dimanche 19 septembre 2021

Le chat qui rendait l'homme heureux (et inversement) - Umi Sakurai.


 
Fuyuki Kanda est seul et triste. Un jour, il décide d'entrer dans une animalerie où il remarque Fukumaru, un chat pas très beau, gros et plus très jeune. Ce dernier semble triste et désespéré car personne ne veut de lui. Pourtant, de manière inattendue, l'homme va l'adopter ! Ainsi commence l'histoire d'un quotidien plein de tendresse, entre un homme et un chat en mal d'amour.




Attention, lecture doudou !

Je suivais déjà, de façon irrégulière, les aventures du chat Fukumaru et de son humain que j’avais découvert sur Tumblr, et qui n’avaient jamais manqué de me faire fondre. Lorsque j’ai appris la parution du premier tome en France (merci Nelja !), je me suis empressée de le commander et, aussi tôt reçu, aussitôt lu !

Dans un format un peu plus grand par rapport aux mangas que l’on trouve habituellement, nous faisons la connaissance de Fukumaru (qui veut dire bonheur en rond, bonheur entier), un chat exotic shorthair dans une animalerie, que personne ne veut adopter, le trouvant gros, pas très beau et parce qu’il n’est plus un chaton. Fukumaru est témoin chaque jour de l’adoption des autres animaux de compagnie, rongé par la tristesse, jusqu’au jour où il est remarqué par Fuyuki Kanda, veuf et solitaire, qui tombe sous son charme et décide de l’adopter. S’ensuit alors l’histoire de deux êtres seuls dont la vie va être comblée de tendresse…

Tout comme les petites scénettes découvertes sur internet, le charme a opéré chez moi !

J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces différentes tranches de vie entre Kanda et Fukumaru. Sans tomber dans un schéma répétitif et donc lassant, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la vie que vont se tisser ces deux personnages en mal d’amour qui vont apprendre ou réapprendre à vivre avec quelqu’un.

Le manga se compose donc d’histoires courtes mettant en scène le chat et son humain, gagnant petit à petit en profondeur, élargissant petit à petit l’univers avec d’autres lieux et des personnages secondaires qui ne demandent qu’à être approfondis par la suite (le meilleur ami de Kanda qui aime un peu trop les chiens, ses jeunes collègues de travail, etc), dans un schéma bref mais toujours aussi léger et drôle, jouant sur l’altérité entre Kanda et Fukumaru, et sur leur méconnaissance puis l'apprentissage de la vie à deux. Nous assistons également à des scènes tantôt touchantes, tantôt tristes car nos deux personnages sont au départ des êtres solitaires, en mal d’amour, avec Kanda qui a perdu sa femme et Fukumaru qui a été séparé de sa mère et a souffert de ne jamais avoir été choisi en adoption à cause de son apparence. Toutefois, sans tomber dans le pathos et en revenant sur un ton plus léger ou humoristique.

Nous assistons à des scènes drôles voire attendrissantes où Kanda et Fukumaru vont apprendre à s’apprivoiser, se connaître, apprendre à vivre avec un humain/un chat, la méconnaissance sur l'univers de l'autre. Fukumaru découvre la vie en appartement avec un humain après avoir longtemps vécu enfermé dans une cage d’animalerie, et à être aimé par un humain qui n’est pas rebuté par son apparence ou son poids, mais qui l’a aimé dès le premier regard. Kanda, lui, apprend à vivre avec un animal de compagnie, après avoir vécu seul après la mort de sa femme, et lui donne tout l’amour qu’il peut lui donner. Ce sont deux êtres blessés et en manque d’amour que la présence de l’autre va combler.

Ce sont souvent des petits riens, des choses ordinaires, qui rendent leur quotidien plein de vie et de bonheur. C’est tout simplement adorable de voir ce vieux monsieur (ma foi charismatique, ahem) apprendre à s’occuper d’un chat et en devenir gaga, et Fukumaru qui vit sa vie de chat et qui s’attache de plus en plus à « son papa », allant jusqu’à attaquer le piano, cette grosse boîte qui fait du bruit et occupe son papa. Je pense que beaucoup d’amoureux.ses et « propriétaires » de chats (bien que je n’aime pas ce terme, ne considérant pas les animaux comme une propriété…) vont se reconnaître dans ces différentes tranches de vie : acheter un jouet à son chat et que ce dernier préfère le carton, le chat qui fait du bruit en creusant dans sa litière et qui en ressort en quatrième vitesse, notre manie de prendre une centaine de photos de nos chats, le chat qui réclame alors qu’il vient juste de manger, et comment on peut devenir complètement gaga de nos chats « n’est-il pas mignoooooon ? »

J’aime également le contraste dans les dessins, entre le côté réaliste des humains et celui plus cartoonesque et adorable de Fukumaru. D’ailleurs, la mangaka a bien choisi la race de chat, les exotic shorthair ayant une apparence assez pelucheuse.

En bre, tout m’a séduit dans ce manga où les scènes humoristiques se mêlent à un quotidien tendre et touchant. J’ai été émue par la rencontre de ces deux êtres solitaires et la petite vie qu’ils se construisent et la relation qu'ils tissent. C'est une ambiance candide, où chacun des deux personnages voit ses repères bouleversés par cette nouvelle relation qui redonne un sens à leur vie. C'est quelque chose de tout simple, ces tranches de vie, mais la mangaka réussit à nous faire passer une multitude d'émotions et c'est avec un grand plaisir que je lirai les prochains tomes dès leur parution en France. 




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