, ne prenant parti ni pour Logan, ni pour Maureen, et en voulant aider l’un et l’autre à mieux se comprendre, pour éviter ou réparer les malentendus, leur permettre d’ouvrir les yeux. Ce qu’il dit est toujours vrai, et la vérité peut faire mal parfois, mais il vise toujours juste, sans jugement. On gagnerait tous à avoir un ami comme Evan !


Bon, avec tout ça, qu’est-ce que je pense globalement de Christmas Therapy ? C’est un roman rythmé, la romance de Noël est classique mais l’idée d’une thérapie de Noël est un concept original et intéressant qui peut offrir une véritable réflexion autour de Noël. Cela dit, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable et je n’ai pas trouvé le roman bien transcendant. Cela reste une petite lecture légère et divertissante qui permet de se plonger dans une ambiance festive.


— Est-ce que l’ambiance de Noël vous a pesé ?

— Non, pas spécialement.

— Aucune envie de partir en courant ?

Je me contente de secouer la tête de façon négative.

— Parce que vous étiez dans une représentation de Noël qui vous convenait. Noël était présent par touches et non en abondance. Noël est ce que l’on en fait, les valeurs qu’on y associe. Ce n’est d’ailleurs pas Noël en soi qui vous rebute, mais peut-être l’image ultra-médiatisée et commercialisée qui en est faite. Ce « trop » vous a poussé peu à peu à rejeter cette période.

samedi 13 décembre 2025

Cat café (T.1) Noël au Cat café - Rachel Rowlands.


D’adorables petites boules de poils qui se baladent entre les chocolats chauds couronnés de guimauves et de délicieuses pâtisseries, c’est le quotidien d’Emmie depuis qu’elle travaille chez Chatpuccino, le bar à chats tenu par sa tante Sylvie. Et à l’approche de Noël, alors que guirlandes lumineuses et autocollants de flocons de neige ont rejoint les percolateurs et les arbres à chat, l’ambiance est encore plus magique que d’habitude.


Ce que personne n’avait prévu, c’est que la pire tempête de neige des dix dernières années attendait les fêtes pour frapper ! Coincée dans le café la nuit du réveillon avec un livreur un peu trop charmant et les facétieux chats qui règnent en maîtres sur les lieux, Emmie espère que la situation ne s’éternisera pas. Mais l’électricité est coupée, les entrées bloquées par la neige... et les chats vont peut-être devoir tenir la chandelle plus longtemps que prévu.


Il fallait bien au moins un roman cozy de Noël pour débuter la saison ! Un combo chats, pâtisseries et Noël ne pouvait que me tenter.


Emmie travaille au Chatpuccino, le salon de thé à chats tenu par sa tante Sylvie. Parmi ses passe-temps, elle aime dessiner, surtout des illustrations de chats, mais elle peine à se faire connaître à travers son art, tandis qu’elle entretient des relations houleuses avec son frère victime d’addictologies. De son côté, Jared vit un moment difficile entre sa rupture amoureuse avec une petite-amie qui l’a trompé, et la mort de Poppy, sa chatte et meilleure amie. Alors, lorsqu’il découvre que son nouveau lieu de travail est le Chatpuccino, il prétend être allergique aux chats pour éviter de croiser ces chats qui lui rappellent douloureusement sa Poppy. Mais, à l’approche de Noël, lui et Emmie se retrouvent enfermés dans le Chatpuccino à cause d’une tempête de neige.


J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce roman cozy. Il s’agit ici d’une romance de Noël mais celle-ci prend le temps de se poser et parvient à éviter la plupart des clichés du genre. Nos deux protagonistes sont plutôt adorables ensemble, ils se plaisent très rapidement mais la relation se met doucement en place, leur permettant d’apprendre à se connaître, les bons côtés comme les douleurs dissimulées, les points communs comme l’amour de l’art ou des chats. Ils sont plutôt touchants en tant que couple mais aussi en tant que personnage, surtout Jared. Il faut dire qu’il a une situation qui m’a beaucoup touchée. J’ai d’ailleurs versé plusieurs fois des larmes, chose à laquelle je ne m’attendais pas en lisant un roman de Noël. Il faut dire que l’un des sujets du roman, à savoir le deuil d’un animal, me touche énormément.


Le roman met vraiment un point d’honneur à nous présenter les chats pas seulement comme des animaux de compagnie, mais un compagnon pour la vie, qui reste dans nos souvenirs et notre cœur même lorsqu’ils ne sont plus là. Ce ne sont pas que des animaux, c’est un ami, un membre de la famille, qui nous réconforte quand ça ne va pas, dont la compagnie est précieuse. J’ai pleuré avec Jared pour Poppy, j’ai eu peur pour Salem, le chat malade du Chatpuccino, et aussi pour le chat errant qu’Emmie tente d’approcher.


J’ai aimé aussi toute la partie sur la tempête de neige qui oblige nos personnages, avec une tierce personne dont je ne dirai rien pour ne pas spoiler, à rester coincés pour les fêtes dans le Chatpuccino et essayer de passer le temps, de célébrer Noël malgré tout, avec les réserves de nourriture et le chauffage qui commence à manquer. Une occasion pour eux d’apprendre à mieux se connaître, à éclaircir les malentendus, un moment de rapprochement et propice aux confidences. La romance est donc plutôt mignonne et réussie, même si ce n’est pas le point du roman à m’avoir attiré. Elle fonctionne, et c’est l’essentiel. Cela dit, peut-être notre couple a-t-il vécu un peu trop de périphéties à mon goût dans ce roman [spoiler] l’accident de voiture qui emmène Emmie à l’hôpital au 3/4 du roman, alors qu’elle a déjà eu son lot de mésaventures, était-il vraiment nécessaire ? [/spoiler]


J’ai aimé que, bien qu’il s’agisse d’une comédie romantique de Noël, elle aborde des thèmes plus sérieux qui font qu’il ne s’agit pas que d’une comédie romantique. Le roman parle de deuil d’un animal, la difficulté de vivre avec un proche sujet aux addictions, l’émancipation, la dépression, réapprendre à vivre et faire confiance. Il en ressort une ambiance douce-amère, qui penche heureusement davantage sur le doux avec une ambiance qui reste chaleureuse grâce au Chatpuccino et aux chats.


C’est un roman qui m’a fait passer un agréable moment de lecture, ponctué de douceur et d’humour, mais aussi un peu d’amertume qui ne gâche en rien le côté cozy du roman. J’ai aimé qu’il aborde des sujets plus sérieux qui m’ont beaucoup touché et qui font que le roman ne se limite pas à son aspect ‘comédie romantique’. Ce n’était pas un coup de cœur mais ça reste une jolie petite lecture, parfaite pour la saison.


Pour n'importe quel amateur de félins, les chats faisaient partie de la famille.

Il avait eu Poppy lorsqu'elle n’était encore qu'un chaton, dès qu'il était parti de la maison pour emménager dans son tout premier appartement, elle ne l'avait jamais quitté depuis enfin jusqu'à quelques semaines plus tôt.

Elle avait été à ses côtés pour tous les événements marquants. Pendant sa dépression, les fluctuations de sa santé mentale, et lorsqu'il s'était mis à travailler à la maison. D'un bout à l'autre d'une pandémie où tout le monde s'était enfermé chez soi. Elle avait été là sur son lit chaque soir, chaque matin, à ronronner, elle semblait savoir quand il était triste, malade, ou qu'il avait besoin d'elle. Elle était sa petite complice. Avec elle, les mauvaises passes avaient paru plus facile.

mardi 9 décembre 2025

Qui meurt à Noël ? - Angélina Delcroix.


Alice, 30 ans, n'a jamais passé Noël en dehors du cocon familial. Sans elle à ses côtés, sa sœur aînée Romy, qui souffre d'un trouble de la personnalité, serait malheureuse et risquerait de se faire du mal.

Pourtant, cette année, Alice ne peut pas fermer la librairie-salon de thé qu'elle tient depuis quelques mois. Alors elle embauche Romy pour l'aider à préparer les pâtisseries de Noël, à servir les clients et à organiser les nombreux événements qui animent cette période magique de Noël. Des ateliers d'écriture, des rencontres avec des auteurs... L'un d'eux, d'ailleurs, ne laisse pas Alice indifférente. Mais, comment imaginer une relation avec un homme quand il est impossible de se séparer de sa sœur ?

Un matin, Alice retrouve un livre sur le comptoir: Qui doit mourir ? Lorsqu'elle le remet en place, elle trouve un post-it collé sur l'étagère : " Qui ? "

Commence alors un enchaînement de phénomènes étranges au sein de la librairie. La tension de plus en plus palpable amplifie les symptômes de l'état limite de Romy et la relation entre les deux sœurs devient électrique. Alice ne se sent plus en sécurité. Alors qu'elle tente de se raisonner, un client succombe après l'ingestion d'un cupcake...


Avec cette couverture rose bonbon représentant un cupcake, le cadre d’une librairie-salon de thé en pleine période de fêtes, je m’attendais à plonger dans un cozy mystery. Au final, c’est un vrai thriller psychologique qui s’est dessiné au fil des pages !


Le roman est indéniablement un page turner, la lecture a été très addictive. Alors que je pensais durer la semaine avec, je l’ai terminé en deux jours, et il me tardait sans cesse d’y replonger pour découvrir la suite ainsi que le fin mot de l’histoire.


L’histoire est beaucoup moins cozy que ce à quoi je m’attendais, ce que j’ai trouvé surprenant mais intéressant. Alice est une trentenaire qui vient de déménager et d’ouvrir sa librairie qui fait aussi salon de thé, avec sa coéquipière Imaé. Sa sœur aînée, Romy, est atteinte de nombreux troubles psychologiques et, sa sœur étant la seule à canaliser ses crises, elle réclame constamment sa présence et son attention, si bien qu’Alice a fini par ne plus vivre pour elle et par étouffer dans le foyer familial, si bien qu’elle a fini par partir définitivement vivre sa vie, sans toutefois couper les ponts avec sa famille. Ajoutons à cela sa mère qui reproche sans cesse à Alice d’avoir abandonné sa sœur et lui reprocher les crises et rechutes de Romy.


Refusant le chantage maternel d’abandonner sa maison et sa librairie pour passer Noël au domicile familial, Alice propose d’héberger Romy chez elle pour passer les fêtes entre sœurs. Romy arrive donc, accompagnée des parents qui (entendons surtout la mère) n’ont pas confiance à l’idée de laisser Alice gérer seule Romy. Alice alterne donc son quotidien avec son travail, ses relations familiales chaotiques entre les reproches de sa mère et le besoin constant d’attention de Romy, son ex qui la harcèle, mais aussi son histoire d’amour récente avec un charmant auteur. Puis, peu de temps après l’arrivée de sa famille, des événements étranges surviennent, perturbant le quotidien des deux sœurs. Alice retrouve des notes étranges, Romy pense être surveillée par un père Noël lui voulant du mal, et puis le sang commence à couler… La relation entres les deux sœurs se complique et il devient de plus en plus difficile de savoir qui est responsable de tous ces évènements. Qui en veut à Alice ? Quel message le responsable cherche-t-il à lui faire passer ?


Le tout donne un thriller domestique vraiment pas comme les autres ! J’ai aimé suivre cette intrigue qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout, ne pouvant plus lâcher le livre avant de connaître le fin mot de l’histoire. Les chapitres sont courts et l’intrigue très bien rythmée. Il n’y a pas ou peu de temps morts, on enchaîne rapidement avec une nouvelle note, un rebondissement, une révélation. On a pas le temps de se reposer, les questions se multiplient dans la tête au fur et à mesure que l’intrigue avance à un rythme de plus en plus effréné, nous emmenant là où on ne s’y attend pas.


Sans être particulièrement attachants ou antipathiques, les personnages ne laissent pas indifférent et nous font ressentir de la colère, de l’indignation, de la compassion. Il faut dire qu’il s’en passe des choses ! Nous nous retrouvons témoins de ces journées mouvementées d’Alice et sa famille, de leurs angoisses, leurs interrogations, alors que des secrets de famille jamais soupçonnés remontent peu à peu à la surface… avec l’ambiance qui se fait de plus en plus oppressante et anxiogène, jusqu’à l’implosion le jour de Noël, avec des révélations qui déclenchent la surprise, l’indignation, le dégoût, la colère.


Un thriller réussi, alors ? Eh bien, pas tout à fait. J’ai vraiment trouvé le dénouement m’a laissé perplexe. Si j’avais fini par me douter de l’identité du coupable, j’ai vraiment trouvé leur moyen de fonctionnement franchement tiré par les cheveux et manque de crédibilité. Bien que je comprenne la raison de leur geste, j’ai été dubitative mais aussi scandalisée, si bien que je ne saurais dire si ma colère vient du fait que je partage la révolte d’Alice ou parce que le dénouement de l’intrigue est vraiment tirée par les cheveux. Peut-être un peu des deux.


J’ai aussi été surprise et mécontente de la fin qui n’en est pas vraiment une pour moi, tant le roman s’achève de façon brutale, sans véritable conclusion, et sur un nouveau élément venant perturber la vie d’Alice. Qu’est-ce qu’il se passe ensuite ? Pourquoi cette mention sur ce personnage pour terminer le roman ? Comment Alice et sa famille vont gérer cette nouvelle crise ? Comment vivre après tout ça ? Que va-t-il se passer pour Romy ? Ça se termine vraiment en cliffhanger alors que, sauf preuve du contraire, ce livre n’aura pas de suite. La fin m’aura vraiment frustrée, je ne comprends vraiment pas l’intérêt de finir ainsi ce roman.


J’aurais aussi apprécié la présence d’une page d’avertissement en début de roman, concernant certains trigger warnings…


Un thriller domestique et psychologique vraiment haletant en somme, avec une intrigue bien menée, sans temps mort. Un véritable page turner qui ne laisse pas indifférent. Malheureusement, je déplore un dénouement tiré par les cheveux et une fin brutale qui m’a laissé frustrée et perplexe. 


C'est drôle, ça me paraissait si simple dans mes livres de tuer des personnes, de mettre en scène des psychopathes ou des tueurs occasionnels. Je n'écrirai plus jamais de la même façon. La mort ne reste jamais sans conséquences.

samedi 6 décembre 2025

Transylvania - Nicolas Beuglet.

Il était une fois…

Encore aujourd’hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du comte Dracula. Rares sont ceux qui s’arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L’endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps.

C’est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre. Celui de l’unique client de l’établissement. À ses côtés traîne une vieille malle verrouillée. Avant de disparaître, l’assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime.

Mina Dragan ne le sait pas mais c’est pour elle le début d’un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire des contes de fées de notre enfance.

Et si la clé de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ?

Un livre fondateur.

Il était une fois Transylvania…


J’ai commencé ce roman avec beaucoup d’enthousiasme, mais voilà que je clos le livre avec beaucoup de frustration. Ce roman n’a pas été ce à quoi je m’attendais.


En voyant la couverture puis en lisant la quatrième de couverture et les premiers chapitres, je m’étais vraiment attendue à un polar dont l’action se situerait au château de Bran et dont l’intrigue se ferait essentiellement autour du roman Dracula, d’autant que nous avons un meurtre qui s’est produit au château de Dracula, une inspectrice qui s’appelle Mina Dragan (Mina d’après le personnage du roman, et le nom de famille qui évoque le mot ‘dragon’ que l’on associe aussi à Dracula). Ainsi, j’ai été quelque peu décontenancée quand j’ai vu que notre protagoniste ne restait finalement que peu de temps en Transylvanie et dans le château de Bran et que l’intrigue prenait une direction que je n’avais pas envisagée : celle des contes de fées.


En effet, notre assassin impose à notre jeune inspectrice une sorte de jeu de piste où elle doit traquer chaque indice qu’il lui laisse, chacun en rapport avec les contes des frères Grimm et plus particulièrement l’histoire de Blanche-Neige. En soi, ça n’a pas été une direction qui m’a déplu, loin de là, même si j’aurais bien aimé une intrigue où le mode opératoire de l’assassin se serait inspiré de Dracula. J’ai néanmoins trouvé intéressant un polar où l’assassin s’inspirait de l’univers des contes de Grimm, j’ai aimé la traque de l’inspectrice, son séjour en Allemagne, la découverte des indices liés aux contes. C’était intéressant, haletant même. Mais on est tout de même en droit de se demander pourquoi intituler le roman « Transylvania » quand cette région mythique n’est que la très courte étape d’une intrigue rocambolesque dans laquelle notre assassin va faire balader notre héroïne de pays en pays.


D’ailleurs, c’est Wonder Woman, notre héroïne. Elle n’a pas besoin de beaucoup manger ou dormir pour rester toujours aussi opérationnelle qu’avant. Elle est malmenée, brutalisée, se fait attaquer, mais elle ne s’en sort pas trop mal… Elle se jette sur les suspects sans perdre haleine, oubliant les coups et blessures reçus… Et elle se fait balader de pays en pays, de la Roumanie à l’Allemagne en passant par la Chine… le tout sans rouspéter, sans ressentir la moindre fatigue morale ou physique, wow ! Plutôt irréaliste…


Que l’intrigue n’ait finalement pas grand-chose à voir avec Dracula et qu’elle s’inspire des contes de Grimm, pourquoi pas ? L’ennui, c’est que même les contes sont laissés de côté et l’intrigue devient une véritable réflexion sur l’IA et sur la baisse de la lecture, et sur les jeunes qui privilégient les écrans à la lecture, avec notre assassin et kidnappeur qui nous sort tout un speech, avec trois pages de statistiques sur la baisse de la lecture chez les individus depuis une certaine période, et ensuite sur les dangers de l’IA. Alors, le propos est très pertinent, et ces sujets sont dignes d’intérêt et malheureusement plus que d’actualité.


On peut y voir une manière pour lui de tirer la sonnette d’alarme, ce que j’entends et je suis d’accord, mais c’est vraiment amené de façon maladroite et abracadabrantesque et j’ai vraiment l’impression que c’est manichéen avec cette opposition stricte entre lecture et numérique, les jeunes qui scrollent sur les réseaux pour combler en vain un vide intérieur. Si je suis d’accord avec l’idée que l’on doit continuer à encourager la lecture et ne pas tout laisser entre les mains de l’IA, sous peine de perdre sa capacité de rêver, analyser et réfléchir, et de mettre en garde sur l’addiction aux écrans, la manière de l’assassin de s’y prendre était vraiment trop farfelue pour que je prenne son propos au sérieux, et donc celui de l’auteur. Un message intéressant et pertinent mais la façon de le formuler était… étrange.


Ce n’est pas un mauvais thriller, ce n’est juste pas ce à quoi je m’attendais, j’ai été déconcertée plusieurs fois par le changement de sujet. Le propos de fond est pertinent et intéressant mais amené de façon trop étrange pour que je le prenne entièrement au sérieux (à l’image de notre assassin). Ce n’est pas une mauvaise lecture en soi, il y a des aspects que j’ai beaucoup aimé, mais j’en ressors avec un avis globalement mitigé…


Cette affaire avait été si dense et l'avait emmenée dans des lieux et des histoires à ce point hors du temps qu'elle se sentait déconnectée du présent. Comme si les plaines désertes et enneigées de Transylvanie, les arches gothiques du château de Bran, l'étrange forêt de Blanche-Neige, l’hypnotique présentation de Grimm l'avaient transportée dans un monde imaginaire d'où elle avait du mal à revenir.

samedi 29 novembre 2025

Cold Winter Challenge, édition 2025.

 


Ça y est, Décembre approche à grand pas et, avec lui, ma période de l’année préférée après l’été, à savoir les fêtes de fin d’année (pas l’hiver, non, je n’en suis pas plus fan que l’automne haha). C’est aussi le coup d’envoi du Cold Winter Challenge qui revient cette année pour une nouvelle édition qui se déroulera du 1er décembre 2025 au 31 janvier 2026, sauf que je vais faire ma rebelle et faire durer le challenge jusqu’au 28 février parce que l’hiver, ça dure trois mois (sur le calendrier en tout cas), tout comme le challenge tel que je l’ai connu au début.


Vous trouverez plus de détails concernant le challenge sur la vidéo de présentation ci-dessous.




Voici la PAL que je me suis fixée pour cette année (je vous laisse le lien de ma PAL sur Livraddict si vous voulez plus de détails sur les livres)




Le second tome de la BD Les guerres de Lucas que j’espérais voir un jour en librairie sitôt ma lecture du premier tome achevée. Achetée début novembre, j’avais décidé de la garder sous le coude pour le challenge, autant dire que je ronge mon frein depuis, tant il me tarde de lire la suite de cette BD sur Star Wars et George Lucas !


Après avoir découvert les contes twisted de Disney d’abord en format BD puis en format nouvelles, il était temps que je découvre le format roman. Je ne pensais pas commencer avec cette nouvelle version de La reine des neiges, mais il faut dire qu’elle colle bien avec le challenge et les thèmes de la catégorie dans laquelle je la destine.


J’avais déjà lu tous les livres de la saga des contes d’Isabelle Lesteplume, sauf celui-ci. Il était temps que je rectifie la chose, et je suis curieuse de lire sa version de La belle au bois dormant version M/M.


Ce livre figure dans ma liste d’idées de lecture pour le Cold Winter Challenge depuis un moment. La couverture est hivernale, et il est question des Romanov et du mystère autour d’Anastasia, il m’en faut peu pour attiser ma curiosité. J’espère apprécier ma lecture (plus que La dernière Anastasia qui fut un désastre).


Je clos ce menu avec une BD découverte il y a peu mais qui m’intrigue, qui baigne à la fois dans le surnaturel mais aussi l’univers nordique/viking. Hâte de voir ce que ça va donner !






Cela fait des années que je mets Snowdonia dans ma PAL pour le challenge, sans jamais l’avoir lu. Cette année sera la bonne (enfin, j’espère). Je ne suis pas friande des romances de Noël, mais peut-être que celle-ci, avec son cadre historique et ce voyage dans le Pays de Galles, saura se montrer intéressante.


Un recueil de nouvelles qui me faisait de l’œil depuis un moment déjà, et qui allient Noël et surnaturel, un peu à l’image du célèbre conte de Dickens. Curieuse de voir ce que ça va donner !


Une nouvelle romance de Noël, avec un côté cozy et des chats, c’est bon, j’achète !


Encore une romance de Noël, je suis curieuse de rencontrer cette addict de Noël qui rencontre un Grinch pur et dur, ça devrait être propice à des scènes intéressantes et, si la romance ne me fait pas rêver, peut-être que je pourrais passer un petit moment de divertissement.





Un roman policier qui me faisait déjà de l’œil, avec sa jolie couverture et un synopsis qui promet une intrigue intéressante !


Pas grand-chose à dire sur cette BD, je l’avais déjà dans ma liste d’idées de lecture, et je pense que la relation entre ces deux femmes promettra quelque chose de touchant.


Le dernier tome des aventures d’Amara. Après les événements du second tome, il me tarde vraiment de lire la suite et fin, d’autant plus que l’intrigue va de nouveau nous mener à Pompéi, au moment de l’éruption du Vésuve. Je sens que cette lecture va me faire vibrer !


Une autre BD qui devrait me promettre des histoires à dévorer en attendant Noël. Je suis vraiment curieuse de voir ce qui m’attend !




C’est tout pour ma PAL. Je n’ai plus qu’à choisir quelques films à visionner, du moins pour Décembre, pour achever de me mettre dans l’ambiance des fêtes de fin d’année, et j’espère que tous ces beaux projets de lecture me feront un peu oublier le ciel gris d’hiver, les nuits bien trop longues et le froid qui s’est installé.


Bon challenge à toutes et à tous !



mercredi 26 novembre 2025

[Bilan] Pumpkin Autumn Challenge 2025.

 

C’est le 26 novembre et je suis déjà en train de faire mon sapin dans le salon. Pas de doute, l’hiver et Noël approchent… Ayant terminé le Pumpkin Autumn Challenge, il est temps pour moi de dresser le bilan de mes lectures !



The Halloween Moon, de Joseph Fink : un roman jeunesse sympathique qui permet de se mettre dans l’ambiance d’Halloween, j’ai aimé son groupe de personnages qui vont braver les dangers et évoluer ensemble, la part belle à la diversité, et les thèmes évoqués autour du changement et le fait de grandir. Si l’ambiance Halloween est un petit plus très appréciable, je n’ai malheureusement pas été entièrement convaincue par l’antagoniste.


Les maudits (T.1), de Tarn Richardson : ce roman présente le mélange étonnant de roman historique, thriller et récit fantastique, un mélange risqué mais réussi pour ma part. L’auteur a su développer son scénario et ses personnages avec justesse, et à nous offrir un polar prenant avec une réinterprétation intéressante du mythe du loup-garou. Est-ce que cela me donne envie de lire la suite ? Je l’ignore encore, mais ce premier tome reste une découverte sympathique !


La Lignée des maudits, de Bleuenn Guillou : Entre fantômes, secrets de famille, ambiance spooky, ce roman s’est révélé être un vrai coup de cœur ! L’histoire est prenante et l’intrigue rythmée, si bien qu’il est difficile de lâcher ce roman qui gagne en intensité au fil des chapitres.


What Manner of Man, de St John Starling : Malgré quelques éléments qui m’ont chagriné, ce roman n’en demeure pas moins une sympathique découverte. J’ai aimé son ambiance gothique, cette romance interdite, son île maudite, et la religion catholique qui se heurte aux anciennes religions païennes, et une belle plume qui nous transporte.



L'Épouvanteur (T.9) Grimalkin et l'épouvanteur, de Joseph Delaney : Un tome qui change de l’ordinaire puisque du point de vue de Grimalkin, ce qui fut un changement intéressant. L’intrigue reste sombre et rythmée, j’ai revu les personnages avec plaisir. Cela dit, ce n’est pas mon tome préféré de la saga.


Rose & Crow, de Amélie Sarn et Lise Garçon : Cette bande-dessinée propose une trame de fantasy assez classique, mais avec des graphismes sublimes qui sont tout juste un délice pour les yeux, et une histoire qui pose les bases d’un récit épique et magique prometteur. Toutefois, c’est très cliché et le scénario expéditif fait qu’on ne prend pas le temps de développer l’histoire et les personnages. Dommage… Cela dit, c’est une bande-dessinée que je suivrai avec intérêt !


Séance Tea Party de Reimena Yee : Un récit sensible, touchant, poétique et lumineux qui fait la part belle à l’amitié, et dont le message sur le fait de grandir ou de vieillir ne pourra que nous parler. J’ai aimé suivre nos deux personnages, leur amitié mais aussi leur cheminement individuel pour accepter le fait d’aller de l’avant. Une jolie découverte ! Mon seul regret : pas assez de séances de tea party...


Minuit passé de Gaëlle Geniller : Une bande-dessinée à l’ambiance étrange et onirique. J’ai aimé l’univers graphique (les dessins, les décors, les couleurs) ainsi que l’ambiance gothique, les corneilles, la relation père-fils, cela dit le plot twist me laisse perplexe. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris et je referme ce livre avec plus de questions que de réponses. Cela reste une très sympathique lecture, mais que je ne suis pas sûre d’avoir tout à fait saisi.




L'Antre des louves (T.2) La Maison à la porte dorée, de Élodie Harper : Ce tome a su avoir les ingrédients pour garder mon intérêt : stratagèmes, amour interdit, voyage dans la Rome antique, trahisons, révélations, un récit plus rythmé que dans le tome précédent et chargé d’émotions entre la joie, la peur, la colère. Un second tome que j’ai trouvé aussi, si ce n’est plus, captivant que le premier. Je lirai le dernier tome avec plaisir !


Anthologie Twisted Tale, de The Walt Disney Company et Elizabeth Lim : Des nouvelles d’intérêt inégal, qui ont le mérite de s’intéresser aussi bien aux personnages principaux que secondaires. Le format nouvelle fait que certaines histoires sont précipitées et pas assez approfondies, mais elles se laissent toute lire avec plaisir. Parmi mes préférées : celle sur La planète au trésor, Hercules, Cendrillon et La petite sirène.


The Pale Queen, de Ethan M. Aldridge : Une jolie découverte, un hommage aux contes et légendes, sur le folklore des faes, des thèmes sur l’émancipation, les premiers émois amoureux, la soif de connaissance, avec une histoire féministe et inclusive, et de très jolis graphismes très doux.


Squad, de Maggie Tokuda-Hall et Lisa Sterle : Cette bande-dessinée est une belle découverte et une bonne surprise ! J’ai beaucoup aimé cette revisite féministe du mythe du loup-garou, entre tranche de vie étudiante et moments plus sombres, avec une belle petite romance F/F. Malgré le sous-titre « N’importe qui tuerait pour être populaire », ce n’est pas une histoire de filles populaires mais superficielles, les enjeux sont plus sombres et complexes. Ce fut une lecture prenante et qui se dévore !


Les comptes à la loupe

Livres prévus : 12
Livres lus : 12


Le mot de la fin

J’ai retrouvé le Pumpkin Autumn Challenge avec plaisir, un challenge dans lequel j’ai carburé ! Je crois que j’avais déjà lu la moitié de ma PAL avant Halloween, donc j’étais en forme. J’ai pu faire quelques belles découvertes et, si certains livres ont été moins mémorables que d’autres, je ressors de ce challenge sans véritable déception. Maintenant, je n’ai plus qu’à me préparer pour le challenge de l’hiver.


Mon top 3
 ♥

La Lignée des mauditsG. GUILLOU

What Manner of ManST JOHN STARLING

The Pale QueenE. M. ALDRIDGE 

samedi 22 novembre 2025

L'Épouvanteur (T.9) Grimalkin et l'épouvanteur - Joseph Delaney.


Tandis que Tom, Alice et l’Epouvanteur retournent à Chipenden, John Gregory compte rebâtir sa maison, brûlée par les envahisseurs qui ont ravagé le Comté, Grimalkin s'efforce de rejoindre la tour Malkin, pour y cacher la tête du Malin (que Tom a tranchée en Irlande). C’est dans cette tour que les sœurs de la mère de Tom, deux sorcières lamias, gardent de précieuses malles. Car ces dernières renferment des secrets qui permettraient à Tom de vaincre le Malin. 

Seulement, un groupe de sorcières, alliées du diable, pourchassent Grimalkin : elles veulent à tout prix récupérer la tête. Elles sont accompagnées d’un mage redoutable et d’une terrible créature mi-humain mi-loup, conçue par magie noire. Au cours d’un affrontement, le monstre hybride blesse Grimalkin. Si la sorcière en réchappe, elle reste néanmoins affaiblie par le poison distillé dans son sang… Tom Ward, son maître John Gregory, et Alice peuvent-ils encore compter sur elle ?


Je poursuis mon avancée de la saga L’épouvanteur avec le tome 9, un tome bien différent des précédents puisqu’il n’est pas narré par notre apprenti épouvanteur, Tom, mais par Grimalkin, la redoutable sorcière et tueuse du clan Malkin. Si Tom et l’épouvanteur sont mentionnés de temps à autre, ils n’apparaissent pas dans ce tome, ce qui nous laisse une part de mystère sur leurs agissements.


Cela dit, on peut comprendre la raison de ce choix. D’abord ennemie de Tom, puis devenue son alliée au fil des épisodes, Grimalkin s’est démarquée au fil de la saga comme étant un personnage énigmatique et intéressant. On en apprend un peu plus sur sa vie, sur sa haine du Malin et son désir de vengeance, mais aussi sur sa relation avec d’autres personnages de la saga, notamment Thorne sa jeune apprentie.


Nous suivons donc Grimalkin et Thorne au fil des pages, vivons avec elles les périls qu’elles rencontrent alors que Grimalkin, en possession de la tête du Malin, est sans cesse pourchassée par sorcières et monstres qui souhaitent à tout prix récupérer la tête du Malin et le ressusciter.


C’est un tome sombre, violent et horrifique, comme on s’y attend avec Joseph Delaney. Nos personnages évoluent dans un monde sombre, souvent cruel, même si non dénué entièrement d’humanité. Il y a de jolis moments entre Grimalkin et Thorne, et toute assassin qu’elle est, Grimalkin n’en demeure pas moins humaine.


L’intrigue reste soutenue et bien rythmée entre temps morts et scènes d’action. Fidèle à lui-même, l’auteur nous fait sans cesse craindre pour ses personnages qui ne sont jamais à l’abri d’un malheur, voire de la faucheuse, ce qui me fait vraiment me demander quelle fin il réserve pour sa saga. Peut-on espérer une fin heureuse, ou aura-t-on une fin douce-amère ou une fin plus sombre ?


Je n’ai pas grand-chose à dire concernant ce tome. Comme chaque tome de la saga, il se laisse lire avec plaisir, on évolue dans cet univers sombre avec intérêt. J’ai beaucoup aimé revoir les lamias, les sœurs de Mme Ward, ce qui nous a permis d’en apprendre un peu plus sur la mère de Tom, et l’avenir d’Alice qui demeure plus que jamais incertain. Je continuerai à lire la suite avec plaisir, au prochain Pumpkin Autumn Challenge !


Redis-toi chaque matin que tu es la meilleure,

la plus forte, la plus redoutable.

Tu finiras par en être persuadée.

Un jour, cela sera vrai. Ça s'est révélé vrai pour moi.

Je suis Grimalkin.

dimanche 16 novembre 2025

The Pale Queen - Ethan M. Aldridge.


Agatha a toujours rêvé des étoiles. Elle désire les étudier, mais comme sa famille n'a pas les moyens de payer les frais de scolarité élevés d'une académie, elle se résigne à la vie dans son village avec ses parents.

Lorsqu’elle fait la rencontre de la Lady des Collines, Agatha n’est pas au bout de ses surprises, elle apprend qu'un monde magique et secret se cache dans les terres enveloppées de brume à côté de son village. La jeune femme se retrouve rapidement captivée par la Lady, aux côtés de qui elle se sent spéciale et fait la connaissance du monde magique qui l’entoure.

Alors qu'Agatha se lie d’amitié avec une nouvelle arrivée au village, elle apprend que la Lady est bien plus âgée et puissante qu'elle ne l'aurait imaginé, et que ses plans ne sont pas aussi innocents qu'ils en ont l'air. Agatha sera-t-elle capable de protéger les gens qu'elle aime de l'attention croissante de la Lady et de ses sinistres desseins ?


The Pale Queen est un récit fantastique dans lequel Agathe se sent coincée dans le village où elle vit. Elle rêve de faire des études mais sa famille n’a pas les moyens de lui payer les frais de scolarité. Agathe se résigne donc à cette vie tranquille au village, à rêver des étoiles, et à donner des cours au fils de son voisin. Deux événements vont venir chambouler son quotidien morne et déprimant. Il y a l’arrivée de la nièce de son voisin, la charmante et cultivée Heather qui ne laisse pas Agathe indifférente. Puis, il y a sa rencontre avec la mystérieuse Lady des Collines qui vient aborder Agathe et lui propose un pacte : en échange d’un petit service, elle lui exhaussera un vœu. Puis les services se multiplient et, avec eux, leur dangerosité mais aussi la fascination d’Agathe pour la Lady qui lui ouvre les portes d’un monde magique qu’elle n’avait jamais soupçonné.


Je n’attendais pas grand-chose de ce récit, y étant allée à l’aveugle, mais ce fut au final une bonne découverte ! Les traits de dessin et les couleurs sont très doux, très agréables au regard. On se laisse petit à petit porter par l’histoire qui, si elle ne révolutionne pas le genre, sait se montrer intéressante et divertissante. Elle a un petit côté conte de fée sur la présence du monde magique, le folklore des faes, et autour des vœux qu’il faut formuler avec précaution, mais aussi Disney (Agathe rappelant un peu Belle qui a soif de lecture et de savoir et qui s’ennuie dans son petit village), mais qui me rappelle aussi le film Labyrinth avec David Bowie, surtout la fin du film… Je n’en dirais pas plus, pour ne pas spoiler, mais la fin et certaines paroles de la Lady m’ont vraiment fait penser à ce film. Je ne serais pas surprise que l’auteur s’en soit inspiré.


La Lady est une antagoniste efficace. Elle est mystérieuse, envoûtante et inquiétante, avec un petit côté dandy, mais elle est aussi ambiguë. Est-elle vraiment attachée à l’héroïne, comme elle veut lui faire croire, ou le prétend-t-elle pour mieux se servir d’elle. Dans tous les cas, il dégage d’elle une aura fascinante et on comprend pourquoi Agathe est fascinée par elle et que, malgré les dangers des vœux, elle ressent le besoin de faire appel à elle et de la revoir. J’ai beaucoup aimé la dynamique entre notre héroïne et la Lady, ce jeu de séduction, et la fascination.


L’autre relation importante pour Agathe est celle avec Heather. Agathe tombe vite sous son charme, ce d’autant qu’Heather est étudiante et qu’elle partage la même soif de savoir qu’Agathe. Comme la Lady, Heather semble porter un certain intérêt pour Agathe, à l’inverse qu’elle lui permet de garder les pieds sur terre, et qu’elle la fait rêver non pas avec de la magie mais en partageant ses connaissances, et en lui offrant des conversations cultivées. En revanche, 90 % des paroles d’Heather ne sont constituées que de citations d’auteurs célèbres de la littérature, ce qui m’a rapidement agacé. Qui parle comme ça ? J’aurais bien aimé qu’elle ait un peu plus de personnalité, et plus de répartie au lieu d’emprunter celle des grands auteurs.


Les autres personnages sont moins mémorables mais ils servent bien leur rôle. Le seul qui se démarque vraiment, outre notre trio de femmes, est bien entendu le Grand Vicomte Hyacinthe que j’ai beaucoup aimé, et j’ai beaucoup aimé son évolution !


Cette bande-dessinée reste malgré tout une belle découverte. C’est un hommage aux contes et légendes, sur le folklore des faes, des thèmes sur l’émancipation, les premiers émois amoureux, la soif de connaissance, avec une histoire féministe et inclusive, et de très jolis graphismes très doux.


vendredi 31 octobre 2025

The Halloween Moon - Joseph Fink.



Esther Gold loves Halloween more than anything in the world. So she is determined to go trick-or-treating again this year despite the fact that her parents think she is officially too old. Esther has it all planned out, from her costume to her candy-collecting strategy. But when the night rolls around, something feels . . . off.

No one is answering their door. The moon is an unnatural shade of orange. Strange children wander the streets, wearing creepy costumes that might not be costumes at all. And it seems like the only people besides Esther who are awake to see it all are her best friend, her school bully, and her grown-up next-door neighbor.

Together, this unlikely crew must find a way to lift the curse that has been placed upon their small town before it's too late. Because someone is out to make sure Halloween never comes to an end. And even Esther doesn't want to be trapped in this night forever.



Esther Gold aime Halloween plus que tout. Elle aime regarder des films d’horreur et frissonner devant son écran. Elle aime la chasse aux bonbons. Elle prépare toujours trois déguisements : son déguisement principal, un déguisement de rechange, et un déguisement pour l’école. Elle juge les voisins qui ne décorent pas pour Halloween ou qui proposent, en guise de bonbons, des tubes de dentifrice. Halloween, c’est plus qu’une fête pour Esther Gold. C’est un état d’esprit, c’est une saison entière, c’est un mode de vie. Ainsi, elle est choquée d’apprendre que ses parents considèrent qu’Esther, du haut de ses treize ans, est trop âgée pour se déguiser et partir à la chasse aux bonbons.


Faisant fi de l’interdiction parentale, Esther décide de prétexter une simple soirée cinéma avec Agustin, son meilleur ami, pour partir collecter des bonbons une dernière fois. Mais, au fur et à mesure de la soirée, elle remarque des choses inhabituelles : la lune qui s’est parée d’une étrange teinte orange, ces enfants inconnus qui errent dans le voisinage, parés de costumes délavés et abîmés… et puis, ces adultes endormis qu’on ne parvient pas à réveiller et les enfants du quartier qui disparaissent tous. Il y a définitivement anguille sous roche !


The Halloween Moon est un roman jeunesse plutôt efficace à se mettre sous la dent pendant la période automnale, pour se mettre dans l’ambiance d’Halloween. Il faut dire que la protagoniste principale est une fan pure et dure d’Halloween (peut-être un peu trop à mon goût, son désir de célébrer Halloween par tous les moyens la rendant parfois un peu égoïste au début du roman), et cette passion est plutôt amusante à découvrir. Halloween est plus qu’une fête pour Esther, c’est une religion.


Ce roman rappellera un peu Hocus Pocus dans le sens où nous avons un groupe de personnage face à une menace et qu’il s’agit d’une course contre la montre pour éradiquer cette menace un soir d’Halloween, mais les comparaisons s’arrêtent là. J’ai nettement préféré les sœurs Sanderson à la reine d’Halloween, l’antagoniste du roman, qui n’aura pas su me convaincre entièrement. Elle n’est pas toujours très crédible comme menace, on sait peu de choses sur elle, et je m’attendais à en apprendre plus sur elle et que ses raisons de faire d’Halloween un jour sans fin soient un peu plus complexes. Au final, on ne sait pas trop pourquoi le voisin Nathaniel effraie tant que ça cette reine, et qui sont les sbires de la reine, Dan Apel et Ed Pumpkin. Cela dit, j’ai bien aimé son antagonisme avec les chats noirs, et son lien avec les enfants disparus d’Halloween. Il y a du potentiel mais il n’a pas été assez exploité à mon goût.


Cela dit, le roman fait la part belle à la diversité et cette diversité n’est pas là juste pour dire « untel est juif / latino / etc » mais cette diversité sert à l’intrigue, au moins pour mieux comprendre nos personnages. Nous avons Esther qui est juive, Agustin qui est latino, ou encore Sasha qui est coréenne. Dans son ensemble, j’ai bien aimé notre groupe de personnages, avec Esther et Agustin qui sont amis d’enfance, Sasha qui est victime d’harcèlement scolaire à cause de ses origines et qui, en retour, décide d’harceler Esther pour ses origines, même si cela la fait culpabiliser, et enfin Mr Gabler, voisin d’Esther, dentiste qui nous réserve quelques surprises. Un groupe haut en couleur que j’ai aimé suivre et qui vont avoir l’occasion de mieux se connaître et changer ensemble.


J’ai été agréablement surprise de voir que ce roman évoquait des thèmes plus profonds, comme la peur de grandir, la nécessité du changement qu’on ne peut éviter en grandissant, puis accepter de grandir et de changer, même si cela nous fait peur. Il est également évoqué le harcèlement scolaire, l’abandonnement parental, etc.


Ce qui fait donc la force du roman pour moi, c’est son groupe de personnages qui vont braver les danger et évoluer ensemble, la part belle à la diversité, et les thèmes évoqués autour du changement et du fait de grandir. Si l’ambiance Halloween est un petit plus très appréciable, je n’ai malheureusement pas été entièrement convaincue par l’antagoniste. Il y avait du potentiel, mais cette reine d’Halloween ne fait pas partie des éléments les plus mémorables du roman, tout simplement parce que j’ai été frustrée du peu d’informations la concernant, elle et ses sbires, son histoire, ses motivations. Cela dit, ça reste un roman jeunesse sympathique pour se mettre dans l’ambiance d’Halloween !


Maybe you love Halloween. Maybe you dress up every year and put a lot of time and care into your costume. Maybe you watch scary movies and then can’t sleep, but also can’t resist watching more. Maybe candy corn tastes better to you than other candy, not because it tastes better (it doesn’t) but because it tastes like a moment in time, like a season.

But you don't love Halloween the way Esther did.